Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 16 : Chapitre 16

Par DarkSpielberg

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Ils étaient arrivés à Paris le lendemain au soir, le temps était orageux et il pleuvait averse. Ils avaient tout de suite été chercher refuge dans un hôtel. Une fois dans une chambre, Indy étudia les mémoires de Barberousse.

- Père, j’ai trouvé quelque chose d’intéressant. Barberousse raconte comment le fragment est venu jusqu’à lui.

- Comment ?

- Les Romains l’ont confié aux Burgonds qui par la suite se sont affilié à la famille de Rodolphe 1er, soit…

- Les Habsbourg.

- Exactement.

- Par la suite, elle s’est transmise de génération en génération jusqu’à aujourd’hui.

- Ca explique tout. Tu a trouvé quelque chose sur le fragment de France ?

- Attendez… (Il tourna les pages) Je n’avais pas lu le texte en entier…voilà, écoutez : « Ainsi le roi des rois avait lui aussi l’objet de pouvoir, mes rêves de puissance s’évanouissent. Bien sûr je peux chercher les autres fragments, je sais où ils sont : il y en a un en Italie, dans la demeure des papes, un en Turquie dans la cité sainte de Constantinople. Quant au fragment qui devait se trouver dans la cathédrale de Charlemagne, il n’y est plus, j’ai eu la mauvaise surprise de trouver l’endroit vide. Le nouveau roi a tout pris. Je dois récupérer ces fragments à tout prix, ainsi le monde sera à moi. ». 

- Cet homme voulait la lance pour lui.

- Il a eu la surprise de voir qu’il n’avait qu’un fragment, nul doute qu’il est parti en guerre pour récupérer les autres fragments.

- On dit qu’il voulait faire une croisade qui n’avait aucun sens, il voulait attaquer la France, l’Italie et la Turquie. Mais il a échoué.

- Je pense que c’est à cause de cela qu’il s’est suicidé en Asie Mineure.

- Il est mort accidentellement.

- Qu’en savez-vous ? Vous n’y étiez pas.

- C’est vrai.

- Il faut garder précieusement ce livre, grâce à lui nous savons où chercher.

- Mais si il y a d’autres fragments ailleurs ?

- Cherchons déjà ces quatre là. J’ai appelé Trottier, nous avons rendez-vous avec lui demain à midi dans le restaurant de la Tour Eiffel.

- La Tour Eiffel… Paris… Tu te rappelle la dernière fois que nous sommes venus ici ?

- Oui. Il pleuvait tout autant qu’aujourd’hui, j’étais trempé jusqu’aux os mais vous n’avez pas voulu que j’aille me changer car vous étiez en retard pour votre conférence. Je suis resté malade pendant deux semaines.

- Oui c’est vrai… Mais j’étais déjà venu ici, avant ta naissance, avec ta mère. Paris est une ville magnifique, la plus belle ville du monde. Nous avons passé tellement de bons moments ici. Je crois même… Que c’est ici que tu es né, en quelque sorte, Junior.

- Vraiment ?

- Oui, c’était le bon temps.

- Père, pourquoi n’avons-nous jamais été une famille ?

- Quoi ?

- Depuis que je suis né, je ne vous ai jamais vu ensemble vous et mère, est-ce moi qui ai tout bouleversé ?

- Junior, tu es la plus belle chose qui soit arrivé dans ma vie.

- Vraiment ? On aurait pas dit pourtant.

- Écoute…ce n’est pas facile d’être un père.

- Ah oui, ça n’a rien à voir avec l’histoire médiévale.

- Ce n’est pas cela.

- C’est cela. Les rois morts depuis des siècles étaient plus importants à vos yeux que nous.

- C’est faux ! J’aimais Anna…et toi aussi.

- Mais vous ne l’avez jamais montré. La famille doit passer avant tout père. 

- Oui, je le comprends très bien maintenant.

- Si seulement vous l’aviez compris plus tôt. Cela aurait peut-être évité à mère de mourir.

- Ce n’est pas de ma faute, elle ne m’a rien dit, elle se battait seule.

Les larmes vinrent sur les joues d’Henry.

- Les souffrances se voient père, mais vous vous n’avez rien vu car vous étiez trop absorbé par votre foutu moyen-âge !!

Henry gifla son fils. Indy le fixa dans les yeux. Il se leva et quitta la pièce.


Dehors, dans la rue, il marcha lentement. La pluie tombait toujours. Il s’affaissa contre un mur et rabattit son chapeau. Les ténèbres l’entourèrent.


Il rêva qu’il était devant la croix du Christ. Il vit un homme percer son ventre avec une lance. Longinus. L’objet s’illumina alors et tout disparut dans un flash de lumière. Une immense tempête éclata, le ciel était devenu noir et déchiré. Par terre les morts se comptaient par milliers. Indy vit ensuite Longinus séparer le fer de lance en quatre fragments. Il partit ensuite à cheval cacher les reliques maudites. Il en donna une en Allemagne, une en France, une en Turquie, et il en garda une à Rome.

Indy vit ensuite la lance rassemblée, elle luisait d’un éclat irréel, un bleu fluorescent. Elle projeta des rayons blancs et des éclairs. Les hommes et les femmes tombèrent, les villes se détruisirent, le ciel était rouge sang. Et parmi tous ces morts, Indy vit Kurt, Marcus, Sophia, et son père.

- Junior…pardonne moi, mon fils…

La réalité revint dans un autre flash de lumière, Indy releva son chapeau et vit Henry devant lui.

- Pardonne moi…Indiana.

Indy se releva et prit son père dans ses bras. Une longue étreinte. Puis Henry le repoussa.

- Allez viens, rentrons à l’hôtel, tu va attraper la mort ici. 


Il n’y avait pas grand monde au restaurant de la Tour Eiffel, pourtant le temps était redevenu clair mais quand même un peu nuageux.

Trottier fit signe à Indy et Henry de le rejoindre à sa table. Il n’avait guère changé : un petit homme d’environ 70 ans, cheveux gris impeccablement coiffés vers l’arrière, veste et pantalon marron.

- Je suis content de vous revoir professeur Jones, c’est un honneur d’avoir en face de moi l’homme qui a découvert l’Atlantide.

- N’en parlons plus.

- Et vous êtes Henry Jones ? Votre présence ici m’honore également.

- Nous n’avons pas beaucoup de temps Trottier, j’irai droit au but : nous cherchons la lance du destin.

- Une noble quête mon ami.

- Dites nous ce que vous savez.

- Selon moi elle est à Paris, l’empereur latin de Constantinople Beaudoin II l’aurait revendue à Louis IX en 1244, depuis elle se serait transmise de roi en roi.

- Où est elle selon vous ?

 - Dans les demeures des rois : où le Louvre, où Versailles. Mais ce ne sont que les hypothèses le plus probables. Le problème est que l’on ne peut plus y entrer, et encore moins y fouiller.

- Merci Trottier.

- Vous partez déjà ? Mais vous n’avez même pas…

Il ne termina jamais sa phrase. Deux balles lui perforèrent le ventre. Sa tête tomba dans son assiette. Un homme en noir se tenait à quelques mètres derrière lui brandissant un pistolet encore fumant. Indy bondit sur lui et le plaqua contre l’une des tables. Les gens fuirent en hurlant. Indy donna deux coups de poing, le lunettes noires de l’homme volèrent. Celui-ci ramassa alors un couteau tombé par terre. Indy lui attrapa le bras, l’homme le retourna sous lui et tenta de lui enfoncer la lame dans l’œil droit. Indy envoya alors son pied gauche dans les fesses de l’homme pour le renverser en avant, lui faisant aussi lâcher son couteau. Mais à peine rétabli, celui-ci ressortit son pistolet. Indy prit une assiette et la lança sur lui. L’arme fut arrachée des mains de l’homme. Indy prit son revolver et tira, l’homme roula sur le côté et envoya lui aussi une assiette, Indy l’évita sans problèmes en se baissant, il se releva ensuite en continuant de tirer. L’homme aussi, jusqu’à ce que son arme soit déchargée.

- Scheizen !!

Un Allemand. Un nazi.

De rage il balança son arme et courut vers les marches menant aux étages supérieurs. Indy tira. Sa balle atteignit l’épaule droite du nazi. Des gouttes de sang tombèrent au sol. Il monta les marches.

- Restez ici père.

- Je n’avais pas l’intention de partir.

Indy courut dans les marches, il rattrapa le nazi et lui bondit dessus. Les deux hommes dégringolèrent jusqu’à s’immobiliser dans un tournant. Le nazi se releva en premier et reprit son ascension. Indy lui attrapa la cheville, le nazi donna un coup de pied en plein visage et continua de monter. Indy se releva, furieux et fit de même. Il arriva au second étage. Il n’y avait personne. Il avança prudemment, son revolver à la main. A cet étage se trouvait plein d’engins météo. Il continua d’avancer. Un bruit se produisit, un ascenseur arrivait à l’étage. Alors le nazi bondit hors de sa planque pour se réfugier dans l’ascenseur. Mais il s’arrêta vite en voyant qu’à l’intérieur se trouvait cinq policiers. Indy tira et rata son coup. Le nazi revint à l’escalier et continua de monter.

- Arrêtez-vous ! Ordonna l’un des policiers à Indy.

Indy leva les bras, et le fouet. Il le fit claquer, les hommes reculèrent, il en profita pour monter lui aussi vers le troisième étage. Il tira sur le nazi. Rien ne se produisit. Plus de balles. Pas de chance. Pas bon signe non plus.


Il arriva au sommet où se trouvait la gigantesque antenne assortie d’autres plus petites pour les radios. Indy bondit sur le nazi pour le plaquer au sol, celui-ci anticipa et renversa Indy par terre. Il lui donna plusieurs coups de pieds dans le ventre et repartit vers les marches. Indy lança son fouet sur sa cheville droite, le renversant. Il se releva, le nazi aussi, il continua à fuir. Indy relança son fouet pour saisir le saisir à la taille et le tirer contre lui. Il le prit alors par le col et le mit contre la rambarde, face au vide plongeant de 300 mètres de haut.

- Pourquoi veux tu me tuer ?

- Vous ne devez pas avoir la lance du destin…il veut l’avoir avant vous.

- Qui ?

- Stratner.

- Tu es seul ? Réponds ! Tu es seul ici ?

Le nazi envoya un coup de poing dans le ventre d’Indy et prit la fuite. A nouveau Indy lança son fouet contre sa taille et le tira contre lui. Il le poussa contre la rambarde qui se détacha alors. Le nazi s’agrippa de justesse.

- Y’en a t’il d’autres avec toi ? Parle où tu es mort !

- Je le suis déjà, et vous le serez aussi après moi.

Il lâcha prise. Une chute spectaculaire s’arrêtant brutalement en contrebas avec un bruit sourd.

Indy soupira et se retourna. Il reprit son souffle. Il vit une boite métallique par terre, il la ramassa et l’ouvrit. Elle contenait des cigarettes.

- Saloperie, dit-il avant de jeter la boite dans le vide.

Les câbles de l’ascenseur bougèrent, la cabine montait. Indy alla se cacher derrière l’ascenseur. La cabine arriva, les policiers sortirent et s’éparpillèrent. Indy courut alors dans la cabine et referma la grille. Les policiers ouvrirent le feu, mais l’engin était déjà en train de redescendre. 





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