Indy ouvrit les yeux, il se trouvait dans un endroit sombre, assis. Ses yeux s’habituèrent rapidement à la pénombre. Il aperçut devant lui une silhouette élancée, élégante, celle d’une femme. Il vit ensuite des yeux verts, une bouche soyeuse, une chevelure rousse flamboyante, il reconnut vite cette personne : Sophia Hapgood.
- Toi ?
- Salut Indy, comment te sens tu ?
- Je serai mieux avec un café et un bon lit.
- Tu a bien failli y rester cette fois.
- C’est ce que je pensais, mais comment se fait-il que je sois encore en vie ?
- Je t’ai sauvé idiot, j’étais dans les parages et j’ai plongé pour te libérer de cette fichue pierre, une chance que la corde était déjà bien usée. Une fois remontée à la surface, je t’ai emmené ici.
- Je suppose que je dois te remercier ?
- Ce ne sera pas nécessaire, je te connais.
- Nous sommes toujours à Antakya ?
- Oui, en sécurité.
- Tout dépend de ce que tu appelle « en sécurité ».
- Tu a de la chance que je passais par là Indy.
- J’aurais pû m’en tirer tout seul.
- Bien sûr, peut être que j’aurais dû te laisser te noyer.
- Dis-moi plutôt comment tu es arrivée jusqu’ici.
- Grâce aux échos.
- Les échos ?
- En tant que conservatrice du musée de New-York, j’ai un tas de relations haut-placées.
- Tu a donc repris le musée en fin de compte.
- Oui, et c’est un métier très agréable, j’ai apprise beaucoup de choses, dont des évènements troublants se passant à Paris, Rome et Istanbul, tous concernaient un américain habillé comme un coq-boy et sachant manier le fouet, j’ai tout de suite su qu’il ne pouvait s’agir que de toi. Je suis alors partie à Istanbul puis, de fil en aiguille, je suis arrivé à Trézibonde où j’ai rencontré un homme qui louait le ciel de lui avoir rendu sa fille de sept ans appelée Nalvina. Il m’a dit que tu lui avait ramenée d’Antakya, j’y suis donc allée pour découvrir par qui la ville était occupée, et surtout que tu y étais bien.
- Pourquoi as-tu cherchée à me retrouver ?
- Pour t’aider à retrouver la lance du destin.
- C’est un peu trop tard pour ça, les nazis ont la lance.
- Mais ils doivent encore trouver les reliques servant à activer son pouvoir, et ça je peux t’aider à les trouver.
- Là tu m’intéresse.
- Indy, il faut que tu saches, ton père a été…
- Enlevé, oui je sais.
- Je suis désolée.
- Je compte bien le retrouver. L’homme qui l’a capturé est Klaus Stratner.
- Ce nom ne me dit rien.
- Il a un lieutenant maintenant, Kurt Valonius.
- Valonius ? Ton ancien élève ?
- Oui.
- Mais je le pensais mort.
- Moi aussi, et c’est pour cela qu’il m’en veut. Il a rejoint Stratner pour se venger de moi. Cela ne pourra nous causer que davantage de difficultés.
- Si tu dois le tuer…
- Il n’en est pas question, il a juste besoin d’être raisonné.
- Tu ne crois pas qu’il est trop tard pour ça ?
- Si je le sauve je sauve mon père.
- Et tu te sauve toi.
- Oui, en quelques sorte.
- Je ne te croyais pas aussi émotif.
- Père et moi sommes devenus inséparables.
- Incroyable.
- Il en sait beaucoup plus que moi sur la lance du destin, c’est grâce à lui que j’ai retrouvé les fragments.
- Les fragments ?
- Le fer de lance a été divisé en quatre fragments, c’est pourquoi nous avons dû aller en Allemagne, en France, en Italie et en Turquie pour aller les récupérer.
- Je te félicite, ça n’a pas dû être facile.
- Loin de là, surtout avec les nazis qui nous traquaient. Stratner s’est servi de nous, ainsi il n’a pas eu à se fatiguer pour récupérer les fragments.
- Et maintenant il a la lance.
- Mais pas le manuscrit et le sorcier.
- Je t’aiderai à les trouver, à condition que le musée hérite de la lance.
- Son pouvoir est trop dangereux pour être exposé.
- Tu compte la détruire ?
- Pas la lance, mais ce qui permet de l’activer.
- Je sais où se trouve le manuscrit.
- Je t’écoute.
- En fouillant les réserves du musée je suis tombé sur un papyrus très ancien sur lequel il était dit qu’un manuscrit très ancien écrit dans une langue inconnue aurait été caché quelque part en Égypte par Alexandre le Grand.
- Dans sa bibliothèque.
- Tu le savais ?
- Oui, et Stratner aussi.
- Mais la bibliothèque a été détruite.
- Les écrits le plus importants ont été cachés dans des souterrains secrets.
- Je ne savais pas cela.
- Moi si, c’est dans une vieille légende arabe.
- Bien, à supposer que le manuscrit soit là-bas, il faudra évite les nazis pour l’avoir.
- Ça je commence à être habitué.
- Tu pourrais en profiter pour retrouver ton père.
- C’est bien ce que je compte faire.
- Et comment veux tu t’y prendre ?
- Nous trouverai bien un moyen.
Indy se leva, il tituba un peu.
- Oh ! ma tête.
- Tu dois te reposer.
- Je me reposerais dans l’avion du Caire.