Le Corbeau. Saison 2

Chapitre 8 : VIII Little Hangleton

3570 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 26/06/2026 06:31

Chapitre VIII : Little Hangleton


Le jour se levait à peine sur Londres quand Pierrick Chaldo sortit de la chambre miteuse dans laquelle il avait dormi. Sirius Black lui avait indiqué la salle de bain et la cuisine avant de le laisser. Après une rapide toilette matinale, il alla chercher de quoi se restaurer.

Il ne fut pas surpris de trouver Alastor déjà attablé devant une tasse fumante.

— Salut, désolé pour toi, mais nous n’avons que du thé british, pas de café, annonça le vieil auror.

— Du thé m’ira très bien, j’ai vécu en Chine, tu sais, répliqua Pierrick en s’installant devant lui.

Alastor lui servit une tasse et poussa le pain de mie devant lui.

— On est aussi assez pauvre en matière de nourriture, juste du pain de mie et du beurre !

— Molly devrait arriver dans la journée avec du ravitaillement, dit Sirius en entrant. Elle veut aussi nettoyer cette maison du sol au plafond ! Au moins, ça me fera de l’activité…

— Je suppose que votre statut d’ennemi public ne vous permet pas de sortir à votre convenance, dit Pierrick.

— Même chez les Moldus, ma photo est partout, déplora-t-il, et le professeur Dumbledore estime qu’il serait trop dangereux pour moi de sortir camoufler.

Le ton de sa voix laissait entendre qu’il n’était pas d’accord avec cette consigne.

— Faut dire que nos ennemis connaissent certainement tout de ton « camouflage », grâce à ton vieil ami, fit remarquer Alastor.

Sirius grommela quelque chose d’inintelligible et se plongea dans sa tasse de thé.

— Dumbledore m’a chargé d’une mission dont je dois m’acquitter ce matin, expliqua l’ex-auror. Après, on pourra chercher les preuves dont tu as besoin. Je pensais t’emmener à Little Hangleton, c’est là qu’Il est revenu.

— Tu ne t’y es pas encore rendu ? questionna Pierrick.

— Je n’ai eu ni le temps ni l’énergie, avoua-t-il. J’ai passé presque un an enfermé dans une malle, emprisonné par cette souillure de fond de chiotte de Crouch Junior…

Alastor raconta les évènements qu’il avait vécus depuis l’an passé, comment il avait été attaqué chez lui par Bartemius Crouch Junior alors qu’il se préparait à se rendre à Hogwarts pour y prendre le poste de professeur de défense contre les forces du mal. Le death eater l’avait placé sous imperium pour l’interroger et usait de polynectar pour adopter ses traits.

L’ex-auror n’en était visiblement pas fier. Comme beaucoup d’hommes de sa trempe, il était exigeant avec lui-même et voyait en la moindre erreur une faiblesse manifeste.

Ils finirent leur petit-déjeuner et sortirent discrètement de la maison. L’absence de nuage laissait présager que la journée serait particulièrement ensoleillée. S’aidant de son œil magique, Moody – en tenue moldue, un chapeau melon enfoncé sur son crâne, le faisant ressembler à un détective privé sorti d’un vieux film – vérifia dans toutes les directions avant de faire signe à Pierrick de poser sa main sur son épaule. La tenue du chasseur passerait aisément inaperçue auprès des Moldus.

Ils transplanèrent dans une ruelle sans issue où se trouvaient plusieurs conteneurs poubelles métalliques. Leur arrivée effraya quelques chats errants venus chercher leur subsistance. En sortant dans la rue, Pierrick découvrit un lotissement aux maisons toutes identiques, il fallait scruter les aménagements des jardins pour repérer des différences, souvent subtiles.

— Où sommes-nous ? demanda Pierrick.

— Dans le Surrey, à Little Whinging, répondit Moody.

Pierrick suivit le pas claudicant de son ami dans Privet Drive, puis ils tournèrent dans Wisteria Walk, s’arrêtant devant une maison identique aux autres. Plusieurs chats vagabondaient sur la pelouse mal entretenue.

Pierrick les regarda attentivement, certains de ces chats étaient tout ce qu’il y avait de plus normaux, mais d’autres se révélèrent présenter des caractéristiques provenant de fléreurs. Il en vint à la conclusion qu’un sorcier ou une sorcière vivait dans cette maison de banlieue moldue.

Alastor appuya sur le bouton de la sonnette. Ils n’attendirent pas longtemps avant qu’une vieille femme aux cheveux gris et chaussée de chaussons écossais n’ouvre la porte. Elle reconnut aussitôt le vieil auror.

— Alastor, je m’attendais à ta venue, Dumbledore m’a prévenu. Qui est-ce ? demanda-t-elle en désignant Pierrick.

— Un ami, répondit l’ex-auror simplement.

— Je ne savais pas que tu avais des amis… Enfin, je suppose que c’est au moins quelqu’un de confiance, car je sais que tu n’amènerais pas n’importe qui aussi près de Harry.

— Harry Potter ? questionna Pierrick.

— Ouais, il habite dans la rue qu’on a remontée avant de tourner dans celle-ci, au numéro quatre. Arabella voit sa maison de son salon, précisa Alastor. Je viens d’ailleurs pour ça, pour organiser une surveillance un peu plus serrée. Seulement, pour le moment…

— Je serais seule, n’est-ce pas ? termina Arabella. Je le fais depuis quatorze ans bientôt, ça ne me changera pas.

— C’est surtout d’éventuels visiteurs dont il faut se méfier. On ne sait pas ce que Tu-Sais-Qui et ses fidèles pourraient tenter contre lui.

— Si on en croit le récit de ce qu’il s’est passé entre lui et Vous-Savez-Qui lors de son retour, Harry est le plus à même d’assurer sa propre protection. Je ne suis qu’une vieille squib[1], à part observer et donner l’alerte avec mon hibou, je ne peux pas faire grand-chose. D’ailleurs, je peux dire qu’il dort très peu en ce moment. Il veille tard le soir et se lève tôt le matin. Il doit l’être déjà.

Pierrick voyait en effet de la lumière poindre par une fenêtre du 4 Privet Drive.

— Alastor, tu as sûrement d’autres détails à voir avec madame…

— Figg, Arabella Figg, dit-elle. C’est vrai que ce rustre ne nous a même pas présentés !

— Il vaut mieux que je taise son nom, justifia Alastor.

— Alors, peut-être le saurais-je ultérieurement.

— Je vais aller faire un tour dans le quartier, fit Pierrick.

— Discrètement alors, approuva l’ex-auror.

— Personne ne me verra, assura le chasseur en sortant.

— Singulier personnage ! s’exclama Arabella une fois qu’elle fut seule avec Alastor.

— Tu ne sais pas à quel point ! Et heureusement, il est de notre côté.


Sur le pas de la porte, Pierrick jeta une œillade discrète pour vérifier que personne ne le voyait. Il se transforma en corbeau et s’envola jusqu’à un arbre donnant au-dessus du jardin du 4 Privet Drive.

De la lumière filtrait par une fenêtre de l’étage. Il y vit un bureau surmonté d’une lampe de chevet d’un style vieillot. À sa lueur se trouvait un jeune homme de quinze ans avec des cheveux en bataille et des lunettes rondes penché sur un livre. De sa main gauche, il le feuilletait, de la droite, il tenait une plume avec laquelle il écrivait sur un parchemin.

Il passa un long moment à l’observer en silence, se demandant ce que ce jeune homme avait de si spécial. Comment avait-il fait pour renvoyer à Voldemort son sortilège alors qu’il n’était qu’un bébé ? Et pourquoi Voldemort avait-il monté tout un stratagème pour l’enlever en pleine année scolaire ?

Pierrick aurait encore des questions à poser au professeur Dumbledore dès qu’il le verrait.

Le jour se levait à peine lorsqu’il vit qu’Alastor sortait de chez madame Figg, il le rejoignit d’un coup d’ailes, se posant sur la palissade entourant sa propriété. L’œil bleu de l’ex-auror regarda dans toutes les directions, et il indiqua à Pierrick qu’il pouvait reprendre forme humaine.

— J’ai fini ici, on peut se rendre à Little Hangleton, fit-il. Tu as vu ce que tu voulais ?

— Oui, répondit le chasseur. Allons-y.

Ils retournèrent dans la ruelle d’où ils étaient venus et transplanèrent.

Ils réapparurent à quelques mètres de l’entrée d’un cimetière sinistre, entouré d’un haut mur de pierres grises. Un manoir se dressait non loin de là, tout aussi peu accueillant.

— C’est dans ce cimetière que le rituel décrit par Harry Potter a eu lieu, dit Alastor.

— Une raison sur le choix de cet endroit ? questionna Pierrick.

— Le père de Tu-Sais-Qui est enterré ici, il en a eu besoin comme ingrédient pour son retour.

— Tu peux m’en dire plus sur ce rituel ?

— Juste ce que Harry Potter en a dit à Albus et Sirius. Peter Pettigrew a jeté quelque chose qui ressemblait à un bébé difforme dans un chaudron, puis y a ajouté trois éléments : un os du père de Tu-Sais-Qui, sa propre main tranchée, et du sang de Potter. Tiens, voilà la tombe en question.

Outre les dates de naissance et de décès – celle-ci ayant eu lieu durant l’été 1943 –, la pierre tombale arborait le nom du défunt : Tom Riddle[2]. Peu de gens connaissaient le véritable nom de Lord Voldemort, les membres des différentes unités anti-mages noirs faisaient partie des rares à savoir que son nom de naissance était Tom Marvolo Riddle. Et parmi eux, si peu osaient citer à voix haute le pseudonyme qu’il s’était donné, ceux qui utilisaient sa véritable identité pour le dénommer étaient quasi inexistants.

— Potter a raconté à Sirius et Albus tout ce qu’il s’est passé à partir du moment où le portoloin mis en place par Crouch l’a amené ici avec Cedric Diggory, continua Alastor. Aussitôt, Diggory a été tué par Peter Pettigrew, et Potter s’est retrouvé ligoté à sa merci.

Alastor continua de narrer les évènements de la soirée : le rituel, le retour de Voldemort, l’appel des death eaters et leur arrivée, puis le duel opposant le jeune Potter au Seigneur des Ténèbres. En suivant son récit, Pierrick repéra des traces de combat, des pierres tombales avaient été détruites par des sortilèges perdus, le sol avait été piétiné par endroit…

— Comment est-il parvenu à lui échapper ? questionna Pierrick.

— Durant le duel, un phénomène étrange et exceptionnel s’est passé : leurs baguettes se sont retrouvées liées, et les… « esprits » des victimes de Tu-Sais-Qui, de la plus récente jusqu’aux parents de Potter, sont revenus et lui ont permis de s’échapper, conta Alastor.

— Je ne comprends pas… Comment est-ce possible ?

— Je n’ai pas compris moi non plus, Albus a tenté de m’expliquer, mais ça touche à un domaine de la Magie que je ne maîtrise pas. Tout ce que j’ai compris, c’est que c’est dû au fait que les baguettes sont « sœurs », si on peut parler ainsi. Lorsqu’il a fui, les death eaters se sont lancés à sa poursuite, Potter a réussi à rejoindre le portoloin, ramenant le corps de Diggory avec lui.

Même s’il n’en montra rien, Pierrick fut impressionné par la force de caractère et le courage dont avait fait preuve le jeune homme. Il n’avait pas hésité à se dresser face à l’un des plus puissants sorciers de leur époque.

Pour le chasseur, le problème restait le même : il n’avait pour le moment aucune preuve matérielle du retour du mage noir. Il continua à examiner la scène et ses alentours, notant les divers éléments suspicieux.

Son attention se porta sur le manoir qui se dressait, sombre et lugubre, non loin du cimetière.

— Et ce manoir ? demanda-t-il.

— La demeure ancestrale des Riddle, le père de Tu-Sais-Qui vivait ici, c’était un châtelain moldu, répondit Alastor.

— Voldemort est sang-mêlé !

— Ça surprend toujours quand on l’apprend, sourit l’auror. Et Gaunt par sa mère, donc descendant de Salazar Slytherin. C’est une des familles qui faisait partie des « Vingt-huit Sacrés[3] ». Les Gaunt ont maintenant disparu, Tu-Sais-Qui doit être le dernier de la lignée. De ce côté de l’Atlantique tout du moins, d’après ce que j’ai compris, les fondateurs d’Ilvermorny[4] étaient aussi apparentés aux Gaunt[5]. Enfin bref, le manoir est inhabité depuis des décennies, il n’y avait plus que le jardinier moldu, mais il a disparu il y a un an. On peut supposer sans trop se tromper que Voldemort s’est servi de la demeure de son père pour s’y cacher en attendant de pouvoir pratiquer le rituel. Il est très probable que le jardinier, Frank Bryce, ait été tué.

— Allons la fouiller, peut-être y trouverons-nous des éléments intéressants.

Le jardin n’avait visiblement plus été entretenu depuis des mois, correspondant à la disparition que venait d’évoquer Alastor. La porte principale, grande et sombre, ne les empêcha pas de rentrer. Ils découvrirent un vestibule spacieux d’où partait un large escalier. La poussière s’amoncelait en une couche régulière et les toiles d’araignée décoraient murs et plafonds. Au style, on remarquait que personne n’avait occupé les lieux depuis des décennies. Même les meubles des Riddle n’avaient pas été déménagés.

— D’après ce que j’ai pu lire dans les rapports de police de l’époque, c’est ici qu’on a découvert les corps du couple Riddle et de leur fils Tom, raconta Alastor. Les constatations médicales concluent à trois décès par crises cardiaques, mais l’affaire stagna, les enquêteurs moldus ne croyant pas au fait que trois personnes de la même famille puissent mourir subitement au même moment et au même endroit de la même cause. Le jardinier fut soupçonné, mais aucune preuve contre lui ne fut découverte, et pour cause… Finalement, ce fut un certain Morfin Gaunt qui fut arrêté par nos services. Pour Albus – et je partage son avis –, ce furent les premiers meurtres de Tu-Sais-Qui. Enfin, par l’usage du sortilège de mort, car il aurait tué une étudiante à Hogwarts l’année précédente à l’aide d’un basilic. Albus a essayé de faire libérer Morfin Gaunt, mais il est mort à Azkaban avant.

— Et depuis ? Personne n’a vécu ici ?

— Non, je me suis renseigné récemment, le domaine est passé par divers propriétaires sans qu’aucun n’y ait vécu. Seul Frank Bryce est resté. Les propriétaires se le transmettaient avec les lieux, comme s’il faisait partie des murs.

L’exploration du manoir permit de découvrir plusieurs pièces utilisées dans les mois précédents, prouvant que plusieurs individus avaient occupé les lieux, mais aucun indice prouvant que Voldemort était l’un d’eux. La seule preuve que ces occupants étaient des sorciers vint de plusieurs exemplaires du Daily Prophet et de l’Evening Prophet[6] éparpillés.

Ils avaient visiblement quitté les lieux depuis plusieurs jours, et, bien sûr, sans laisser d’indice sur leur destination suivante.

Les deux enquêteurs eurent vite fait le tour et décidèrent de continuer leurs investigations à l’extérieur de la bâtisse. Le parc ne leur apporta rien de plus.

— Je n’ai rien trouvé, dit Pierrick, et toi ?

— J’ai peut-être quelque chose… fit Alastor à voix basse.

L’ex-auror ne bougeait plus, son œil magique était totalement retourné pour observer quelque chose derrière lui. Discrètement, il porta sa main dans son manteau pour se saisir de sa baguette sans pour autant la sortir. Pierrick comprit le message : ils n’étaient pas seuls.

D’un coup, Alastor se retourna en lançant un éclair rouge vers les branches de l’arbre qui se dressait majestueux dans le parc, plusieurs d’entre elles tombèrent lourdement alors qu’une silhouette floue esquiva l’attaque en bondissant. La forme spectrale retomba quelques mètres plus loin et s’enfuit en prenant la forme d’un loup gris. Il évita un nouveau sortilège de MadEye.

— Je m’en charge ! lança Pierrick.

Le chasseur se muta en corbeau et s’envola à la suite du loup, ce dernier courait aussi vite qu’il le pouvait, traversant les jardins puis le cimetière. Pierrick le pourchassait depuis les airs et bientôt ils atteignirent le bois proche.

Quand il fut à l’ombre des arbres, le loup continua de courir encore un peu, puis s’arrêta. Il se retourna, humant l’air et tendant l’oreille pour tenter de déceler la présence d’un éventuel poursuivant. Le croassement strident attira son attention, il plongea ses yeux couleur d’ambre dans ceux noirs de l’oiseau perché sur une branche basse.

Les deux animagi restèrent immobiles quelques secondes, s’observant mutuellement. Pierrick fut le premier à bouger, descendant de son perchoir et reprenant forme humaine. Il laissa sa baguette dans son logement. Le loup hocha la tête, comme pour acquiescer, et il reprit à son tour sa forme originelle.

L’homme était de la même taille que le chasseur, il portait une robe de sorcier poussiéreuse de couleur marron. Malgré ses cheveux entièrement gris, il n’était pas vieux, il devait être à peine plus âgé que Pierrick. Son regard d’ambre ne cilla pas, il n’y avait aucune agressivité dans ses yeux.

— Je m’attendais à ce que le lieu du retour du Seigneur des Ténèbres attire du monde, dit-il d’une voix rauque, je n’imaginais pas que tu en ferais partie.

— Depuis quand es-tu de retour dans les îles Britanniques, Faolan ? questionna Pierrick.

— Après la finale de la Coupe du Monde de Quidditch, j’ai compris que quelque chose se passait, pas besoin d’être un génie pour ça. Je suis revenu à ce moment-là.

Faolan MacKenneth huma l’air.

— Ton ami approche, nous n’avons pas beaucoup de temps, je préférerais que mon retour reste secret.

— Que peux-tu me dire sur Voldemort ? As-tu une preuve qu’il est bien revenu ?

— C’est donc pour ça que tu es là, pour avoir une preuve de son retour. Je comprends… Beaucoup doutent.

— Alastor ne mentirait pas sur ce sujet, mais je dois le prouver.

— Je suis désolé, je ne peux rien pour toi, et pourtant, je le voudrais. Mais un homme peut t’y mener, un des death eaters qui a réussi à se faire passer pour innocent : Severus Snape.

— Je l’ai rencontré, il est agent double pour le compte du professeur Dumbledore.

— Ah… J’ai toujours cru que son revirement avait été une mise en scène de sa part… Je me suis trompé visiblement. De toute façon, il vaut mieux ne pas l’approcher.

— Pourquoi ?

— Il est suivi de près, j’ai reconnu une odeur dans son sillage, une que j’aurai préféré ne plus jamais sentir. Si tu dois être confronté à lui, fais attention, c’est un terrible adversaire.

— Qui est-ce ?

— Je ne connais pas son vrai nom, je sais juste qu’on l’appelle le Traqueur. Il servait déjà la cause de Voldemort dans les pays de l’Est lors de la Guerre des Ténèbres. J’ai entendu parler de ses exploits à l’époque et j’ai failli me retrouver face à lui directement il y a quelques années. J’ai réussi à l’éviter de peu, d’autres n’ont pas eu cette chance.

— Il est si terrible que ça ?

— Pour moi, oui. Tu en apprendras peut-être plus sur lui par les aurors.

— Je ne vois pas comment demander à Alastor sans citer ton nom.

— Je ne peux pas t’aider plus… Je dois partir, il arrive.

Et sans rien ajouter de plus, il transplana. Alastor arriva quelques instants après, essoufflé et la baguette à la main.

— Où est-il ? demanda-t-il en regardant de tous côtés.

— Je l’ai perdu dans les bois, répondit Pierrick, il a dû transplaner.

— Toi ! Perdre une cible !

— Contrairement à ce que certains pensent, ça m’est déjà arrivé. 

— Ouais… Rentrons.


[1] En français : cracmole.

[2] Tom Jedusor en version française.

[3] Terme venant d’un registre où sont répertoriés les noms des vingt-huit familles de sorciers « sang-purs » de Grande-Bretagne (source Wiki Harry Potter).

[4] École américaine de sorcellerie.

[5] Véridique ! Allez voir sur Wiki Harry Potter, l’histoire d’Isolt Sayre, elle mériterait une fanfiction !

[6] Nom en version originale de « La Gazette du Sorcier » et du « Sorcier du Soir ».

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