Kaʻohana koko a me kaʻohana o ka naʻau

Chapitre 63 : Annonce

3787 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 05/07/2026 00:38

      Steve marqua un temps d’arrêt, rassemblant son courage, avant de pousser la porte. Il s’approcha doucement du lit. Kelley tourna la tête, lentement.

_ Hey ! fit-elle d’une voix faible, avec un sourire à la fois fatigué et franc.

           Elle souleva un peu sa main et il l’attrapa pour lui serrer avec affection.

_ Le médecin a dit que tu avais la peau dure ! répondit-il, essayant de faire taire ses pensées.

           Il se concentra sur elle, savourant le fait de la retrouver et de la savoir hors de danger.

_ Je suis une vraie White ! La prochaine fois, ils changeront de cible je pense !

_ Heu … a vrai dire … tu pourrais me promettre de ne plus refaire ce genre de chose ?

           Kelley sourit mais soupira.

_ Je crois qu’en tant que McGarrett … ou que White, il y a des promesses que l’on ne peut pas faire.

           Steve sentit cette phrase le poignarder, et tous ses doutes lui revinrent d’un coup. Kelley ne sembla pas le remarquer et elle reprit.

_ Je peux te promettre d’essayer en tout cas. Et il y a autre chose que l’on peut se promettre.

           Steve fronça les sourcils, interrogateur.

_ Tu sais, je n’ai pas perdu espoir. Je savais que : où que je sois, et qu’importe qui ils étaient, tu n’abandonnerais pas.

           Kelley serra la main de Steve, replongeant ses yeux émeraudes dans les siens.

_ C’est mieux qu’une promesse : c’est toi ! Tu es Steve, tu n’abandonnes jamais les gens que tu aimes !

           Kelley lui sourit.

_ Et je ne dis pas ça uniquement parce que je t’aime ! C’est un avis impartial ! Bon aidée par les médicaments, je me sens super détendu !

           Steve ria, et une nouvelle décharge lui souleva le cœur, cette fois pleine de bonheur. Il ne souleva même pas qu’elle venait de lui dire qu’elle l’aimait, mais la phrase virevoltait dans sa tête comme si elle était restée en suspension dans l’air.

Il se pencha et l’embrassa avec douceur, comme si elle était la chose la plus fragile et la plus précieuse qu’il avait.

Quand il lâcha ses lèvres, il fixa son regard dans le sien, plein d’interrogation.

_ Pourquoi tu ne m’as rien dit ? lui demanda-t-il en caressant avec délicatesse sa joue de son pouce.

_ Rien dit ? A propos de quoi ? demanda Kelley.

           Steve se redressa un peu.

_ Tu sais : rien dit pour … commença Steve en lui adressant un regard insistant, avant d’hésiter à continuer.

           Kelley le regarda, ne comprenant visiblement pas là où il voulait en venir.

_ Pour le bébé ? termina Steve d’un souffle.

Kelley plissa les yeux, luttant contre la fatigue et les médicaments qui lui brouillaient l’esprit.

_ Le bébé ? répéta-t-elle sans comprendre.

_ Tu peux me le dire … continua Steve d’une voix rassurante. Je suis au courant.

_ Au courant ? Du bébé ? répéta Kelley, ne sachant plus si c’était les médicaments qui lui faisaient comprendre les choses de travers. Abby a eu son bébé ?

_ Non, c’est trop tôt… Répondit Steve en secouant la tête, se demandant si Kelley avait des troubles de la mémoire.

Quelques secondes de silence s’écoulèrent, où les deux commandants se regardaient, en tentant de déchiffrer ce que l’autre essayait de dire.

_ Steve. Finit par souffler Kelley, fatiguée. Tu me parles de quel bébé ?  

_ Eh bien le tien … Souffla Steve, en la scrutant.

           Kelley sembla chercher des yeux une caméra et finit par soupirer dans un rire.

_ Je crois qu’avec les médicaments je comprends tout de travers. Sourit-elle. Tu parles de Keynan ? C’est plus un bébé…

_ Alors tu … tu n’es pas au courant. Comprit-il à voix basse, il se pencha et posa avec délicatesse sa main sur son ventre. Non je parle de ce bébé. De notre bébé !

           La voix de Steve se fit insistante et les yeux de Kelley firent des allers-retours du visage de Steve à sa main posées sur son ventre.

_ Mon … ? lui demanda-t-elle le regard plein de questionnement. Notre bébé ?

_ Il n’y a pas que toi qui as la peau dure, heureusement !

           Kelley regarda Steve, elle n’était pas sûre de comprendre. Les médicaments, la fatigue et toutes les émotions des derniers jours lui brouillaient un peu ses réflexions.

Steve avait chassé toutes les questions qui l’avaient assailli lorsque le médecin lui avait annoncé la nouvelle, il se pencha à nouveau vers Kelley.

_ Notre bébé aussi. Lui murmura Steve.

_ Je suis … ? demanda Kelley.

           Steve sourit attendri, alors que la jeune femme avait instinctivement porté sa main valide à son ventre.

_ Oui, tu es enceinte ! Compléta Steve avec assurance.

           Doucement, la joie avait pris la place de la surprise sur le visage de Kelley. Cela l’emplissait d’une force nouvelle.

_ Mais comment ? s’interrogea Kelley.

           Steve sourit.

_ Je ne vais pas t’expliquer comment on fait les bébés ? se moqua Steve. On était deux à ne pas avoir pensé à …

           Kelley ria en repensant à cette nuit après la visite de l’assistante sociale ou ils avaient tous deux cédé à leur attirance réciproque.

_ On va avoir un bébé ! réalisa pleinement Kelley avec un visage comblé malgré la fatigue et les blessures.

           Steve l’embrassa à nouveau. Tous ses doutes avaient disparu.

Kelley avait les yeux brillants, des larmes menaçaient de lui échapper.

_ J’ai eu si peur de te perdre. Lui murmura-t-il, alors que c’était sur ses joues à lui que les larmes de joie, de soulagement et d’angoisse passé, coulaient.

_ Cela a failli prendre fin, avant de commencer. Souffla Kelley se rendant compte de ce qu’il s’était passé.  

           Elle comprenait progressivement ce que cela signifiait.

_ Heureusement que tu étais là.

_ Grâce à toi. Lui répondit-il. Comment as-tu réussi à envoyer un message en morse ?

_ Un peu de bricolage sur une vieille radio qui ne servait plus. Dit-elle avec un clin d’œil.

           Ils échangèrent un sourire complice, leurs deux cœurs et leurs esprits allégés.

_ C’est fini. Murmura-t-elle. Maintenant c’est une superbe aventure qui commence. Keynan va avoir …

_ Un petit frère. La coupa Steve.

_ Ou une petite sœur ! ajouta Kelley en secouant la tête avec un rire.

_ Qu’importe ! Ce bébé sera aussi fort que sa maman ! Prononcer ce mot leur fit autant d’effet à l’un comme l’autre.

_ Et aussi formidable que son papa. Conclut Kelley.

           Steve fronça les sourcils et se mordit la lèvre inférieure.

_ D’ailleurs … ton père … il sait pour le bébé.

           Kelley ria.

_ Décidément ! On n’aura pas fait dans le même ordre que les gens normaux ! Et … est-ce qu’il a fait le rapprochement avec toi ? sourit Kelley, essayant d’imaginer la scène.

           Steve se pinça les lèvres avec une moue.

_ Disons que je pense qu’il a compris que je ne suis pas totalement innocent dans cette affaire !

           Kelley étouffa un rire, toujours en train de faire marcher son imagination quant à la réaction de Jo White.

_ Effectivement, il est loin d’être bête, même si on ne lui avait rien dit ! Et comment il a réagi ?

_ A vrai dire pour l’instant, il n’a pas eu de réaction … je crois que c’est ce que l’on appelle le calme avant la tempête …

           Les yeux de Kelley pétillèrent de malice, alors que Steve avait vraiment l’air de craindre la réaction de Jo.

_ Steve ! Je suis sûr qu’il est ravi, à l’heure qu’il est, il est surement en train de sabrer le champagne !

           Le couple ria, et Steve devait bien avouer qu’il savait pertinemment que Jo le considérait comme un fils, il le lui avait déjà dit à maintes reprises d’ailleurs.

_ Tu peux aller le chercher ? Il doit attendre depuis tout à l’heure, et je sens que je ne vais pas tarder à sombrer !

_ Tu sais je me considère comme plutôt courageux. Danno me trouve même casse-cou et complètement irréfléchis ! Répondit Steve avec un air sérieux. Mais là tu vois, aller voir Jo White pour lui dire les yeux dans les yeux que j’ai mis sa fille chérie enceinte … Cela ressemble carrément à une opération suicide !

           Kelley étouffa un rire et attira Steve pour l’embrasser.

_ Aller mon courageux commandant NAVY Seal ! Je suis sûr que tu peux revenir de cette mission !

           Steve grimaça et se dirigea vers la porte.

_ Steve ! l’interpela Kelley avant qu’il ne sorte. S’il lance une offensive, bats en retraite jusqu’ici ! Je te protégerai !

_ J’étais en train d’envisager l’appel de renfort avant de partir en mission ! répliqua-t-il.

           Elle lui lança un regard appuyé et Steve grimaça amusé, avant de sortir chercher Jo White.

_ Steve ! le rappela-t-elle. Est-ce que … est-ce que cela te dérange si on garde un peu la nouvelle ? Pour nous quelques temps ?

           Steve s’était retourné, et la regarda surpris. Il revint à ses côtés, se demandant pourquoi une telle exigence, des doutes lui revinrent en tête l’espace d’une seconde. Avait-elle peur ?

_ Pas longtemps … continua-t-elle. Je sais c’est bizarre, j’ai aussi envie de le crier sur les toits. Mais c’est tellement rapide, j’ai besoin de me faire à la nouvelle … et aussi…

           Kelley cherchait ce qu’elle voulait dire, ne parvenant pas tout à fait à mettre le doigt sur ce qui la tracassait.

_ Que ce soit un peu notre secret. Intervient Steve.

           Kelley lui sourit, ravie de voir qu’il comprenait.

_ Je voudrais juste que cela ne soit rien qu’à nous pendant un temps.

_ Ce bébé ne sera rien qu’à nous ! Et pendant longtemps ! Mais aucun souci, je comprends ! Répondit-il partageant également cette envie d’intimité. D’ailleurs peut-être que l’on pourrait dire à ton père que les médecins se sont trompés ! Et aussi que je blaguais quand je lui ai dit que tu étais la femme que j’aimais !

           Le changement de ton fit sourire Kelley, attendrie.

_ Je suis la femme que tu aimes ?

_ Cela se pourrait … murmura Steve en se penchant vers elle.

_ Et tu lui as dit ? Tu es vraiment courageux !

_ Disons que … pour être exact : je lui ai crié !

           La moue que Steve grima, fit rire de nouveau Kelley, mais elle cessa à cause de la douleur dans les côtes. Steve se pencha pour l’embrasser.

_ Bien essayé ! lui murmura-t-elle une fois séparés. Mais on ne peut pas mentir à Jo White ! Il faut que tu assumes tout ce que tu as dit ! Et fait !

           Elle prononça les derniers mots en baissant les yeux sur son ventre. Et Steve dut s’avouer vaincu et partir, cette fois-ci pour de bon, à la recherche de son mentor.


           Steve quitta Kelley à contre-cœur et avec appréhension. Il réalisa que de toutes les fois ou Jo White avait pu l’impressionner, c’était bien aujourd’hui qu’il angoissait le plus de se retrouver devant lui. Et pourtant lors de son entraînement pour devenir un Seal, il avait craint Jo White comme tous les hommes présents. Et le Major ne lui avait jamais fait de traitement de faveur, bien au contraire !

Les pas de Steve l’avaient conduit presque malgré lui devant son mentor. Il inspira un grand coup, discrètement, et tenta de faire comme si de rien n’était.

_ Jo, elle est fatiguée mais elle voulait te voir. Lui dit-il, d’une voix la plus détachée possible.

           Jo se tourna vers Steve, et il sembla au commandant que c’était la première fois qu’il lisait autant d’émotion dans les yeux du vieux Seal.

Jo ne dit rien, son visage était presque toujours aussi lisse que d’habitude. Il s’avança vers Steve.

Le vieux Seal marqua alors un temps d’arrêt, et posa sa main sur l’épaule de son ancien élève.

Il n’émit aucun son, il se contenta de presser l’épaule de Steve, et ce-dernier sentit, dans ce simple geste, toute l’émotion qui submergeait son aîné. C’était comme une décharge qui les aurait parcourus tous les deux.

Quelques secondes passèrent, et Jo finit par reprendre sa route en direction des chambres.

           Steve resta un instant immobile, comme pour se remettre à nouveau de la nouvelle. Réalisant ce que cela allait changer. Puis il suivit Jo.

Ce-dernier attendait à l’entrée de la chambre.

_ Elle s’est endormie. Dit-il à voix basse. Elle en avait besoin.

           Quelques secondes de silence passèrent, où les deux hommes feignaient d’être absorbés par la vision de la chambre d’hôpital.

_ Jo … tu sais … commença Steve, cherchant par quoi commencer.

_ Oui, je sais. Répondit le major d’une voix grave. Il me semble que tu me l’as dit, ou plutôt crié même !

           Il avait ajouté cela avec un sourire. Steve se détendit un peu.

_ Et c’est le plus important. Continua Jo. Et tu as prouvé, si toutefois j’avais pu en douter, que tu feras tout pour la protéger.

           Le major marqua une pause, son regard posé sur le lit où dormait sa fille.

_ Tu te souviens de ce tout premier convoyage de bétail dans le Montana ?

           Steve hocha la tête, cherchant à comprendre où son mentor voulait en venir.

_ C’est la première fois que je montais aussi longtemps à cheval de ma vie ! Alors tous mes muscles s’en souviennent !

_ Je t’avais dit de ne pas t’approcher de Kelley, car si tu étais encore entier quand elle en aurait fini avec toi …

_ Tu m’aurais achevé ! Oui … ça me parle …

           Jo sourit.

_ On va dire … que ce n’est plus d’actualité … conclut Jo.

_ Cela m’arrangerait, effectivement. Approuva Steve avec une moue gênée.

_ Je vais rester. Retourne auprès de Keynan, il a besoin de voir l’un d’entre vous. Demain tu pourras peut-être l’emmener.

           Steve hésita, il aurait aimé rester au chevet de Kelley et être là à son réveil, mais il savait que Jo avait raison. Il était passé une fois voir l’enfant depuis l’enlèvement de Kelley, et le petit lui manquait également atrocement. Chin lui avait dit qu’il pouvait tout à fait le garder encore, mais vu l’heure il ne devait pas encore être couché, et Steve préférait alors le ramener à la maison.

Il hocha la tête et après avoir pris congé de son mentor, il partit chercher l’enfant.

           

           Un silence morne régnait dans les bureaux du 5.0. Chin était allé retrouver Abby dans la planque pour qu’ils ramènent les enfants chez eux, tandis que Lou et Kono venaient de partir, après que toute l’équipe ait mangé un morceau sur place en gérant le cas des hommes qu’ils avaient arrêtés. Elena avait jonglé entre l’équipe du 5.0 et la police d’Hawaï, et toutes les agences qui voulaient récupérer l’affaire. Elle avait mangé avec eux, mais n’avait cesser de faire des allers-retours entre les ordinateurs, les salles d’interrogatoires et les coups de téléphone.

A présent le calme qui avait envahi les bureaux, contrastait d’autant plus avec l’agitation des derniers jours.

Danny leva la tête à l’entrée d’Elena dans les bureaux. Il ne savait toujours pas exactement ce qu’il voulait lui dire, ni même ce qu’il pensait de la situation et de ce qui s’était passer. Il fallait bien avouer qu’il n’avait pas eu le temps d’y réfléchir depuis qu’elle était revenue sur l’île.

Elena toqua à sa porte en verre, un sourire presque gêné sur le visage. Il se put s’empêcher de la trouver belle, malgré ses traits tirés par la fatigue et le surmenage.

_ Tu comptes dormir ici ? demanda Elena. Je pensais que tout le monde était parti.

           Danny désigna son bureau plein de dossiers et de feuilles.

_ Je finissais. Répondit-il. Et puis je t’attendais, je voulais savoir comment tu t’en étais sortie avec tout l’alphabet !

_ Et bien pour l’instant le DCIS et le NCIS vont travailler ensemble sur l’affaire. Je pense que les informations seront transmises à la CIA et au Pentagone ensuite. Demain des agents fédéraux devraient venir interroger nos prisonniers. Mais pour le moment … je crois que l’on a mérité de se reposer !

           Elena avait l’air lasse, et aucun d’eux ne semblait prêt à discuter, ce qui rassura Danny.

_ Tu as raison. Fit-il en réunissant ses affaires et en poussant tout dans son tiroir. Même Steve est rentré chez lui. Tu as pris une chambre d’hôtel ?

           Danny se demanda si sa question n’avait pas une tournure ambiguë, alors qu’à ce moment précis il n’avait aucun arrière pensé. Elena sembla réfléchir, comme si elle venait de se rendre compte de quelque chose.

_ A vrai dire, je n’ai pas eu le temps. Je suis venu directement depuis l’aéroport, et en taxi en plus ! Je n’avais même pas pensé à … ça.

           Danny réalisa qu’ils avaient tous passé la nuit à travailler, et que la question d’un lit ne s’était pas posée jusque-là pour Elena. En même temps, Elena réfléchissait : avant l’appel de Jack, elle était partie dans l’idée de reprendre une chambre d’hôtel, mais ensuite elle était venue directement, avec sa petite valise, au 5.0, et elle n’avait plus pensé à cela jusqu’ici. Tout comme elle n’avait plus pensé à la conversation qu’elle devait avoir avec Danny.

Danny était partagé, la situation avec Elena était compliquée, et à la fois, il lui semblait toujours très naturel et très facile d’échanger avec elle. Il se sentait inexorablement, lié et attiré par elle. Il se demandait s’ils réussiraient à agir en adultes responsables, en attendant de discuter.

_ Je t’invite. Proposa-t-il. Et demain nous irons voir Kelley et Steve !

           Elena le remercia et se rendit dans le bureau de Steve pour prendre sa valise. Elle n’avait pas la force de chercher une autre solution et elle n’en avait pas non plus tellement envie. Même si la situation était bizarre avec Danny, elle avait très envie de repasser du temps avec lui.

Danny attendait vers la porte du QG, et quand il vit Elena ressortir du bureau de son frère avec une toute petite valise, il eut un pincement au cœur. C’était le genre de valise que l’on prenait pour quelques jours à peine ! 

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