Chapitre 19: les regrets de Severus
Sélya sentit ses membres s'engourdir bien avant de manquer d'air et commença à sombrer dans l'inconscience. Elle s'enfonçait de plus en plus profondément dans le lac. Qui pourrait découvrir qu'elle était là ? Soudain, quelque chose de rugueux s'enroula autour du corps de la fillette, arrêtant sa chute. La chose commença à monter vers la surface à toute allure, puis, une fois arrivée, sortit la fillette de l'eau et la posa délicatement sur la berge.
*
Pendant ce temps-là, Rogue et Dumbledore étaient parvenus à un accord. Comme toujours, le directeur avait dû convaincre son professeur de revenir sur sa décision. Il méritait d'aimer et d'être aimé, comme chacun de nous.
- D'ailleurs, lui avait fait remarquer Albus, vous l'aimez déjà et elle vous aime aussi. Cela s'est vu comme le nez au milieu de la figure pendant la pièce. L'espace d'un moment, j'ai cru que vous saviez la vérité et que vous le lui aviez dit...
Rogue n'avait rien répondu, mais il se souvenait bien de cet instant où il avait ardemment désiré que Sélya fut sa fille.
- Vous devez le lui dire, Severus. Elle a le droit de savoir qu'il lui reste de la famille sur cette Terre. Ne gâcher pas cette chance qui vous est offerte, d'être heureux.
Alors, Rogue s'était laissé emmener pour trouver la petite. Ils la cherchèrent dans la Grande Salle, mais ils furent incapables de la dénicher. Au début, Severus avait ressenti un profond malaise en ne la voyant pas. Puis, lorsqu'il s'était mis en quête de Thomas et qu'il ne l'avait pas non plus trouvé, la peur l'avait gagné.
Il avait alors couru dans le parc, suivi de près par Dumbledore qui avait décidé de ne pas le lâcher. Les hommes fouillèrent le parc du regard, mais comme ils ne virent rien, ils se rendirent près du lac. Soudain, Severus se figea, son estomac se noua et il déglutit difficilement. Dumbledore arriva à ses côtés et vit à son tour ce qui avait retenu l'attention de son professeur.
Sélya était allongée dans l'herbe, les yeux clos et complètement trempée. Dumbledore se précipita vers elle, mais Rogue n'arrivait pas à bouger. Même son sang semblait ne plus vouloir couler dans ses veines.
C'est impossible !
De petites perles de larmes pointèrent à ses yeux et il s'agenouilla dans l'herbe.
- Elle respire encore, hurla Albus qui s'était penché sur la petite. Severus ! Elle est vivante !
Les mots parvinrent difficilement au cerveau du professeur.
Elle est vivante ?
Il se releva alors vivement, sa force retrouvée et se précipita à son tour vers la petite qu'il prit dans ses bras. Puis il courut, le plus vite qu'il put, pour l'emmener à l'infirmerie, le directeur sur les talons.
- Tu ne dois pas mourir petite Sélya, j'ai besoin de toi, lui murmura-t-il. C’était la première fois qu’il s’autorisait à la tutoyer et par la même occasion, à aimer.
Il déboula à l'infirmerie comme une furie, hurlant à Madame Pomfrey de venir l'aider. Celle-ci accourut à toute allure vers le lit où Severus déposa délicatement sa petite fille.
- Par la barbe de Merlin, que s'est-il passé Albus ? Demanda l'infirmière sans toutefois perdre son calme.
Elle avait vu bien des drames à Poudlard et elle savait s'armer et résister à l'effroi.
- Pas le temps pour les explications, Pompom. Mais cette enfant a sûrement fait un séjour dans le lac.
L'infirmière se précipita dans son bureau d’où elle ramena un petit flacon marron.
- Poussez-vous professeur ! Réclama-t-elle.
Mais Severus ne voulait pas se pousser. Il voulait rester à côté de sa fille, lui tenir la main.
- Professeur ! Insista l'infirmière.
Dumbledore vint à son secours et prit le maître des potions par les épaules.
- Vous devez la sauver, déclara Severus d'une voix blanche.
- Oui, je connais mon métier, ne vous en faites pas ! Le rassura-t-elle.
Alors, il recula et laissa Madame Pomfrey donner les premiers soins à la petite Sélya. Puis il sentit la colère s'emparer de son esprit.
Je vais le tuer !
Il tenta discrètement de quitter l'infirmerie, mais avec Dumbledore qui veillait, il n'y arriva pas.
- Où comptez-vous aller alors que votre fille est étendue là, entre la vie et la mort ? Tonna-t-il.
Madame Pomfrey ne parut pas étonnée d'entendre une chose pareille. D'ailleurs, elle fit comme si elle était sourde, concentrée sur la petite demoiselle à qui elle administrait sortilèges, onguents et potions diverses. Severus se retourna tout doucement. La colère brillait dans son regard et, pour une fois, ses joues étaient colorées.
- C'est Thomas Floyd de Serpentard, qui a fait cela, beugla-t-il.
- Vous ne pouvez pas accuser sans preuve ! Répondit Dumbledore, profondément surpris par l'information. Puis, percevant à quel degré, la colère du professeur était arrivée, il s'empressa d'ajouter d'une voix forte et assurée : Je m'occupe de cette affaire. Vous, vous devez rester ici.
Rogue acquiesça.
Comme vous voulez, mais dès que vous serez parti, je le retrouverai et je lui ferai passer l'envie de s'attaquer à qui que ce soit.
Dumbledore sembla lire, une fois de plus, dans ses pensées et ordonna :
- Je vous interdis de bouger d'ici et de faire justice vous-même. Vous m'entendez ?
Severus grimaça.
Le bougre a lu dans mes pensées.
Mais il n'eut pas d'autre choix que de promettre et retourna auprès du lit de Sélya. Le directeur quitta alors l'infirmerie, dont il prit soin de la fermer magiquement. Il avait certes confiance en Severus, mais la colère était une trop mauvaise conseillère pour prendre le moindre risque. Maintenant qu'il assumait sa paternité, qui sait ce qu'il pouvait faire ?
Le professeur resta planté debout devant le lit de Sélya pendant des heures. Il se tenait droit comme un « i », perdu dans ses pensées, sans effectuer le moindre mouvement. Madame Pomfrey était retournée dans son bureau après avoir fait tout ce qu’elle pouvait pour la petite. Rogue avait refusé de bouger de là et même d’aller se reposer sur un autre lit. Elle avait même dû le chasser de force pour pouvoir changer les vêtements trempés de Sélya.
Depuis, la petite demoiselle était toujours étendue dans un lit de couvertures chauffantes pour faire remonter sa température. Ses yeux étaient clos, mais Madame Pomfrey lui avait assuré que c’était parce qu’elle dormait. Elle ne craignait plus rien.
Dumbledore vint quelques heures plus tard pour prendre de ses nouvelles et fut soulagé de savoir que tout allait bien.
- Vous avez besoin de repos Severus. Madame Pomfrey vient de me dire qu’elle ne se réveillera pas avant demain midi.
- Je ne veux pas dormir, monsieur. Je veux rester là.
- Je vous assure qu’il ne peut plus rien lui arriver, dit-il d’une voix apaisante.
Rogue savait pertinemment que c’était vrai, mais il n’arrivait pas à se résoudre à la laisser.
- Venez dans mon bureau, nous avons a parlé, le pria le directeur en tendant le bras vers lui.
Alors, le professeur de potion envoya un tendre regard vers la petite Sélya et suivit Dumbledore. Ils traversèrent ensemble les couloirs déserts jusqu’à la gargouille qui donnait l’accès à la petite salle circulaire. Le directeur prit sa place derrière son large bureau et Severus vint le rejoindre.
- Asseyez-vous.
Il obéit et attendit que ce dernier entame la discussion.
- Je suppose que vous voulez savoir qui est à l’origine de cet accident ? Demanda tranquillement le directeur.
- Je le sais déjà ! marmonna Rogue.
- En effet.
- Et ce n’est pas un accident ! Il l’avait déjà fait, dit-il avec hargne.
- Pourquoi n’avoir rien dit à l’époque ? S’étonna le directeur.
- Pourquoi croyez-vous que je lui ai donné une semaine complète de retenue il y a deux mois ?!
Dumbledore ne répondit pas et scruta le visage de son professeur. La fatigue s’y traduisait nettement, mais une petite flamme brûlait dans ses yeux noirs. Le directeur se félicita de la tournure que prenait les événements même s’il avait un élève à l’infirmerie et l’autre à Sainte Mangouste.
- Qu’avez-vous fait de Floyd ? Que vous a-t-il dit ?
- Figurez-vous qu’il entend des voix, répondit sombrement Albus.
- Quoi ?!
Le directeur hocha la tête.
- Et nous n’avons rien vu ? Se consterna Severus.
Il se rejeta en arrière et soupira. Un schizophrène à Poudlard ?
- Où est-il en ce moment ?
- Si c’est pour vous venger, je ne vous dirais rien. Déclara tranquillement le directeur.
- Non, il est malade, reconnu le professeur de potion, même si ça n’excuse pas son geste !
- Je l’ai fait transporter à Sainte Mangouste. Mais je suis content d’apprendre que vous ne ferez rien de stupide contre lui. D’autant plus, commença le directeur avec malice, que je l’ai trouvé dans votre bureau, en train de le saccager.
Rogue resta de marbre. Il se moquait bien de ce qui pouvait arriver à son bureau. Il avait quelque chose bien plus précieux auquel il tenait maintenant.
- Un coup de baguette et ce sera arrangé je suppose, dit-il.
Les deux hommes se fixèrent pendant un moment puis chacun s’enferma dans ses pensées. Dumbledore méditait sur le changement qui s’était opéré chez le professeur Rogue pendant que celui-ci ne pensait qu’à Sélya, obsédé par elle comme au premier jour. Il ne savait pas ce qu’il allait faire lorsqu’elle se réveillerait et cela l’inquiétait beaucoup.
- Ne rien faire ou lui dire la vérité ? Et comment le lui annoncer ? Et comment être avec elle ? Tout ça, c’est trop compliqué… mais je dois le lui dire sinon je me le reprocherai toute ma vie. Mais que faire lorsqu’elle saura ? Restera-t-elle-la même ? Et moi ? Qu’est-ce qui va m’arriver ? Rahhh, je déteste me poser toutes ces questions. C’était bien plus simple quand je ne savais rien !
- Sauf que quand tu ne savais rien, tu cherchais à savoir, susurra sa petite voix intérieure.
- Ce n’est pas faux… se dit-il en souriant.
Dumbledore le remarqua aussitôt et sourit à son tour :
- Qu’est-ce qui vous fait sourire ?
- Rien, déclara-t-il en se renfrognant. Il n’aimait pas ce sourire entendu qui lui donnait l’impression que Dumbledore lisait dans ses pensées, même si c’était improbable. Il était trop bon en occlumencie pour cela…
- J’ai quelque chose pour vous, déclara Albus avec le même sourire aux lèvres.
- Ah bon ?
Dumbledore se leva et se dirigea vers une petite armoire qu’il ouvrit précautionneusement. Puis il en sortit une drôle de chose en pierre qu’il rapporta sur son bureau. Rogue qui le suivait du regard ne comprenait pas du tout où il voulait en venir. Il contempla la pensine du directeur dont la surface liquide scintillait de milliers de pensées.
- Un petit tour dans mes pensées ne vous dérange pas ? Demanda Dumbledore.
Une fois plus, Rogue sentit la curiosité pointer le bout de son nez. La proposition était complètement insensée et, à la fois, délicieusement alléchante. Qui n’a jamais rêvé de connaître les pensées et souvenirs du plus grand sorcier de tous les temps ?
Dumbledore posa sa baguette sur sa tempe puis il l’éloigna de sa tête, emportant avec elle, un long filament gris. Il déposa le tout dans la pensine avant d’inviter le maître des potions à plonger dans les souvenirs. Rogue se leva de sa chaise et approcha sa figure de la surface liquide. Puis il plongea, réellement, dans les pensées.
Quelques secondes après, il se retrouva dans le même bureau, mais l’époque était complètement différente. Albus le rejoignit juste après, ce qui porta au nombre de deux, le total des Dumbledore présents dans la petite salle circulaire. En effet, sous leurs yeux, un Dumbledore plus jeune était assis derrière son bureau. Il portait les mêmes petites lunettes en forme de demi-lune, mais Fumseck le phénix, n’était pas là.
*
Des coups résonnent sur la porte et le Dumbledore de l’époque invite la personne à entrer. Ce n’est autre que Lily Evans, mais elle a très mauvaise mine. D’ailleurs, le Dumbledore s’empresse de la rejoindre et l’aide à s’asseoir sur un fauteuil qu’il vient de faire apparaître.
Rogue ouvre de grands yeux et sent son cœur se contracter. C’est la première fois qu’il la revoit et même si cela n’est pas réciproque, il en éprouve une pénible sensation. Il meurt d’envie de quitter ce souvenir, mais sa curiosité le retient.
Que fait-elle là ?
Au même moment, la réponse arrive.
- Qu’est-ce qui vous arrive Lily ? Pourquoi n’êtes-vous pas avec James ? Est-ce qu’il lui est arrivé quelque chose ? S’inquiéta le Dumbledore.
- Non, il va bien, assura Lily. En revanche, ce n’est pas mon cas…
- Qu’y a-t-il ? Dit le Dumbledore d’une voix où perçait l’anxiété.
- Je crois que je suis enceinte et que je fais une fausse couche.
Soudain elle se prend le ventre sous l’effet de la douleur et émet plusieurs gémissements. Rogue sent son estomac se contracter devant la scène, mais il ne peut rien faire.
Pourquoi est-ce que je n’étais pas là ? J’aurais dû être là !
La petite pièce circulaire disparait puis c’est l’image de l’infirmerie qui se matérialise devant les yeux de Rogue et de Dumbledore. Ils sont dans le bureau de Madame Pomfrey.
- J’ai pu stopper l’hémorragie et réparer ce qui pouvait l’être, dit l’infirmière au Dumbledore de l’époque.
- Félicitations Pompom. Et le bébé ?
- Il n’a rien, heureusement.
Le directeur de l’époque pousse un soupir de soulagement et Rogue aussi, même s’il sait déjà que Lily ne pouvait par perdre le bébé puisque Sélya était, en ce moment même, dans l’infirmerie.
Puis Rogue et Dumbledore se retrouvent devant une nouvelle scène où Lily est assise dans le lit de l’infirmerie. Un rideau a été tiré autour d’elle pour la préserver des regards indiscrets. Le Dumbledore est là lui aussi.
- L’enfant n’est pas de James, n’est-ce pas ?
- Non, répond Lily, le regard plein de larmes. Il est de Severus.
- Je ne vous poserai pas de questions Lily, si ce n’est une. Comptez-vous le dire à James et à Severus ?
- Non ! S’exclame-t-elle. Ni à l’un, ni à l’autre. Oh Dumbledore, je suis perdue. J’ai besoin de votre aide.
Rogue la voit se mettre à pleurer et l’envie de la consoler emplit son cœur. Mais il ne peut pas le faire.
Pourquoi as-tu choisi les Mangemort ? Imbécile ! se reproche-t-il.
Le souvenir disparait et cède la place à un autre. Rogue et Dumbledore sont toujours dans l’infirmerie, derrière le même rideau, mais Madame Pomfrey les a rejoints. Lily est en train d’accoucher. Rogue retient son souffle pendant toute la durée, stupéfié de pouvoir assister en direct à cela. Et lorsque la petite Sélya vient au monde, il se sent le plus heureux des hommes et aussi le plus triste sachant ce qui allait se passer ensuite.
- Comment allez-vous l’appeler ? Demande le Dumbledore de l’époque.
- Sélya, répond Lily, des larmes de joie devant les yeux. « Sé » pour son père et « Ly » pour sa mère. Comme ça, elle aura un peu de nous deux sans savoir qui nous sommes.
- Vous maintenez votre décision de la faire adopter ? Demande-t-il sombrement.
- On a déjà parlé de ça, Dumbledore, réplique-t-elle d’un ton las.
- Et pour son nom de famille ?
- SVANES pour EVANS avec un « s » en plus, pour mon cher Severus.
Elle serre sa fille dans ses bras. Rogue fait de son mieux pour graver cette image dans sa tête. Jamais il n’aurait pensé pouvoir vivre une telle chose. Et Lily qui semble ne pas lui en vouloir.
M’aimait-elle encore ? Ne peut-il s’empêcher de se demander.
*
Puis les souvenirs se dissipèrent et les deux hommes revinrent dans leur monde réel, loin des souvenirs. Rogue était encore soufflé par tout ce qu’il venait de voir. Et tout cela, c’était grâce au directeur qui s’était de nouveau assis derrière son bureau. Il en éprouva une profonde gratitude pour lui, se retenant toutefois de le lui avouer. Il avait d’abord, d’autres questions en tête.
- Comment a-t-elle pu cacher sa grossesse à Potter ? Bégaya Severus.
- Elle ne l’a pas su tout de suite ; ce qui l’a beaucoup aidée. Vous avez dû remarquer que lorsqu’elle est venue me voir dans mon bureau, elle n’avait aucun signe de grossesse.
Rogue hocha la tête. Il avait bien remarqué ce curieux détail.
- Et pourtant, cela faisait déjà six mois qu’elle était enceinte…
- Mais enfin, c’est impossible ! s’exclama Rogue. Ca aurait dû se voir !
Il n’y connaissait peut-être rien en grossesse et en femme enceinte, mais il en savait assez pour savoir qu’à six mois, les femmes ont normalement un ventre bien rebondi.
- Je ne me l’explique pas non plus, Severus. En tout cas, après son problème prénatal, son ventre s’est arrondi seulement quelques heures après. Comme si le fait qu’elle se reconnut enceinte, fit pousser son ventre…
- Soit, pour les six premiers mois. Mais après ?
- Après, Madame Pomfrey et moi avons dû utiliser de difficiles sortilèges pour modifier son apparence.
Tout cela était aberrant.
- Mais comment a-t-elle fait pour échapper à Potter ? Interrogea Severus toujours abasourdi par ces révélations.
- Oh c’est simple. James rendait souvent visite à Sirius Black à l’époque. Quand Lily a senti que son enfant n’allait pas tarder à naître, elle a poussé James chez Sirius et a transplané discrètement à Pré-au-lard comme nous l’avions convenu. Après, vous connaissez la suite.
- Quand est-elle née, exactement ?
- Le huit Avril 1979, répondit le directeur.
Rogue resta interdit pendant plusieurs instants.
Où est-ce que j’étais ce jour-là ? Sans doute en mission pour le seigneur des ténèbres.
Cela le mit en rage. Pourquoi avait-il fallu qu’il fasse ce choix ?
Peut-être que si je n’avais pas choisi les forces du mal, Lily se serait mariée avec moi. Et peut-être que j’aurai vraiment assisté à la naissance de Sélya. Lily n’aurait jamais affronté ça toute seule.
- Ne vous reprochez rien Severus. C’était le choix de Lily de ne rien vous dire. Maintenant, c’est à vous de choisir de dire la vérité à votre fille ou de la laisser dans l’ignorance.