Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 21 : Chapitre 21

Par DarkSpielberg

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Après avoir traversé les routes pendant cinq jours et nuits, ils arrivèrent enfin à Rome. Fatigués et affamés, ils décidèrent d’aller prendre un peu de repos dans un night-club. Une fois assis, ils discutèrent de leurs objectifs.

- Le fragment ne peut être qu’au Vatican.

- C’est un peu précipité comme affirmation, l’Italie est vaste.

- Non, écoutez, il y a un fragment par pays…

- Pas sûr.

- Supposons alors, à chaque fois nous avons trouvé les fragments dans de hauts lieux historiques et religieux, et ici, le Vatican est la toute-puissance du catholicisme.

- Si le fragment se trouve vraiment là-bas, ce ne sera pas facile d’aller le prendre. Tu as de la chance que Mussolini ne soit plus au pouvoir sinon notre aventure ici serait vite terminée.

- Les nazis sont sûrement encore derrière nous, ils attendent que nous ayons réuni tous les fragments pour nous tomber dessus.

- Espérons qu’ils échouent, Hitler ne doit pas activer la lance.

- Il ne pourra pas le faire sans l’incantation et le sorcier, mais quoi qu’il arrive, je ne laisserai pas le chaos et les ténèbres s’abattre à nouveau sur ce monde.

Indy but son verre de martini et regarda les gens assis autour de lui. Il éternua soudain, manquant de s’étouffer.

- Ça va aller ?

- Oui…c’est juste que je ne ferai jamais…à ce truc immonde.

- Moi je ne le trouve pas si mauvais que cela.

- L’alcool et moi ça fera toujours deux.

- Ça me rappelle la fois ou tu as eu la grippe, tu te souviens ?

- Non.

- Tu avais sept ans, ta mère s’était absentée et tu étais tombé malade, tu toussais sans arrêt et tu avais une grosse fièvre. Je t’ai allongé dans notre lit et j’ai couru chercher le docteur. Il a donné ce qu’il fallait et tu étais guéri deux semaines plus tard. Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. C’est à partir de ce moment que j’ai définitivement compris que la famille était plus importante que tout.

- Pas définitivement.

- La mort de ta mère a tout changé. Rien n’a été pareil après cela.

- Je ne le sais que trop bien.

- Indiana, il y a une chose que tu dois savoir…

Mais la foule empêcha Henry de continuer sa phrase car elle se mit à applaudir brusquement.

Les rideaux pailletés rouge de la scène au fond de la salle s’ouvrirent, laissant apparaître huit jolies italiennes. Elles se mirent à danser quelques instants avant de s’arrêter pour se mettre en rang horizontal. Une autre femme apparut alors. Elle était blonde, ses yeux étaient verts, le maquillage masquait son âge relativement avancé. Elle portait une somptueuse robe pailletée couleur émeraude. A sa vue, Indy eut le souffle coupé, pas seulement pour sa beauté, mais pour autre chose.

- Nom de Dieu ! S’exclama t’il.

Henry le gifla.

- Ne jure pas !

La femme se mit à danser, chantant dans un italien parfait, on devinait quand même par moments un accent américain, du Missouri exactement.

- Impossible ! S’exclama encore Indy.

- Tu la connais ?

- Bien sûr, c’est Willie !

- Willie ?

La femme chantait en regardant son public, son regard croisa bientôt celui d’Indy. Les deux personne se dévisagèrent d’un regard mêlé de joie et de colère. Willie en oublia sa reprise. Elle se rattrapa vite grâce au refrain. Quand sa chanson fut terminée, elle se retira sous un tonnerre d’applaudissements.

- Sacrée bonne femme, dit Henry.

- J’allais le dire père.


Quelques instants plus tard, à la surprise d’Indy et d’Henry, Willie arriva et s’assit à côté d’eux.

- Salut Indy, ça faisait longtemps.

- Salut Willie.

- Dix ans, ça fait dix ans que je ne t’ai pas revu ! Tu m’as laissé tomber à Delhi !

- C’est toi qui es partie, je ne devais pas être assez fortuné pour toi.

- Peu importe, j’ai refaite ma vie, les gens m’aiment maintenant, et je suis célèbre.

- Tu a eu ce que tu voulais alors.

- Toujours en quête de bibelots préhistoriques ?

- Antiques plutôt…oui, nous cherchons un fragment ancien qui…

- Vous êtes son père vous, non ?

- Oui madame, je dois dire que votre façon de danser m’a complètement…

- Votre fils n’est qu’un égoïste, un vaurien !

- Je le sais, depuis le temps.

- Willie, tu peux peut-être nous aider.

- Pourquoi je t’aiderais ?

- En souvenir du bon vieux temps.

- Quel bon vieux temps ? Celui avec les cinglés qui te font brûler dans les flammes ou celui des insectes qui te rentrent partout ?

- Tu as sûrement des relations.

- D’excellentes relations.

- Connaîtrais tu un homme du Vatican ?

- Le Pape ?

- Plus bas.

- Je connais un prêtre, le père Vitalchi, il est au Vatican, il vient souvent içi.

- Un prêtre dans un night-club ? Les traditions ont l’air de se perdre, dit Henry.

- Il n’est pas là ce soir, il ne vient que très tard dans la nuit.

- Tu es proche de lui ?

- Ca ne te regarde pas.

- Tu a toujours bon goût à ce que je vois.

- Ne va surtout pas penser que…

Une pluie de balles éclata brusquement vers Indy. Il se coucha immédiatement par terre en entraînant Willie et Henry, bien entendu, Willie hurlait.

- Tu ne changera jamais, dit Indy.

Il prit ensuite son revolver.

- Toi non plus.

Indy se releva et tira deux coups. En réponse à cela, une rafale éclata vers lui.

- Je reviens, dit-il.

Il rampa entre les tables tandis qu’autour de lui, les gens fuyaient en hurlant, créant une sorte de camouflage. Il arriva au niveau de l’un des tireurs, un homme habillé en noir, comme à la Tour Eiffel. « Décidément, ils ont tous la même gueule » pensa Indy. Il pointa son revolver, le nazi était à court de balles, il rechargea, et aperçut Indy. Il accélérera alors le mouvement. Indy tira, l’atteignant en plein front. Un autre homme rappliqua en tirant, Indy fit de même, il était à court de munitions, pas le temps de recharger maintenant. Il prit la chaise en bois la plus proche et l’écrasa contre la tempe droite du nazi devant lui. Indy se retourna vers le fond de la pièce.

- C’est bon, la guerre est finie.

Henry et Willie émergèrent au milieu des tables renversées.

- Bravo fils !

Une nouvelle rafale de balles éclata, Indy se retourna et vit un nazi fuir vers la sortie, il le poursuivit et le vit s’enfuir à bord d’une Rolls noire avec trois autres hommes à bord. Henry et Willie arrivèrent. La Rolls démarra en trombe.

- Il faut les poursuivre père !

- Vous n’allez pas me laisser là ? Lança Willie.

- Si, au revoir, chérie !

- Sale…

Ils allèrent vers un taxi garé quelques mètres plus loin.

- Montez père !

- Mais c’est du vol !

- Montez !

Indy vira le chauffeur et prit sa place. Il démarra le véhicule en trombe, le chauffeur l’insultait sur le trottoir.


Le taxi doubla les voitures de façon très brusque.

- Pourquoi les rattraper ? Stratner sait quand même que nous sommes ici.

- Je serai plus tranquille en les sachant morts.

- Tu t’emballe vite.

Indy vit la Rolls, il accéléra.

- Ou as-tu appris à conduire comme ça ?

- Nulle part.

- Ah.

Le trafic n’était pas trop dense, après tout, il était une heure du matin passée.

Ils passèrent devant le Colisée. La route juste en face était bouchée à cause d’un accident, Indy sourit en voyant la Rolls ralentir de force.

- Ils sont fait comme des rats !

- Ne m’en parle pas je t’en supplie.

Mais à la surprise générale, la Rolls s’engagea sur la route adverse et prit la fuite à contresens.

- Zut !

Indy fit de même. Ils s’engagèrent sur une route menant à l’extérieur de la ville, il y avait peu de trafic mais chaque véhicule était un énorme danger car il fonçait droit sur Indy.

- Attention fils !

Indy vira à gauche, à droite, manqua de percuter une voiture.

- A droite…gauche…gauche ! Hurlait Henry.

Indy se déporta sur le côté et accéléra.

- C’est un vrai suicide ! Dit Henry.

La Rolls revint en vue.

- Tout droit.

- J’ai vu père.

Indy accéléra encore.

Les deux voitures étaient à présent sorties de Rome, elles longeaient une route bordant un précipice.

- Prenez le volant, dit Indy.

- Quoi ?

- Prenez le volant !

Indy et Henry échangèrent leurs places.

- Où je vais ?

- Tout droit, ne quittez pas la Rolls des yeux quoi qu‘il arrive.

Indy passa par la vitre et ouvrit le feu. Un nazi émergea en face et fit de même. Les coups se perdirent dans l’air ambiant. Finalement Indy réussit à ficher une balle dans l’épaule de son adversaire, lui faisant lâcher son arme.

La Rolls freina brusquement, le taxi lui passa devant, elle accéléra alors pour maintenant être derrière lui.

Les autres nazis se montrèrent et ouvrirent le feu.

- Oh, merde !

Henry regarda le rétroviseur et vit un nazi l’abattre.

Indy continua de tirer puis il revint à l’intérieur.

- Père, freinez.

- Quoi ?

- Freinez !

Le taxi percuta alors la Rolls, le réduisant à néant sous la puissance de la vitesse de l’impact.

- Continuez !

Les nazis prirent frayeur, le taxi les menait droit vers le vide.

- Encore un peu.

La Rolls dégringola. Une longue chute suivit d’une explosion intense et illuminée.

Indy et Henry regardèrent ce qu’il restait du véhicule en contrebas, c’est à dire rien d’autre qu’un monticule de débris.

- Vous conduisez bien père.

- C’est la première fois.




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