Independence Day : Payback

Chapitre 9 : La ruche

Par DarkSpielberg

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4 JUILLET


Le destructeur de villes s'approchait de la planète-mère des Récolteurs.

Elle était plus bien plus grande que la Terre, mais pas plus grande que Neptune.

C’était un globe noir comme le charbon, veiné de sillons luminescents verdâtres, comme le rayon dévastateur de leurs vaisseaux.

Bien qu'habitée, la planète semblait morte.

Aucun océan, aucun continent. Seulement un sol de métal fondu et de roches excavées noires, comme si l'intérieur du destructeur de villes avait été agrandi à l'échelle planétaire.

En orbite, plusieurs vaisseaux-mères, tous plus immenses les uns que les autres, étaient en construction par des milliers d’ouvriers en combinaison bio-mécanique qui s’agitaient sur toute leur surface.

À bord du destructeur de villes, les systèmes se réactivèrent. Les Récolteurs en avaient pris le contrôle. Il pénétra lentement l'atmosphère en s'embrasant.

Après avoir traversé plusieurs épaisses couches de nuages gris, la surface se révéla à lui.

Sous un voile brun verdâtre, qui plongeait la planète dans une pénombre permanente, s'étendait un paysage de désolation. Aucune végétation, aucune vie animale, aucune vie. Le sol était mutilé, scarifié sur toute sa surface et parcouru d'immenses cratères ouverts comme des plaies béantes, desquels s'échappait la fameuse lueur verte visible depuis l’espace, ainsi que des structures métalliques qui puisaient, faiblement, ce qui pouvait encore être extrait. Sur ce terrain irrégulier s'élevaient des tours torsadées noires, de hauteurs et de largeurs diverses.

Au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient de la surface, les passagers du vaisseau aperçurent une multitude de plateformes et de hangars dédiés à la construction de nouveaux destructeurs de villes et de chasseurs. Ailleurs, des Récolteurs s'entraînaient en masse au combat, dans des camps.

Leur planète-mère ressemblait moins à un foyer qu'à une immense usine aspirant la vie d'un monde déjà à bout de souffle.

Plus loin, une tour plus haute et imposante que toutes les autres se dressait, menaçante. David l'analysa avec l'appareil que lui avait donné Okun et dit à Adams, près de lui :

— Voilà notre destination : La ruche centrale.

Les pieds d'ancrage du vaisseau se déployèrent et l'immense disque noir se posa dans une zone d’atterrissage spécifique, située non loin de la ville et de la tour principale.

— Bien, à partir de là, c'est à vous de jouer, dit Adams à David.

— Attendez mon signal et restez tranquilles. Ils n’entreront pas avec la quarantaine déclarée à bord. — Pour nous tous, il vaudrait mieux que ce soit le cas. Qui emmenez-vous avec vous ?

— Dikembe, Bobby, vous êtes avec moi ?

Ils opinèrent du chef et quittèrent les rangs des soldats rassemblés, pour le rejoindre.

— Un autre volontaire ?

Un extraterrestre humanoïde à la peau rouge s'avança, avec son arme lourde.

— Bien. Vous savez piloter ?

Deux attaqueurs quittèrent le destructeur de villes par l’une des ouvertures. Bobby pilotait le premier, avec Dikembe à ses côtés, tandis que l’extraterrestre, nommé E’mric’h, transportait David. La furtivité logicielle, installée par Gaïa, les rendaient invisibles à tout radar et empêchait ainsi à leurs « hôtes » de savoir qu’ils provenaient du vaisseau marqué comme étant en quarantaine. Ils traversèrent la cité hostile jusqu'à atteindre la base de la ruche centrale, dans une partie discrète indiquée par l'appareil de David. Après s'être assurés que la zone était déserte, ils quittèrent leurs appareils et marchèrent jusqu'à ce qui s'apparentait à une petite porte latérale, sans aucun moyen visible de l'ouvrir.

— Tout ce chemin pour être coincé devant une foutue porte ? Lança Dikembe.

— Elle ne doit fonctionner que par commande électro-télépathique, comme tout le reste, répondit David.

Il posa son appareil contre la porte, mais rien ne se passa.

Quelques secondes plus tard, ils ressentirent tous un violent mal de tête pendant un instant. Puis la porte s'ouvrit. Le signal de commande de la reine tuée sur Terre, synthétisé et répliqué par Gaïa, avait été directement transmis dans leur cerveau et leur permettait désormais d’ouvrir et fermer n’importe quelle porte.

— Merci d’avoir prévenu pour ça, Brackish, maugréa David en reprenant ses esprits avec le reste du commando. Allons-y.

Et ils entrèrent tous dans l'inconnu.


Ils se frayèrent un chemin à travers les vastes couloirs métalliques et organiques sombres.

Un groupe de Récolteurs sans armure surgit à un angle, les forçant à se réfugier dans la salle la plus proche, dont David verrouilla l'accès immédiatement, grâce à son terminal portable.

— Ça devrait tenir un moment.

— Euh… David ? Appela Bobby, derrière lui.

Il se retourna et fut aussi ébahi qu’eux tous devant ce qui s'étendait sous leurs yeux.

Des milliers de Récolteurs en rangs, de chaque côté et sur plusieurs niveaux.

Ils n'étaient pas en vie. Pas encore. Ils évoluaient en stase, leurs petits corps baignant dans des capsules emplies d'un liquide noir qui les alimentait du minimum vital. Bientôt, ils seraient libérés de leur prison physique pour rejoindre leur prison mentale, en obéissant à la volonté de leur impératrice, jusqu’à leur mort au combat, ou sur un chantier de construction.

David réalisa l'horrible vérité.

— Ils ne naissent pas. Ils sont fabriqués ! Des millions d'êtres créés dans l’unique but de conquérir des planètes entières, sans conscience propre, ni peur de la mort.

— Des drones, dit Bobby, en les regardant.

Ils passèrent dans une autre partie de l’usine de clonage et virent quatre immenses cylindres.

Deux d’entre eux contenaient des Récolteurs inanimés, baignant dans un étrange liquide verdâtre différent de celui des futurs drones. Leur apparence avait été grandement altérée, avec des membres considérablement allongés et une corpulence plus musclée et moins chétive, les faisant passer d’un mètre vingt à plusieurs dizaines de mètres !

Leur visage était difforme et l’arrière de leur tête, habituellement en croissant de lune, s’était replié et allongé en un large cortex, formant une sorte de couronne.

— Des spécimens ratés ? S’interrogea E’mric’h dans sa langue natale traduite.

David scanna les cylindres avec son terminal.

— Si seulement ce n'était que ça... Ce sont des reines. De futures reines. Ils les sélectionnent et les transforment, physiquement et mentalement, pour qu’elles soient plus fortes et intelligentes. Ils doivent avoir un processus similaire pour leur impératrice.

— Pourquoi ces cylindres sont vides ? Demanda Dikembe.

David réfléchit.

— Je pense que c’est à cause de nous, répondit-il.

— De nous ?

— Quatre cylindres… Quatre reines… Nous en avons éliminé une, il y a deux ans et elle n’a visiblement été remplacée que récemment… Pour revenir achever la Terre. Ce qui signifie que leur temps de développement est très lent.

— Et l’autre alors ?

— La reine de 96… Ils n’ont appris sa mort que lorsque le signal de détresse de votre destructeur de villes leur est parvenu. Ils ont du fabriquer sa remplaçante en même temps que celle de 2016, qui est morte quelques heures plus tard, lorsque son vaisseau-mère est revenu ici, sans elle.

— Mais pourquoi attendre deux ans qu’une nouvelle reine soit fabriquée, plutôt que de nous en envoyer immédiatement une autre pour nous achever ?

— Parce qu’il ne leur en restait plus que deux et que cela mettait trop en péril l’équilibre de leurs forces à l’échelle de l’univers. Ils devaient se reconstituer avant d’attaquer à nouveau.

— Et maintenant, ils sont en train d’en créer deux autres, en plus des quatre existantes, fit remarquer Dikembe, en pointant les deux reines en développement.

— Oui. L’une est à un stade plus avancé que l’autre, mais les deux ont été mises en production récemment, sans doute l’année dernière. Ils ont peur depuis qu’ils savent que nous pouvons les vaincre. Nous avons bousculé leur ordre établi depuis des millénaires. Désormais, ils font tout pour accélérer leur recherche d’Éden, afin de tous nous anéantir.

— Alors faisons en sorte de les anéantir les premiers.

— C’est la raison de notre présence ici !

— David, par ici. L’interpella Bobby, qui avait trouvé une sortie.


De salle en salle, zigzaguant entre les Récolteurs qui allaient et venaient dans la ruche, en étant guidés par le terminal de David, ils parvinrent jusqu'à l'antichambre de l'impératrice.

David s'étonna d’abord de ne voir aucun garde, mais il comprit rapidement que cela faisait sens. Une espèce télépathe, sur sa planète-mère, n'avait pas à redouter une intrusion qui serait instantanément réprimée à la moindre alerte, ou au moindre Récolteur abattu.

Il vérifia que tout le monde était prêt, ce que chacun confirma d'une inclinaison de la tête, et ouvrit la porte.

Bobby glissa un regard et fit signe aux autres d'avancer prudemment.

La nouvelle salle, dans laquelle ils venaient d'entrer, était circulaire, très grande et très haute. Des écrans holographiques étaient disposés absolument partout, montrant des planètes, des vaisseaux-mères, des batailles en cours, des rapports de conquêtes réussies et une infinité d'autres informations. Ce brouillard d'écrans empêchait le commando de voir ce qui se trouvait devant lui.

En tout cas, l'impératrice ne semblait pas être présente.

David commença à se poser des questions et à réfléchir à l’endroit où elle pouvait se trouver, lorsque l'un des écrans de la salle, tout près d'eux, se mit à biper frénétiquement.

Immédiatement, Bobby leur fit signe de se cacher derrière l'un des énormes piliers de soutien de la salle. Ce qu'ils firent tous, juste à temps, avant qu'une gigantesque tête ne surgisse de la brume numérique ; puis un long bras, dont l’une des griffes élancées vint appuyer sur une touche virtuelle qui arrêta net le signal sonore et afficha une nouvelle victoire remportée quelque part, dans l’univers.

L'impératrice se tenait là, devant eux. Les dominant, sans même le savoir, de ses 100 mètres de haut.

Elle avait l’apparence d’une reine, en bien plus massive. Sa peau mutée arborait des reflets pourpres, qui étaient encore plus importants sur sa coiffe organique, haute de 20 mètres à elle seule.

Elle était infiniment plus imposante et terrifiante que la reine qu'ils avaient affrontée auparavant.

En la voyant du coin de l’œil, Dikembe se sentit désarmé, pour la première fois depuis longtemps ; comprenant qu'il ne l'aurait pas par derrière, comme n’importe quel autre de ses semblables jusqu’ici.


Les soldats se tenaient prêts, devant les portes principales du destructeur de villes, attendant le signal de David.

Joshua Adams chargeait son fusil d'assaut. Sa femme faisait de même à côté de lui.

Tous entendirent soudain un lourd bruit mécanique et tournèrent le regard vers sa provenance.

La lourde porte du vaisseau était en train de se soulever d’elle-même !

Adams vint se placer au devant de ses troupes et attendit. Que pouvait-il faire d'autre ? David lui avait pourtant assuré que l'état de quarantaine dissuaderait les Récolteurs d'entrer. Tant pis, il allait falloir improviser, en espérant que le commando avait bien atteint l'impératrice.

La porte était presque entièrement ouverte à présent.

Une silhouette d’un peu plus d’un mètre émergea, suivie de deux autres.

Toute l’armée présente découvrit les trois Récolteurs sans leurs armures, devant eux. Tandis qu'eux découvraient l'armée de la dernière chance.

Adams brisa le silence de la stupéfaction sans attendre, en brandissant son arme sur le Récolteur au centre.

— Dégage de mon vaisseau, ducon !

Et il tira.

L'alien fut projeté hors du destructeur de villes par la violence de l'impact contre sa poitrine. Lorsqu'il heurta le sol, inerte, tous les autres Récolteurs qui se trouvaient dans la zone se retournèrent, surpris.

À bord, les deux autres Récolteurs se retournèrent vers les intrus, qui ouvrirent le feu à leur tour.

Les autres, dehors, virent les tirs jaillir de l'entrée du vaisseau, sans comprendre.

Quelques secondes plus tard, le sol sous leurs pieds sembla trembler. Ils virent alors émerger de leur destructeur de villes des centaines d'extraterrestres qui chargeaient furieusement vers eux.

Pour la première fois de toute leur existence sur cette planète, ils étaient terrifiés.

L'armée menée par Adams ouvrit le feu et balaya les Récolteurs sans protection. La plupart mordirent la poussière aussitôt, tandis que quelques-uns parvinrent à faire la seule chose qui s’imposait à eux : Prendre la fuite.


Dans la ruche centrale, l'impératrice s'agita, ayant ressenti la nouvelle de l'attaque.

Elle se détourna du pilier derrière lequel étaient cachés David et les siens et ordonna à toutes ses troupes de se rassembler devant les destructeurs de villes pour éliminer les intrus.

Les Récolteurs coururent immédiatement revêtir leurs armures biomécaniques, doublant ainsi leur taille et leur permettant d'empoigner leurs lourds et redoutables fusils d'assaut.

Devant le vaisseau, Adams acheva un autre Récolteur. Autour de lui, quelques derniers tirs éclatèrent, puis ce fut le silence. Ils avaient gagné cette manche.

L'armée jubila, sauf Adams qui savait que ça ne durerait pas.

Un grondement sourd vint vite interrompre leur joie. Adams tourna la tête et les vit.

Des centaines de soldats Récolteurs chargeaient vers eux, au loin.

Adams fit signe à son armée de se remettre en position pour contre-attaquer, tandis que la vague grouillante s'apprêtait à les engloutir.

Mais des Récolteurs s'effondrèrent subitement au sol, en de multiples endroits, touchés par des tirs venus du ciel.

Adams leva la tête et eut juste le temps d'apercevoir l'escadron de chasseurs H-8, mené par Dylan, surgir au-dessus de lui.

Sous l’averse de tirs, les Récolteurs se dispersèrent.

Adams en profita immédiatement pour ordonner l'attaque.

Dans un déluge de tirs bleus et verts, les deux armées s'entrechoquèrent.

Humains et extraterrestres tombèrent, de chaque côté, sous les assauts impitoyables du camp adverse. Les uns usants de leurs mitrailleuses à balles suiveuses, faucheuses à lames multiples, grenades à ondes sonores concentrées ; les autres usant de leur vitesse et leurs tentacules pour saisir et achever l'ennemi d'un tir bien placé, avec leur fusil d’assaut.

Des chasseurs ennemis arrivèrent pour tenir tête à l'escadron de Dylan.

La bataille était totale, dans les airs et au sol.

Le temps était désormais compté, avant que l'ultime armée de l'univers ne soit exterminée.

L'impératrice suivait l'évolution de la bataille sur ses écrans et se réjouissait de voir le vent tourner, progressivement, en sa faveur.

David ne savait pas ce qu'il se passait, mais il comprit que c'était le moment ou jamais d’agir.

Il fit signe à Bobby et Dikembe de préparer l'appareil d’Okun, que Bobby retira du sac qu’il portait. Puis il s'avança très prudemment vers l'impératrice qui lui tournait le dos, suivi des deux hommes.

Quand il fut au plus près, il leur fit signe à nouveau et Dikembe déplia le trépied intégré de l'Okunite pour la stabiliser au sol, prête à être activée.


Dans les airs, un chasseur H8 fut touché fatalement. Dans un ultime geste désespéré, son pilote l'emmena s'écraser sur un hangar de chasseurs ennemis, le faisant exploser violemment.

L'un des écrans de l'impératrice se mit à biper. Elle se retourna et vit David.

— Oh... Merde !

Elle hurla et s'apprêta à l'écraser, en même temps que les autres et l'Okunite.

Mais la porte par laquelle ils étaient arrivés s'ouvrit et deux soldats Récolteurs apparurent.

E’mric’h les accueillit immédiatement d'un tir de son arme qui les catapulta hors de la salle.

David saisit sans hésiter cette occasion qui ne se présenterait pas deux fois.

— Maintenant !

Dikembe activa l'Okunite.

L'impératrice porta ses longues mains vers son crâne et se mit à tituber en hurlant effroyablement, comme si elle était ivre, tandis que les écrans autour d’elle se brouillèrent.

David et les autres reculèrent pour se mettre en sûreté, tandis qu'elle parcourait frénétiquement la salle, avant de finir par s’écrouler lourdement contre le sol pour ne plus en bouger.


Dehors, les troupes ennemies hurlèrent et cessèrent leurs attaques, brusquement saisies d’intenses convulsions, sous les regards confus de leurs adversaires.

Un par un, puis par groupes entiers, les Récolteurs tombèrent au sol et ne donnèrent plus aucun autre signe de vie apparent que des tremblements compulsifs.

Autour de l'armée d'Adams, les chasseurs ennemis se mirent à s'écraser sur la surface meurtrie de la planète, ayant totalement perdu le contrôle.

C'était terminé.

David avait réussi.

Réalisant cela, les soldats libérèrent leurs cris de victoire, tandis qu'Adams se permit enfin de sourire, rejoint par sa femme.

Les chasseurs H8 volèrent au-dessus d'eux et reçurent les acclamations qui leur étaient dues.

À bord, Dylan souriait triomphalement.

— On dirait bien qu'on a assuré sur ce coup-là. Bien joué, escadron Héritage !

— Merci, commandant, mais ne prenez pas la grosse tête, lui répondit Patricia.

— Aucun risque. Je laisse ça à Jake.

— Tu veux faire une autre course contre moi, peut-être ? lui répondit Jake.

— Ils doivent bien avoir un canyon quelque part... mais… Non, une autre fois. On doit d’abord en finir avec ces enfoirés.

— Vous pensez qu'on aura fini avant l'heure du déjeuner ? Demanda Charlie. J'ai rien avalé ce matin.

— Il y a des choses qui ne sont pas prêtes de changer en tout cas, dit Rain.

Ils rirent tous.


David se tenait devant l'impératrice, étendue sur le flanc.

Sa respiration était erratique, ses yeux clos.

Elle était piégée dans une sorte de coma éveillé, un vrai cauchemar dont David espérait qu'elle ne sortirait pas de sitôt.

— Alors ça y est ? On l'a eue ? Demanda Dikembe.

— On l'a eue, confirma David. Tant qu'elle reste piégée, on ne risque rien.

— Et ça va tenir ce truc ? Vous en êtes sûr ? S’inquiéta Bobby en montrant l'Okunite active.

— Si on ne peut même plus avoir confiance en une technologie supérieure extraterrestre, où va-t-on ? Répondit David.

Son communicateur l’informa d’un appel entrant. Il répondit et l'image d'Adams apparut devant lui. — David ! Nous avons bien reçu votre « signal »... On a dû improviser un peu par ici, mais... On les a eus ces salauds !

— Improviser ? C'est-à-dire ?

— Je vous raconterai au retour. Beau travail ! Poursuivez la mission. On vous attend à bord ! L'image d'Adams disparut.

David eut une impression de déjà-vu qui le renvoya en 1996, devant le président Whitmore, lorsque ce dernier l’avait félicité de la réussite de son plan « audacieux ».

Ce boulot était décidément bien plus gratifiant que celui qu’il avait eu à la compagnie du câble de New-York.
















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