Is it love ? Drogo : Saison 1 par

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Univers Parallèle / Fantastique / Romance

2 Chapitre 2 : Premières fois

Catégorie: M , 9326 mots
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Ce chapitre est en prélecture...

Ce matin je me réveille, un peu trop tôt à mon goût, il est 7h30 du matin. Je me retourne dans mon lit, bien décidée à rejoindre Morphée encore un peu. Les cours commencent seulement demain et je refuse de ne pas profiter de dormir encore un peu. Je recommence à m'assoupir mais c'est de courte durée. Je sens un regard insistant posé sur moi. J'ouvre grand les yeux puis me retourne rapidement vers le rebords du lit en me redressant, un peu brusquement car pas très rassurée depuis la mise en scène d'hier soir. Puis, à ma grande surprise, je tombe sur de grands yeux noisette, une petite fille avec de longs cheveux me fixe drôlement. Je ne met pas beaucoup de temps à comprendre que ce doit être la petite Lorie.


Gabriella: Hum... Bonjour ! Tu dois être Lorie


Je lui jette un sourire amicale. Mais la petite ne me réponds pas et continue de me fixer. Je ne sais pas qui lui a appris la politesse à cette gamine, mais entrer dans la chambre des gens sans y être invitée, fixer ces derniers sans gêne et ne pas dire bonjour ce n'est pas un grand succès. Je dirige mon regard un peu plus bas, fixant, effrayée, la peluche qu'elle tient dans sa main gauche. Une peluche immonde avec des grandes oreilles, des trous à la place des yeux et un sourire sadique cousu à la Frankenstein. La, c'est carrément un crime de la laisser se balader avec ce truc. Je sors de mes pensées lorsque que Lorie m'adresse une parole.


Lorie: Comme tu es belle... C'est toi ma nouvelle nounou ?

Gabriella : Hum... Merci beaucoup ! Oui effectivement, c'est moi.

Lorie: Lucie aussi avait de longs cheveux comme toi !


(Lucie ?! Sûrement la jeune fille avant moi...)


Lorie: J'étais triste quand elle est partie...


La petite fille affiche une moue tristounette et fixe le sol, triturant sa peluche maléfique entre ses doigts.


Gabriella: Et pourquoi Lucie est partie ?

Lorie: Parce que...


Sa réponse est coupée par l'arrivée d'un personne. Je regarde vers la porte entrouverte et aperçois Nicolae.


Nicolae: Lorie ! Que fais-tu ici, ce n'est pas très polie de rentrer dans la chambre des autres sans leur permition !


(Tu m'en diras tant...)


La petite file se tourne vers son grand frère, un large sourire se dessine sur ses lèvres et se précipite vers lui.


Lorie: Nicolae !!!


Ce dernier l'attrape au vol dans ses bras pour la faire tournoyer puis finir par lui poser un baiser sur le dessus de la tête.


Nicolae: Aller viens ! Nous allons laissé Gabriella se préparer ! Tu auras ensuite tout le temps de jouer avec elle.


Lorie me sourit, je ne saurais dire si ce sourire est amical ou sarcastique... En tout cas il me fait froid dans le dos. Elle me fait un signe de la main avant de repartir en sautillant.


Nicolae: Je suis navré... Lorie est très terre à terre...

Gabriella: Oui et curieuse apparemment...


Je lui souris pour ne pas parraître rabat-joie.


Nicolae: Je te laisse te préparer, nous t'attendons en bas pour le petit déjeuner.


Je lui souris en acquiesçant puis il tourne les talons pour me laisser seule. Je saute du lit après avoir exprimer un soupir. Je me dirige vers la salle de bain et me regarde dans le miroir.


(Wahou !!!)


On sent que la nuit a été courte, des cernes se sont formées sous mes yeux et mes cheveux n'en parlons pas...C'est une apocalypse à eux tout seuls. Je me passe un coup de brosse avant d'attacher mes cheveux en queue de cheval, je prend une douche rapidement puis passe au maquillage. J'ai toujours préféré être naturelle, je passe donc un léger far à paupière marronné et me met un coup de mascara. Pour le coup je suis obligé de passer par l'anti-cernes et le fond de teint... Je ne voudrais pas passer pour Dracula auprès de mes hôtes. Une fois avoir un peu minimiser les dégâts, j'enfile mon jean préféré, un t-shirt à manche longue un peu moulant, puis une paire de chaussettes avant de me diriger vers la porte. Je peine à retrouver mon chemin vers les escaliers avec tous ces couloirs. Je finis tout de même à y arriver. Je descend et me dirige vers la salle à manger où se trouve Nicolae, Lorie puis un autre jeune homme que je n'ai pas eu l'occasion de croiser hier. A mon grand soulagement, Drogo ne semble pas présent.


(Quoi que... Je ne sais pas pourquoi une partie de moi espérait le trouver ici ce matin, après ce qu'il m'a fait hier... Gabriella tu es maso...)


Je m'installe, non sans timidité, à la grande table et suis surprise quand je vois que personne ne déjeune.


Gabriella: Vous ne mangez pas ?

Nicolae: Nous avons déjà mangé Gabriella désolé... Mais Lorie était affamée.


Il la regarde hilare. La petite fille lui rend son sourire.


Nicolae: Mais je t'en prie, sers-toi ! Ne te prive surtout pas, prend ce que tu veux !


(La table est remplie de tas de choses différentes ! Je suis gourmande mais quand même...)


Je m'exécute timidement en lui esquissant un sourire. Je m'empare d'un croissant quand une présence nous rejoins, je lève le nez.


(Drogo...)


Il me fixe toujours avec ce sourire qui me donnerait envie de lui arracher les yeux à mains nues. Je me sens tout à coup mal à l'aise et ai chaud. Il se dirige vers sa petite sœur puis l'enlace en lui déposant un baisé sur la tête. Le fait de le voir si attentionné avec Lorie me surprend, le jour et la nuit.


Lorie : Drogo !!!


La petite lui saute dans les bras, il l'attrape au vol et la serre contre lui, puis m'adresse de nouveau un regard. Il repose sa petite soeur avant d'ouvrir la bouche, alors que j'étais en train d’engouffrer une bonne partie de mon croissant dans la mienne.


Drogo: Alors petite chose, on est affamée ? Nuit mouvementé ?


Je manque de m'étouffer puis déglutis difficilement. Avant de lui envoyer un regard plein de noirceur.


Gabriella : On dira ça, à qui la faute ?


Nous nous défions du regard. Je sens le regard de Lorie valser entre moi et son frère.


Lorie: Pourquoi tu n'aimes pas Drogo ?


Je manque presque de recracher la gorgé de café que je viens de prendre.


Gabriella: Non enfin je euh... On ne se connait pas tu sais...


Nicolae ricane, je le regarde presque mécontente.


L'attention de Drogo se repose sur sa petite soeur, il lui caresse gentiment les cheveux.


Drogo: Sois gentille avec la petite chose d'accord ? Il paraît qu'on a pas le droit de jouer avec...


Il prononce ces derniers mots en me fixant à nouveau un petit sourire en coin. Je refuse de me laisser faire et le fusille du regard.


Gabriella: Ne m'appelle pas comme ça ! Je ne suis pas... petite... Ou si peut être un peu mais ce que je ne suis pas surtout c'est une "chose" !

Drogo: Ok... Petite chose


Il dépose un doux baisé sur le front de la petite fille, puis il tourne les talons pour quitter la pièce. Lorie se retourne vers moi, visiblement fâchée.


Lorie: Tu as fais partir Drogo !!


Je la regarde, gênée.


Gabriella: Non enfin... Je ne crois pas...

Nicolae: Calme-toi Lorie, tu sais bien que personne ne fait fuir Drogo. S'il est partie c'est qu'il en a décidé lui-même.


Lorie regarde Nicolae et son regard s'adoucit. Elle se lève de table et commence à sautiller dans tous les sens et à vagabonder dans tous le manoir.


(Ca commence bien...)


Nicolae: Gabriella, je serais absent pour la journée, si tu éprouve le besoin de nous contacter pour un problème quelconque, tu as nos numéros dans l'entrée du hall.

Gabriella: Très bien mais euh... Concernant Drogo s'il enfin...

Nicolae: Ne t'en fais pas pour ça, je le connais il ne rentrera pas avant ce soir.


Je lui sourit puis il quitte la pièce à son tour.

Le reste de mon petit déjeuner se passe en silence et je me rend compte que je ne me suis pas présenté au troisième frère présent, il est tellement discret que je l'avais carrément oublié. Je me racle la gorge, gênée, puis le regarde.


Gabriella: Hum... Bonjour, je suis désolée je ne me suis même pas présentée, Gabriella Lodge...


Ce dernier se tourne vers moins en levant le nez de son bouquin.


???: Peter...


Il a l'ai tellement timide... Il ne ressemble en aucun cas à Drogo, que ce soit mentalement ou physiquement. Ses cheveux sont d'un noir intense et ses yeux d'un verre émeraude captivant... Je luis souris et me rend compte que je le fixe depuis quelques secondes. Comment rendre quelqu'un de timide encore plus mal à l'aise. Il me sourit gêné puis se lève de table avant de faire une bise à sa sœur puis se diriger à l'étage. Je finis mon petit déjeuner puis commence à débarasser, Nicolae s'éclipse à son tour, je me retrouve en tête à tête avec Lorie qui me fixe de nouveau.. Je m'éclaire la voix afin de briser le silence.


Gabriella: Alors Lorie, contente de commencer l'école demain ?

Lorie: Oui ! Je veux être la plus belle ! Tu m'aidras à trouver une jolie tenue ??


(Il n'y a pas d'uniforme ? Etrange...)


J'esquisse un sourire tout en continuant de débarrasser la table. Cette petite ne manque pas d'ambition, elle veut l'école à ses pieds.


Gabriella: Oui bien-sûr ! Tu verras tu seras la plus jolie d'entre toutes.


Je finis de débarrasser et fais la vaisselle rapidement, la petite m'observe, ce qui me fait frissonner.

Une fois terminée, la petite s'empresse de m'attraper par le bras avec une poigne qui me surprend pour me traîner en haut dans sa chambre. Arrivée à destination j'observe la pièce. Du rose partout ! cette petite raffole visiblement de cette couleur, contrairement à moi. Cette couleur pourrait me filer de la fièvre. Elle me sort de mes pensées en s'agitant devant moi.


Lorie: On essayer des robes pour ma rentrée ?? Je vais faire un défilé !

Gabriella: Euh...


Elle ne me laisse pas en placer une et m'invite à ma soir sur son banc de lit. Elle prend deux robes et se dirige en courant dans sa salle de bain.


Gabriella: Ne ferme pas la porte Lorie cela me rassurerait.


Elle ne répond pas mais à l'air de suivre mon avis. Elle ressort avec une première tenue: une robe blanche à frousfrous plus que too much pour aller à l'école. Je respire profondément ne sachant pas comment lui expliquer mon désaccord.


Gabriella: Euh... Cette robe est très jolie Lorie mais... Ce n'est pas un peu trop habillée pour aller à l'école ? Tu risquerait de l’abîmer tu ne crois pas ?


(Surtout que ces robes ont toute l'air de coûter une fortune !)


Lorie : Tu ne connais pas la mode ça se voit ! Regarde tes vêtements...


Je la regarde en haussant les sourcils. Cette petite me manque totalement de respect.


Gabriella: Un peu de respect Lorie je te prie ! File enfiler une autre tenue celle-ci ne convient pas pour aller à l'école !


Elle s'execute et ressort avec une robe aussi farfelue que la précédente. Mais cette fois elle est bleue. Je soupire en regardant la petite tournoyer dans sa robe.


Gabriella: C'est mieux mais ce n'est pas encore ça !

Lorie: Tu es bête !


Je hausse les sourcils et cligne des yeux, je crois avoir mal etendue.


Gabriella : Je te demande pardon Lorie ??

Lorie : Tu es nulle ! Pour aller à l'école on a un uniforme ! Lucie savait ça.


Je devrait apprend à m'écouter des fois. Je viens de me faire avoir par une petite fille de 10 ans.


Gabriella: Et dans ce cas pourquoi me faire tout ce cinéma ?

Lorie: Ca m'amusait !


Je la regarde, hébétée puis elle va enfiler une robe un peu plus... Décontractée si je puis dire... Celle-ci est rose, étonnant. Elle sort de la salle de bain a une vitesse folle pour se diriger vers ses poupées.


Lorie: On joue ?


Je lui réponds en rangeant les robes essayées, agacée.


Gabriella: Oui si tu veux ! A quoi veux-tu jouer ?


Elle me montre ses poupées, je me dirige vers elle et m'assoie en tailleur près d'elle. Je lache un soupir.


Gabriella: Ok ! Quelle est l'histoire ?


Elle me tend une poupée et prend en sa possession une immonde chose qui ressemble à une poupée vaudou.


Lorie: Toi tu es la jeune femme en détresse et moi je cherche à te dévorer !


Elle me lance ces paroles avec une sourire diabolique.

Je la regarde avec de gros yeux.


(Cette gamine à un problème...)


Gabriella: C'est un peu violent comme jeu tu ne trouve pas ?

Lorie: Non c'est drôle.


Je prend sur moi. Au bout de 10 minutes je ne peux déjà plus. Première fois que je joue avec cette petite et c'est une catastrophe, ses jeux me donne froid dans le dos. Je regarde l'heure, ouf il est temps de manger, sauvée par le gong.


Gabriella: Lorie, il est temps d'aller manger.

Lorie: Je n'ai pas faim !

Gabriella: Peut être mais il faut que tu mange ! Tes frères ne seraient pas d'accord si je t'écoutais et te laissais ne rien avaler à ton âge sous prétexte que tu n'as pas faim !

Lorie: Tu ne sais rien de mes frères !


Je m'énerve.


Gabriella: Ca suffit Lorie !


Je lui lance un regard noir et la petite se précipite vers la sortie en hurlant. Je lève les yeux au ciel, cette gamine va me donner du fil à retordre. Comme premier contact on repassera.

Je suis le chemin de la petite furie, et tombe sur elle se plaignant à son frère.


Lorie : Je n'ai pas faim, je n'ai pas faim, je n'ai pas faim !!!


Je soupire puis croise les bras contre ma poitrine et la fusille du regard. Je finis par laisser tomber, j'en parlerais à Nicolae ce soir. De toute façon visiblement quoi que je fasse ou dise, elle n'est pas décidée à obéir.

Si ça commence comme ça avec cette petite fille je n'ose même pas penser à la suite. J'attend que ce soit l'heure de la sieste pour Lorie pour descendre et ai plutôt l’infini flemme de me faire à manger. Je me fais des pâtes. J'ai pris un temps fou avant de la faire capituler pour s'endormir.

Je mange rapidement en regardant sur mon téléphone. Je m'ennuie à mourir. Je tombe soudain sur une photo de mes parents. Une des raisons de mon départ de Boston. Mes parents ont perrit dans un accident de voiture il y a de cela un an. Les larmes me montent. C'est encore trop frait pour moi, je verrouille mon téléphone et suis interrompue dans mes pensées.


???: Tout va bien ?


Je me retourne et vois Peter debout derrière ma chaise. Je ne l'ai même pas entendue arriver. Je me ressaisit.


Gabriella: Oui ! Tout va bien !


(Très convaincant, de toute évidence.)


Il fronce les sourcils et me lance un sourire en coin. Evidemment il ne me croit pas.


Peter: Je ne vais pas insister, je sais que quand on n'a pas envie de parler on préfère qu'on nous laisse tranquille.


Il s'installe sur la chaise à côté de moi, je lui souris timidement. Ce garçon me perturbe, il a l'air si mystérieux, mélancolique et pourtant si gentil. Je brise le silence.


Gabriella: Tu es à la fac aussi ?

Peter: Oui, bientôt la rentrée.


Je souris à pleine dents.


Gabriella: J'ai plutôt hâte de commencer.


Il me regarde et soupir.


Gabriella: De toute évidence pas toi...

Peter: Si biensur...


Il n'est pas très convaincant. Il se lève de sa chaise en appuyant ses paumes contre la table.


Peter: Je dois te laisser, à plus tard.


Je lui fais un signe du menton puis il disparaît. Peu de temps après j'entend une douce musique au piano, vraiment superbement jouée. Peter a du talent.

Je débarrasse ma table puis nettoie mon assiette. Je tend l'oreille: aucun bruit, Lorie est tombée dans les bras de Morphée. Enfin du calme.

Je profite du sommeil de la petite pour faire un coup de propre dans le manoir. Une fois Lorie réveillée elle m'a encore rendue la vie impossible durant le reste de l'après-midi jusqu'à ce que Nicolae rentre enfin. Le repas du soir a encore été pour moi toute seule et Nicolae s'est chargé de coucher Lorie. Je n'ai pas recroisé Drogo depuis ce matin.


(Bon débarras !)


Enfin je crois... Je remonte dans ma chambre après le repas puis continue de ranger quelques affaires dans ma chambre quand j'entend quelqu'un frapper.


Gabriella : Oui ?


Je vois la porte s'ouvrir et mon cœur s'accélère. Ce n'est que Nicolae.


Nicolae: Je venais voir si tout allait bien pour toi. Tu arrive à prendre tes marques ?

Gabriella: Hmmm oui... Du moins j'essaye.

Nicolae: Tu vas vite t'adapter je suis sûr.


Je m'assoie en tailleur sur mon lit, regardant mes doigts triturer les draps. Nicolae fronce les sourcils puis s'avance vers moi.


Nicolae: Quelque chose ne va pas ?


Je relève le regard vers lui.


Gabriella: Ca n'a pas très bien commencer avec Lorie... Elle me compare toujours à une certaine Lucie... Je n'ai pas l'air d'être à la hauteur à ses yeux.


Nicolae se ferme.


Nicolae: Ce n'était que le premier jour... Ne te décourage pas, Lorie n'est pas facile mais je suis sûr que vous allez finir par vous entendre parfaitement.


Je suis septique... Mais lui lance un sourire, sa présence me rassure toujours, ce qui en est presque effrayant...


Nicolae: Je te laisse tranquille, fais comme chez toi.


Il tourne les talons puis s'éclipse de la chambre. Je regarde mon sac de cours et vérifie que je n'ai rien oublier pour la rentrée de demain. J'ai hâte et en même temps une immense appréhension me submerge. Je décide d'attraper mon paquet de cigarettes... Je ne suis pas une grande fumeuse, mais des fois j'en ai besoin, ça me détend... Je me dirige vers la sortie de ma chambre, je regarde discrètement si la voix et libre puis me dirige vers la sortie. Je passe la porte d'entrée pour prendre l'air. J'allume ma cigarette pensive. J'essaye de chasser mes pensées négatives à chaque bouffée. Tout à coup une présence me surprend, je manque de me brûler.


???: Alors comme ça mademoiselle Lodge on fume...


Je me retourne prise sur le fait, on dirait un lapin pris au piège devant le fusil d'un chasseur. J’aperçois le petit sourire de Peter.


Gabriella: Ca m'arrive j'avoue... C'est un problème ?


Il ricane en s'avançant près de moi.


Peter: Non tu fais ce que tu veux, nous ne sommes pas des tirants.


Je lui sourit.


Gabriella: Oui je sais bien... Tu voulais me demander quelque chose ?


Peter me lance un regard avant de le diriger vers le ciel.


Peter: Non je suis tombé sur toi par hasard, j'avais besoin de prendre l'air.

Gabriella: Comme ça on est deux.


Il y a un moment de silence, Peter observe toujours le ciel.


Peter: J'aime regarder les étoiles quand celles-ci sont nombreuses.


Je suis son regard et observe à mon tour le ciel peuplé d'étoiles plus lumineuses les unes que les autres. Je suis tout à coup apaisée.


Gabriella: Tu as raison... C'est vraiment apaisant.


Je me secoue la tête pour reprendre mes esprits.


Gabriella: Euh... Je vais remonter dans ma chambre, je vais éviter de me coucher tard pour la rentrée.


Il me sourit et me répond.


Peter: Je comprend, je vais rester encore un peu ici.

Gabriella: Bonne nuit alors

Peter: Bonne nuit Gabriella.


Je lui sourit puis remonte les marches pour rentrer dans le manoir.

Une fois dans ma chambre, je ferme la porte à double tour. Je ne tiens pas à avoir de la visite en pleine nuit, même si Nicolae m'assure de ma sécurité je ne suis pas tranquille pour autant. Je bouquine tranquillement sur mon lit lorsque j'entend un bruit. Pas très confiante, je me dirige vers la porte de ma chambre, la déverrouille puis entre ouvre la porte afin de regarder si la voix est libre. Personne n'est là, en revanche, la porte du fond du couloir est ouverte, j'ai l'impression que le bruit vient de là. Ma curiosité prend le dessus. J'ouvre la porte puis me dirige à pas de loups vers le bruit, mon cœur s'accélère, l'adrénaline monte en moi, je m'approche de plus en plus, je tend la main pour regarder ce qui se trouve derrière cette fameuse porte mais au moment ou je la touche je percute quelqu'un de plein fouet qui arrive de la droite.


Drogo: Mais qu'est ce que tu fais là ?


Je lève les yeux vers lui, terriblement gênée, je vais passer pour la fouine de service !


Gabriella: Je euh...


Son regard est plongé dans le miens il me maintient par les poignets, je suis collée à son torse, mon coeur rate un battement. Son regard n'est pas le même que d'habitude. Je reprend mes esprits lorsque Nicolae nous surprend.


Nicolae: Mais qu'est ce qu'il se passe ici ?


Drogo se retourne brusquement.


Drogo: Je viens de surprendre la petite chose vouloir aller par ici.

Gabriella: Mais non je...

Nicolae: Gabriella il est strictement interdit d'aller dans cette pièce !


Niolae est furieux... C'est la première fois que je le vois dans cet état, je le regarde, les yeux écarquillés. Son visage se radoucit.


Nicolae: les escaliers sont extrèmements dangeureux derrière cette porte... Tu te briserais le cou à coup sûr...


Je lui fais un signe de la tête pour lui faire comprendre que je comprend. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il me cache quelque chose... Je ne suis pas folle, du bruit venait de cette pièce mystérieuse... Je fais mine de rien et repars dans la direction de ma chambre après m'être excusée auprès de Nicolae.


Drogo: Bonne nuit petite chose...


Je tourne la tête brusquement, toujours ce petit sourire en coin. Je lève les yeux au ciel.

Je me rafraîchis sous une douche froide ayant encore extrêmement chaud... 19 ans je trouve ça un peu tôt pour être ménopausée. Je ricane intérieurement et esquisse un sourire à cette absurdité. En vérité je repense à cette collision avec Drogo et ce que j'ai ressentis... Ce garçon m'agace au plus haut point pourtant il exerce un aura sur moi que je n'arrive pas à comprendre... Un aura qui, de toute évidence, me fait perdre tous mes moyens. Je sors de la douche, me sentant mieux. Je prend le temps de sécher correctement mes cheveux et les coiffer en tresse pour la nuit. J'enfile une culotte et un t-shirt large qui appartenait à mon père pour la nuit. Je me glisse sous les draps et observe la photo de mes parents sur ma table de chevet. Les larmes me montent. Ils me manquent terriblement, surtout quand je me sens seule comme à cet instant. Une larme roule sur ma joue et je suis brusquement interrompue par ma fenêtre qui s'ouvre toute seule. Je vois soudain une chouette agrippée au rebord de ma fenêtre, je me lève et m'approche doucement d'elle afin de ne pas l'effrayer. Elle ne bouge pas d'un pouce. J'approche ma main vers elle et étonnamment et se laisse toucher et caresser. Je suis stupéfaite.


Gabriella: Incroyable je n'ai jamais vue ça !


La chouette en vient même à se poser sur mon bras. Blanche-neige sort de ce corps. Je lui souris, j'ai l'impression qu'elle comprend mon chagrin.


(De mieux en mieux je vais finir dans un asile de fous...)


Gabriella: Coucou toi ! D'où viens-tu ?


(Voilà que je parle à une chouette maintenant... Je crois que j'ai atteint le point de non retour... Je suis définitivement maboule)


Elle me regarde un instant dans les yeux avant de s'envoler de nouveau loin de moi. Je sais que cela peut paraître absurde mais je sens que l'on se reverra elle et moi. Décidément cette soirée n'avait pas finie de me surprendre. Me sentant un peu bête suite à cette situation ridicule, je referme la fenêtre puis me glisse de nouveau dans mes draps avant de fermer les yeux pour m'endormir profondément.


La nuit passe trop vite à mon goût. Mon réveil sonne et j'ouvre un œil difficilement... Je cherche mon téléphone d'une main à l'aveugle, en vain. Je lève la tête, les yeux plissés éblouis par la lumière du jour et éteint enfin ma sonnerie de réveil. Je replonge ma tête dans mon oreillé et exprime un profond soupir. Je me secoue et me lève, il est bientôt l'heure de réveiller Lorie il faut que je m'active. Je prend une douche rapidement et refait ma tresse, cette dernière ayant été agressée par mon sommeil cette nuit. Je me fais un maquillage légé et enfile mon uniforme universitaire. Je suis excitée et en même temps anxieuse. Je revérifie une énième fois mes affaires pour être sûre que je n'oublie rien pour ma première journée de cours et me dirige vers la chambre de Lorie. Je me cale sur le rebord de son lit et la secoue délicatement pour la sortir de son sommeil.


Gabriella : Lorie ? il est temps de se lever ! C'est ton premier jour d'école aujourd'hui.


La petite fille ouvre grands ses yeux braisés en m'effrayant presque, elle se redresse et bondit de son lit tout excitée.


Lorie : Ouiiii !


Elle sautille vers sa salle de bain pour aller se doucher sans que je lui dise quoi que ce soit. Je suis stupéfaite, je ne pensais pas que ce serait aussi facile. J'en profite pour ouvrir ses fenêtres afin d'aérer sa chambre et faire un peu de rangement. Je fais son lit et replace ses peluches, aussi affreuses les unes que les autres, sur sont lit. La petite fille sort de la salle de bain. Je l'habille de son bel uniforme puis l'invite à descendre. Elle me devance, je lui cours presque après. Arrivée en bas je vois Peter et Niolae autour de la table. Toujours pas de Drogo ce matin. J'installe la petite puis moi à mon tour. Je les regarde, personne ne mange de nouveau.


Grabiella: Vous avez déjà déjeuné ?

Nicolae: Oui nous sommes très matinal;


Je hausse les épaules et regarde Lorie.


Gabriella: Nous allons donc déjeuné en tête à tête Lorie.


Nicolae me regarde un peu gêné.


Nicolae: Euh Lorie déjeunera à l'école, ils organisent un petit déjeuné avec les enfants pour la rentrée...


Je le regarde surprise.


Gabriella: Ah oui ? Lorie ne m'en a pas parlé.


La petite reste de marbre.


Nicolae: Elle n'a pas du y penser.


Je hausse les épaules, peu convaincue. J'attrape un fruit puis voit Drogo entrer dans la pièce, je me fige. Il se dirige aussi tôt vers sa petite soeur pour lui donner une bise, le visage de la petite s'illumine.


Drogo: Comment va ma princesse ce matin ? Prête pour ta première journée ?

Lorie: Oui j'ai hâte, je vais tous les mettre à mes pieds !


(Trop modeste cette gamine...)


Drogo : je n'en doute pas tu seras la plus jolie !


(Aller encourage-la !)


Je lève les yeux au ciel. Drogo me regarde un sourire aux lèvres puis se reconcentre sur Lorie.


Drogo: Si tu n'aimes pas cette école on t'en changeras !


Pas étonnant que cette petite soit une vraie petite peste des fois... Tous ses frères sont à sa merci. Nicolae reprend.


Nicolae: Il n'y a pas de raison que cette école ne fasse pas l'affaire.


Drogo ignore sa réplique et souhaite une bonne journée à sa soeur avant de s'eclipser. Je mange rapidement en regardant l'heure.


Gabriella: Il faut qu'on se dépèche Lorie je vais finir par te mettre en retard à l'école.


Je me lève de table débarrasse rapidement et emmène Lorie par le bras. Cette dernière se retire brusquement de mon emprise.


Lorie: Je ne veux pas y aller avec toi ! Je veux que ce soit Nicolae qui m'emmène à l'école !


Je soupire, agacée.


Gabriella: Lorie s'il te plait pas maintenant ! Nous allons être en retard !


Lorie se met à rouspéter ouvertement ce qui commence à vraiment me faire perdre patience. Niolae intervient.


Nicolae: Laisse, Gabriella, je lui avait promit de l'emmener pour son premier jour.

Gabriella: Sans vouloir te manquer de respect Nicolae, il faudra bien qu'elle s'habitue à ce que ce soit moi qui m'occupe d'elle, partie comme ça c'est peine perdue !

Nicolae: C'est juste pour la rentrée, c'est un rituel entre nous.


Il lance ces dernières paroles en lançant un petit clein d'oeil à la petite chipie dont le visage s'illumine de nouveau. Je n'insite pas, je n'ai pas envie de me mettre en retard pour mon premier jour. Je prend mes affaires, fait signe de la main à Nicolae avant de me diriger vers l'arrêt de bus. Je n'ai même pas vue Peter s'en aller avec tout ça... J'aurais espéré faire le trajet avec lui.

J'arrive à la fac un peu tendue. Soudain je sens une présence féminine près de moi, je me retourne, Sarah se tient tout sourire devant moi.


Sarah: Salut Gabriella ? Comment vas-tu ?

Gabriella: Sarah ! Ca va et toi ?

Sarah: Ca va... Quel est ton premier cours ?

Gabriella: Littérature anglaise...


Elle me sourit de plus belle.


Sarah: Moi aussi ! Vient on y va ensemble.


J'accepte sans hésiter, ça m'évitera d'arriver en retard à mon premier cours parce que je me suis perdue. On arrive dans l’amphithéâtre. Je fais signe à Sarah de nous installer vers le haut de la grande salle, je ne tient pas à être au premier rang et me faire remarquer le premier jour. Je balaye la salle du regard et tombe sur Drogo, tout en bas près du bureau du prof, plaisantant accompagnée d'une blonde plutôt mignonne. Je grimace sans même m'en rendre compte. Le regard de Drogo se pose soudain sur moi, comme s'il se sentait observé, je détourne immédiatement le regard, rouge écarlate. Lorsque je tente de nouveau un regard vers lui je le vois sortir de la salle. De toute évidence ce cours ne lui paraît pas nécessaire.


Gabriella: Tsss...


Sarah se retourne vers moi perplexe et suit mon regard.


Sarah: Un problème Gabriella ?


Je tourne mon regard vers elle, prise en flag.


Gabriella: Euh non ! Non non je euh... Je suis un peu stressée par ma première journée.


Sarah m'adresse un sourire rassurant.


Sarah: Ne t'en fais pas ! Tout va bien se passer après tu te sentiras comme un poisson dans l'eau !


Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas vraiment convaincue par ses paroles. J'ai un sentiment très désagréable concernant cette journée.

Le cours commence et j'essaye tant bien que mal de m'en absorber. Mais cette matière est tellement rasoir pour moi et la prof qui l'enseigne n'arrange rien... Elle est aussi intéressante qu'une mouche sur une fiente. Je n'arrive pas à me mettre dedans. A vrai dire le cours qui m'a attiré vers cette université et "Mythes et légendes"... Je suis fascinée par le monde paranormal. J'ai vraiment hâte de commencer cette matière.

Les minutes passent dans une lenteur absolue, j'ai même crue voir Sarah piquer du nez, c'est tellement silencieux qu'on pourrait entendre une mouche voler dans cette amphi. L'heure passe enfin et je me met à ranger mes affaires.


Sarah: Waouh ce cours était tellement long !

Gabriella: Je ne te le fais pas dire ! Lui dis-je en souriant, toujours concentrer sur mon rangement.


Je n'ai qu'une envie c'est de sortir de cette salle. Je suis Sarah vers la sortie.


Sarah: Aller ! Encore deux cours avant la pause déjeuner !

Gabriella: Oui ! En espérant que le prochain cours soit moins rasoir !


Elle rigole et nous nous dirigeons vers nos autres cours de la matinée. Tout nos cours était en commun, et tant mieux au moins je me sentait moins tendue, le fait d'avoir Sarah à mes côtés me rassure pour mon premier jour.

L'heure du déjeuné arrive et nous marchons vers la cafétéria. En entrant dans la pièce j'aperçois Peter au loin. Nous nous servons et je propose à Sarah d'aller tenir compagnie à Peter. Cette dernière se ferme automatiquement suite à ma proposition.


Sarah: Euh... Je ne le connais pas bien ça me met mal à l'aise.


J'arque un sourcil.


Gabriella: Et tu vas me faire croire que tu es timide aussi ?


Je laisse échapper un petit rire mais le visage de Sarah ne semble pas se décrisper, elle me suit presque à reculons. Mais je ne lâche rien et m'installe à la table de Peter toujours en train de bouquiner. Il lève le nez de son livre, stupéfait. Son visage semble se décomposer en croisant celui de Sarah. Et ils vont me faire croire qu'ils ne se connaissent pas... Il y a quelque chose d'étrange entre ces deux-là... Je les regarde l'un après l'autre perplexe.


Gabriella: Euh... Il y a un problème entre vous deux ?


Peter me regarde, gêné.


Peter: Non ! On se connait à peine.

Gabriella: Oui bien sur...


Peter replonge le nez sur son livre puis le ferme avant de se lever.


Peter: Je dois y aller, j'ai des recherches à faire à la bibliothèque... A plus tard Gabriella.

Gabriella: Ok... A plus tard.

Peter: Sarah...


Il lui fait un signe de la tête puis s'éloigne en trouvant subitement ses pieds intéressants. Sarah s'assoit en face de moi, son visage à l'air de s'être détendu.


Gabriella: Tu vas finir par me dire ce qu'il ne va pas entre vous deux ?

Sarah: Mais rien je t'assure !

Gabriella: Oui et c'est donc pour ca que tu triture ta nourriture ? Tes pommes de terre vont finir par se transformer en purée si tu continue !


Son attitude est vraiment bizarre, il est évident qu'elle me cache quelque chose. Nous sommes interrompues par l'arrivée d'un jeune homme accompagné d'une jeune femme blonde. Je la reconnais immédiatement, c'est la même blonde de l'amphi de ce matin. Je les observe, lui aussi me dit vaguement quelque chose. Il s'assoit à notre table sans même prendre le temps de nous demander la permission, je le regarde en haussant les sourcils.


(Te gêne pas surtout)


???: Salut les filles comment ça va ?

Sarah: Bien Loan merci, qu'est ce que tu veux ?


Quand Sarah prononce ce prénom je me souvient tout à coup ! Le type du bus à la tête de quaterback ! A voir la veste qu'il porte visiblement je ne m'étais pas trompée. Il se tourne vers moi.


Loan: Il me semble qu'on s'est déjà croisé !


A ces mots je suis gênée, quand à Barbie, sa tête se décompose.


Gabriella: Je ne m'en souviens pas si c'est le cas... (Menteuse !)


Loan me regarde suspect, un petit sourire en coin. Je ne sais pas pourquoi j'essaye de mentir, ça n'a jamais été mon truc, je ne saurais dire si c'est une qualité ou un défaut... Je reprend en me raclant la gorge.


Gabriella: Je m'appelle Gabriella, enchantée !


Je replonge le nez dans mon assiette le sentant m'observer d'une façon perverse.


Loan: Où habite-tu Gabriella ? Tu as réussi à trouver un logement facilement ?


(Qu'est ce que ça peut lui faire !?)


Gabriella : J'ai été engagé comme jeune fille au pair chez les Bartholy, je loge donc chez eux !


Le visage de Loan se décompose immédiatement. Qu'est-ce qu'ils ont tous avec cette famille à la fin ?!


Gabriella : Il y a un soucis ??


Sarah me coupe dans mon élan.


Sarah : Loan qu'est ce que tu veux tu ne voudrais pas nous laisser tranquille ?

Loan: Pourquoi ? Je viens saluer la nouvelle, c'est pas toujours qu'elles sont aussi mignonnes.


Je crois devenir rouge pivoine, ce gars ne manque pas d'air de me faire du rentre dedans alors que sa copine est à côté. Oui, vu la tête qu'elle fait j'en ai déduis que c'était sa petite amie... Elle prend la parole, hilare.


???: Loan je t'en prie ! Si elle est sexy moi je suis une déesse fraîchement arrivée sur terre !


Je m'arrête en haussant les sourcils devant ce qui me semble être une réplique de vraie garce.


Loan: Tais-toi Samantha !


(Samantha... Enchantée de te connaître moi aussi !)


Cette dernière fais la moue.


Samantha: Loan tu m'avais promis qu'on mangerait en tête à tête !

Loan : Tu me fatigue Sam !


La jeune blondinette commence à le fusiller du regard, en train de bouder. Loan lève les yeux au ciel. Il se lève puis prend Samantha par la taille, elle affiche une moue satisfaite puis ils se dirigent tous les deux vers une autre direction. Tout en marchant dos à moi et Sarah Loan me jette un regard par dessus son épaule puis me lance un clin d’œil discret. Je lève les yeux au ciel, exaspérée sous l’œil amusé de Sarah.


Sarah: On dirait que tu lui as tapé dans l’œil ! Me lance-t-elle, hilare.


J'arque un sourcil et lui jette un regard qui veut tout dire: sérieusement ??

Nous rigolons de bon cœur avant de continuer gentiment notre repas.

L'heure est maintenant venue de retourner en cours, pour la première fois de la journée Sarah emprunte un chemin différent. Cette après-midi je n'ai qu'un seul cours et ce n'est pas le même que Sarah. On s'est promit de se rejoindre après pour aller bouquiner à la bibliothèque. Je me dirige sans mal vers mon prochain cours, j'arrive quelques minutes avant son début, j'entre dans l'amphithéâtre déjà quasiment rempli. Je me stoppe en balayant la salle du regard. Mes yeux croisent ceux de Drogo, stupéfaite qu'il assiste au cours, je fronce les sourcils et accélère le pas pour m'installer haut, très haut et très loin de lui. Une fois installée je me sens observée mais n'ose pas regarder dans sa direction. Le prof arrive et commence immédiatement son cours. Je ne peux pas me concentrer ne serait-ce qu'une seconde, me sentant visée comme une proie. Je jette un regard dans sa direction, il ne m'a pas lâché des yeux depuis le début du cours. Je soupire, agacée.


(Il n'a donc rien d'autre à faire ??)


Heureusement, le prof l'interpelle.


Prof: Monsieur Bartholy ! Vous avez l'air très intéressé par ce que je raconte !


Drogo détourne tranquillement son regard de moi, un sourire en coin. Son insolence me déstabilise.


Drogo: Bien sûr que oui Monsieur.


On ne peut inévitablement pas lui arracher ce petit sourire du visage, il se fou complètement de la remarque du prof visiblement. Ce dernier à l'air abasourdi.


Prof: Regardez en ma direction je vous prie ! Il n'y a rien de bien intéressant en haut il me semble !


(Je ne sais pas comment je dois le prendre)


Drogo jette un dernier coup d'oeil vers moi par dessus son épaule, le regard perçant. Je détourne immédiatement le regard et fais mine d'être attentive au cours et de prendre des notes. Ce gars me fait froid dans le dos.

Le reste du cours paraît interminable. Enfin, il est l'heure de sortir, je saisis mon téléphone et envoie un message à Sarah afin de lui signaler que je sors de mon dernier cours. Celle-ci répond presque au tac au tac en me précisant qu'elle m'attend derrière la porte de sortie de mon amphi. Je me dépêche de ranger mes affaire puis me précipite vers la sortie. Drogo, lui, s'était déjà volatilisé depuis longtemps. Sarah m'intercepte à la sortie.


Sarah : Hey ! Direction la bibliothèque ?

Gabriella : Oui je te rejoins, je vais passer par les toilettes des filles avant.

Sarah: Ca marche !


Elle acquiesce et se met en direction de la bibliothèque pendant que je prend la direction opposée vers les toilettes. En entrant je me précipite vers le lavabo, un mal être me submerge, je vérifie d'être seule et ouvre le robinet sur l'eau froide. J'y plonge mes mains et en profite pour me rafraîchir le visage. Je m'observe quelques secondes dans le miroir avant de reprendre mes esprits. Je reprend mon sac et sort des toilettes. En sortant je perçois trois filles sangloter sur le côté.


???: Pauvre Mia Cooper...


Je me fige, qui est cette Mia cooper et que le lui est-il arriver pour que ces filles la pleure..? Je ne m'éternise pas pour ne pas paraître indiscrète et reprend mon chemin, ce n'est pas le moment de faire ma commère, pas le premier jour.

Les couloirs sont déjà vides, tous le monde est déjà retourné en cours. Je marche tranquillement en direction de la bibliothèque, je suis le panneau d'indication qui me dit de prendre le couloir sur ma droite. Au moment de tourner je percute violemment quelqu'un. Pour le coup je me fais mal, j'ai l'impression d'avoir percuté un mur de plein fouet. Je grimace en fermant les yeux et plaque ma main sur mon front que je frotte.


(Aïe !)


J'ouvre de nouveau les yeux afin de m'excuser envers la personne que je viens de percuter violemment.


Gabriella: Pardon ! Je suis vraiment dé...


Mon souffle se coupe, Drogo se tient face à moi et commence à me tourner autour. Décidément c'est toujours lui qu'il faut que je bouscule.


Drogo: Eh bien petite chose, on dirait qu'on est toujours attiré inévitablement l'un par l'autre.


Mon sang se glace. Drogo s'approche de moi, je recule automatiquement mais me retrouve plaquée dos au mur. Il continue de s'avancer et place ses mains de chaque côté de ma tête. Je peux sentir son souffle dans mon cou. Je retient ma respiration.


Gabriella: Drogo, je te conseil de garder tes distances ! Recul !


Il rit à gorge déployée. Il plonge son regard dans le miens. Mon cœur s'emballe dès qu'il rapproche son visage du miens afin de murmurer à mon oreille.


Drogo: C'est qu'elle sort les griffes... Tu n'es pas si coincée que tu veux le faire croire petite chose..


Je me met en colère suite à ses paroles complètement déplacées. Je le pousse violemment. Il ne bouge pas d'un pouce et je manque de me fracturer le poignet contre son torse. Autant dire que j'y ai mis du cœur. Je m'énerve de plus belle.


Gabriella: Pousse-toi de mon chemin Drogo ! Laisse-moi passer !


Il ricane et se met en retrait, je m'empresse de me libérer de son emprise et file sans me retourner vers la bibliothèque. J'accélère le pas. Ce gars et complètement malade. Arrivée à la bibliothèque je vois Sarah me faire un signe de la main. Je me précipité vers elle, encore bouleversée. Elle me regarde, l'air inquiet.


Sarah: Gabriella ça va ?


Je n'ose pas lui faire part de Drogo. Je sais qu'elle a beaucoup de mal avec cette famille, et puis... Ce n'est pas si grave après tout, pourquoi je m'en fais une montagne. J'essaye tant bien que mal de lui adresser un sourire rassurant.


Gabriella: Oui, tout va bien... Pourquoi ?

Sarah: Je ne sais pas... Tu es blanche comme un linge et tu semble paniquée...

Gabriella: Vraiment ? Pourtant tout va bien, je t'assure...

Sarah: Vraiment...? Tu en as mis du temps !

Gabriella: Oui je me suis encore perdue... Pour changer...


Elle me regarde peu convaincue mais n'insiste pas...


Sarah: Si tu le dis...


Elle replonge son nez dans ses bouquins, quant à moi, je me lève pour aller en chercher... J'essaye de chasser toute pensées se rapportant à Drogo quand j'aperçois Peter. Je m'arrête lui faire un coucou.


Gabriella: Salut Peter !


Il lève le nez en ma direction.


Peter: Oh Gabriella... Salut


(Cache ta joie)


Gabriella: Hum... Qu'est ce que tu étudie ?


Il prend simplement la peine de me montrer la couverture de son livre. C'est un livre de poèmes.


Gabriella: Oh tu aimes les poèmes ? Je n'aurais pas crue...


Il esquisse un sourire.


Peter: Tu sais encore très peu de chose de moi...

Gabriella: Touché...


Il rigole doucement puis replace ses yeux sur les lignes de son livre.


Gabriella: Bon je ne t'embête pas plus longtemps, bonne lecture.

Peter: A plus tard.


Je ne l'ennuie pas plus longtemps et me dirige vers les nombreuses colonnes de livres qui se présentent face à moi. Je ne sais pas vraiment ce que je cherche, je balaye les nombreux livres du regard jusqu'à tombé sur un qui attire mon attention, je me penche dessus, les yeux plissés. Je suis interrompue par une main qui se pose sur mon épaule, je sursaute et me retourne.


Sarah: Du calme ! Ce n'est que moi !

Gabriella: Excuse-moi, tu m'as fais peur...

Sarah: Gabriella tu es sûre que tout va bien ? Je te trouve sur la défensive.

Gabriella: Tout va bien Sarah je ne m'attendais juste pas à ce que tu sois là, je ne t'ai pas entendue arriver.

Sarah: Ok... Je venais te prévenir que je dois m'en aller, ça va aller ?

Gabriella: Oui bien sûr ! On se voit demain ?


Sarah me sourit de nouveau


Sarah: Evidemment ! A demain alors.

Gabriella: A demain !


Je lui souris puis elle me fait un signe de la main tout en s'en allant. Je retourne mon regard vers l'étagère en recherchant l'ouvrage qui m'intriguait quelques minutes avant, mais j'ai beau chercher, impossible de le retrouver. Tout cela est vraiment étrange. Complètement frustrée, je tourne les talons. En retournant en direction de ma table je passe devant quelques articles de presses. Sur l'un d'entre eux je perçois le nom de Mia Cooper. La fameuse fille dont j'ai entendue parler en sortant des toilettes je regarde autour de moi avant de m'emparer de l'article. Je lis brièvement mais très peu d'informations y sont fournis. La seule chose que ce papier indique et que cette jeune fille, plutôt très belle, a disparue depuis cette été sans aucunes traces... Un étrange pré sentiment me glace le sang... Je repose l'article de journal à sa place, je ne compte pas m'arrêter la, il faut que j'en sache plus ! Je retourne voir Peter et m'assis en face de lui. Ce dernier lève la tête en arquant un sourcil.


Peter: Je peux faire quelque chose pour toi ?

Gabriella: Peut être bien...


Il me regarde perplexe. Je suis un peu gênée de paraître aussi indiscrète mais tant pis, je me lance.


Gabriella: Tu connais Mia Cooper ?


L'expression de Peter change brutalement faisant place à une moue fermé.


Peter: Vaguement...

Gabriella: Il paraît qu'elle aurait disparue depuis cet été... Ca ne te perturbe pas toi ?

Peter: Ca devrait ?


J'ai un mouvement de recul face à l'insensibilité de Peter. Je m'enfonce dans mon siège croisant les bras sur ma poitrine.


Gabriella: C'est quand même inquiétant...


Il hausse les épaules. Il me cache quelque chose c'est évident.


Gabriella: Peter... Quelque chose me dit que tu en sais bien plus que ce que tu veux bien le dire.


Peter ferme brusquement son bouquin puis commence à ranger ses affaires.


Peter: Je ne sais rien du tout Gabriella. Je suis désolé, il faut que je rentre.


(Evidemment...)


Il se lève, prend son sac et s'en va sans dire un mot de plus. Je reste figée pendant quelques instants. Qu'est ce que cette ville me réserve encore... En tout cas on ne pourra pas dire qu'elle ne porte pas bien son nom. Sur ces pensées je me lève pour me diriger vers mes affaires, les ranger puis sortir.

Je me dirige vers la sortie de la faculté puis vers l'arrêt de bus. Je ne peux m'empêcher de repenser à cette Mia... Qu'a-t-il bien pu lui arriver ? Il faudrait que j'en parle à Sarah demain, peut être qu'elle pourra m'en dire plus. En m'approchant de l'arrêt de bus je ne perçois personne d'autre que Loan et sa bande de crétins. Je Souffle !


(Pfff génial ! Il ne manquait plus que ça pour clôturer cette journée...)


J'arrive en prenant soin de ne prêter aucune attention à Loan. Je regarde les horaires de bus. Génial le prochain n'est que dans 20 minutes. Je soupire et me dirige vers la vitre de l'arrêt de bus contre laquelle je m'épaule, faisant en sorte d'être bien éloigné de ce gros lourd, plus il est loin de moi, mieux je me porte. Malheureusement Loan me regarde assez vite, d'un air pervers, je fais mine de ne pas le remarquer, en vain. Il s'approche vers moi suivi de sa bande de toutous.


Loan: Alors ma belle ? Cette première journée ?


Je ne le regarde même pas, je me dis que si je l'ignore il se lassera mais ça n'a pas l'air d'être dans ses projets. Il s'avance dangereusement contre moi, je me redresse en le regardant de haut en bas, l'air surpris.


Loan: Dis-moi Gabriella, ça te dirais de finir cette journée en passant un bon moment ?


Je le regarde ébahis.


Gabriella: Je te demande pardon ?

Loan: Aller ne fais pas ta timide.


Il ressert son étreinte sur moi,ses potes complètements hilares. Je retiens mon haut de cœur. Ce mec me répugne. J'écarte mon visage du sien quand il se rapproche.


Gabriella: Loan recul ! Je ne suis pas sûre que ta petite amie apprécie ce que tu es en train de faire !

Loan: Je me fiche de ce que pense Samantha ! Aller Gabriella, je suis sûr que tu es une petite coquine !


Sa bande d'écervelés ne cesse de ricaner devant le spectacle pervers que leur offre Loan. S'en est trop, le coup part tout seul. Sans y réfléchir je lui crache un énorme mollard au visage. Déstabilisé, j'en profite pour lui mettre un énorme coup de genoux à l'entre-jambes. Les rires de ses amis s'arrêtent automatiquement.


Loan: Non mais t'es malade ? Je voulais juste qu'on s'amuse un peu !

Gabriella: Comme tu peux le constater, ton petit jeu ne m'amuse pas du tout.


Je saisis mon sac et contourne la vitre de l'arrêt de bus afin de rentrer à pieds, hors de question que je reste une minute de plus avec ce malade. Manque de chance, il est persistant et me rattrape pour se poster face à moi et me couper la route.


Gabriella: Loan bouge de ma vue !

Loan: Désolée Gabriella... Nous ne sommes pas partie sur de bonnes bases toi et moi...

Gabriella: Oui c'est le moins qu'on puisse dire ! Bouge de là Loan ou je te jure que je vais vraiment m'énerver !


Au même moment une énorme bagnole rouge passe devant nous puis s'arrête en faisant crisser les pneus avant de reculer à notre postion. La vitre conducteur descend. Je suis surprise en y voyant Drogo.


Drogo: Arrête de tourner autour de mademoiselle Lodge mon cher Lohxley ! Retourne jouer à la baballe avant que je ne me fâche.

Loan: Dégage de là Bartholy !


Drogo exprime un soupir d'exaspération.


Drogo: Ne m'oblige pas à descendre.


Il fusille Loan du regard qui essaye de ne pas se démonter.


Loan: Tu ne me fais pas peur Bartholy.

Drogo: Tu es vraiment sûr de ça ?


Les deux garçons se fixent. Drogo finit par me faire un signe de la tête me signifiant de monter dans la voiture. J'hésite un instant avant de m’exécuter.


Loan: Gabriella !


Loan m'attrape par le bras, je me retourne vers lui en brisant son emprise.


Gabriella: Bas les pattes Loan !

Drogo: Tu as entendu la demoiselle ? Laisse-la partir sinon c'est moi qui te le ferais comprendre, je ne suis pas aussi doux.


Je lève les yeux au ciel... Je n'ai pas eu l'impression d'avoir été particulièrement douce non plus. Je me hisse dans la voiture. Drogo ne perd pas un instant avant de démarrer en trombe faisant une nouvelle fois crisser les pneus sur le bitume. Un silence règne dans la voiture, je décide de le briser.


Gabriella: Merci mais j'aurais pu me débrouiller toute seule.

Drogo: Oui c'était évident !


Il laisse échapper un rire ironique. Je me vexe.


Gabriella: Je gérais parfaitement la situation ! Je suis une grande fille !

Drogo: Oui, c'est pour ça que te retrouve assise dans cette voiture.


(Touché)


Prise de court, je laisse planer un silence. D'un côté son attitude protectrice me touche, mais pourquoi ? On ne peut pas dire que nos rapports soient très chaleureux.


Gabriella: Et pourquoi cette envie soudaine de me protéger ?


Drogo ricane et me lance un regard amusé.


Drogo: Ne te fais pas d'idées petite chose ! Tous les moyens sont bons pour remettre ce crétin de joueur de balle à sa place.


Il est très convaincant, j'essaye de cacher ma mine déçue. On arrive au manoir Drogo s'arrête devant la grille, je descend sans lui adresser un regard. Il repart en trombe une fois m'avoir déposé. Je tourne les talons, en colère. Ce mec est un connard finit ! Même si je dois bien admettre que sur ce coup j'étais contente de le voir. Je rentre dans le manoir et tombe immédiatement sur Nicolae.


Nicolae : Bonjour Gabriella ! Alors, cette première journée ?

Gabriella: Mouvementée...


Il m'adresse un regard inquiet.


Nicolae: Tout va bien ?

Gabriella: Elle s'est un peu mal terminée, je me suis faite enquiquiner par un gros lourd de la fac... Heureusement Drogo était là pour m'en dépatouiller... Pour une fois qu'il se montre chevaleresque.


Le visage de Nicolae se ferme. Qu'est ce que j'ai dis ?


Nicolae: Tu as l'air épuisée, monte te reposer avant le dîner, j'imagine que tu dois avoir en plus des tas de choses à faire pour les cours, Peter s'occupe de faire prendre son bain à Lorie, occupe-toi un peu de toi.


Je ne refuse pas cette proposition et monte dans ma chambre. Je lâche mon sac par terre et m'écroule sur mon lit en repensant à cette première journée plus que fatigante. Je ne m'attendais pas à m'assoupir.



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