Tu refuses de suivre Cédric. Déjà tu ne prends pas d’ordre venant d’un Poufsouffle, ensuite tu ne vois pas pourquoi tu tournerais bêtement le dos à Voldemort qui peut reprendre la pleine possession de ses moyens à tout moment et vous envoyer dans la tombe.
Au contraire, tu restes face à Voldemort et lui lances Stupefix une bonne quinzaine de fois pour te mettre en train avant de lui lancer le fameux sort qui fait sortir la cervelle par le nombril (puisque celui-là n’est pas puni par la loi). Malheureusement on dirait que plus tu lui lances Stupefix, plus Voldemort, les dents serrées, parvient à se former une immunité contre le sortilège. Avec une grimace d’effort et un cri de rage assourdissant, il se relève et dirige sa baguette vers toi : « Avada Kedavra ! »
« Harry ! »
En un éclair, tu vois Cédric se jeter devant toi et être propulsé par la force du sort sur une pierre tombale. Son corps chute sur le sol, sans vie, ses magnifiques yeux bruns semblant fixer quelque chose que tu ne peux pas voir.
C’est trop demander de rester le centre de l’attention 5 minutes ? C’est toi le héros de l’histoire ou bien ? Tu es très énervé et tu ne fais pas attention à Voldemort, qui lève à nouveau sa baguette. C’est au dernier moment que tu t’en aperçois, et vous lancez exactement au même moment : « Avada Kedavra ! » « Cerebrum liquefactum ! »
A cet instant, quelque chose d’incroyable se produit : vos deux sorts s’entrechoquent et s’unissent, formant un courant d’énergie magique irrésistible qui vous maintient connectés l’un à l’autre. Terrorisé, tu vois le sort du Seigneur des ténèbres prendre le dessus sur le tien et l’étincelle de magie mortelle se rapprocher de toi. Tu luttes de toutes tes forces pour repousser ton sort vers Voldemort. Tout d’un coup, une ombre spectrale sort de la baguette de ton adversaire. C’est l’âme de Cedric ! Il t’encourage : « Harry, toi seul peut le battre. J’ai foi en toi. »
« Je t’ai demandé ton avis ? »
Tu as autre chose à faire qu’à parler à un Poufsouffle, et encore moins un Poufsouffle mort. D’autres formes spectrales sortent de la baguette de Voldemort : que des gens ennuyeux que tu ne connais pas et qui te lancent des paroles génériques de soutien que tu ignores avec hauteur.
Enfin, une âme qui te semble étrangement familière émerge de la baguette : « Harry… mon fils… » La silhouette d’une femme au visage rayonnant, avec des yeux identiques aux tiens, te regarde avec amour et bienveillance. Tu ne fais pas attention à ce qu’elle te dit, occupé que tu es à envoyer ton sort sur Voldemort. Tu réponds sèchement : « Vous voyez pas que je suis occupé ?»
Puis tu tourne la tête vers les spectres : "Ça vous tuerait de vous rendre un peu utile vous tous ? Surtout que vous êtes déjà morts. »
« Harry… » Cette fois-ci c’est l’âme d’un homme qui apparaît, les traits exactement semblables aux tiens, mais en version adulte et avec 50 centimètres en plus. Il te regarde avec amour et fierté. « Je t’aime, mon fils. »
« On a compris ! »
On dirait que c’est le dernier. Tu commences à te moquer de Voldemort en lui demandant si c’est ça son palmarès et en soulignant que ton cousin de 14 ans a déjà fait plus de morts que lui en empruntant la voiture de ses parents un samedi soir (il a été privé de goûter pendant deux jours, tu n’avais jamais vu Pétunia aussi sévère). Les morts assistent silencieusement (enfin !) à la suite de votre duel. Tu sens des gouttes de sueur couler le long de tes temps et tu perds clairement du terrain quand soudain…
« Maître…? »
« Quoi Weasley ??!!! »
« Je hem… je meurs Maître. Vous m’aviez promis… ma main… »
« De quoi ? Ah, mais c’est dégoûtant ! Rangez-moi ce moignon ! »
Tu jubiles : Voldemort est distrait, et ton sort se rapproche de lui à la vitesse de l'éclair. Réalisant son erreur, il crie de frayeur et se saisit de Percy pour le placer sur la trajectoire de ton sortilège.
Tu assistes à la mort du frère de Ron et regrettes instantanément de ne pas avoir simplement lancé Avada Kedavra. Percy a un gros front, et aussi un gros cerveau : il met un certain temps à mourir. Pendant que tu essaies vainement de détacher les yeux de ce spectacle, Voldemort, épuisé par sa réincarnation et votre affrontement, se dépêche de se téléporter, Tu as gagné !
Les âmes des morts te remercient, mais plutôt froidement, avant de retourner d’où elles viennent. Bon vent ! Maintenant il te faut t’emparer du trophée pour revenir à Poudlard et dire aux organisateurs ce que tu penses de leur tournoi. Au moment où tu t’apprêtes à te saisir de la coupe, Kurt, que Cédric avait libéré, arrive derrière toi et te demande où est le champion de Poufsouffle Tu es donc obligé de les ramener tous les deux avec toi. C’est agaçant ! Ta victoire va passer au second plan maintenant.
Et effectivement, tu as beau agiter le trophée devant la foule en arrivant, l’attention se porte sur Cedric. Les festivités de la victoire seront annulées et l’assistance apprendra le retour de Voldemort de la bouche de Kurt (tu avais déjà oublié).
Bon, ce n’est pas comme ça que tu imaginais ta victoire, mais tu as quand même gagné le tournoi et vaincu Voldemort ! Bravo !
Qu'est-ce qui t'attend l'année prochaine ? Peut-être une poussée de croissance ? Tu l'apprendras dans le tome 5.