Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 15 : Chapitre 15

Par DarkSpielberg

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Ils arrivèrent à Aix la Chapelle au crépuscule.

Le village était calme et tranquille, il n’y avait pas la moindre présence nazie.

La chapelle était bientôt visible, un immense bâtiment octogonal.

Ils se garèrent devant l’entrée et descendirent de la camionnette pour contempler l’œuvre.

- Très original, dit Indy.

- Original ? C’est une merveille !

Sans un autre mot, Indy entra à l’intérieur et fut ébahi à son tour.

La chapelle comprenait plusieurs étages, tous octogonaux et avec des arches.

- Quel style étrange, dit Indy. L’architecture est plutôt inhabituelle pour ce genre d’endroit.

- C’est un style romain…et byzantin.

- Pourquoi avoir choisi ces deux styles parmi tan d’autres ?

- Je l’ignore.

- En tous cas c’est vaste ici. Nous mettrons du temps à trouver la lance.

- Le fragment.

- Oui, le fragment.

- Eh bien commençons à chercher !


Ils explorèrent la chapelle dans les moindres recoins. Pendant qu’ils cherchaient, Indy demanda :

- Parlez-moi de Charlemagne, dites-moi tout ce que vous savez sur lui.

- Eh bien déjà son nom est composé de Carlos, Charles, et Magnus, grand. Il a pris le pouvoir en 771 pour le perdre à sa mort en 814. Durant son règne il a rallié à lui bon nombre de pays d’Europe avec l’appui du pape. Il a ressuscité la notion d’Empire d’Occident. Il aura accompli 53 batailles, la plus difficile étant celle contre les Saxons dont il mettra trente années pour la gagner. En 794 il fait édifier cette chapelle où il vivra surtout à partir de 800, année où le pape le couronne Empereur. Il a conquis la Bavière en 801. Il confie à ses fils les territoires mal-assimilés comme l’Italie et l’Aquitaine. Pendant son règne, Charlemagne a dû faire face aux aristocrates qui possèdent la plupart des terres, ceux là, ils ne les soumettra jamais. On le connaîtra surtout pour avoir crée les premières écoles près de chaque église, il a même imposé l’utilisation de sa minuscule. Mais bientôt, son empire se disloque, il ne survit pas. Charlemagne meurt, Louis le Pieux devient le nouveau roi des Francs. Charlemagne est canonisé par Frédéric Barberousse en 1165.

Indy attendit un moment.

- Vous avez terminé ?

- Oui.

- Ah.

 Ils reprirent leur marche.

- C’était très intéressant père, mais nous ne savons rien de plus sur cet endroit.

- Parce qu’il n’y a pas grand chose à dire. Charlemagne l’a fait construire par des civils de différentes cultures, cela expliquerait l’origine des différents styles.

- Ca ne présage rien de bon.

- Pourquoi ?

- L’un de ces civils aurait pu s’emparer du fragment et le ramener avec lui dans son pays.

- Impossible. Ils étaient tous dévoués à leur Empereur, et ils ne pouvaient revenir dans leur pays. Ce qui m’inquiète moi c’est de savoir pourquoi Longinus a séparé la lance en fragments.

- Il a dû avoir peur de son pouvoir, il l’aura séparée par sécurité.

- Mais cela veut dire que si un seul de ces fragments est perdu, la lance du destin est elle aussi perdue à jamais.

- Les fragments peuvent être perdus mais en aucun cas détruits, la légende dit que la lance du destin est indestructible. Donc où que soient ces fragments, nous les retrouverons, c’est mon métier après tout de retrouver des objets perdus.

- Il n’est pas si mal que ça ton boulot finalement.

- Oui, pas si mal.


Ils montèrent jusqu’en haut.

- Rien de plus ici, déplora Indy.

- A part ce superbe soleil dehors.

Indy regarda le soleil à travers les fenêtres, il suivit le rayon du regard, il formait un halo contre le mur du fond et frappait contre un symbole effacé par le temps.

- Père, regardez.

Henry s’approcha.

- Quoi ?

- Quelle heure est-il ?

Henry sortit sa montre à gousset.

- Midi douze.

- Vous ne trouvez pas étrange que le soleil tape précisément à cet endroit ?

- Coïncidence !

- Je ne crois pas.

Indy tapa contre le mur.

- Ca sonne creux, il y a quelque chose là derrière.

Il prit son élan…

- Junior qu’est-ce que tu…

…et bondit en avant, fracassant le mur.

- Ça va Junior ?

- Oui, si on veut.

- Apparemment tu a trouvé quelque chose.

- Apparemment c’est un passage secret.

Le passage descendait en pente dans l’obscurité.

Indy alluma son briquet.

- Allons-y.

Ils descendirent quelques mètres et furent vite bloqués par un mur.

- C’est un cul-de-sac, dit Indy.

- Charlemagne n’aurait pas fait cette galerie pour qu’elle se termine en cul-de-sac.

Indy vit une sorte de gravure sur le mur, on aurait dit un portrait.

- Père, regardez, que dites-vous de cela ?

Henry regarda.

- Je distingue une barbe fleurie, une couronne. Ca ne peut être que Charlemagne.

- Que fait ce portrait ici ?

- Aucune idée.

Indy frappa le mur, il n’était pas creux cette fois.

- Il n’y a rien ici, dit-il.

De colère il frappa fort, il y eut un grondement.

Le sol s’écroula sous leurs pieds.

Ils firent une courte chute avant de retomber horizontalement dans une salle. Indy se releva avec peine et se tourna vers Henry.

- Ça va père ?

- Oui, où sommes-nous ?

Indy regarda autour de lui, il vit plein d’étagères remplies de livres et de manuscrits.

- On dirait une bibliothèque secrète.

Indy aida Henry à se relever, aussitôt celui-ci se dirigea vers les ouvrages.

- Incroyable, tous ces écrits ont plus de mille ans ! Le témoignage d’une vie d’homme.

Indy prit l’un des livres. La tranche s’effrita sous ses doigts.

- Zut !

- Que croyais-tu ? C’aurait été un miracle de pouvoir les lire.

Indy prit l’un des parchemins, il s’effrita aussi.

- Pourquoi vouloir garder tous ces écrits à travers le temps en sachant qu’ils ne survivraient pas ? Demanda Indy.

- Ces écrits ne devaient pas sortir d’ici c’est tout.

Henry fixa brusquement quelque chose derrière Indy.

- Junior, regarde ça !

Indy se retourna et vit deux piédestaux de verre contenant un livre.

- Ça alors, pourquoi ces livres ne sont pas avec les autres ? 

- Peut être que…

- Henry fut interrompu par le bris de la vitre du piédestal de gauche. Indy sortit le premier livre.

- Tu es fou !

- Il est en parfait état, mais l’écriture est étrange, regardez.

Henry se pencha pour regarder.

- C’est de l’Allemand ancien.

- Il y a une date sur la première page : 1165.

- 1165 ? Mais Charlemagne est mort en 814 !

- Oui, mais il a été canonisé en 1165.

- Par l’Antipape Pascal II à la demande de Frédéric Barberousse.

- Qui était ce Barberousse exactement ?

- Un grand admirateur de Charlemagne, il a mené l’Allemagne avec la même politique. Il a voulu s’emparer de l’Italie et de la Turquie mais il a échoué, suite à cela, il serait mort accidentellement en allant se noyer dans le fleuve du Tarsanos Tchoü en Asie mineure.

- C’est lui qui a écrit ce livre, c’est donc aussi sûrement lui qui a construit ce lieu.

- Et l’autre livre alors ?

Indy alla briser la seconde vitre. Il prit le second livre et l’ouvrit.

- L’écriture est différente, c’est du vieux français.

- Montre-moi.

- C’est du Charlemagne tout craché.

- Je peux le lire : « La mort va me prendre…ma vie va…disparaître. L’heure est venue de…laisser mon empreinte sur ce monde…et de l’avertir…du danger le plus redoutable. Il existe une lance que les Romains ont jadis confié à mes ancêtres.

Elle m’a été transmise…j’ai su que son pouvoir pouvait anéantir le monde…je n’ai pas pû l’utiliser dans mes batailles…elle n’est qu’un symbole…malgré cela…elle me terrifie. J’ai l’impression qu’elle s’empare de mon esprit…et le consume de l’intérieur. Cet objet n’a pas de maître. Par crainte je l’ai mise dans ma chapelle. Elle reposera auprès de Dieu et me laissera en paix. Personne ne doit la trouver…sinon ce monde est perdu. Mes jours se sont obscurcis…Dieu m’a puni…aucune rédemption n’est possible…sa lance m’a tué…il m’a tué. » le reste est effacé, mais je crois que tout est dit.

- Ce sont ses mémoires, écrites juste avant sa mort.

- Le seul véritable témoignage de l’existence de la lance du destin.

- Le fragment est bien ici alors, mais où ?

- Barberousse le sait peut-être.

Indy ouvrit le livre est le parcourut.

- Il est aussi bien effacé…attendez…je crois que j’ai trouvé quelque chose. Le mot France revient souvent ici.

- Montre-moi. « Quant au fragment qui devait se trouver dans la cathédrale de Charlemagne, il n’y est plus, j’ai eu la mauvaise surprise de trouver l’endroit vide. Le nouveau roi a tout pris et ramené dans sa demeure en France. ». Junior, le fragment est en France !

Il y eut un grondement.

- Nous ferions mieux de vite sortir d’ici.

- Je suis d’accord.

Ils virent un escalier au fond de la pièce.

- Par là !

A peine touchèrent ils les marches qu’un éboulement se produisit, faisant disparaître à jamais la salle et ses trésors.


Ils remontèrent à l’air libre par un passage menant à l’extérieur.

- Il faut aller en France. Vous vous rappelez de ce que le père de Sophia nous a dit ? Trottier est à Paris, il nous attends, il nous aidera.

- Tu en es sûr ?

- Oui. Dites-moi père, Barberousse avait-il un lien avec les Habsbourg ?

- Il en faisait partie, c’était Frédéric I, pourquoi ?

- Peu importe, je suis trop fatigué pour réfléchir.

Ils allèrent vers le camion.

- Venez père, Paris nous attend.




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