Le Corbeau. Saison 2
Chapitre X : Le ministre
Cornelius Fudge avait toujours espéré connaître un mandat de ministre tranquille. La première mise à part, chaque année lui avait apporté son lot de problème à gérer et de pression à contenir. Certes, il exerçait le pouvoir, mais il n’avait pas l’impression d’en profiter.
D’abord, ce fut des élèves de Hogwarts pétrifiés. Rapidement, il était sûr d’avoir trouvé le responsable en la personne de Rubeus Hagrid, le garde-chasse de l’école, qui avait été renvoyé durant sa scolarité pour des faits analogues. C’était le coupable idéal, connu pour son penchant pour les bêtes dangereuses. Mais non, Harry Potter avait découvert un basilic dans les sous-sols du château et le professeur Dumbledore s’était empressé de faire libérer le demi-géant.
Quelques semaines plus tard, Sirius Black s’échappa d’Azkaban. Fudge avait mis tout en œuvre pour le retrouver, allant jusqu’à déployer des détraqueurs autour de Hogwarts. Durant des mois, le fuyard lui fila entre les doigts, lui attirant des critiques acerbes sur ses méthodes. Fudge aurait bien aimé voir ceux qui le critiquaient à l’œuvre. Qu’auraient-ils fait de plus que lui ?
Il avait pensé pouvoir redorer un tant soit peu son blason durant cette traque par l’affaire de l’hippogriffe Buck. L’animal avait attaqué le fils de Lucius Malfoy durant un cours. Le patriarche de la puissante famille sorcière avait mis tout en œuvre pour que la bête et son maître, le professeur Hagrid, soient punis. Si le demi-géant s’en était sorti, l’hippogriffe fut condamné.
Et encore une fois, rien ne se passa comme prévu : l’animal s’enfuyant sans laisser de trace.
À peine quelques heures plus tard, Sirius Black fut enfin arrêté. La réjouissance fut de courte durée, car il disparut à nouveau, et depuis, il n’avait plus montré le bout de son nez. La traque continuait, mais les quelques rares indices démontraient qu’il se trouvait loin de l’école de Sorcellerie, le dispositif autour fut donc levé.
Et cette dernière année écoulée joua véritablement avec ses nerfs. La finale de la Coupe du Monde de Quidditch n’aurait dû être que réjouissance, mais des death eaters avaient décidé de s’inviter et de lancer la Marque des Ténèbres. Il avait réussi, bon gré mal gré, à éviter que l’affaire prenne des proportions incontrôlables avant de mettre toute son énergie dans le Tournoi des Trois Sorciers.
Cet évènement, qui devait être le summum de sa carrière, démontrant à tous qu’il était capable d’organiser des évènements mondiaux, ne fut qu’une succession de cauchemars. Un quatrième champion imprévu, la disparition mystérieuse de Bartemius Crouch, et la mort tragique du jeune Cedric Diggory.
Et comme pour lui confirmer quelque chose qu’il refusait de s’avouer, la dernière attaque vint de Hogwarts. Le professeur Dumbledore et son fidèle Potter soutenaient mordicus que le Seigneur des Ténèbres était lié aux évènements de cette année et qu’il était revenu. C’était inconcevable pour lui, cela voudrait dire qu’il avait échoué depuis le début. Si cela s’avérait exact, il perdrait la confiance de ses administrés et son poste.
En y réfléchissant, tout depuis des années tournait toujours autour de Harry Potter et Albus Dumbledore. Il lui fallait y mettre un terme au plus vite.
Mais pour le moment, un autre problème avait fait son apparition. Alors qu’il pensait pouvoir compter sur le soutien indéfectible de ses homologues de par le monde, certains semblaient douter de sa bonne foi et considérer que les allégations du directeur de Hogwarts pouvaient être véridiques. Il fallait qu’il fasse un exemple, qu’il montre ce qui arrive quand on met en doute sa parole. Et autant le faire avec ses plus proches voisins. Égérias Sauveur allait regretter de ne pas s’être rangé aveuglément à ses côtés.
Il entra dans la pièce où allait se tenir une assemblée ministérielle exceptionnelle. À ses côtés, se tenait Dolores Umbridge, et face à lui, autour de l’immense table, les autres sous-secrétaires d’État et les directeurs de département. Le reste de la pièce était occupée par divers cadres. Il voulait que son message ait le plus d’impact possible, il fallait donc le plus de monde possible.
Quelques journalistes furent conviés. Évidemment, il y avait ceux du Daily Prophet, le ministre espérant que le compte-rendu de cette assemblée extraordinaire paraisse dans l’édition du soir. Il avait fait en sorte que des journalistes étrangers soient présents, en particulier des Français de Sorcier-Matin. Il regretta seulement l’absence de Rita Skeeter, cette dernière ayant décidé de prendre une année sabbatique.
Si Égérias Sauveur n’entendait pas raison naturellement ou par la voie diplomatique, la pression populaire y parviendrait. Fudge pensait même accorder un entretien exclusif après la session.
— Silence, levez-vous, je vous prie, ordonna Umbridge. Monsieur Cornelius Fudge, ministre de la Magie.
Le ministre s’installa à son pupitre, face à son auditoire. Il leur fit signe de s’asseoir et attendit que le silence revînt. Il s’éclaircit la voix et parla :
— Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, cette assemblée a deux points majeurs à traiter. Le premier : Albus Dumbledore. Vous n’êtes pas sans savoir que celui-ci, appuyé par les autres professeurs de Hogwarts et par le célèbre Harry Potter, prétend à qui veut l’entendre que Vous-Savez-Qui est revenu, sans apporter aucune preuve tangible de ses allégations. Il ne s’appuie que sur le témoignage au combien douteux de Harry Potter, qui, et cela a été prouvé par la journaliste Rita Skeeter, souffre de plusieurs troubles mentaux. Toute cette manœuvre a pour but de déstabiliser le ministère et de me forcer à quitter mon poste.
— Quelles mesures comptez-vous prendre, monsieur le ministre ? questionna un directeur de département, jeune et roux.
— Harry Potter n’est encore qu’un enfant, un enfant perturbé, certes, mais il peut encore être ramené dans le droit chemin. Son problème vient de la mauvaise tenue de Hogwarts par l’équipe éducative en place. Je réfléchis encore à la façon de régler ce problème. Concernant Albus Dumbledore, il veut saper l’autorité du ministère et la mienne, nous allons donc saper la sienne. Je vais demander son renvoi de la présidence du Magenmagot.
— C’est votre droit de demander le renvoi du président du Magenmagot, par contre, monsieur le ministre, je vous rappelle qu’en aucun cas vous n’avez le droit de vous immiscer dans les débats qui auront lieu en son sein ni dans le vote final, lança une femme à l’allure droite qui fixait Fudge sans ciller.
— Vous voulez dire, madame Bones, que le Magenmagot pourrait ne pas suivre les recommandations de monsieur le ministre ? demanda Umbridge de sa voix haut perché.
— C’est tout à fait possible, madame la sous-secrétaire, et ce, en vertu de la séparation des pouvoirs. Et en tant que directrice de la Justice Magique, mon rôle est d’assurer l’indépendance du Magenmagot. Au moindre doute de manœuvre illégale ou de tentative d’influence, je n’hésiterai pas à agir. Contre n’importe qui.
Umbridge parut sur le point d’exploser un instant, mais elle se reprit et adressa à Amelia Bones un sourire obséquieux. Cornelius Fudge continua son exposé des mesures qu’il comptait prendre contre Albus Dumbledore :
— De plus, je compte mettre aux voix une motion de censure à son encontre à la Confédération Internationale des Mages et Sorciers. Ayant déjà contacté plusieurs de mes homologues, je suis confiant sur l’issue de ce vote. Cela m’amène au second point que je souhaitais aborder. Certains ministères ont décidé de me braver et de soutenir Albus Dumbledore, ouvertement ou par inaction contre lui. Parmi ceux-là, le ministre des Affaires Magiques de France : Égérias Sauveur. La sous-secrétaire d’État Dolores Umbridge a été reçue avec froideur par Sauveur, et il lui a été clairement signifié qu’il ne comptait pas soutenir nos actions à l’encontre du professeur. Je compte donc demander des sanctions économiques et diplomatiques envers la France et son ministère.
Un murmure parcourut l’assistance, qui ne s’interrompit que quand un autre directeur de département se leva pour prendre la parole.
— Monsieur le ministre, dois-je vous rappeler l’importance du marché français pour nos exportations et la quantité de biens que nous importons de France ? Vous mettriez en péril notre économie en agissant ainsi.
— La déloyauté doit être sévèrement punie ! s’écria Umbridge en se levant. Sauveur va l’apprendre à ses dépens.
— J’ajouterai que les Sorciers français dépendent aussi de nous pour la bonne marche de leur économie, fit Fudge.
— Ils nous doivent même plus ! harangua la sous-secrétaire. Si nous n’avions pas été là, à combattre Vous-Savez-Qui à l’époque, ils n’existeraient plus !
— Pourquoi le représentant de la France auprès de nous n’est-il pas présent ? demanda un quarantenaire grand et roux en se levant. Il aurait pu nous donner clairement la position de son ministère.
— Je l’ai déjà reçu, Weasley, pour lui faire part de mon mécontentement, répondit Fudge. Et la position de son ministère, nous la connaissons, car madame Umbridge l’a entendu de la bouche même d’Égérias Sauveur. Je ne vois pas ce qu’il y aurait à dire de plus. Nous allons procéder à un vote, uniquement les sous-secrétaires d’État et les directeurs de département, ainsi que moi-même, bien entendu. Qui est pour des sanctions économiques et diplomatiques à l’encontre du ministère des Affaires Magiques français ?
Le vote se fit à main levée, et mis à part quelques réfractaires, dont Arthur Weasley et Amelia Bones, ce fut une écrasante majorité en faveur du ministre. Umbridge et Fudge notèrent les noms de ceux qui ne se rangeaient pas de leur côté. Ils les surveilleraient, voire les isoleraient pour ne pas conserver d’éléments séditieux.
— Bien ! fit Fudge, satisfait. Je recevrai les directeurs de département concernés pour discuter plus précisément des sanctions à mettre en place. Nous serons intransigeants avec la déloyauté, mais nous ne serons pas impitoyables pour autant. J’adresserai un courrier à Égérias Sauveur où je lui expliquerai la teneur de ces sanctions et lui donnerai un ultimatum. La France sera avec nous ou contre nous.
Fudge se tourna vers Umbridge et hocha la tête.
— La séance est levée ! annonça-t-elle alors que le ministre tournait déjà les talons pour quitter la pièce.
— Monsieur le ministre ! héla un des journalistes en se levant. Puis-je vous poser quelques questions, s’il vous plaît ?
C’était le correspondant du journal français Sorcier-Matin. Son voisin, travaillant pour le Daily Prophet, se leva à son tour, ne voulant pas laisser croire qu’il se contenterait d’un banal compte-rendu de séance.
Fudge acquiesça et reprit sa place. D’un geste de la main, il invita le journaliste à poser sa première question.
— Permettez-moi de me présenter : Édouard Scribard, de Sorcier-Matin. Si le professeur Dumbledore a tort concernant le retour éventuel de Vous-Savez-Qui, sait-on ce qui a provoqué la mort de Cedric Diggory lors de la dernière épreuve du Tournoi des Trois Sorciers ?
Fudge parut un instant déconcerté par cette question, il s’attendait plutôt à ce qu’il soit interrogé sur les sanctions qu’il comptait prendre.
— Eh bien… balbutia-t-il. Le seul témoin de sa mort étant Harry Potter, et sachant que ce dernier n’a donné comme seule explication que des élucubrations sans queue ni tête, nous ignorons comment cet effroyable accident a eu lieu précisément. Une enquête est en cours.
— La cause de sa mort serait un maléfice de mort d’après les informations que j’ai eues. Qui l’a lancé ? Est-ce Harry Potter lui-même ?
Un murmure désapprobateur ronfla à l’encontre du journaliste.
— D’où vous viennent ces informations ? s’écria Umbridge. Qui vous les a données ?
— Navré, madame, je n’ai pas la liberté de vous répondre à ce sujet, répondit Scribard, heureux de la réaction provoquée, car confirmant les informations glanées.
— Les premiers éléments de l’enquête ne permettent pas de savoir comment est mort Cedric Diggory, reprit Fudge. Et si c’est par Avada Kedavra, nous sommes sûrs qu’il ne s’agit pas de Harry Potter, sa baguette a été contrôlée. Le public sera tenu au courant des évolutions de l’enquête. Pour le moment, la piste de l’accident est privilégiée.
— Le professeur Dumbledore a déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de devenir ministre de manière légale, pourquoi chercherait-il à le devenir maintenant et par un stratagème si alambiqué ?
— Sais-je ce qui se passe dans son esprit ! s’exclama Fudge, irrité. Quelque chose dans ma politique le dérange peut-être, mais il n’a pas trouvé de moyens légaux de me contrer. Je sais que certains voient en lui l’un des plus grands mages de notre temps et, surtout, l’un des plus intelligents, force est de constater qu’il ne l’est peut-être pas tant que ça.
— Harry Potter a-t-il été examiné par un médicomage concernant les troubles mentaux évoqués par Rita Skeeter ?
— Pas pour le moment. Le médicomage qui a donné un avis médical l’a fait sur présentation des faits et des témoignages de l’entourage de Harry Potter.
— Son avis n’est donc pas recevable et aucune institution ne doit le prendre en compte, n’est-ce pas ?
— Il s’agit d’un expert reconnu ! rappela Umbridge. Son avis doit être pris en compte. C’est idiot de ma part, mais j’ai l’impression que vous mettez en doute son intégrité.
— Pas du tout, madame la sous-secrétaire d’État, j’ai moi-même discuté avec des médicomages dans le cadre de mon travail. À chaque fois, ils ont reconnu ne pouvoir donner un avis réel sans avoir examiné directement le patient.
— Noah Gossip, Daily Prophet, coupa un autre journaliste avant que Scribard n’enchaîne avec une nouvelle question, est-ce que des soins sont prévus pour aider Harry Potter que beaucoup considèrent comme un héros national ?
— Pour le moment, rien, mais l’hôpital Saint Mungo[1] est prêt à le recevoir dès que cela sera possible. Jusqu’à maintenant, Albus Dumbledore s’y oppose. Soyez sans crainte, je suis sûr qu’il y sera envoyé prochainement et que ce garçon recevra les meilleurs soins.
— Le ministre Égérias Sauveur a-t-il clairement dit qu’il se rangeait du côté du professeur Dumbledore ? lança Scribard.
— Vous mettez en doute la parole de ma sous-secrétaire d’État ? gronda Fudge.
— Non, monsieur le ministre, je veux juste avoir des précisions concernant la position du ministre Sauveur. J’irai lui poser des questions concernant cette affaire sitôt mon retour en France, cela me permettra de présenter les deux points de vue à mes lecteurs, histoire de rester objectif.
Dolores Umbridge parut contrite.
— Pas directement, avoua-t-elle d’une petite voix, il a dit qu’il resterait neutre en absence de preuve irréfutable de sa part ou de la nôtre.
Un murmure désapprobateur ronfla parmi les directeurs de département, ils auraient apprécié connaître ce détail avant de voter.
— Mais c’est du pareil au même ! Ne pas nous faire confiance est de la déloyauté ! S’il n’est pas avec nous, il est contre nous ! Nous ne lui avons pas présenté de preuve, car il n’y a rien à prouver. Vous-Savez-Qui n’est pas revenu ! martela-t-elle en se voulant définitive.
— Vous dîtes que sans les actions du ministère britannique de la Magie durant la Guerre des Ténèbres, la France sorcière n’existerait plus. Pourtant, je vous rappelle que nous avons subi les affres de la guerre autant que vous.
— Vous n’avez eu qu’un pantin alors que nous avons subi les assauts du Seigneur des Ténèbres, répliqua Fudge. À ma connaissance, Vous-Savez-Qui n’a jamais daigné se rendre sur le continent.
— Comme vous dîtes : à votre connaissance, monsieur le ministre. Une dernière question, si vous le permettez : Est-il possible de rencontrer le professeur Albus Dumbledore ? Pour avoir sa version des faits.
— Nous ne pouvons donner notre accord pour cette rencontre, répondit Umbridge. Et je vous incite à ne pas le faire, vous pourriez être considéré comme indésirable.
— J’en prends note, madame, répondit Scribard en se rasseyant.
— La séance est définitivement levée, conclut Fudge, quittant la pièce sans attendre.
Le ministre fulminait encore quand il entra dans son bureau, suivi d’Umbridge. Il ne se sentait finalement pas d’humeur à recevoir les journalistes.
— Qui était ce freluquet de français ? s’écria-t-il. Il s’est permis de mettre en doute ma parole ! Appelez tout de suite Towns ! Je veux des explications !
Alfred Towns, un trentenaire au teint pâle et déjà atteint d’une calvitie avancée, arriva quelques minutes plus tard. Il occupait le poste de chargé des relations publiques du ministère.
— Towns ! rugit le ministre. Qui était cet Édouard Scribard ? Qui l’a autorisé à assister à cette assemblée ?
— C’est le journaliste dépêché par Sorcier-Matin pour couvrir l’assemblée, monsieur le ministre, répondit Towns, visiblement mal à l’aise. Vous avez demandé que des journalistes des principaux pays y assistent, j’ai donc envoyé des invitations aux grands quotidiens de chacun. Pour la France, Sorcier-Matin l’a envoyé lui.
— Vous le connaissiez avant ?
— À ma connaissance, c’est la première fois qu’il vient en Angleterre pour le travail. Je ne l’avais jamais rencontré avant.
— Et sa réputation ? Que savez-vous de lui ?
— Rien, monsieur le ministre, vu l’urgence, je n’ai pas eu le temps de me pencher sur les curriculum vitae des journalistes étrangers, j’ai juste eu le temps de choisir les britanniques. Je m’en excuse, monsieur le ministre. Si j’avais imaginé cela, j’aurais refusé son accréditation.
— Je ne veux plus jamais le revoir au ministère ! Est-ce clair ?
— Oui, monsieur le ministre.
— Et réparez votre erreur, ajouta Umbridge. Renseignez-vous sur lui au plus vite.
— Oui, madame la sous-secrétaire, fit Towns en sortant.
— On a un autre problème, cette Amelia Bones risque de nous mettre des bâtons dans les roues, dit Fudge. Elle est procédurière jusqu’au bout, notre demande pour destituer Dumbledore de son poste de président du Magenmagot devra être irréprochable.
— Je m’y attelle personnellement, monsieur le ministre, fit Umbridge en souriant mollement. Je vais aussi me charger de discréditer le professeur Dumbledore dans la presse. Je ne pense pas que Towns soit homme à pouvoir le faire.
— Je vous fais confiance, Dolores.
[1] Sainte-Mangouste en version française.