La prophétie des deux coeurs atlantes

Chapitre 16 : L'équilibre des deux mondes

Par missroxy23

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CHAPITRE 16


L’équilibre des deux mondes


Le dojo réservé à la pratique du karaté pour Drago et Eliza se situe au cœur même du manoir d’Irisia. Cette salle de pierre et de lumière est éclairée par des cristaux incrustés au plafond, tandis qu’une grande fenêtre artificielle révèle un paysage d’une sérénité antique. Loin du rouge vif des sanctuaires de Kyoto, un temple d’un blanc spectral et d’or pur niche au sommet d’une falaise de corail. L’architecture, familière avec ses toits pointant vers le ciel comme des ailes prêtes à l’envol, appartient pourtant à un autre âge. Des lanternes de cristal flottent au-dessus de jardins de sable argenté qui ne connaissent pas d’ombre.

À l’opposé de la fenêtre artificielle se dresse un immense miroir. Les deux autres murs sont constitués de la roche de montagne mise à nu, un granit sombre veiné d’argent. Enfin, des armes anciennes, telles que des katanas atlantes et des bâtons en bois de fer, accrochées directement sur des supports sculptés dans la roche même, mêlant l’art de la guerre à la structure de la montagne. Au sol, une matière atlante semble respirer au rythme de ceux qui se déplacent. D’un gris argenté au repos, la surface s’illumine d’un éclat émeraude sous les pas de Drago et d’une lueur saphir sous ceux d’Eliza. Ce tapis magique, à la fois ferme comme le roc pour leurs frappes et doux comme l’eau pour leurs chutes, résonne d’un faible bourdonnement chaque fois que leurs énergies d’élus se croisent au centre de la pièce.

À neuf heures précises, l’imposante porte coulissante de style japonais s'anime. Son cadre, sculpté dans un bois noir pétrifié, enserre des panneaux de verre dépoli qui semblent emprisonner une brume mouvante. Elle glisse silencieusement pour laisser passer les deux adolescents.

Drago et Eliza, vêtus de leurs gis blancs neufs, sont à la fois excités et nerveux à l’idée de suivre leur premier entraînement et de rencontrer leur instructeur, Ren Kaiho. Yoshi et Kira leur ont assuré que ce Canadien d’origine japonaise, établi à Banff, est lui aussi un descendant de l’Atlantide.

Au centre du dojo, les deux jeunes sorciers s’arrêtent et tentent de nouer leur ceinture blanche. Une tâche qui s’avère plus complexe qu’il n’y paraît.

— Attends, je crois que j'ai la technique, lance Drago en fronçant les sourcils, concentré sur le tissu rigide. J'ai lu ça dans un livre de la bibliothèque. Il y avait des illustrations très précises. Il faut d'abord l'enrouler deux fois autour de la taille, bien à plat, avant de faire le nœud.

Il tire sur les pans de coton pour les égaliser avec une précision presque aristocratique. Eliza l'observe du coin de l'œil, un sourire amusé aux lèvres, alors qu'elle-même se bat avec sa propre ceinture qui refuse de rester en place.

— Tu es sûr de ton coup, « Petit génie » ? le taquine-t-elle. Parce que vu d'ici, ton nœud ressemble de très, très loin à ceux des karatékas. On dirait plutôt que tu essaies de ligoter un sombral!

Drago redresse la tête, feignant l'offense, mais ses yeux pétillent d’humour.

— C'est l'intention qui compte, ma belle, répond-t-il. C'est une interprétation créative. Et le tien ? On dirait un paquet-cadeau mal emballé.

— Touche pas à mon nœud ! réplique-t-elle en lui donnant un léger coup d'épaule. C’est le style « Tigre de Saphir », tu ne peux pas comprendre.

Leurs rires résonnent contre les murs de granit, faisant vibrer doucement le sol émeraude et saphir sous leurs pieds. Soudain, un frisson parcourt l'échine de Drago. Le bourdonnement de la salle change de fréquence alors que la porte coulissante s’ouvre. Yoshi entre, escortant un homme à l’allure calme et puissante.

— Je vous présente le Maître Ren Kaiho, annonce l’elfe avec fierté.

Bien qu’il paraisse approcher de la cinquantaine, une vigueur intemporelle émane de lui. Ses cheveux, d'un noir de jais profond, contrastent avec ses yeux d'un gris argenté inhabituel, dont l'éclat rappelle les veines minérales des murs de granit. Sa peau tannée semble avoir été sculptée par le grand air des Rocheuses. Contrairement à la blancheur immaculée de la tenue de ses élèves, il porte un gi bleu nuit. Dans son dos, une broderie discrète dessine un cercle d'eau vive enserrant une montagne stylisée, symbole d'une force à la fois fluide et immuable.

Le maître s’incline devant Yoshi en signe de gratitude, puis s’avance vers ses deux élèves avec un sourire chaleureux. 

— Je suis enchanté de rencontrer enfin les deux élus de la prophétie qui libéreront le monde de la guerre magique, déclare Kaiho d’une voix sereine.

Honorés de faire la connaissance de ce mentor qui les guidera vers leur destin, Drago et Eliza lui rendent son salut, le coeur battant.

— C'est un honneur pour nous aussi, répond Drago.

En se redressant, le maître Kaiho remarque aussitôt les ceintures nouées maladroitement. Sans un mot, il détache sa propre ceinture et leur annonce leur toute première leçon : apprendre à la nouer correctement. Il décompose chaque geste sous leurs yeux, leur demandant de reproduire le mouvement en temps réel. Pour s'assurer que la technique est bien assimilée, il leur ordonne ensuite de répéter l'exercice deux fois, seuls. Drago et Eliza s'exécutent sans la moindre difficulté.

Le maître en profite alors pour leur enseigner le principe de « l'équilibre des deux mondes » :

— La ceinture fait deux tours autour de votre taille, explique-t-il d'une voix posée. Le premier tour représente votre force physique ; le second, votre force spirituelle. Le nœud que vous scellez au centre est le point de rencontre de ces deux univers. Si ce nœud est lâche, votre magie et vos muscles ne feront jamais qu'un.

Drago et Eliza écoutent attentivement leur instructeur. Ren Kaiho enchaîne aussitôt avec deux autres préceptes fondamentaux.

Le premier est, « l’ancrage ». Bien ajustée, la ceinture soutient la respiration et rappelle que l'on doit reste ancré à la terre, même si le sang trouve sa source dans l’océan. Elle devient le centre de la gravité et de la stabilité. Sans elle, le Dragon et le Tigre ne restent que des bêtes sauvages, et non des élus.

Le dernier précepte est, « l’égalité ». Dans ce dojo, la ceinture ne juge ni le passé ni le nom de famille. Elle ne retient que l'intention et l'effort fournis Si elle vient à se dénouer et à tomber durant le combat, c’est le signe que la concentration a failli bien avant le corps.

Tout au long de l’entraînement, le maître rappelle à ses deux élèves l’importance fondamentale de ces trois piliers. Il leur explique que les guerriers atlantes installés en Asie avant la submersion de leur continent, en particulier les femmes du Royaume de Saphir, ont transmis ces principes et leurs traditions martiales, jetant ainsi les bases des arts martiaux modernes.

Eliza sent un frisson la parcourir lorsque le maître évoque ces guerrières et la princesse Altheia. Drago, qui perçoit aussitôt le trouble de sa petite amie, attend la fin du cours pour lui demander ce qui se passe. Eliza lui confie alors le souvenir qui l'a hantée la nuit dernière.

— J’étais cette princesse, Altheia, explique t-elle, la voix vibrante de passion. C'était moi qui commandais les guerrières du Royaume de Saphir. J’ai vu leurs armures, ce qu'elles portaient... et je me suis souvenue avec précision de ma discussion avec l’une de mes lieutenantes, juste avant le cataclysme.

Drago sent un frisson lui traverser l’échine. Les pièces du puzzle s’assemblent soudainement dans son esprit.

— C’est pour ça que tu m’as appelé affectueusement « mon prince d’émeraude » ce matin au réveil? répond-il, la voix légèrement tremblant. 

— Oui, confirme Eliza d’un sourire tendre. Je ne t'ai pas encore vu dans ce souvenir, mais je sais que tu étais ce prince. Il s’appelait Lysandros.

Aussitôt, son sourire s’efface. Elle prend les mains de Drago dans les siennes, serrant ses doigts avec une soudaine intensité. Son expression devient d'un sérieux absolu.

— En Atlantide, nos royaumes se vouaient une haine féroce, poursuit-elle, le regard ancré dans le sien. Le roi d’Émeraude refusait catégoriquement que Lysandros épouse Altheia.

Elle marque une pause pesante, le souffle court, avant de lâcher dans un murmure solennel :

— Et je crois bien que c’est lui, ton père, qui a déclenché le cataclysme. Juste avant que mes souvenirs nocturnes ne s’interrompent, les hommes du roi d'Émeraude t'avaient capturé, parce que tu voulais à tout prix me retrouver.

Un profond malaise traverse Drago. Il recule d'un pas, le regard perdu dans le vide.

— C’est étrange, murmure-t-il, la voix troublée. Ce que tu dis me donne une terrible impression de déjà-vu, même s’il me manque encore les détails. Mais si ce roi atlante exerçait un tel contrôle sur son fils...

Il s'interrompt, une ombre de rancœur obscurcissant ses yeux.

— Il n’est sûrement pas différent de mon père, Lucius Malefoy, reprend-il amèrement. Il est certain que lui et Narcissa n’auraient jamais accepté que je fréquente une fille qui ne soit pas de sang-pur, et encore moins si différente de celle qu’ils avaient choisie pour moi.

Il la fixe, le visage marqué par l'angoisse :

— Qui sait ce que mes parents auraient pu me faire s'ils avaient appris que je leur désobéissais ?

Eliza fait un pas vers lui et pose une main apaisante sur son bras.

— Drago, tu es en sécurité ici, lui rappelle-t-elle avec douceur. Tu n’es plus un Malefoy et tes parents ne sont plus de ce monde. Tu es libre!

Drago s'apprête à répondre, mais Eliza pose l’index sur ses lèvres. Une prise de conscience illumine son regard.

— Attends! J'ai cette même impression de déjà-vu, ajoute-t-elle. Nos peurs actuelles sont aussi les échos de ce que nous avons vécu là-bas. C’est pour cela que nous devons guérir nos blessures d’âme. 

Le regard de Drago s'adoucit. Il glisse ses mains autour de sa taille, l'attirant doucement contre lui.

— Tu as raison, concède-t-il dans un souffle. On ne peut plus fuir notre passé. Je suis d’accord. Il faut qu’on s'y mette ensemble.

Un silence apaisé s'installe entre eux, rompu seulement par le bruit ambiant du couloir et du dojo inoccupé. Drago dépose un léger baiser sur le front d'Eliza, effaçant les dernières traces de l'ombre de la famille Malefoy qui planait encore sur lui quelques instants plus tôt.

D'un geste synchronisé, les deux adolescents relâchent leur étreinte pour laisser leurs doigts s'entrelacer naturellement. Ensemble, main dans la main, ils partent se préparer pour affronter les fantômes de l’Atlantide et les blessures de leur passé.

***

Un tapis blanc recouvre les Rocheuses entourant le manoir d’Irisia, en ce milieu d’octobre, et le lac gelé brille de sa couleur turquoise sous le soleil. Drago trouve le paysage magnifique, bien qu’il se sent un peu déboussolé par l’arrivée si précoce de l’hiver. Parfois découragé par le froid mordant, il préfère rester à l’intérieur. Pendant que Yoshi dessine les plans d’une pièce dotée d’un jardin intérieur, un havre où Drago et Eliza pourront relaxer et cultiver les plantes nécessaires à leurs futures créations de potions, de remèdes et pommades de guérison, les deux jeunes sorciers poursuivent intensément leur formation. 

En semaines, les matins du lundi au vendredi, ils suivent leur cours de karaté avec le maître Ren Kaiho. En après-midi, ils travaillent à guérir leurs blessures d’âme, puis ils étudient la magie atlante et celle d’aujourd’hui.


Eliza pose délicatement sa plume sur la table. Sa main tremble encore légèrement, le cœur alourdi par les images qui viennent de la traverser. Son pendentif atlante, tiède contre sa poitrine, venait de faire remonter à sa mémoire le souvenir d'une autre vie.


— C'était à Rome..., murmure-t-elle, la voix brisée par l'émotion. Vers l’an 50 avant notre ère.


Drago pose son livre sur l’histoire de l’alchimie et s'approche, captivé par le voile de tristesse qui obscurcit le regard de la jeune fille. Eliza prend une grande inspiration pour retenir ses larmes qui menacent de couler, puis elle commence à résumer sa vision :


— Dans cette vie-là, j’étais la fille d’une noble famille romaine. Mes parents m'avaient promise en mariage à un homme de notre rang, pour l'argent et le pouvoir. Mais mon cœur appartenait à un autre... Un simple soldat, issu d'un milieu très modeste. Quand mon père a découvert notre secret, il a fait assassiner le jeune homme de sang-froid. Tout ça pour que je cède et que je perpétue leur lignée.


Elle secoue la tête, incrédule, fixant le parchemin où elle venait de tout consigner.


— C’est à peine croyable..., souffle-t-elle dans un sanglot étouffé. Comment a-t-on pu vivre autant d’épreuves et d’horreurs ? J'ai l'impression que depuis notre existence en Atlantide, le destin s'est acharné à travers toutes nos incarnations pour nous empêcher d’être ensemble.


Sentant sa détresse, Drago lui prend tendrement la main, entrelaçant ses doigts aux siens pour lui infuser sa chaleur.


— Regarde-moi, Liza, dit-il d'une voix douce mais d'une absolue fermeté.


Elle lève ses yeux embués vers lui. Le regard du jeune sorcier déborde d'une conviction inébranlable.


— Toutes ces vies, toutes ces souffrances... elles sont maintenant derrière nous, l'assure-t-il en serrant un peu plus sa main. Nous avons traversé des siècles de séparation, mais aujourd'hui nous sommes ici, ensemble. Je te le promets : plus rien ni personne ne pourra nous séparer.


Les mots de Drago agissent comme un baume sur son cœur. La tension quitte ses épaules, et elle esquisse un sourire reconnaissant.


— Tu as raison, admit-elle dans un souffle apaisé. C'est le passé. Notre présent nous appartient.


D'un geste fluide de la main, sans prononcer un mot, elle fait jaillir une étincelle magique de ses doigts. Le feu prend instantanément sur le parchemin. Ensemble, ils regardent en silence les cendres de ce douloureux souvenir romain se consumer et s'envoler, scellant ainsi la guérison définitive de cette blessure de l'âme.


Eliza laisse échapper un long soupir de soulagement, observant les dernières cendres s'évanouir dans l'air.


— Je me sens tellement mieux, affirme-t-elle, un poids immense libéré de sa poitrine.


Drago lui offre un sourire chaleureux. Ses yeux brillant d'une sincère admiration.


— Tu as été incroyable, la complimente-t-il doucement. C'est magnifique à voir. Ta capacité à lancer des sortilèges et à manipuler la magie sans baguette est vraiment impressionnante.


Touchée par ses mots, la jeune fille se blottit contre lui, cherchant le réconfort de son étreinte.


— Merci, mon Dragon, murmure-t-elle en posant sa tête contre son épaule. Ça a pris un peu de temps avant que j’y parvienne, je dois l'avouer. Mais ma patience et mes efforts ont fini par payer.


Elle se redresse légèrement pour plonger son regard dans le sien, un sourire ému aux lèvres.


— Et puis, c’est aussi grâce à ton aide si j’ai réussi. Tu as toujours été là pour m'encourager.


Drago secoue doucement la tête, remettant une mèche de ses cheveux en place avec tendresse.


— Ne l'oublie jamais, nous sommes une équipe, lui rappelle-t-il. Nous utilisons chacun nos forces pour soutenir et guider l’autre. D'ailleurs, en parlant de soutien, tu apprends étonnamment vite en karaté !


Un éclat de fierté et de détermination passe dans les yeux du jeune homme.


— Ton aide, combinée aux enseignements rigoureux du sensei Kaiho, finira par faire de moi un véritable champion dans ce sport. J'en suis absolument persuadé.


Eliza sourit doucement, un éclat de malice et de tendresse dans les yeux.

— Je vois que tu ne sembles plus du tout bouleversé par ton ancien rêve de devenir joueur de Quidditch professionnel, note-t-elle. Je sais à quel point cela t'avait brisé le cœur.

Drago laisse échapper un rire léger.

— C’est du passé, l'assure-t-il avec sérénité. J’ai définitivement guéri cette blessure de l'âme par l’écriture et par le feu, tout comme tu viens de le faire. En tant qu’élu atlante, ma véritable passion est désormais ici. Ce sont les sports de combat qui me font vibrer.

Il marque une courte pause, son regard s'évadant par la fenêtre pour contempler les sommets enneigés et majestueux des Rocheuses. Une pointe de curiosité teinte sa voix lorsqu'il reprend:

— J'ignore encore si j’étais vraiment un guerrier à l'époque de l’Atlantide...

— D’après mes lectures sur les guerrières du royaume Saphir, la princesse Altheia était la plus redoutable d’entre elles, répondit Eliza en posant une main réconfortante sur son bras.

Un sourire nostalgique étire ses lèvres avant qu'elle ne précise sa pensée :

— Mais même si j’étais une combattante hors pair à cette époque-là, mon but n’est plus du tout le même aujourd’hui. Pour moi, le karaté est un outil. Il m’aide à reprendre confiance en moi et à me maintenir en forme. Je n’ai absolument pas l’intention de participer à des compétitions.

Drago esquisse un sourire fier et l’entoure tendrement de son bras, la nichant contre son torse.

— S’il s’avère vrai que le prince Lysandros du royaume d’Émeraude n’était pas un guerrier, déclara-t-il, le menton levé. Aujourd’hui, c’est mon tout nouveau but.

Il baisse les yeux vers elle, un éclat de défi joueur et d'amour infini au fond des pupilles.

— Dis-moi, ma Princesse? murmure-t-il affectueusement. Est-ce que tu seras à mes côtés le jour où je monterai sur le tatami pour mes premières compétitions ?

Eliza lève les yeux vers lui, sans l'ombre d'une hésitation.

— Je serai toujours là pour toi, Drago d’amour. Quoi qu'il arrive.

Sur ces mots, ils s’embrassent tendrement. Eliza rompt le baiser la première, un sourire fatigué mais serein flottant sur ses lèvres alors qu'elle s'étire légèrement.

— Je suis fatiguée, lâche-t-elle doucement. Je juge qu’on a suffisamment travaillé pour aujourd’hui, pas toi ?

— Je suis complètement d’accord, répond Drago.

Il se lève d'un geste fluide, se tourne vers elle et lui tend la main. Dès qu'elle y glisse ses doigts, il les serre tendrement, un éclat de gourmandise brillant soudain dans ses yeux. 

— En plus, je dois t'avouer que j’ai terriblement hâte de dîner, reprend-il. Ce soir, ce sont des sushis, non ? Ce ne sera que la deuxième fois de ma vie que j'en mange !

Eliza laisse échapper un rire cristallin et ne peut s'empêcher de le taquiner :

— J'espère seulement que cette fois-ci, tu ne feras pas la bêtise de manger tout le bloc de wasabi d’un coup !

Drago grimace un instant au souvenir de sa première expérience, avant d'acquiescer en riant de bon cœur.

— Je te jure que j’ai bien retenu la leçon ! Ma gorge s'en rappelle encore. On ne m'y reprendra plus.

Main dans la main, s'échangeant encore quelques sourires complices, ils quittent la bibliothèque pour se rendre à la cuisine.


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Message aux lecteurs:


📖 Le chapitre 16 est enfin en ligne!

Bonne lecture à tous! ✨

Petite note concernant la suite : en raison de mon emploi du temps chargé, les prochains chapitres seront désormais publiés toutes les deux semaines.

Merci de continuer à suivre l’histoire et de partager cette aventure avec moi. 💛




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