Hilda et les secrets de l'univers

Chapitre 1 : Les bracelets des étoiles : partie 1

8025 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 03/01/2026 18:56

Notes de l'auteurs : Bonjour tout le monde, vous allez bien ? Et oui comme, vous avez pu le voir au titre, ceci n'est pas un nouveau chapitre mais une réécriture totale de "Hilda et les secrets de l'univers". Pourquoi ? Tout simplement parce que j'ai réalisé que j'avais écrit cette fiction un peu à la va-vite et aussi, comme beaucoup de connais pas la série "Hilda" et ne l'a jamais vue, il y avait de nombreuses choses et éléments qui étaient clairement incompréhensible. J'ai donc décidé de complétement la refaire, avec notamment des résumés bien plus détaillées des évènements passés dans la série, ainsi que du dernier épisode de la troisième et dernière saison vu que cette fiction se passe directement après cet épisode là.


Pour ce qui est du reste, la fiction reprend avec la toute première version sortie au départ, celle où Hilda rencontre des extraterrestres et non des robots, car elle était bien mieux et beaucoup plus original.


Voilà, j'espère que vous comprenez, je vous souhaites une bonne lecture et une très bonne année à tous. :)


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- Il y a des milliers d’années la paix et l’harmonie régnaient dans l’univers. Et nous, nous étions chargés de la maintenir et de la préserver. Mais un jour une puissante force maléfique fit son apparition dans la galaxie, la plongeant dans le chaos. Nous tentâmes alors de l’arrêter, mais malgré notre bravoure, nos ennemis étaient plus puissants et bien plus nombreux que nous, nous forçant à fuir et à nous cacher dans les parties inconnues de la galaxie. Notre dernier espoir reposait alors sur deux artefacts, les plus puissants de l’univers. Mais, suite à un nouveau combat entre nous et les forces du mal, les artefacts disparurent à jamais dans les confins de l’espace. Et alors que tout semblait perdu, un signal nous mena vers une nouvelle planète : la Terre. Mais on ignorait alors que le destin de tout l’univers allait reposer sur les épaules d’une petite fille aventurière, courageuse, intrépide et … aux cheveux bleus.

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Le Multivers était connue pour ses dimensions alternatives : une où la Terre a été ravagée par un champignon mutant transformant les humains en monstres, une autre avec un où un redoutable dieu de la guerre combattaient les dieux de divers mythologies, une autre encore, entièrement peuplée d’extraterrestres, avec un jeune lombax et son pote le robot combattant de nombreuses menaces ou avec un super-héros lanceur de toiles protégeant sa ville de la criminalité et des supers-méchants…


mais dans l’une d’elle, dans une immense galaxie, il y avait une version alternative de la terre, qui semblait ordinaire en apparence, mais c’était en réalité un monde où les habitants, des humains, cohabitaient avec divers créatures magiques fantastiques : les trolls, les géants, les elfes, les nisses, les marras, les sorcières et même… les fées.


Quelque part dans ce monde, il y avait une grande ville appelée « Trollbourg », entourée de hauts murs et qui se trouvait au bord de la mer.


Actuellement la nuit était tombée depuis longtemps, tandis que la ville était en fête car c’était la fameuse « Parade des oiseaux ». C’était un défilé qui avait lieu chaque année pour honorer le « Grand Corbeau », en réalité un oiseau-tonnerre, et qui se composait de plusieurs chars décorés, de personnes déguisées en oiseaux et de feux d’artifices. Les rues de Trollbourg étaient également décorées de lanternes. Le point d’orgue de la fête était l’apparition du Grand Corbeau en personne, lançant des éclairs au-dessus de la ville.


Cette tradition avait commencé lorsque le Grand Corbeau visita pour la première fois Trollbourg, qui n’était à l’époque qu’un tout petit village, et qui fut pris pour un messager du dieu vénéré par les habitants. Cette année-là, la récolte fut exceptionnellement bonne, et les habitants du village croyaient que c’était grâce au Grand Corbeau. En honorant le Grand Corbeau, les habitants de Trollbourg croyaient que l’oiseau leur apporterai une nouvelle année de chance.


Tandis qu’à l’extérieur de la ville, dans les montagnes et les forêts, d’étranges créatures étaient rassemblées autour de plusieurs feux de camp : des trolls, tous de formes et de tailles différentes, mais les plus courants ressemblaient à de grands rochers dotés de grands bras et de jambes trapus, d’yeux blancs vides brillants, d’un long nez, et d’une grande bouche doté de dents pointues. Certains se contentaient seulement de fixer leurs feux, d’autres mangeaient des poissons, des pièces de viandes ou des fruits et des légumes.


Les trolls étaient des créatures qui n’étaient actives que de nuit, car le jour, le soleil les transformaient en pierre (dans la série Hilda, les trolls se changent en pierre mais ça ne les tue pas : ils dorment et quand la nuit tombe ils se réveillent).


Parmi ces trolls, il y avait Trylla et sa fille, Baba. Toutes deux se promenaient tranquillement dans la forêt quand elles tombèrent sur un étrange rocher à moitié enfoncé dans le sol, de forme ovale, comme un œuf, couvert de terre et de mousse et d’étrange motifs.


- Ba-ba ? Fit Baba curieuse en s’approchant de la drôle de pierre. Elle la toucha, mais aussitôt un bruit strident s’en échappa effrayant la petite troll qui se refugia dans les bras de sa mère qui vit les motifs se mettre à briller d’une étrange lumière multicolore. Trylla, qui commençait aussi à avoir peur, tenant toujours sa fille dans ses bras, s’enfuit à toutes jambes et disparut dans la nuit. Puis la pierre cessa de briller et tira un immense rayon lumineux qui s’éleva dans le ciel et disparut dans les ténèbres infinis de l’espace.


Au même moment, à Trollbourg, Hilda, sa mère, Johanna, et ses amis, David, Frida, Brindille, Alfur et Tontu, étaient assis sur un muret et contemplaient le défilé qui se déroulait sous leurs yeux. Hilda était une jeune fille âgée de treize ans coiffée d’un béret noir et vêtue d’un pull rouge, d’un pantalon noir et les pieds chaussés de bottes rouges. Une écharpe jaune était nouée autour de son cou. Ses cheveux en revanche étaient très particulier, car ils étaient bleus cyan. C’est alors qu’elle remarqua du coin de l’œil, entre les montagnes, l’immense rayon lumineux et coloré s’élever dans le ciel.


Mais quand elle tourna complétement la tête, le rayon avait déjà disparu.


- Hilda, tout va bien ? Demanda sa mère.


- Tout va bien Maman, j’ai cru voir quelque chose. Dit-elle en regardant de nouveau le défilé.


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Pendant ce temps, dans l’espace, à des milliers d’années-lumière de la terre, il y avait une gigantesque station spatiale extraterrestre. Dans cette station, plus particulièrement dans une immense salle, toutes sortes d’espèces extraterrestres vaquaient à leurs occupations. Certains étaient en train de consulter des ordinateurs, d’autres discutaient entre eux, d’autres encore lisaient des dossiers tout en se déplaçant un peu partout dans la pièce. Brusquement une grande alarme se déclencha, puis une gigantesque image bleue holographique de plusieurs planètes apparut au centre de la pièce. Aussitôt les extraterrestres arrêtèrent immédiatement ce qu’ils faisaient et se rassemblèrent autour de l’image. Ensuite toutes les planètes sur l’image disparurent, n’en laissant qu’une : la Terre. L’hologramme de cette dernière se mit alors à grossir jusqu’à prendre une immense taille et révélant en détail ses océans et ses îles.


Puis un petit point rouge apparut à l’endroit même où la drôle de pierre avait tiré son rayon dans le ciel, les extraterrestres poussèrent alors des exclamations et des cris de surprise. Au même moment une grande porte au sommet d’un grand escalier s’ouvrit et un extraterrestre assez imposant entra dans la grande salle. Il était impossible de savoir à quoi il ressemblait car un mélange d’armure noire et de combinaison bleu le recouvrait de la tête au pied, une longue cape violette était également fixée dans son dos.


- Eh bien que se passe-t-il ? Dit-il d’une grosse voix robotique qui calma immédiatement la petite foule, qui se tourna vers lui.


- Commandant Qwark ! Dit un extraterrestre, qui avait trois longs yeux pédonculés, en s’avançant et en se mettant en garde à vous devant le nouvel arrivant. « Il faut que vous voyiez ça ! »


La petite foule s’écarta pour laisser passer le commandant en question qui s’avança vers l’hologramme, avant de se figer sur place.


- Non… c’est impossible. Dit-il doucement, puis il appuya sur une sorte d’écran tactile fixé à son poignet « Retournez immédiatement à vos postes, il faut que vous trouviez tout ce qu’on peut savoir sur cette planète. »


Ils s’exécutèrent immédiatement et quelques minutes plus tard un petit robot trouva des réponses.


- Commandant, d’après nos analyses, cette planète est respirable et possède une faune et une flore totalement inconnues du reste de la galaxie. Elle est également peuplée d’une espèce intelligente bipède, possédant une technologie très inférieure à la nôtre.


- Cette planète a-t-elle un nom ?


- Oui, la Terre.


- Et ça c’est quoi ça ? Demanda Qwark en désignant les océans sur l’image holographique. « De l’eau ? »


- Oui de l’eau. Dit un autre extraterrestre semblable à une panthère anthropomorphe « Cette planète en est recouverte, c’est un gros caillou trempé. »


- Intéressant, c’est donc là qu’ils ont été pendant tout ce temps. Pas étonnant qu’on ne les ait jamais retrouvés. Dit Qwark, puis il appuya sur un écran fixé à son poignet. « Shocker, Orb, Dimensio, H… rassemblez tous les Gardiens Galactiques et venez tous dans la grande salle. Vite ! »


Quelques minutes plus tard, l’intégralité des Gardiens Galactiques, composés d’un large éventail d’espèces galactiques était rassemblée dans la salle autour d’une grande estrade qui s’était élevée mécaniquement et sur laquelle se trouvait Qwark, mais également le grand et costaud Shocker, le puissant et magique Orb, le mystérieux et tentaculaire Dimensio, et enfin la sauvage, mais intelligente, H. Tous les cinq étaient les Gardiens Galactiques les plus puissants et formaient ainsi ce qui restait du « Comité Galactique », appelé également « Le Grand Conseil des Gardiens Galactiques ».


Orb s’avança vers le bord de l’estrade tout en contemplant la petite foule.


- Mes frères et mes sœurs. Dit-il d’une voix sage et robotique. « Nous avons capté un signal provenant d’une capsule qui a été perdue il y a des années maintenant et qui contenait… ceci. » Il claqua des doigts et une image holographique représentant d’étranges bracelets robotiques apparut. Les Gardiens Galactique poussèrent à leur tour des exclamations de surprise et certains se mirent à discuter entre eux. Shocker réclama le silence en frappant dans ses grandes mains mécaniques. Qwark continua :


- Oui, les derniers espoirs de la galaxie qu’on pensait perdue à jamais ont enfin été retrouvés.


- Mais où sont-ils et pourquoi n’a-t-on reçu le signal que maintenant ? Demanda un Gardien Galactique.


- Pour le signal, ça on l’ignore mais ils se trouvent sur une planète totalement inconnue et bien dissimulée du reste de la galaxie : la Terre C’est comme ça qu’ils sont restés cachés à nos yeux, et à ceux de nos ennemis, pendant si longtemps. Expliqua le Commandant. « Mais maintenant il faut faire vite, car nos ennemis ont probablement capté aussi le signal et il faut les retrouver avant eux. »


- Et pour cela, nous avons choisi trois d’entre vous pour les récupérer. Dit Shocker. « Sid, Hiro, Elect ! Venez vers nous ! »


Aussitôt, trois Guerriers Galactiques se frayèrent un chemin à travers la petite foule et montèrent sur l’estrade, avant de se mettre en garde à vous devant la Comité.

- Nous vous avons choisis pour cette mission car vous êtes les meilleurs d’entre tous. Expliqua Orb. « Vous devez retrouver les bracelets : si nos ennemis les trouvaient avant nous, alors l’univers entier serait perdu à jamais. »


- On ne vous décevra pas Maître ! Dit Sid loyalement.


 - Et soyez prudent, car cette planète est totalement nouvelle, les habitants ne sont pas au courant de ce qui se passe, ils ne savent même pas qui nous sommes. Et ils risquent fortement d’avoir peur de vous, alors faites-vous discrets. 


Les trois guerriers extraterrestres acquiescèrent, puis quelques minutes plus tard une navette spatiale quitta la station et fonça en direction de la Terre. Depuis la station, le Conseil regardait la navette disparaitre dans les ténèbres infinies de l’espace.


- Bonne chance soldats ! Dit Qwark.


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Le lendemain, sur Terre, Hilda était dans sa chambre, assise sur son lit, en train de lire un livre avec Brindille qui dormait à côté d’elle. Brindille était un petit renard-cerf blanc avec un pair de petits bois noirs sur la tête, une longue queue touffue et quelques taches sur le dos.


Le livre qu’elle lisait parlait de l’espace et de ses planètes, mais également de légendes parlant de potentiels êtres de l’espace, appelés « Peuples ou Dieux des étoiles », aussi connus sous le nom « d’extraterrestres ».


Finalement, elle se lassa de sa lecture et posa son comics sur sa table de nuit. Puis, en soupirant, elle s’allongea, les bras sous sa tête, tout en fixant le plafond de sa chambre. C’est alors que l’horloge à coucou qui se trouvait dans une étagère, au-dessus du bureau d’Hilda, s’ouvrit et Alfur en sortit. C’était un petit elfe au teint blanc coiffé d’un chapeau rouge et vêtu d’une chemise, rouge elle aussi. Ses bras et ses jambes étaient très fins et ressemblaient à des bâtons et… il n’avait pas de main. Son activité principale était d’écrire des rapports sur Trollbourg aux autres elfes de sa famille.


- Salut Hilda. Dit-il en sautant de l’étagère pour atterrir sur le bureau afin d’atteindre la table de nuit pour rejoindre son amie.


- Salut Alfur, pas de nouveaux rapports aujourd’hui ? Demanda Hilda en tournant la tête vers lui.


- Non. Répondit l’elfe en secouant la tête. « Il ne se passe rien en ce moment à Trollbourg et je m’ennuie un peu. » Il remarqua alors le livre qu’elle lisait. « Tient ? Tu t’intéresses à ça maintenant ? » 


- Et oui. Rigola la jeune fille aux cheveux bleus. « J’ai commencé à me demander si il n’y avait pas d’autres êtres vivants dans les étoiles. Les géants qui vivaient sur terre, autrefois, sont partis en sautant très loin dans l’espace. Cela prouve qu’il existe sûrement d’autres mondes dans l’univers. Alors j’ai emprunté ce livre à la bibliothèque qui est vraiment passionnant. J’ai même pensé à une théorie à propos du monde des fées, si ça se trouve ce monde ne se trouve pas dans une dimension parallèle, comme on le croit, mais sur planète connectée à la nôtre et se trouvant très, très loin dans l’univers. »


- C’est vrai que je n’y avait pas pensé. Dit Alfur en souriant.


- Bon et si on allait se promener un peu ? Dit Hilda en s’étirant avant de s’assoir sur son lit.


- Pourquoi pas. Dit Alfur en sautant sur la tête de son amie pour se réfugier dans ses cheveux tandis qu’elle enfilait ses bottes rouges.


- Tu viens Brindille ? Demanda Hilda à son compagnon à fourrure blanche qui se réveilla aussitôt et bondit du lit en poussant un jappement joyeux. Ils s’apprêtèrent à sortir de la chambre, quand le regard d’Hilda se posa sur un dessin, sur son bureau, qu’elle avait fait hier. Ce dessin la représentait avec une tenue et des ailes de fées.


Cela lui rappela aussitôt sa dernière aventure récente ( dans le dernier épisode de la troisième saison ) : elle et ses amis étaient partis retrouver son père, Anders, qui était prisonnier de la mystérieuse « Île aux fées », qui se trouvait dans une autre dimension. Là, après avoir retrouvé et sauvé son père, Hilda était partie à la recherche de sa mère qui avait aussi pénétré sur l’Île pour la chercher. Une fois réunies et rejointes par leur tante, Astrid, Hilda avait fait la rencontre de ses grands-parents, Lydia et Phinium, qu’elle n’avait jamais rencontré et dont Johanna n’avait aucun souvenir. Et c’est là qu’elles avaient eu une révélation inattendue : Astrid, Lydia et Phinium étaient tous les trois des fées.


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Il y a très longtemps, quand Lydia était encore une enfant, elle était humaine. Mais un jour, elle rencontra Astrid et Phinium avec qui elle se lia d’amitié, bien que la règle interdisait aux fées d’interagir avec les humains. En grandissant, Lydia et Phinium tombèrent amoureux, se marièrent et eurent une fille, Johanna. Ils s’installèrent ensuite dans un village humain, Totofen. Mais alors que tout allait bien, tout bascula quand leur fille tomba gravement malade et il était impossible de la guérir. Pour la sauver, ses parents conclurent un marché avec « l’Entité Féerique », un grand être spirituel aussi puissant que terrifiant qui a le contrôle total de l’Île aux fées et qui semble même être son incarnation. La créature accepta de guérir Johanna si ses parents acceptaient de la lui confier à son dixième anniversaire, décision que Lydia et Phinium acceptèrent à contre cœur. Mais lorsque leur fille eut dix ans, ses parents durent honorer leur part du marché. Ils négocièrent alors un nouveau pacte avec l’Entité : ils s’abandonneraient à elle et s’installeraient sur l’Île pour toujours, sans jamais plus retourner dans le monde des humains. L’Entité accepta à nouveau. Lydia et Phinium furent donc contraint de laisser leur fille au soin de sa tante et s’installèrent sur l’Île aux Fées. A leur demande, Astrid lança un sortilège mémoriel sur Johanna afin qu’elle n’est pas l’impression d’avoir été abandonnée pas ses parents. Cela effaça également les souvenirs les plus fantastiques de sa jeunesse.

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Mais malgré d’heureuses retrouvailles, tissages de liens et même un pique-nique, la présence de Johanna et de Hilda sur l’Île signifiaient que le pacte avait été rompu et elles étaient maintenant prisonnières du monde féérique. Lydia et Phinium avaient alors tentés de les convaincre qu’il était préférable de se soumettre à la volonté de l’île et de l’Entité, mais Hilda savait que malgré sa beauté, le monde était une prison où rien ne changeait jamais. Après avoir convaincu ses grands-parents fraichement retrouvés et avec leur aide, ainsi que celle de Astrid qui était allé négocier avec l’Entité Féérique et de Brindille qui avait amené toute sa meute pour les secourir, Hilda et sa mère étaient parvenus à s’en échapper grâce au pont lumineux, le « portail », des renards-cerfs, malgré les nombreux dangers et obstacles crées par l’île. Mais bien que Astrid et la meute de Brindille aient pu aussi s’échapper du mondes des fées, Phinium et Lydia devaient y rester, car ils ne pouvaient plus jamais retourner dans le monde des humains.


- Hilda ? Ça va ? Demanda Alfur, sa voix sortit Hilda de son souvenir.


- Oui… tout va bien. Dit-elle en détachant son regard du dessin et elle sortit de sa chambre. Elle se dirigea ensuite vers la chambre de Johanna, sa mère. Cette dernière était en train de travailler sur une nouvelle toile qui représentait un des endroits de du monde des fées, cette incroyable aventure l’ayant inspirée. Quand elle entendit sa fille entrer dans sa chambre, elle tourna la tête vers elle.


Johanna avait des cheveux bruns et des yeux noirs. Elle portait un pull marron à col roulé, un pantalon de la même couleur mais plus foncé et des chaussures blanches.


- Oh salut ma puce. Dit-elle en souriant. « Il est qu’elle heure, là ? » Elle regarda sa montre et vit qu’il était deux heures trente de l’après-midi. « Houlà, déjà ! J’ai vraiment pas vu le temps passer. Désolée Hilda, mais là je crois qu’il un peu tard pour déjeuner. Ca ne te dérange pas d’attendre ce soir ? »


- Non Maman, de toute façon je n’avais pas faim. Dit sa fille en souriant. « On va aller se promener moi, Brindille et Alfur. »


- Ok, mais ne rentre pas trop tard. Dit Johanna. Toutes deux s’étreignirent, puis Hilda sortit de l’appartement, Brindille sur les talons. Elle traversa la ville, salua quelques passant, dont Gerda, la chef de la Patrouille de Sécurité qui était la « Police » de Trollbourg, passa ensuite la grande porte du mur entourant la ville et se retrouva dans la forêt.


Elle marcha quelques minutes tout en contemplant les paysages et les migrations de woffs, de grandes créatures volantes canines rondes et poilues. Les woffs avaient de grands yeux ronds, un petit nez noir et une longue queue de renard. Ils avaient également un museau rosâtre, de petites oreilles ovales et pas de patte en raison du fait qu’ils passent la majeur partie de leur vie dans les airs.

Puis elle alla s’allonger sur une colline, Brindille à ses côtés. Et elle fixa longuement le ciel dégagé


- Hé Hilda ? Demanda Alfur.


- Oui ?


- Tout à l’heure-là, tu semblais figée en regardant ton dessin. Tu pensais encore à ton aventure dans le monde des fées ? N’est-ce pas ?


- Oui. Avoua Hilda. « Et je pensais surtout à mes grands-parents, j’aimerai tellement pouvoir les sortir de là, qu’ils soient avec nous. Mais c’est impossible. » Soupira-t-elle tristement.


- Je te comprend Hilda. Dit Alfur chaleureusement en la réconfortant comme un grand frère. « L’essentiel au moins c’est qu’ils soient en vie et qu’en plus, même de là-bas, ils peuvent nous voir à distance. Je suis même sûr qu’ils sont en train de nous observer en ce moment. »


- Tu as sûrement raison. Dit son amie en souriant. « D’ailleurs j’y pense, vu que je suis une hybride mi-humaine mi fée, tu penses que j’ai des pouvoirs ? Et même des ailes ? »


- Ah ça, je n’en ai pas la moindre idée. Dit Alfur surpris par la question d’Hilda. « Je n’y avait même jamais pensé. Ta tante, elle, le sait peut-être. »


- Ouais sûrement, je lui demanderai la prochaine fois qu’on ira lui rendre visite. C’est alors qu’elle entendit une mystérieuse voix l’appeler pas son prénom :


- Hilda…

 

- Hein ? Alfur, t’as entendu ?


- Entendu quoi ? Demanda l’elfe surpris.


- Hilda…

 

- Là, tu ne l’a pas entendue ? Une voix, il y a une voix qui m’appelle !


- Hilda…

 

- Ça recommence ! Tu ne l’entends vraiment pas ? Alfur secoua la tête.


- Non, je n’entends absolument rien ! Dit-il en paniquant presque. « C’est dans ta tête ou quoi ? »


Quand la voix retentit à nouveau, Hilda en eut assez.


- Bon ça suffit ! Je veux en avoir le cœur net, viens Brindille ! Dit-elle en se relevant et en se mettant en route. Son compagnon à quatre pattes, bien qu’un peu inquiet, se mit à la suivre. Guidée par la voix qui l’appelait toujours, Hilda se mit à marcher sans vraiment comprendre où elle allait. Au fur et à mesure qu’elle avançait, la voix se faisait plus clair et plus distincte. Elle semblait grave et robotique, mais pas menaçante et aussi pleine de sagesse. Elle marcha encore pendant plusieurs minutes et arriva finalement dans une petite clairière, et brusquement la voix cessa.


- Bizarre, je ne l’entend plus. S’inquiéta Hilda en regardant autour d’elle.


- Peut être que t’as rêvée. Dit Alfur. « Moi je n’entendais absolument rien. »


- Ouais, tu as raison. Cette aventure dans le monde des fées m’a un peu chamboulée je crois. Soupira-t-elle, mais en se retournant pour repartir elle fit face à Brindille qui était cabré comme si il allait bondir sur elle, les poils hérissés comme un chat en colère et grognait en montrant les dents. « Brindille ? Qu’est-ce qui te prend ? » Demanda sa maitresse inquiète en levant doucement les bras. « C’est moi, Hilda. »


- Heu… Hilda, je ne crois pas que c’est sur toi qu’il grogne. Dit Alfur. « Retourne toi et regarde là-bas. » Hilda se retourna et regarda vers la direction qu’indiquait Alfur et vit… la drôle de pierre dont les motifs brillaient encore faiblement de l’étrange lumière multicolore.


- Tu vois ce que je vois ? S’exclama-t-elle choquée, Alfur hocha la tête, tout aussi choqué que son amie. Hilda s’approcha du rocher et le toucha : il était lisse et glacé, comme du métal. C’est alors qu’elle réalisa quelque chose. « Ce n’est pas de la pierre, c’est du métal ! »


- Du métal ?! Demanda l’elfe surpris, Hilda se mit alors à gratter la mousse et la terre qui le recouvrait. Elle vit alors que ce n’était effectivement pas un rocher, mais une sorte d’énorme caisse blanche en métal. « Mais qu’est-ce que c’est que ça ?! »


Alfur sauta alors sur l’étrange objet pour l’examiner, tandis qu’Hilda faisait lentement le tour. Brindille, lui, fixait l’étrange objet avec inquiétude et restait à distance.


- Peu importe ce que c’est. Dit alors l’elfe. « Ce truc n’a été construit ni par les trolls, ni par les elfes, ni même par les humains. »


- Tu as tout à fait raison. Dit Hilda, c’est alors qu’elle eut une pensée complétement inattendue. « Alfur… je sais pourquoi ce truc nous est totalement inconnue. Tout simplement parce que ce truc n’est pas de notre monde. » Dit-elle en regardant le ciel.


- Attend… tu crois quand même pas que ce truc est d’origine… extraterrestre ?! S’exclama l’elfe choqué.


Au lieu de lui répondre, Hilda se rappela d’un truc qu’elle avait vu dans le livre sur l’espace.


- Alfur… as-tu entendu parlé de la légende du Peuple de métal ?


- Le quoi ?!


- Le Peuple de métal. D’après la légende, c’était des êtres mécaniques, des machines intelligentes qui seraient venues de l’espace pour s’installer sur notre planète où elles ont vécus des millions d’années avant même l’apparition des géants ! Expliqua Hilda tout excitée. « On raconte qu’ils pouvaient voyager dans les étoiles à bord d’immenses vaisseaux volants. A tous les coups cette caisse en métal devait être une sorte de mini-engin de transport qui s’est écrasé là et a été oublié. Tu te rend comptes ? On a peut-être sous les yeux la preuve de l’existence de ce peuple et aussi qu’il y a bien d’autres êtres vivants dans les étoiles !!! »


- Si c’est ça, c’est vraiment incroyable. Approuva Alfur en souriant.


- Tient, d’ailleurs je me demande…


Elle tapota doucement la forme en métal et…


- Ça sonne creux ! il doit y avoir quelque chose à l’intérieur.


- Si il y a quelque chose à l’intérieur, alors ça doit pouvoir s’ouvrir. Comprit Alfur. Ils refirent le tour de la caisse tout en tâtonnant partout, à la recherche d’un potentiel bouton ou mécanisme à activer. C’est alors qu’Hilda toucha accidentellement une sorte de symbole en forme de Saturne. Aussitôt les motifs se remirent à briller de la même lumière multicolore aveuglante effrayant Hilda qui tomba assise par terre, Alfur fit un bond digne d’une puce pour atterrir dans les cheveux de son amie et Brindille sa planqua derrière un rocher.


Puis la lumière cessa et la caisse s’ouvrit en quatre, comme une fleur en train d’éclore, laissant échapper une épaisse fumée bleue. Quand la fumée se dissipa, Hilda se releva et s’avança vers l’engin qui était désormais ouvert et là, à l’intérieur, elle vit deux objets qui ressemblaient à des bracelets en métal blanc dotés chacun d’un noyau bleu lumineux, l’un était plus clair et l’autre plus foncé.


- Hein ? Ce n’est que ça ? Des Bracelets ?! S’étonna Hilda presque déçue. « Pourquoi les mettre dans une boite aussi grosse qu’un troll ? » Curieuse, elle tendit la mains vers les objets.


- Heu… fait attention quand même. Prévint Alfur. « Si ils ont étés mis là-dedans, c’est qu’il y a peut-être une bonne raison ! » Mais au moment où Hilda allait poser la main sur les bracelets, ces derniers s’entourèrent d’une aura lumineuse bleue faisant sursauter Hilda qui retira immédiatement sa main et recula. « Tu vois ce que je veux dire ? »


Brillant toujours, le deux étranges objets s’élevèrent dans les airs, avant de foncer vers Hilda qui se mit à plat ventre pour les esquiver, Brindille, toujours caché derrière son rocher, ne bougeait pas. Mais alors qu’elle se relevait, les bracelets firent demi-tour pour revenir vers elle.


- Hilda attention !!! Cria Alfur, toujours caché dans ses cheveux. Hilda se remit à plat ventre et les bracelets passèrent à nouveau au-dessus d’elle, pour faire à nouveau demi-tour et foncer vers elle. « Heu… on fait quoi maintenant ? » Demanda Alfur tremblant.


- On court !!! Hurla Hilda paniquée en prenant ses jambes à son cou, prenant Brindille dans ses bras au passage. Elle courut, courut, espérant atteindre la ville, mais les bracelets la poursuivait toujours. A la fin, n’en pouvant plus, elle plongea dans un buisson derrière un arbre et les bracelets passèrent à coté sans la voir et disparurent. Hilda sortit de sa cachette, posa Brindille par terre et s’appuya contre un arbre, son cœur battant la chamade. « Je… crois qu’on…les a semés… je… je n’en peux plus. » Haleta-t-elle.


- Qu’est-ce que ces truc te… commença à dire Alfur, mais les bracelets surgirent des fourrés et Hilda, coincée contre l’arbre, n’avait plus la force de courir. Les objets foncèrent vers et Hilda n’eut pas d’autres choix que de se protéger le visage avec ses bras, ignorant que c’était leurs cibles et… ils se fixèrent à ses poignets.


- AAAAAH !!!! Hurla Hilda en secouant ses poignets. « Lâchez-moi, lâchez-moi !!!! Elle tenta désespérément de les retirer en tirant dessus, mais cela ne servait absolument à rien. A la fin elle abandonna. « Pfff, ces trucs ne veulent pas se détacher. » Soupira-t-elle. Alfur sauta de sa tête pour atteindre son poignet droit et inspecta un des bracelets en espérant trouver une ouverture et le crocheter à la façon d’un trou de serrure pour le faire lâcher. Mais il ne trouva rien.


- Peut être… dit Hilda en réfléchissant nerveusement. « Peut-être quand appuyant sur les… » Elle appuya à tout hasard sur le noyaux bleu clair du bracelet droit et aussitôt, en même temps, les deux bracelets se mirent à briller, faisant sursauter Alfur qui tomba de son bras. En même temps, Hilda, vit avec horreur que des lignes bleues apparaissaient partout sur son corps, elle pouvait les voir à travers ses vêtements. « Qu’est-ce qui m’arrive ?! Au secours !!! » Paniqua-t-elle.

 Puis elle sentit une douleur atroce dans son crâne.


- OOOOOOH MA TÊTE !!!! Hurla-t-elle en tombant à genoux tout tenant sa tête entre ses mains.


- Hilda !!!! Cria Alfur en se précipitant vers elle, suivit de Brindille qui couinait, paniqué. Mais la jeune fille, toujours à genoux, écarta brusquement les bras et ses yeux se mirent à briller de la même lumière bleue avant de libérer une espèce d’onde de choc lumineuse qui projeta Alfur et Brindille en l’air. Ils retombèrent au sol, assommés, mais indemnes. En même temps, Hilda commença à avoir de nombreuses visions, des visions absolument terrifiantes :


La première révélait l’espace avec de nombreuses planètes.


La suivante montra un groupe de silhouettes inquiétantes, toutes de formes et de tailles différentes.


La troisième montra plusieurs explosions, des silhouettes qui courraient et hurlaient.


La quatrième montra un grand être terrifiant en armure, encapuchonné et portant une cape, avec plusieurs yeux rouges semblables à ceux d’une araignée tirer un grand rayon d’énergie avec sa main avant de pousser un hurlement et de libérer une terrible explosion qui vaporisa de nombreux êtres vivants.


La cinquième montra une bataille entre plusieurs créatures qu’Hilda ne connaissait pas.


La dernière, montra à nouveau plusieurs planètes, mais complétement détruites, suivi ensuite de ce qui semblait être une obscurité totale… jusqu’à ce que d’innombrables yeux violets brillants s’ouvrent.


- L’UNIVERS EST SOUS MON CONTRÔLE TOTAL !!!! Hurla une voix terrifiante mi robotique, mi démoniaque.


Lorsque les visions prirent fin, les bracelets cessèrent de briller et les lumières sur le corps et dans les yeux d’Hilda disparurent. Cette dernière se releva alors péniblement, marchant et titubant comme un zombie.


- Alfur… Brindille… dit-elle faiblement, avant de retomber au sol et de s’évanouir.


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Pendant ce temps, dans la station spatiale des Gardiens galactiques, le Comité était dans leur salle de réunion personnelle en train regarder toute l’histoire de la Terre grâce à Athéna, l’intelligence artificielle qui contrôlaient la station. Cette dernière leur envoyait de nombreuse images holographiques sur les différentes régions, océans, mais aussi sur la faune et la flore. Il y avait également les différents villages, les légendes et les créatures fantastiques.


- C’est toujours aussi fascinant de découvrir de nouveaux mondes. Dit Qwark ravi.


- Apparemment les humains doivent signer des contrats spéciaux pour voir les elfes. Dit Shocker en rigolant un peu, il s’imaginait en train d’essayer de remplir un tout petit contrat dans son énorme main, puis il reprit son sérieux. « Il y aussi des créatures femelles qui donnent des cauchemars à leurs victimes pour ensuite s’en nourrir ».


- Tient, tient, intéressant. S’exclama alors H. « Apparemment, il existait un troll absolument gigantesque qui dominait les montagnes. C’était une femelle appelée Amma et qui était la mère et la grand-mère de tous les trolls qui vivent en ce moment sur terre. Elle avait créés de nombreuses montagnes pour y accueillir ses enfants, puis elle a disparu sans laisser de trace. »


- Disparue ?! S’étonna Orb. « Comment un être de la taille d’une montagne a pu disparaitre ? »


- Et ce n’est pas fini ! Continua H. « Autrefois, ces trolls avaient également un roi, le Roi de la montagne. Mais un jour, ce roi déclara la guerre aux humains et une guerre éclata entre les trolls qui voulaient cette guerre et ceux qui, au contraire, ne la voulait pas. A la fin, le Roi de la montagne et son royaume tombèrent et il n’eut plus jamais d’autres roi ! »


- On dirait que ce monde nous réserve plein de surprises. Dit Orb impressionné. Mais Qwark vit une image holographique qui le figea sur place, une image qui représentait plusieurs créatures humanoïdes, tous d’aspects différents.


- Les gars ! Venez voir ! Cria-t-il brusquement, faisant sursauter les autres extraterrestres qui allèrent le rejoindre pour voir l’image. « Autrefois la terre était dominée par ces gigantesques créatures les « géants ». Ils ont aussi façonnés des montagnes, crées les forêts, les lacs et les cours d’eaux. Certains sont également responsables de l’apparition de certaines des créatures magiques qui parcourent ce monde. Amma faisait sûrement partie de ces géants. Et quand l’humanité est apparue, le monde était devenue trop petit pour eux et la plupart ont quittés la terre en sautant très loin dans l’espace. »


- Dans l’espace tu dis ? Demanda Dimensio, puis ils eurent tous comme une révélation.


- La légende disait donc vrai !!! S’exclama alors Qwark choqué. Au même moment une alarme retentit et une image holographique d’un autre Gardien galactique apparut.


- Commandants ! Vous devez vite venir, il se passe quelque chose de bizarre avec les artefacts !!! Cria le Gardien paniqué. Les membres du Comité se regardèrent avec inquiétude avant de sortir en trombe de la salle de réunion. De retour dans la grande salle, ils virent tous les Gardiens galactiques rassemblés autour d’une nouvelle image holographique représentant les bracelets qui clignotaient bizarrement.


Quand ils s’approchèrent, la foule d’extraterrestre s’écarta pour les laisser passer. Orb tendit alors la main vers l’hologramme, en même temps les yeux de son masque se mirent à briller.


- Oh non ! Dit-il quand il abaissa sa main, avant de se tourner vers les autres membres du Comité.


- Qu’est-ce qui se passe ? Demanda Qwark inquiet.


- Ils ont déjà trouvé leur porteur !!!


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- Hilda ! Hilda !!!


Quand Hilda rouvrit les yeux, elle eut la surprise de voir sa mère, vêtue de son manteau marron, penchée sur elle et la peur se lisant sur son visage.


- Ma… Maman ? Demanda-t-elle faiblement, Johanna poussa alors un soupir de soulagement avant de prendre sa fille dans ses bras. Hilda vit au passage Brindille avec Alfur. Elle vit également qu’ils étaient toujours dehors, à l’extérieur de la ville, et que le soir tombait, dans le ciel, tout était rouge. « Mais qu’est-ce que tu fais là ? »


- Tu ne rentrais pas et je commençais vraiment à m’inquiéter. Alors je suis partie à ta recherche et je t’ai vue étendue par terre, avec Alfur et Brindille autour de toi vraiment paniqués. Dit Johanna en la reposant doucement par terre. « Ça va ? tu peux marcher ? » Sa fille hocha la tête. « Qu’est-ce qui s’est passé ? »


Avec difficulté, Hilda raconta tout de A à Z. Johanna était choquée.


- Donc tu as trouvé des bracelets bizarres dans une sorte de boite en métal, que tu penses appartenir à ce « Peuple de métal », qui se sont accrochés à tes poignets ? Hilda hocha à nouveau la tête, elle leva ensuite un de ses poignets pour montrer l’un d’eux et vit avec surprise qu’il n’était plus là, elle regarda son autre poignet, mais l’autre bracelet avait également disparue.


- Hein ?! Mais ils sont passés où ? Dit-elle regardant partout sur elle, Alfur était tout aussi surpris. « Bizarre. »


- Peut être que ces trucs cherchaient un porteur et que tu n’étais pas digne. Tenta de raisonner Alfur.


- Tu as sûrement raison. Dit Hilda. « Si ça se trouve, ils sont même retournés dans leur caisse ! Il faut allez voir ! »


- Je t’accompagnes ! Dit sa mère. « J’ai pas envie qu’il t’arrive encore un truc. » Tous se dirigèrent vers la clairière et, a la grande surprise d’Hilda, Alfur et Brindille, virent que la caisse avait disparue. Seul un grand trou dans le sol témoignait de là où elle se trouvait.


- Heu… là honnêtement je comprends plus rien. Avoua Alfur.


- On est peut-être dans une autre clairière, tout simplement. Dit Johanna.


- Non non, c’est bien la même clairière. Dit Hilda en secouant la tête.


- T’est sûr que c’était pas un troll endormi ? Demanda sa mère.


- Non, d’abord on aurait tout de suite vu son nez et ensuite les trolls en métal n’existe pas. Dit Hilda calmement tout en réfléchissant, une main sur le menton. « Ou alors cette caisse elle-même était vivante ? Quand les bracelets sont revenus à l’intérieur, elle a dû se réactiver et elle est partie. Mais comment ? »


- A mon avis on aura peut-être jamais la réponse. Dit Johanna qui semblait soulagée. « De toute façon il est tard là, on devrait rentrer. »


- Ouais, tu as raison. Dit sa fille en soupirant. « Tant pis. » Il reprirent le chemin vers Trollbourg, mais Johanna pouvait voir que Hilda faisait la tête.


- Ma puce, ça va pas ? Dis-moi ce qui se passe ? Dit-elle en posant une main réconfortante sur son épaule.


- Ca va Maman, je suis juste un peu… déçue. En fait je pensais avoir trouvé un nouveau truc pour une prochaine aventure. Mais en entendant le mot « aventure », Johanna se figea sur place avant de regarder sa fille d’un air choqué qui sursauta. « Hé Maman, te fâche pas ! Oui, j’ai promis de faire une pause dans mes aventures, mais ce qui m’est arrivé était vraiment étrange, c’est tout ! » Dit Hilda, un peu paniquée, en levant les bras.


Heureusement, le regard choqué dans les yeux de sa mère disparut, remplacé par un regard réconfortant.


- Je ne suis pas fâchée Hilda, excuse-moi. Que tu réfléchisses à de nouvelles aventures, c’est très bien, mais je penses que tu devrai trouver autre chose.


- Hein ? Pourquoi ?! Demanda Hilda qui ne comprenait rien. C’est alors que sa mère s’agenouilla pour être à sa hauteur et plaça ses deux mains sur ses épaules. Hilda frémit, car elle pouvait clairement voir la peur dans ses yeux.


- Ecoute-moi attentivement, tu dois oublier cette aventure en lien avec le « Peuple de métal » car cela pourrai être très dangereux pour toi. Astrid m’a énormément raconté d’histoires à propos de ça : apparemment d’autres personnes, des aventuriers comme toi, ont essayé de découvrir l’existence de ces êtres mécaniques et tous ont disparus sans laisser de traces ! Alors je t’en prie ! Promets-moi, promets-moi que vous n’essaierez pas, toi et tes amis, d’essayer de découvrir l’existence du « Peuple de métal » ?!


Hilda était choquée, bien sûr elle avait déjà vu sa mère effrayée ou inquiète, mais là c’était un tout autre niveau.


- Je te le promet Maman ! Dit-elle en l’enlaçant. « Je ne voulais pas te faire peur, je suis désolé ! »


- Tu ne pouvais pas le savoir. Dit sa mère en l’enlaçant à son tour, elle restèrent ainsi comme ça, pendant quelques minutes, sous les regard d’Alfur, de Brindille et d’un troll qui passait par là. Puis elles se séparèrent.


- Et si en rentrant on faisait une partie de « Guerre au Dragon » ? Demanda gentiment Johanna en caressant les cheveux de sa fille.


- Ce serait génial ! Dit Hilda avec enthousiasme, et elles reprirent tranquillement le chemin vers Trollbourg, sans remarquer que des lignes bleus réapparurent brièvement sur la main d’Hilda avant de disparaitre.

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Mais au même moment, dans la base volante des Gardiens Galactiques, dans l’immense salle, les Gardiens et le Comité étaient toujours rassemblés autour de l’image holographique des bracelets.


- Athéna ! Ordonna alors Qwark dans le micro de son casque. « Essaie de trouver qui est leur porteur ! »


- Oui Commandant ! Dit une voix mécanique féminine. Tous attendirent et, enfin, petit à petit, l’image holographique du porteur apparut à la place de celle des bracelets et ce qu’ils virent alors les figèrent sur place…


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Clins d’œil et références à playstation :

 

- La première dimension citée est celle de « The last of us ».


- La deuxième est celle de « God of War ».

 

- La troisième est celle de « Ratchet and Clank »

- La quatrième et dernière est celle de « Marvel’s Spider-man »

 

 

Note de l’auteur : comme avec l’ancienne version, ce chapitre est en deux partie.

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