Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 39 : Chapitre 39

Par DarkSpielberg

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Ils furent emmenés non loin de là où ils se trouvaient, dans un village caché par la jungle, la montagne imposante s’étendait devant.

Le village était composé de petites huttes construites à partir de feuillages et de branches. Les habitants quant à eux, étaient vêtus par le strict minimum. Indiana avait l’impression d’être revenu trois millions d’années en arrière. Tout le monde le regardait lui et Sophia avec d’avantage de crainte que de méfiance.

- Ils ont l’air si malheureux, dit Sophia.

- Ils ne le sont pas pour autant, ils ont fait le choix de cette vie. L’argent et le pouvoir n’ont pas d’emprise ici.

- Tu veux dire que nous devrions tous vivre comme eux ?

- Je dis juste que l’argent est la source de tous les conflits et inégalités qui règnent dans ce monde. Son pouvoir change les hommes en ce qu’ils ne sont pas pour les réduit à néant.

- Comme la lance du destin.

- Oui, comme la lance du destin.


L’indigène qui avait parlé à Indy les mena dans une grande hutte gardée par deux hommes munis d’une lance. L’intérieur était spacieux mais vide, il n’y avait qu’un trône sur lequel était assis un homme corpulent vêtu plus diversement que les autres indigènes.

- Soyez les bienvenus dans ce village, dit-il. Je suis le chef Ak’Nesab.

- Je suis le professeur Indiana Jones, et voici Miss Sophia Hapgood.

- C’est un honneur de vous recevoir mes amis, le courage dont vous avez fait preuve dans la jungle est digne de celui de mes guerriers.

- C’était peu de choses.

- Ne soyez pas modestes, l’intelligence est le plus grand don d’un homme, penser est le plus grand pouvoir que les dieux lui ont donné, malheureusement, il se fait rare qu’il s’en serve.

- Je ne dirai pas le contraire.

- Mais vous devez être épuisés et affamés, laissez moi m’occuper de votre confort.

Il frappa dans ses mains, deux femmes apportèrent ce qui semblait être une hyène cuite sur un bouclier.

- C’est votre ennemi, il vous a combattu avec force avant de mourir. En le mangeant vous aurez cette force dans votre corps et votre esprit.

- Vous n’êtes pas cannibales au moins ?

- Ahahahaha ! Non, aucun risque, cette jungle couvre très bien tous nos besoins, et puis, si nous l’avions été, vous ne l’auriez jamais su à temps.

Indy arracha un bout du ventre de la hyène.

- Je crois que je vais vomir, dit Sophia.

- Mange sinon ils vont se vexer.

- Je ne peux pas manger ça.

- C’est comme du poulet !

- Pour toi c’est comme du poulet.

- Tu avais faim pourtant tout à l’heure.

- Oui mais c’était tout à l’heure.

- Tu sais ce qu’ils font à ceux qui les offense ?

- Non.

- Ils les suspendent au-dessus du feu et les font tourner jusqu’à l’aube pour mettre leur peau à vif, ainsi, quand ils rejoignent la jungle, les animaux se régalent.

Sophia attrapa un morceau de chair et le mangea comme une sauvage.

- Mon peuple vous est redevable de tout ce que vous souhaiterez.

- Quel est votre peuple ?

- Nous sommes les Palabam, nous vivons en ces lieux depuis l’aube de ce monde.

- Pas sans heurts j’imagine ?

- Nous avons combattu de nombreuses fois et perdu de valeureux guerriers, mais nous sommes toujours là, et surtout, nous sommes libres.

- Pourquoi ne pas vous mêler aux autres, à la civilisation ?

- Parce que nous en avons fait le choix. Nos traditions sont sacrées et doivent rester ce qu’elles sont. Votre civilisation ne fait qu’apporter le malheur et la désolation.

- Elle n’a pas que ce mauvais côté mais c’est un argument tristement convainquant.

- Est-ce pour cela que vous l’avez fuit ?

- Non, pas tout à fait.

- Vous avez dit être professeur, c’est quoi ?

- J’apprends l’histoire à ceux qui seront des hommes après moi.

- Quelle histoire ?

- Celle de tous le peuples, celle des grandes choses qui ont suivi les guerres.

- Les guerres sont des fléaux qui ne cessent de se propager.

- Actuellement nous sommes en plein dans la plus grande de toute l‘histoire, la plus meurtrière.

- N’ayez crainte, vous connaîtrez la paix, mais seulement lorsque vous aurez compris.

- Avez-vous vu d’autres hommes comme moi ?

- Nous avons vu de grands oiseaux de métal traverser le ciel vers Thabana. Mes guerriers les ont traqués et m’ont rapporté la présence d’une trentaine d’étrangers du même teint que vous au pied de la montagne sacrée.

- Y avait t-il un jeune homme à la démarche blessée parmi eux ?

- Non, par contre il y avait un vieil homme, leur chef.

- Qu’y a t’il à cet endroit ?

- Rien à notre connaissance, nous n’y allons que très rarement. C’est un territoire sacré, ils l’ont profané.

- Pourquoi n’allez vous pas les attaquer dans ce cas ?

- Nous avons essayé, mais leurs armes sont bien plus destructrices que les nôtres. Connaissez-vous ces hommes ?

- Le monde entier les connaît pour leur cruauté et leur destruction. Leur chef suprême est le diable en personne.

- Votre civilisation va se détruire encore une fois pour mieux renaître.

- Tant qu’il y aura des hommes bons en ce monde.

- Vous, qu’êtes vous ?

- Je ne suis ni bon ni mauvais, je ne suis qu’un être humain.

- Vos ennemis aussi.

- Non, pas eux.

- Vous découvrirez que vous avez tort quand vous ouvrirez les yeux. Un ennemi est noble et plein d’honneur, il fait ce qui lui semble juste pour une juste cause. Il n’a pas le choix de ses actes, il fait cela pour survivre.

- Il a le choix pourtant.

- Pas toujours.

- Alors il devrait être plus intelligent.

- Vous comptez aller vous battre ?

- Ils détiennent mon père et un objet sacré, nous partirons à l’aube.

- Quel objet ?

- Un manuscrit très ancien caché quelque part dans la montagne.

- J’ai entendu parler de ce manuscrit. Il n’a apporté que ruine et désastre à mes ancêtres.

- Vous l’aviez ?

- Un égyptien l’avait confié à mon peuple il y a de cela des milliers d’annuités, il s’appelait Aigos.

- Alexandre IV, le fils d’Alexandre le Grand !

- Plus les lune passaient, plus l’objet attisait la soif du pouvoir à son égard. Il y eut un conflit entre le peuple. Le chef alla le cacher dans la montagne pour que les dieux décident de son destin.

- Mais les nazis cherchent à la base de la montagne.

- Nous n’avons jamais su où le manuscrit avait été caché.

- Alexandre le savait, il a du faire ériger le temple qui le renferme.

- Cherchez avec intelligence et vous trouverez.

A présent, je vous souhaite un bon repos, Damon va vous conduire à votre hutte.


La hutte en question était petite et vide.

- Cela vous conviendra ? Demanda Damon.

- C’est parfait, répondit Indy, merci.

- Dormez bien.

Il partit.

- Enfin seuls ! S’exclama Indy.

- Je suis épuisée ! Dit Sophia en se laissant tomber sur la couche placée sur le sol de terre.

- Mieux vaut nous reposer, demain sera une rude journée.

- Avec toi tous les jours sont rudes !

- Heureusement que tu es là pour relâcher un peu la pression, dit Indy en se couchant à son tour.

Ils sourirent, Sophia se rapprocha de lui, il lui caressa les cheveux.

- Il m’est arrivée la chose que je n’aurais jamais cru possible.

- C’est à dire ?

- Je suis retombée amoureuse.

Ils s’embrassèrent. Il l’attira contre lui et ils continuèrent de s’embrasser passionnément, il se laissa aller…et s’endormit.

- Indy ? Indy ?

Il ronfla. Elle soupira.

- Toujours le même.


Quand il se réveilla, Indiana vit que Sophia ronflait à côté de lui. Il soupira.

- Toujours la même.

Il se leva et quitta la hutte, l’aube venait à peine de se lever. Damon, l’indigène qui lui avait parlé dans la jungle, se trouvait assis devant le feu central éteint, il le rejoignit.

- Bonjour.

- Bonjour, vous avez fait bonne nuit ?

- Excellente, je me sens prêt à affronter tous ceux qui se trouvent là-bas.

- Vous avez un sacré courage.

- A mon âge on ne parle plus de courage, plutôt de volonté.

- J’aimerai être comme vous.

- Je ne te le souhaite pas, et puis, tu es jeune, tu a encore toute la vie devant toi.

- En tant que guerrier du village, je sais que la mort peut me prendre à tout moment.

- Tant que tu y pensera, tu peux être sûr que tu restera longtemps en vie, mais ça ne veut pas dire que tu dois toujours y penser, bien au contraire !

- Je n’aime pas tuer. Pour moi aucun ennemi ne mérite la mort car aucun ennemi n’est méchant, ils sont juste influencés par ce que l’on juge être le mauvais camp.

- J’aimerai croire que le bien et le mal n’existent pas, mais en ce moment, c’est difficile.

- Avez-vous une famille ?

- Je n’ai que mon père, les nazis l’ont capturé.

- Alors je comprends la raison de votre volonté, vous devez le retrouver, la famille c’est la vie.

- Oui, tu a tout à fait raison.

- Je dois vous prévenir, Ak’Nesab a envoyé onze de nos meilleurs guerriers à la montagne pour affronter ces hommes, aucun n’est revenu.

- Alors ils n’étaient pas aussi bon qu’ils le croyaient. Tu es déjà allé jusqu’à la montagne ?

- Non, c’est interdit depuis que l’un d’entre nous y est mort.

- Comment cela ?

- Il avait dit avoir vu un manuscrit étrange en allant prier au sommet, comme celui dont vous parliez, il semblait complètement obsédé par lui, sa seule ambition était d’aller le prendre. Et il est reparti un matin, il n’est pas revenu, cela fera bientôt un an.

- Bonjour tous les deux.

Ils se retournèrent et virent Sophia, Damon se leva et s’inclina respectueusement.

- Bonjour madame.

- Ce n’est pas la peine d’en faire autant.

- Je dois vous laisser.

- Tu peux rester.

- Non, je dois m’occuper de ma famille.

Il se retira.

- C’est paisible ici tu ne trouve pas ?

- Oui, si l’on excepte les moustiques et les araignées.

- Tu a vu des araignées ?

- Oui, il y en avait une qui courait le long de ton épaule pendant que tu dormais.

- Vraiment ?

- Non, je plaisante.

- Tu a le don pour ça. Quel est le programme aujourd’hui ?

- Nous allons à la montagne.

- Seuls ?

- Oui, pourquoi ?

- Ils pourraient nous aider.

- Je ne veux pas risquer des vies pour rien.

- Et si il nous fallait une diversion ?

- Je la ferais, je suis doué pour ça.

- Ca c’est bien vrai.


Au moment de partir, le chef vint leur dire au revoir.

- Le temps de nous saluer est arrivé mes amis, puissent les dieux vous guider dans votre quête.

- Merci. Puissiez vous à jamais rester un peuple libre et heureux.

Ils se serrèrent la main.

- Restez loin du mal, ne cherchez pas à l’affronter.

- Je n’aurai peut être pas le choix.

- Il y a toujours une alternative à la bataille, un cœur impur ne peut le rester à vie.

- Puissez-vous avoir raison.

Ils se détournèrent.

- Une dernière chose, dit le chef. Votre femme est superbe, vos enfants seront beaux.

- Oh, ce n’est…pas ma femme.

- Mais vous l’aimez ?

- Oui.

- Alors elle sera votre femme !

Indy sourit et se détourna pour reprendre a marche avec Sophia.

- Qu’a t’il dit ?

- Il…disait…bonne chance.


Ils quittèrent le village pour aller droit vers la montagne.




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