Le Harry Potter dont vous êtes le Héros 4 partie 2

Chapitre 2 : 2

819 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 23/07/2026 15:15

Quand tu arrives dans le hall, tu vois Rusard, l’homme à tout faire du château, occupé à balayer des gros tas de poussière qui entourent la coupe de feu. On dirait que des élèves moins malins que toi ont tenté de contrevenir à la règle de la limite d’âge ! Tu ressens une juste satisfaction, et t’attables à ta place habituelle. Mais tu remarques vite que tu n’es pas le bienvenu : les Gryffondor ont cédé leur table à l’école de Beauxbâtons, et se sont installés à la place des élèves de Poufsouffle, qui eux mangent par terre dans un coin. L’ambiance est glaciale autour de toi, et tu peux presque sentir physiquement le mépris émaner des élèves français.


Tu es d’abord décontenancé, mais ton naturel reprend vite le dessus. Tu vois qu’ils refusent de manger les plats anglais, avec des moues manifestes de dédain. Alors que rien ne vaut la nourriture britannique, qui tient bien au corps ! Et qui peut même servir pour réparer la chaussée dans certaines circonstances. Provocant, tu te sers de la panse de brebis farcie que tu associes à du boudin noir et à de la gelée à la menthe. Le mélange te donne la nausée, mais pas autant qu’aux élèves de Beauxbâtons qui fuient la table, une main couvrant leur bouche. Seule une élève reste face à toi, et tu dois reconnaître que la seule vue de son visage suffit pour te faire oublier ce que ton estomac essaie de faire sortir de ton corps par tous les chemins possibles.


La jeune femme est d’une beauté incomparable : ses grands yeux bleus hypnotiques, sa longue chevelure d’un blond presque argenté qui tombe en cascade sur ses épaules jusqu’à sa taille, son visage aux traits angéliques, ses énormes…

Mais non ! Tu ne peux pas te laisser charmer ! Et certainement pas par une française, et donc une créature inférieure. Bravache, tu prends de la tourte de sardines, pendant que la française surenchérit courageusement avec une tartine d’extrait de levure fermentée. Au final, vous finissez tous les deux à l’infirmerie. Tu fais de ton mieux pour sortir de ton lit avant la française, mais ton estomac ne te laisse pas cette option.


Tu n’as rien pour t’occuper, à part t’amuser à appeler Mme Pomfresh puis à faire semblant de dormir quand elle arrive. Elle finit par s’énerver puis quitte l’infirmerie, probablement pour oublier ton existence au pub des Trois balais.


Tu es maintenant seul dans la pénombre de l’infirmerie, la française ayant malheureusement une meilleure résistance aux spécialités de ton propre pays que toi. Tu t’ennuies profondément et pour te distraire, tu imagines plein de façon dont Dumbledore pourrait mourir. Tout d’un coup, tu entends un bruit : des gens entrent dans l’infirmerie !


« Ici, nous serons tranquille. Venez, Lancelot. » 


« C’est Perceval, M. Croupton. »


Percy ! Un des grands frères de Ron, celui dont tu dis que son front pourrait servir de piste d’atterrissage dès qu’il est à portée d’oreille. Et Barty Croupton, c’est le membre du congrès des sorciers chargé d’organiser le tournoi. Dumbledore a passé la soirée de la veille à lui taper dans le dos et à l’appeler « Ce bon vieux croûton ! » Tu avais l’impression qu’il n’appréciait pas cette familiarité et qu’il se retenait tout juste de ne pas frapper le directeur de Poudlard. Comment ne pas le comprendre ! Surtout quand Dumbledore l’a obligé à faire la chenille puis a vomi sur son costume en fin de soirée. Mais que fait-il dans l’infirmerie ?


« Gauvain, vous n’ignorez pas notre mission… la raison d’être du tournoi est avant tout de sélectionner un jeune sorcier suffisamment puissant pour que son sacrifice fasse revenir notre Maître. Et bien sûr, s’assurer que le gamin soit choisi aussi. Et qu’il soit parmi les premiers au classement. Lui aussi sera sacrifié.»


« Perceval, monsieur Croupton. Oui, monsieur Croupton. Tout est prêt pour la sélection. Je me tiens également prêt à enchanter le trophée. »


« Bien, bien, Galahad. Allons-y. »



Tu n’as rien compris à leur échange. Il faut dire que tu étais occupé à scanner la pièce pour repérer des objets de valeur que tu pourrais « emprunter ». Mais tu as cru saisir qu’une superbe récompense attendait le vainqueur. Raison de plus pour gagner et démontrer une énième fois que le meilleur, c’est toi ! Cette pensée te ragaillardi, et après quelques incidents gênants qui donneront du travail à Mme Pomfresh à son retour, tu es sur pied à temps pour assister à l’annonce des vainqueurs dans le hall. Va en 8.

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