La prophétie des deux coeurs atlantes
CHAPITRE 1
Sous le masque de glace
En ce dimanche 1er septembre 1996, Eliza Miller arrive à la gare de Londres King’s Cross. Elle pousse un chariot chargé d’une valise cabine en cuir noir, d’un sac fourretout marine et d’un lit moelleux pour chat. Roxy, sa fidèle compagne au pelage gris-bleu doux comme un nuage, trône majestueusement sur la valise, ses yeux dorés scrutant le monde qui les entoure.
Eliza aperçoit le mur sur lequel est inscrit « Quai 9 3/4 », à une dizaine de mètres devant elle, sur la droite. Son cœur s’emballe aussitôt d’excitation. Le train qui doit la conduire à Poudlard, l’école de magie, se trouve juste derrière ce mur. Enfin, elle y est presque! Elle y pense sans arrêt depuis le 20 juillet.
Après réception de sa lettre d’admission, l’adolescente s’est rendue chez Isabel Taylor, une amie de sa défunte grand-mère Grace, qui vit à Londres. Elle a ensuite eu un entretien avec le professeur McGonagall, directrice adjointe de sa nouvelle école. Cette dernière a affecté Eliza à la maison Gryffondor, expliquant qu’elle équivalait à la maison Wampus, à Ilvermony. Finalement, mercredi dernier, la jeune sorcière est allée sur le Chemin de Traverse pour acheter ses fournitures scolaires. Puis, elle a visité quelques lieux de Londres avec l’amie de sa grand-mère.
Aujourd’hui, une nouvelle étape de vie s’amorce pour Eliza. Elle s’attend à ce que cette période capitale soit riche en expériences. En tout cas, elle souhaite surtout vivre quelque chose de plus heureux que ses cinq années d’études à Ilvermorny.
Eliza voit deux garçons, accompagnés de leurs parents, traverser le quai 9 3/4. Elle sourit, puis vérifie qu’aucun moldu ne se trouve à proximité. Un homme, peut-être dans la cinquantaine et vêtu d’un somptueux complet ajusté de couleur sombre, marche d’un pas rapide dans une direction opposée. Eliza attend qu’il soit hors de vue et se tourne vers le mur.
— Allons-y, Roxy! lance l’adolescente à sa chatte.
L’animal miaule avec enthousiasme. En un clin d’œil, Eliza traverse le mur et se retrouve sur le quai du Poudlard Express. L’endroit fourmille de gens qui rient et bavardent joyeusement. Une délicieuse odeur de friandises magiques vient chatouiller les narines d’Eliza. Elle hume le parfum avec plaisir, puis se dirige vers une cabine vide. D’un mouvement de baguette magique, la jeune sorcière y dépose ses bagages. De son côté, Roxy grimpe sur un banc et observe les lieux d’un air satisfait. Enfin, Eliza agite à nouveau sa baguette pour vêtir son uniforme de Poudlard aux couleurs noir, rouge écarlate et or.
— Pas mal du tout! s’exclame-t-elle fièrement.
L’adolescente admire sa silhouette fine et élancée dans la glace de sa porte de cabine. Elle se trouve franchement plus élégante dans ces vêtements neufs. Quand elle allait à Ilvermorny, elle portait toujours des uniformes d’occasion. Ses parents n’ont jamais eu assez d’argent pour elle. Ils préfèrent tout donner à Sophia, sa sœur cadette, qu’ils gâtent comme une princesse. Cela enrageait grand-maman Grace de voir qu’Eliza n’était pas appréciée à sa juste valeur. Gentille, généreuse, ambitieuse et très intelligente, Eliza mérite, elle aussi, de se bâtir un bel avenir.
Eliza replace sa longue chevelure ondulée caramel. Au même instant, la porte de la cabine s’ouvre. Une fille blonde se tient dans l’encadrement. Elle porte l’uniforme aux couleurs des Serdaigle, ainsi que des boucles d’oreilles en forme de radis et un collier de bouchons de Bièraubeurre. Ses yeux gris proéminents, vifs et un peu lointains, lui donnent un air surpris. Elle sourit.
— Salut! Tu es nouvelle? demande-t-elle.
Eliza se présente en lui offrant une poignée de main chaleureuse.
— J’ai fait mes cinq premières années à Ilvermorny.
— Luna Lovegood, répond l’autre avec admiration. Pour vrai? J’ai entendu dire que c’est une très bonne école.
— Leurs cours sont excellents, en effet. Mais la sécurité laisse souvent à désirer, confirme Eliza. Entre! Je vais te raconter.
Luna s’assoit sur le banc, face à Eliza. Roxy dort paisiblement à côté de sa maîtresse. Le train siffle, signe qu’il va partir d’un instant à l’autre.
Eliza explique que, pendant son séjour dans la célèbre école de magie américaine, une série d’attaques a eu lieu, durant laquelle les malfaiteurs jetaient des maléfices. Des élèves ont commencé par faire des cauchemars et à devenir somnambules. Les cas augmentaient de semaine en semaine et les professeurs ne parvenaient pas à résoudre le problème. Puis, un soir, une amie d’Eliza a été attaquée par-derrière alors qu’elle revenait à son dortoir. L’agresseur avait failli la tuer, en plus! Furieuse et fatiguée de vivre dans la peur constante, Eliza a alors décidé d’agir. Aidée de quelques amis, elle a découvert qu’un groupe d’élèves, deux professeurs et trois employés haut placés du ministère de la magie étaient derrière un complot visant à faire fermer Ilvermony.
— Le pire, j’ai failli mourir dans la bataille de la Salle d’Ivoire et cela a grandement influencé la décision de ma famille de me changer d’école, conclut Eliza en croisant les bras.
— C’est bizarre, mais ça me rappelle un événement que nous avons également vécu, mes amis et moi, au mois de juin, lâche Luna sur une pointe d’inquiétude.
— Que veux-tu dire? demande Eliza en fronçant les sourcils.
Soudain, la porte de la cabine s’ouvre brusquement. Quatre étudiants vêtus aux couleurs de la maison Serpentard entrent. Trois garçons et une fille. Celui qui se tient devant a des cheveux blonds, presque blancs. Il est plutôt maigre et son teint, très pâle, avec des ombres sous ses yeux gris-bleu clair. Eliza s’étonne de son attitude arrogante, puisqu’il dégage pourtant un charme mystérieux. Derrière lui, les deux autres garçons le dépassent d’une tête et sont bien bâtis. « On dirait deux gorilles servant de gardes du corps », pense Eliza, envahie par un mauvais pressentiment. Quant à la fille, elle a un visage dur, des cheveux bruns foncés encadrant son visage, et une voix suraiguë.
— Alors Loufoca, toujours en train de rêver? lance le blond en croisant les bras. J’ai lu le dernier article de ton père dans Le Chicaneur. Vous pensez vraiment que les gens vont croire que les sorciers de Sang-Pur n’existent pas?
Les deux gorilles ricanent bêtement. Leur amie en profite pour ajouter :
— Je ne savais pas que ton père pouvait être aussi stupide. Ça ne doit pas être facile pour toi, pas vrai?
Luna, hausse les épaules, puis tourne les yeux vers la fenêtre pour regarder le paysage défilant.
Eliza fixe les quatre Serpentard d’un air sévère.
— Laissez-la tranquille, énonce-t-elle d’une voix ferme. Il n’y a rien de ridicule à croire en des choses qui échappent à votre compréhension.
Le blond, surpris par l’audace d’Eliza, arque un sourcil. Une lueur d’admiration, bien que réticente, apparut dans ses yeux. Les rires autour de lui s’arrêtent subitement.
— Tu es qui, toi, pour défendre cette idiote? rétorque la Serpentard, choquée.
— Je ne comprendrai jamais les sorciers qui croient dur comme fer qu’ils sont des sangs purs, affirme Eliza d’un calme surprenant. Mes parents s’en vantent fièrement, mais j’ai mené mes propres recherches généalogiques, il y a deux ans.
Elle explique avoir découvert que, parmi ses ancêtres, plusieurs sorciers ont épousé des moldus au seizième siècle. Luna regarde Eliza avec admiration. Cette dernière ajoute :
— L’idéologie du Sang-Pur est un mensonge qui sert à manipuler les gens.
— Elle est encore plus folle que Granger, grogne la Serpentard, les yeux plissés de mépris.
— Avant de me juger, je te conseille de faire tes propres recherches, réplique Eliza sèchement. Tu pourrais avoir des surprises!
Vexée, la Serpentard se tourne vers son compagnon aux cheveux blonds. Il fixe toujours Eliza, mais il parait troublé.
— Pourquoi tu restes silencieux? demande-t-elle.
Ce dernier décroise les bras et lâche avec impatience :
— Laisse tomber! On s’en va.
Ils quittent la cabine en faisant claquer la porte. Roxy sursaute.
— Tout va bien, rassure Eliza en caressant le chat.
Elle revient ensuite vers Luna.
— Mais qui sont ces vilains personnages?
Luna répond que le jeune homme blond s’appelle Drago Malefoy. Héritier d’une famille de mangemorts, il n’a pas bonne réputation à Poudlard pour son arrogance et son mépris envers les élèves né-moldus. Quant à Vincent Crabbe, Gregory Goyle et Pansy Parkinson, ils sont tout aussi détestables.
— Ah, j’oubliais aussi! Malefoy voue une haine féroce à Harry Potter, ajouta la Serdaigle.
— Quoi? Tu connais Harry Potter! s’exclame Eliza, surprise.
Luna acquiesce en souriant.
— Il est aussi à Gryffondor et en sixième année. Je te présenterai à lui, ainsi qu’à mes amis Hermione Granger, et Ron et Ginny Weasley.
***
Le train arrive à destination de Poudlard en fin de soirée. Eliza débarque sur le quai grouillant d’étudiants joyeux. Une brise fraiche l’accueille. Elle regarde à droite, puis aperçoit l’immense château. Ses tours et ses créneaux se découpant contre le ciel étoilé, illuminé par la lueur argentée de la lune. « Comme c’est beau! », pense l’adolescente, envahie par un mélange d’excitation et de nervosité.
Dans le brouhaha des élèves, les voix et les rires de deux garçons et une fille se distinguent du reste. Ils résonnent désagréablement aux oreilles d’Eliza, attirant son attention vers la gauche. Elle voit alors les amis de Malefoy à quelques mètres d’elle. Crabbe, Goyle et Parkinson la dévisagent d’un air méprisant. Cependant, un détail saute aux yeux d’Eliza. Malefoy n’est pas avec eux.
– Ignore les Serpentard et suis-moi. C’est la meilleure chose à faire, affirme Luna calmement.
Eliza hoche la tête, déterminée à ne pas laisser les moqueries l’atteindre. Après tout, elle est venue ici pour apprendre, aider les autres et s’amuser.
Au bout du quai de la gare, à gauche, sont disposés en rang une centaine de carrosses noirs, tirés par des Sombrals. Eliza esquisse un petit sourire en apercevant ces chevaux squelettiques très sombres, avec des ailes de chauve-souris et des yeux blancs et brillants sans pupilles.
– Je les vois aussi, énonce Luna.
Eliza la regarde, d’abord surprise. Puis elle révèle tristement :
– J’étais auprès de ma grand-mère quand elle est décédée. Ça fait trois mois et demi.
– Je te comprends, assure Luna avec compassion. J’ai perdu ma mère quand j’avais neuf ans. Elle a été tuée d’un sort expérimental qui a mal tourné.
Enfin, elles s’approchent de trois Gryffondor. Ces derniers, se tenant à côté d’un carrosse, sont plongés dans une discussion animée. L’une des deux filles mesure une demi-tête de moins qu’Eliza. Elle a des cheveux bruns épais et des yeux marron. Le garçon et l’autre fille ont des cheveux roux et des traits du visage familiers. Eliza devine qu’ils sont le frère et la sœur Weasley, dont Luna lui avait parlé plus tôt, dans le train.
– Bonsoir! lance Luna avec enthousiasme.
– Salut! répond la rouquine, pareillement. Tu as passé de belles vacances?
– Oui, c’était super! confirme la Serdaigle.
Elle se tourne vers Eliza, tandis que les trois Gryffondor regardent cette dernière avec curiosité.
– Je vous présente Eliza Miller. Elle a passé ses cinq premières années à Ilvermony, affirme Luna.
– Salut, Eliza! Moi, c’est Ron Weasley.
– Enchantée, Ron! énonce Eliza en souriant et en lui donnant une poignée de main chaleureuse.
Ginny se présente à son tour, suivie d’Hermione. Eliza apprécie déjà beaucoup leur gentillesse.
– Ton accent me fascine! reprend Ron, curieux. De quel coin des États-Unis tu viens?
– Je viens de Calgary, dans l’Ouest canadien.
Les yeux de Ron, de Ginny et d’Hermione s’agrandissent.
– L’Ouest canadien, c’est loin ça! s’exclame le rouquin. Le voyage a dû être long pour venir jusqu’ici.
– Oui, mais ce fut un beau voyage, rassure Eliza.
Ne voyant pas Harry à proximité, Luna demande de but en blanc où il se trouve. Ron répond alors que Harry est parti, caché sous sa cape d’invisibilité, pour espionner Malefoy. Hermione poursuit en expliquant que Harry a surpris Malefoy se dirigeant dans l’Allée des Embrumes, la semaine passée. Le Serpentard était accompagné par sa mère, ainsi que deux hommes, dont Fenrir Greyback. Comme ils marchaient en regardant partout autour d’eux, afin de s’assurer que personne ne les suive, Harry, lui, l’a fait.
– Ils se sont rendus chez Barjow et Beurk, ajoute Ron sérieusement. Harry les a espionnés par une fenêtre qui se trouvait sur le toit, mais il ne pouvait pas entendre ce qu’on demandait à Malefoy de faire.
– Harry suspecte que Malefoy est devenu un Mangemort et qu’il prépare quelque chose de grave, ajoute Hermione en soupirant d’inquiétude. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé.
Eliza écoute attentivement le récit, tandis qu’elle se remémore l’apparence de Drago Malefoy. Il ne lui semblait pas en bonne santé, en tout cas. Cinq minutes plus tard, Ron, Hermione et Ginny décident finalement de rentrer au château sans Harry. Peut-être qu’il est déjà assis à la table des Gryffondor et qu’il les attend.
Pendant que le carrosse roule vers le château, Eliza ne peut s’empêcher d’observer avec émerveillement l’immense construction médiévale vieille de mille ans. Le paysage est tout simplement enchanteur, grâce à la magie ancienne qui le maintient. Bien que sa grand-maman Grace lui en avait dit beaucoup sur Poudlard, Eliza en profite pour questionner Ron, Hermione et Ginny sur l’histoire de sa nouvelle école.
En franchissant les portes de la grande salle, Eliza se sent immédiatement enveloppée dans une atmosphère de mystère et de camaraderie. Le plafond, enchanté pour refléter le ciel nocturne, scintille de milliers d’étoiles. Les quatre maisons sont également bien représentées par des bannières colorées flottant au-dessus des tables.
Alors qu’elle arrive accompagnée de Ron, Hermione et Ginny, la nouvelle Gryffondor de sixième année attire sur elle de nombreux regards curieux. Hermione invite Eliza à s’assoir entre elle et Ginny, tandis que Ron s’installe en face d’Hermione. Puis, cette dernière présente Eliza à leurs camarades: Neville Londubat, un garçon timide, mais fort sympathique; Seamus Finnigan, avec son rire contagieux, ne rate pas l’occasion d’amuser Eliza dès qu’il commence à parler; Dean Thomas, qui se décrit comme un passionné de dessin; et enfin, les inséparables Lavande Brown et Parvati Patil, qui se réjouissent grandement d’avoir une nouvelle amie.
– C’est rare de voir des élèves étrangers venir étudier à Poudlard. Surtout s’ils viennent de l’Amérique, affirme Parvati, intriguée.
Elle se tourne vers Eliza en ajoutant :
– Comment as-tu été admise ici?
– Bonne question. C’est ma grand-mère qui a tout arrangé, répond Eliza en haussant les épaules.
Soudain, un garçon aux cheveux désordonnés noirs et portant des lunettes rondes arrive. Il tient sur son nez un mouchoir souillé de sang. Ses camarades le regardent inquiets alors qu’il s’assoit à côté de Ron et face à Eliza. Celle-ci remarque aussitôt sur son front la cicatrice en forme d’éclair qui le rend si célèbre dans le monde magique. Il lève les yeux sur elle, surpris.
– Salut! Tu es nouvelle?
– Je m’appelle Eliza, répond-elle avec un sourire chaleureux.
Ron s’empresse de questionner Harry sur ce qui s’est passé avec Malefoy. Le Survivant soupire de découragement, puis raconte.
Caché sous sa cape d’invisibilité, Harry s’est introduit dans la cabine des Serpentard, tandis que Blaise Zambini en sortait. Ce dernier, ne comprenant pas la situation, a décidé de poursuivre son chemin. Mais Malefoy a remarqué les pieds de Harry. Lorsque le train a atteint le quai, Malefoy a demandé à ses amis de partir sans lui, assurant qu’il les rejoindrait. Il a alors immobilisé Harry avec le sortilège du Saucisson, puis il lui a asséné un coup de pied au visage.
– Il m’a cassé le nez, mais j’irai voir Madame Pomfresh après le repas, conclut Harry en posant à nouveau les yeux sur Eliza.
Pendant qu’elle écoutait le récit, Eliza a regardé vers la table des Serpentard. Elle a repéré Drago Malefoy, assis entre Crabbe et Goyle. Mais contrairement à tous ses camarades qui mangent et discutent dans une ambiance festive, Malefoy a le menton appuyé dans sa main, le regard perdu sur son assiette. Il parait si tourmenté, voire même effrayé, qu’Eliza ne peut s’empêcher de ressentir de l’inquiétude pour lui. « Il cache quelque chose », pense-t-elle, avant de ramener son attention sur Harry qui l’observe. Elle prend la parole :
– Espionner quelqu’un dans un train bondé est très risqué. Si j’avais été à ta place, j’aurais fait autrement.
Harry et ses camarades écoutent attentivement Eliza. Elle imagine dans les moindres détails et avec humour qu’elle aurait suivi Malefoy jusqu’à son dortoir, cachée sous la cape d’invisibilité. Elle aurait ensuite fait exploser une énorme bombabouse, aspergeant Malefoy d’une odeur insupportable. Le Serpentard, qui serait bien sûr parti se doucher, elle aurait donc eu la voie libre pour chercher des indices prouvant qu’il est un Mangemort.
On éclate bruyamment de rire autour d’Eliza, attirant les regards surpris et amusés de plusieurs élèves des tables voisines, ainsi que quelques professeurs.
– C’est l’histoire la plus folle que j’ai jamais entendue! s’exclame Ron.
Harry, amusé, se penche vers Eliza.
– D’où te vient toute cette imagination? demande-t-il.
– Je ne sais pas. J’ai toujours été comme ça, répond-elle en haussant les épaules.
– Tu es très drôle, en plus, ajoute Ginny avec admiration. Je te verrais bien dans un magasin de farces et attrapes.
– J’y ai songé, admet Eliza en souriant. Mais la profession de briseuse de maléfice m’intéresse aussi.
– Mon frère, Bill, fait justement ce métier, à Gringotts! Je pourrais te le présenter, si tu veux.