Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 18

1652 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 14/06/2026 07:29

 Ils avaient immédiatement demandé un taxi pour se rendre au château de Versailles.

- Trouver le fragment à Versailles c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, dit Indy.

- Une gigantesque botte de foin, mais ne t’inquiète pas, nous le trouverons, après tout ce que nous avons affronté et découvert, j’ai été davantage fasciné en une semaine que dans le reste de ma vie.

- Je suis content de l’apprendre.

- Indiana, quand cette aventure sera terminée, que fera-tu ?

- Je repartirais à la recherche d’un autre trésor.

- Tu n’a jamais pensé à te ranger ? A fonder une famille ?

- Non, ce n’est pas pour moi.

- Pourtant tu ne voulais pas partir à la recherche de la lance du destin je me trompe ?

- Non.

- Alors pourquoi as-tu changé d’avis ?

- Parce que vous vouliez venir avec moi.

- Merci mon fils, merci.

- Merci à vous père.


Le taxi s’arrêta devant l’entrée de l’immense parc de Versailles, il déposa Indy et Henry et repartit après avoir été payé.

Le grand portail était fermé.

- Par où compte tu entrer ? Demanda Henry.

- Suivez moi.

Indy alla sur le côté gauche du parc caché par un mur d’une dizaine de mètres de haut.

- Ne me dis pas que tu compte entrer par là ?

Indy avança jusqu’à voir une grosse branche d’arbre dépasser du mur.

- Parfait, dit-il.

Il prit son fouet et le lança, il s’enroula autour de la branche. Indy grimpa en appuyant ses pieds sur le mur, ainsi, il monta dessus.

- Venez père.

Henry s’accrocha au fouet et monta en imitant son fils. Mais il dérapa et dégringola, il se retint in extremis au fouet. Indy le tira vers lui et le hissa.

- Je croyais pourtant que l’on disait « tel père tel fils » dit Indy.

- Fais moi grâce de ton sermon mon fils.

Ils redescendirent par l’arbre dont les branches formaient une sorte d’escalier naturel. Indy fixa son chapeau en regardant le jardin. Derrière lui, Henry dégringola à nouveau.

- Ah, ce n’est plus de mon âge ces trucs là !


Ils longèrent l’immense cour bordée de fontaines et de plantes en direction du château prestigieux.

- Pourvu que le fragment ne soit pas enterré dans le jardin, dit Henry.

- Ne parlez pas de malheurs père.

Ils s’approchèrent d’une fenêtre.

- Et maintenant ? Demanda Henry.

Indy ramassa une pierre.

- Ne me dis pas que tu vas…

Indy lança la pierre dans la fenêtre qui vola aussitôt en éclats.

- Par moments je me dis que tu es vraiment fou.

- Ce sont les risques du métier père.

Ils entrèrent dans la pièce, un bureau.

- Attention aux morceaux de verre. Où sommes nous ?

- Le bureau privé du roi, situé dans l’aile de Louis XIV, regarde les portraits.

- Apparemment ce lieu n’a pas été entretenu depuis longtemps.

- Il reste quand même magnifique.

- Nous pourrions nous attarder des heures sur les détails père, mais nous ne sommes pas là pour cela, il faut trouver le fragment.

- Nous pouvons cherche longtemps ! Versailles est immense !

- Pas besoin de chercher dans tout le château, commençons ici.


Dans le bureau se trouvait plusieurs meubles anciens, de nombreux portraits du roi et un pendule en or orné d’un soleil.

- Ces meubles sont d’époque ? Demanda Indy.

- Oui. Malgré la dégradation du château abandonné depuis 1789, une partie du mobilier d’origine a pu être sauvée. Par chance Versailles n’a pas beaucoup changé au cours des siècles par rapport au Louvre. Ce lieu est le symbole de la monarchie française. Toute l’histoire de ces siècles de royauté est contenue içi.

- Vous savez autre chose sur Versailles ?

- Non.

- Dommage.

Indy regarda la petite horloge en or posée sur un meuble. Elle était arrêtée. Indy regardait surtout le soleil au-dessus du cadran.

- Le roi soleil, quel titre amusant, dit-il.

- Quel symbole tu veux dire !

- Quelle heure est-il ?

- Presque midi.

Indy mit les deux aiguilles sur le XII. Il y eut un déclic dans une salle annexe.

- Le soleil est au plus haut à midi. Tout comme le roi. Très intelligent.


La salle d’où était parvenu le déclic était ni plus ni moins la galerie des glaces.

- Aha, cherche maintenant.

La salle était illuminée par les rayons du soleil.

- 400 miroirs face à 17 fenêtres.

Indy remarqua les peintures sur le plafond, les lustres en or, les fleurs de lys surmontées d’un soleil. Il s’attarda surtout sur les miroirs. Il vit que chacun était marqué d’un chiffre romain habilement inscrit et visible seulement de très près.

Il longea la galerie et s’arrêta devant le douzième miroir.

- Tu a trouvé ?

Il l’effleura et sentit un courant d’air émaner du dessus et des côtés. Il le tira et le poussa, mais il ne bougea pas.

- C’est celui-ci père. Douze pour midi. Père, veuillez m’excuser.

- Pourquoi ?

Indy recula et donna un grand coup de pied dans le miroir qui se brisa en une dizaines de fragments, révélant un minuscule autel, vide.

- Mon Dieu, il était ici, dit Henry.

- Et il n’y ait plus.

- Mais alors où ?

- Le dernier palais des rois. L’Élysée. Il faut aller à l’Élysée.

- Je doute que vous puissiez y arriver, dit une voix derrière eux.

Ils se retournèrent et virent deux hommes en costume bleu affublé d’un chapeau.

- Qui êtes vous ? Demanda Indy.

- David Lautharcie et Jacques Dupont, des services secrets français.

- Ça alors, ça faisait longtemps !

- En effet professeur Jones.

- Tu connais ces hommes, Junior ?

- Eux non, mais je connais très bien les services secrets pour y avoir été engagé.

- En 1917 selon nos dossiers, dit celui qui devait être David.

- C’est cela, vous n’êtes pas venu me convaincre de revenir j’espère ?

- Pas tout à fait, nous venons pour…

- Pourquoi ne m’a tu rien dit ? Demanda Henry.

- Cela ne vous concernait pas père.

- Vraiment ? Cela ne me concernait pas que mon fils aille jouer les espions à 17 ans ?

- 18 ans. Et je vous rappelle que vous m’aviez dit de voyager.

- Mais pas pour risquer ta vie !

- Père, c’est du passé tout cela, oubliez.

- Tu sera toujours aussi têtu que courageux.

- Et je suis fier de l’être.

- Pouvons nous continuer Professeur Jones ?

- Bien sûr, allez-y.

- Bien. Nous sommes à votre recherche depuis les évènements de la tour Eiffel.

- Il n’y a pas eu trop de dégâts j’espère ?

- Rien de grave, mais ce n’est pas le plus embarrassant. L’homme qui vous a attaqué était un nazi.

- Oui je sais.

- D’après ce qui se dit, l’Allemagne offre une récompense importante pour votre capture, ils tiennent absolument à vous avoir.

- Mais que venez-vous faire là-dedans au juste ?

- Nous sommes chargés de votre protection jusqu’à votre retour aux États-Unis.

- Nous n’avons pas besoin de protection.

- Charles De Gaulle y tient.

- De Gaulle ? Encore un vieil ami, dit Indy.

- Tu as rencontré De Gaulle ?

- Bien sûr père, il n’a pas toujours été général vous savez.

- Ca alors !

- En tous cas la France ne veut pas s’encombrer de vous, partez vite d’ici, et en vie.

- Nous partirons demain, pour l’heure nous devons retrouver un objet très précieux.

- Quel objet ?

- Un fragment d’un fer de lance appelé « la lance du destin ».

- Jamais entendu parler.

- Vous n’allez jamais à la messe ?

- Nous avons bien mieux à faire que cela professeur Jones.

- Bien, quoi qu’il en soit ce fragment est ici, à Paris, et nous devons absolument le trouver avant les nazis.

- Ça explique tout. Mais pourquoi avez-vous détruit ce miroir ?

- Le fragment devait se trouver derrière.

- Cela pourrait vous valoir la peine de mort.

- Vraiment ? Dit Henry.

- Nous trouverons bien une excuse ne vous en faites pas, ce sera vite remplacé.

- Nous devons retrouver cet artefact au plus vite, si il tombe entre les mains de nazis, il deviendrait une arme absolue qui balayerait ce monde.

- Cela a toujours été l’unique objectif d’Hitler professeur.

- Et ce qui causera sa perte.

- Écoutez, pourriez-vous nous emmener à l’Élysée ?

- Au palais de l’Élysée ?

- Oui.

Les deux hommes éclatèrent de rire.

- Pourquoi diable voulez-vous aller là-bas ?

- Parce que le fragment que nous cherchons s’y trouve.

- Ce n’est pas un musée vous savez, on entre pas là-bas comme on veut.

- De Gaulle me laissera entrer.

- N’y croyez pas trop.

- Ça ne coûte rien d’essayer.

- Vous êtes bien l’homme dont parlait nos collègues !

- Je suis aussi célèbre que cela ?

- Vous n’en avez pas idée !

- Que décidez-vous alors ?

- Nous vous conduirons jusqu’au palais, à vos risques et périls.

- Les risques et périls ça me connaît.

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