Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 19 : Chapitre 19

Par DarkSpielberg

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La voiture traversa les Champs-Élysées, vides de toute présence, et tourna dans l’avenue Marigny pour retomber dans la rue du Faubourg Saint-Honoré. Finalement elle s’arrêta devant une grande grille fermée gardée par deux hommes en uniforme de soldats.

- Vous allez frapper à la porte ou j’y vais ? Demanda David.

- Allons y tous ensemble, dit Indy.

Ils quittèrent le véhicule et se dirigèrent vers la grille, l’un des deux gardes s’avança.

- Que désirez-vous ?

- Nous devons entrer, dit Indy dans sa langue.

- Qu’est-ce que c’est que ça ? Demanda le garde.

- Un américain, ami du Général, nous devons le voir de toute urgence.

- Désolé ce n’est pas possible, faites demi-tour.

- S’il vous plait c’est très important, j’appartient aux services secrets.

- C’est bien, je suis content pour vous, partez maintenant.

Jacques soupira et fit signe à tout le monde de faire demi-tour.

- Je vous avais prévenu, dit-il à Indy.

- Ne vous inquiétez pas, j’ai trouvé un moyen d’entrer.


Ils revinrent à la voiture qui démarra aussitôt pour disparaître au loin, les gardes ne la quittèrent pas des yeux. Ils ne virent pas une ombre humaine contourner le mur d’enceinte du palais jusqu’à être à l’abri de leur regard.

Indy grimpa sur une poubelle puis s’agrippa au mur, il se hissa ainsi sur le toit du bâtiment de gauche. Il guetta les mouvements des sept soldats patrouillant dans le parc du palais et descendit du toit.

Il fut aussitôt repéré.

L’un des gardes courut vers lui, Indy le réceptionna d’un coup de genou dans le ventre suivit d’un coup de poing. Les autres rappliquèrent, Indy les affronta un à un. Il finit par être encerclé.

- Toi mon gars je ne sais pas qui tu es mais te voir sur la guillotine me fera le plus grand bien, dit l’un des gardes avant de donner un coup de crosse de fusil dans la tempe droite d’Indy.

- Mais que se passe t’il ici ?

Le cercle se dissolu, laissant entrevoir à Indy un homme imposant aux oreilles décollées en uniforme de Général.

C’était De Gaulle.

- Monsieur, cet homme s’est introduit ici illégalement, c’est un voyou, je réclame…

- Vous ne réclamerez rien du tout, c’est à moi de décider.

Il regarda attentivement Indy.

- Mais je te connais…tu es…Indiana Jones ?

De Gaulle eut un sourire d’enfant.

- Dois-je arrêter ses compagnons dehors ?

- Amenez-les moi dans mon bureau, que je leur souhaite la bienvenue ! Indy, suis moi mon ami.

Indy suivit le Général jusqu’à son somptueux bureau.

- Vous vous souvenez de moi ?

- Bien sûr. Je n’oublie jamais un visage, en particulier celui d’un ami. Mais que fais-tu içi ?

Un homme entra.

- Ils sont là.

- Faites-les entrer.

Henry et les deux agents apparurent.

- Mon Général, c’est un honneur, dit Jacques.

- Qui êtes vous mon ami ? Demanda t’il à Henry.

- Je suis Henry Jones mon Général, je suis plus qu’honoré de vous rencontrer.

- C’est à moi d’être honoré mon cher monsieur, votre fils m’a sauvé la vie lors de la dernière première, sans lui je ne serais pas ici aujourd’hui et ce pays serait perdu.

- Dirigez-vous le pays ? Demanda Henry.

- Hélas non, Pétain est toujours le chef, mais cela ne durera pas. En réalité je n’ai rien à faire ici, mais il faut bien que je sois quelque part non ? Et quoi de mieux que ce lieu qui est un haut symbole de la République ?

- Que devient Paris ? Demanda Indy.

- Il se remet mon ami, il se remet. Mais au fait…la prochaine fois que vous voudrez venir me voir, prévenez-moi de votre arrivée, cela évitera le genre d’incident dont vous avez été victime.

- Oui, promis, dit Indy en se massant la tempe gauche.

- Une chance pour vous que j’étais dans le jardin ! Mes oreilles ne sont plus si jeunes vous savez, à cause de toutes ces bombes et ses armes qui ont défiguré notre France, mais elle cicatrisera, et se relèvera, forte et puissante.

- Oui, sans aucun doute.

- Qu’êtes vous venu me demander ?

- Eh bien, nous cherchons un objet antique qui est caché içi.

- Rien n’est caché içi, tout ce qui a de la valeur est bien exposé.

- Ce que nous cherchons a bien plus de valeur que tout votre palais.

- Eh bien ! De quoi peut il bien s’agir ?

- Que savez-vous sur le palais ? Son histoire ?

- Le palais a été construit en 1718 par Claude Mollet pour le comte d’Évreux. Il a ensuite été restauré par la marquise de Pompadour. Napoléon y a signé sa seconde abdication, le 22 juin 1815. Depuis 1873, le palais sert de résidence aux présidents de la République Française.

- Y a t’il un lien avec Versailles ?

- L’Élysée est la continuité de Versailles, en ce qui concerne le pouvoir. Napoléon et la Pompadour allaient souvent de l’un à l’autre.

- Le fragment a du changer d plaça durant la Révolution, dit Henry.

- Fragment ? Dit De Gaulle.

- Napoléon l’a peut être caché içi avant d’abdiquer et de se faire exiler.

- Dans tous les cas le fragment est ici, dit Indy.

- Mais enfin de quoi parlez-vous ?

- Monsieur; avez-vous remarqué des symboles ou des gravures s’apparentant à Napoléon ou à Louis XIV ?

- Non, pas de mémoire, vous savez je ne suis pas ici depuis longtemps.

- Il faut chercher.

Indy regarda le plafond, les murs, les meubles, le sol.

Il vit une dalle d’un ton sensiblement différent des autres. Un carreau sur deux était frappé d’un soleil.

- Regardez, c’est l’emblème de Louis XIV.

- Mais il n’a jamais mis les pieds ici.

- C’est un indice, pas un symbole.

Indy souleva la dalle.

- On m’a parlé de ce passage, il n’a rien d’extraordinaire, il mène aux égouts. C’est sans issue.

- Vous en êtes sûr ?

- Absolument.

- C’est la Pompadour qui a caché le fragment ici, pas Napoléon, il n’aurait jamais donné en indice le plus haut symbole de la monarchie. Le fragment est là-dessous, venez père.

Indy disparut sous la surface.

- Mon Général, fit Henry avant de disparaître à son tour.

Les agents s’apprêtèrent à suivre.

- Attendez un instant, dit De Gaulle. Nous devons parler de certaines choses.


Indy descendit de l’échelle et trouva un rebord.

Il se trouvaient bien dans un égout, entre les deux rebords, l’eau sale coulait paisiblement.

Henry descendit à son tour.

- Quelle odeur !

- Où sont les agents ?

-Ils sont encore là-haut. Tu a trouvé quelque chose ?

- Pas encore.

Ils avancèrent lentement et tournèrent à l’angle d’une intersection de canaux. A droite, le rebord s’arrêtait mais le canal continuait. En face, l’eau arrivait d’un endroit ténébreux. A gauche, le chemin était bloqué par un éboulement, une dizaine de rats grouillait dans ce coin.

- Oh non ! S’exclama Henry avec horreur.

- Ce ne sont que des rats père.

- Je ne peux pas rester ici.

Indy secoua la tête et s’approcha de l’éboulement, les rats fuirent.

- Vous voyez ? Il n’y a pas de quoi avoir peur.

Indy regarda l’éboulement.

- C’est étrange.

Il l’effleura.

- On dirait un mur, il est lisse. C’est une sorte de trompe l’œil.

Il vit une pierre dépasser légèrement. Il la tira, elle ne se détacha pas. Il la poussa, elle s’enfonça. Toutes les pierres tombèrent alors en arrière. Indy tomba.

- Junior !

Henry alla vite dégager le pierres.

- Ça va aller ?

- Tout ce qu’il faut pas faire pour ce boulot !


Indy entra dans le passage dégagé suivi d’Henry, il alluma son briquet.

Ils se trouvaient dans une sorte de tunnel dont le sol était parsemé de cranes et de squelettes. Ils marchaient dessus.

- Ce sont des catacombes, dit Henry.

- Les fameuses catacombes de Paris.

- Oui. Entre le 17éme et le 18éme siècle, on y a entassé des milliers, peut être même des millions d’ossements venant des cimetières de la ville, notamment dans celui des innocents qui fut supprimé en 1781.

- Un endroit bien sinistre si vous voulez mon avis.

Ils continuèrent d’avancer. Henry évitait d’écraser les crânes, pas Indy.

- Tu pourrais avoir un peu plus de respect !

- Ils ne sentent rien ils sont morts !

- Tu ne dira pas la même chose quand ce sera ton tour.

- Je ne pourrais rien dire du tout.

- Alors tais-toi maintenant.

Indy secoua la tête et continua d’avancer.

Le tunnel se terminait en cul-de-sac.

- C’est tout ? Fit Indy. C’était cela vos millions d’ossements ?

- Il y a d’autres tunnels sûrement, nous ne sommes que dans l’un d’entre eux. Le réseau doit s’étendre sur des dizaines de kilomètres.

A gauche du cul-de-sac, en trompe l’œil, il y avait une arche en crânes.

- Très sinistre.

- C’est un passage.

- Tu es sûr ?

Indy plongea sa main dans le mur.

- Oui. Après vous père.

- Toi d’abord. Si il y a des rats je veux le savoir.

Indy entra.

- Vous pouvez venir, il y a des choses intéressantes à voir.

- Pas de rats ?

Pas de réponse. Henry entra, à ses risques et périls.

Il entra dans une pièce carrée dont les murs étaient entièrement recouverts de crânes encastrés. Au centre de la pièce se trouvait un tombeau avec un gisant dessus.

Il représentait une femme.

- La Pompadour. Le fragment est à l’intérieur.

- Tu ne va quand même pas…

- Désolé père.

Indy souleva le couvercle et le poussa, il se brisa par terre. La poussière dégagée se dissipa.

- Et tu te dis archéologue ?

- Il y a des exceptions.

Le tombeau contenait un squelette… et rien d’autre.

- Il n’est pas içi.

- Quoi ?

- Il n’y a rien.

Indy baissa la tête, il vit des inscriptions sur le côté.

- Attendez.

Il se baissa et lut :

« Oh mon Louis je me rends à Dieu et renvoie ta malédiction à sa terre d’origine, elle repose auprès de Martel et nous laissera en paix. »

- Qu’en dis-tu ?

- Il faut trouver de quoi il s’agit.

- On est reparti.


Ils remontèrent dans le bureau de De Gaulle.

- Alors, qu’avez-vous trouvé ?

- Pas grand chose, dit Henry.

- Est-ce que le nom de Martel vous dit quelque chose ?

- Historiquement il pourrait s’agir de Charles Martel.

- Charles Martel ? Fit Henry.

- Encore une de vos connaissances père ?

- Il était le grand-père de Charlemagne, il a remporté la bataille de Poitiers en 732, le 25 octobre précisément et…

- Poitiers hein ? Je crois que nous avons une piste.

- Ce n’est pas assez clair, il y a plein d’endroits possible.

- Celle-ci est la plus importante, partons tout de suite.

- nous venons avec vous, dit David.

- Ce ne sera pas la peine, vous en avez déjà fait plus qu’assez pour nous.

- J’insiste messieurs, dit De Gaulle.

- D’accord, venez. Mon Général.

- Bonne chance.

- Et vive la France ! Fit Henry.

- C’est cela, répondit De Gaulle en souriant.

Ils quittèrent le bureau du Général, celui-ci opina du chef envers les agents.


Ils quittèrent le palais pour revenir à la voiture. Dans quelques heures, ils seraient à Poitiers.




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