Note de l’auteur : Notre procédé d'écriture sortant de l'ordinaire et similaire à une écriture théâtrale, il est important de mémoriser les codes employés afin d'éviter toute confusion dans la lecture.
Pour rappel :
Paragraphes en italique : Le narrateur est l'un des personnages. (le plus souvent Jolion)
Texte simple en italique : Citations, Surnoms ou Incantations. S'applique aussi dans les dialogues.
Dans les dialogues :
Phrase entre des astérisque : exemple * J'ai l'impression qu'on m'observe * : Le personnage réfléchit ou pense.
Phrase entre guillemets : exemple « Boit un verre d’eau » : Le personnage fait une ou plusieurs actions, avant, pendant ou après avoir parlé.
Mot entre parenthèse et italique derrière le nom de personnage dialoguant : exemple : Jolion Joestar (téléphone) : donne une information sur les conditions de dialogue. Ici, Jolion parle au téléphone.
Voilà tous les codes qui vous permettront de suivre au mieux la lecture. Nous vous souhaitons des à présent un agréable moment en compagnie de nos personnages.
PS : Vu que c'est un Reboot, j'utiliserai certains de mes personnages ou Stands de mon autre fanfiction JJBA The Revenge Of The Accused.
Skymailleur.
Jojo's Bizarre Adventure The Dagger.
Chapitre 3 : Une main qui efface tout.
Quelque part à Londres.
Le retour à la conscience fut brutal. Pas de transition. Pas de rêve. Juste une obscurité totale.
Jolion se réveilla et inspira violemment… et s’arrêta net.
L’air était lourd et étouffante.
Chaque respiration semblait voler un peu plus d’oxygène qu’elle n’en apportait.
Ses mains bougèrent instinctivement. Elles rencontrèrent du bois. Tout autour de lui.
Trop proche.
Trop serré.
Jolion Joestar : …Qu’est-ce que... !
Sa voix se brisa, avalée par l’espace minuscule.
Il passa ses doigts le long des parois. Rugueuses. Humides par endroits. Ses jambes étaient coincées. Son dos plaqué contre une surface dure.
La réalisation tomba.
Jolion Joestar : …Non.
Son souffle s’accéléra malgré lui.
Jolion Joestar : …Un cercueil ? Il… m’a enterré… « Sa mâchoire se crispa. » Pour se débarrasser du corps rapidement…
Un rire nerveux lui échappa. Puis, presque par réflexe, sa main glissa vers sa poitrine. Là où la lame l’avait frappé.
Ses doigts s’arrêtèrent, i appuya légèrement. Puis plus fort. Rien, Aucune douleur. Aucune plaie. Sa respiration se coupa.
Jolion Joestar : …Impossible !
Il chercha à tâtons. Encore. Sa chemise était intacte. Pas de sang n’y de cicatrice. Absolument rien. Comme si le coup n’avait jamais existé.
Mais il l’avait senti.
Il l’avait vécu.
Ses doigts tremblèrent légèrement.
Jolion Joestar : …Alors c’était quoi ?
Le silence lui répondit.
D’un seul coup, son cœur accéléra. Trop vite. Il manquait d’air.
Jolion Joestar : À l’aide !
Il frappa le bois au-dessus de lui. Un coup sec. Puis un autre.
Le bruit résonna faiblement, absorbé par la terre.
Jolion Joestar : HEY !
Ses poings s’abattirent encore. Plus fort.
Encore.
Mais rien.
Aucune réponse.
Seulement le bruit sourd… Et son souffle qui devenait de plus en plus court.
L’air se raréfiait.
Chaque inspiration brûlait un peu plus.
Jolion Joestar : …Non… non…
Sa vision se troubla.
Son corps s’alourdissait.
Ses mouvements ralentissaient.
Jolion Joestar : …Je ne vais pas… mourir comme ça…
Ses doigts se crispèrent.
Un dernier coup. Faible et désespéré.
Sa main heurta le couvercle et quelque chose répondit.
Pas à l’extérieur, mais à l’intérieur.
Juste à côté de la sienne.
Une autre main apparut sortie de nulle part. Une main droite qui possède un motif de toile d’araignée et deux bosses de forme ronde ressemblant à deux pompes vibrantes. Elle semblait irréelle, mais parfaitement tangible.
Les yeux de Jolion s’écarquillèrent dans le noir.
Jolion Joestar : …Qu’est-ce que !
Il effectua un autre coup contre le bois. Puis, elle effaça, pas brisé, mais Effacé. La terre elle aussi a connu le même sort.
Un vide soudain s’ouvrit au-dessus de lui. Et avec lui. L’air. Un air frais.
Jolion inspira violemment, ses poumons se remplissant comme s’ils renaissaient. Chaque bouffée était une délivrance.
Il resta allongé quelques secondes, tremblant, incapable de bouger.
Puis lentement… Il se redressa dans le cercueil désormais ouvert sur la nuit.
Le regard du jeune homme se glissa vers sa main.
Puis vers l’endroit où l’autre… avait été.
Elle n’était plus là.
Jolion Joestar : …
Un silence.
Sa respiration se calma peu à peu. Mais son esprit, lui… s’emballait.
Jolion Joestar : …Qu’est-ce que j’ai fait ?
Sa voix était à peine un murmure.
Ses doigts se refermèrent lentement.
Jolion Joestar : …C’était… moi ?
****
Description des statistiques actuelles du Stand (Mise à jour plus tard) : ???
Classification : Humanoïde Artificiel.
Type de Stand : Stand de Proximité. (Corps à Corps).
Origine : Dague.
Manieur : Jolion Joestar.
Référence : ???
Première apparition : Chapitre 3 JJBA The Dagger.
Description : ???
Statistiques :
Note : A = Excellent, B = Bon, C = Moyen, D = Mauvais, E = Très mauvais.
Force : B, Vitesse : B, Portée : C, Précision : C, Potentiel : ???
****
Regent’s Park, Londres.
Jolion resta immobile quelques secondes, le souffle encore irrégulier, puis posa ses mains sur les bords du cercueil.
Il se hissa hors du trou, ses muscles protestant comme s’ils sortaient d’un long sommeil. La terre humide s’effrita sous ses doigts tandis qu’il prenait appui… puis enfin il émergea à l’air libre.
Il inspira profondément, une fois, deux fois, comme pour s’assurer que l’oxygène était bien réel puis, il releva la tête.
Ses yeux s’adaptèrent lentement à la pénombre.
Des silhouettes d’arbres.
Des allées sinueuses.
Un lac, au loin, à peine visible sous les reflets tremblants des lampadaires.
Un terrain ouvert, désert à cette heure.
Jolion Joestar : « Plissa les yeux. » …Regent’s Park ?
Sa voix était incrédule.
Il reconnaissait les lieux.
Ce parc immense, verdoyant en journée, animé de joggeurs et de familles… désormais plongé dans un silence.
Jolion Joestar : …On m’a enterré ici ? « Il passa une main dans ses cheveux, encore couvert de terre. » Sérieusement… « Son regard se durcit. »
Sans perdre de temps, il fouilla ses poches.
Une.
Deux.
Rien.
Jolion Joestar : …Non.
Il recommença. Plus vite. Plus nerveusement. Toujours rien.
Jolion Joestar : Mon téléphone…
Il s’arrêta.
Un souffle agacé.
Jolion Joestar : Bien sûr… « Son regard se leva vers la ville au loin. »
Une seule option s’offre à lui.
Quelques minutes plus tard, les phares jaunes d’un taxi londonien fendaient la nuit.
Jojo était assis à l’arrière, silencieux, le regard fixé sur le reflet de la ville qui défilait sur la vitre.
Le chauffeur jeta un coup d’œil dans le rétroviseur.
Chauffeur : Mauvaise soirée, hein ?
Le gérant de musée esquissa un sourire fatigué.
Jolion Joestar : On peut dire ça.
Chauffeur : Vous avez l’air d’avoir… creusé votre propre tombe.
Un léger rire échappa à Jolion malgré lui.
Jolion Joestar : Si seulement c’était une métaphore.
Le chauffeur ne répondit pas.
Peut-être valait-il mieux.
Musée Joestar, Londres.
Le musée Joestar apparut enfin.
Jolion sortit du taxi sans attendre, lançant quelques billets au conducteur.
Jolion Joestar : Gardez la monnaie.
Chauffeur : Eh ben… bonne nuit à vous, alors.
Il ne répondit pas. Il était déjà en train de franchir les marches.
Les portes du musée s’ouvrirent.
Ses pas résonnaient.
Rapides.
Trop rapides.
Il traversa les couloirs, ignora les galeries… et monta directement vers son bureau.
Une fois à l’intérieur, il attrapa le téléphone fixe sans hésiter. Ses doigts composèrent le numéro.
Une tonalité.
Puis deux.
Puis…
Un clic.
Alphonse Reed : Monsieur Joestar ? Il est trois du matin… vous êtes encore au musée ?
La voix était nette. Trop nette.
Jolion Joestar : Alphonse. Écoutez-moi attentivement.
Alphonse Reed : Je vous écoute.
Jolion Joestar : « Passa une main sur son visage. » Quelqu’un m’a attaqué. Au musée. Il avait la dague. Il m’a… poignardé.
Ses doigts se crispèrent sur le combiné.
Jolion Joestar : Et je me suis réveillé… enterré vivant.
Un souffle. À peine perceptible.
Jolion Joestar : Regent’s Park.
Un silence. Trop long.
Jolion Joestar : « Fronça les sourcils. » Alphonse ?
Puis, la voix revint. Mais quelque chose avait changé.
Alphonse Reed : …Je vois.
Jolion Joestar : Vous n’êtes pas Alphonse n’est ce pas ?
??? : Alors… tu as survécu à la dague… Intéressant…
Jolion Joestar : Qu’est-ce que vous avez fait à Alphonse ?!
??? : Eh bien vient par toi-même Joestar
La ligne coupa.
Jolion Joestar : …Merde… Alphonse…
Il attrapa son manteau sans hésiter.
Ses pas résonnèrent à nouveau dans le musée, plus rapides encore qu’à son arrivée.
Direction : La résidence Joestar.
Manoir Joestar, Londres.
La pluie tomba fine et persistante.
Les gouttes glissaient sur le pare-brise du taxi tandis que le véhicule remontait la longue avenue privée menant à la résidence des Joestar.
Puis il apparut.
Le manoir Joestar immense, majestueux.
Construit dans un style victorien mêlé d’influences géorgiennes, le bâtiment dominait la propriété comme un roi veillant sur son domaine et ses sujets. Ses façades de pierre claire étaient percées de hautes fenêtres et de balcons ouvragés, tandis que plusieurs ailes s’étendaient autour d’un corps central surmonté d’une tour d’horloge.
Autour du manoir s’étendait un vaste jardin entretenu avec un soin presque obsessionnel : haies taillées au millimètre, roseraies anciennes, statues de marbre héritées de générations passées et allées bordées d’arbres centenaires dont les branches noires se balançaient sous le vent nocturne.
À cette heure tardive, l’ensemble paraissait étrangement silencieux.
Trop silencieux.
Jolion descendit du véhicule avant même qu’il ne s’arrête complètement.
Ses chaussures éclaboussèrent les flaques tandis qu’il gravissait rapidement les marches principales.
Son cœur battait plus vite à chaque seconde.
Quelque chose n’allait pas.
Il le sentait.
Arrivé devant les immenses portes de chêne sculpté, il ralentit enfin.
Prudence.
C’était ce qu’il aurait dû faire.
Il posa la main sur la poignée et l’ouvrit lentement. Un grincement sourd résonna dans le hall.
Jolion passa la tête à l’intérieur.
Puis son sang se glaça.
Alphonse.
Le vieux majordome gisait au sol. Immobile. Une mare sombre s’étendait sous lui.
Jolion Joestar : Alphonse !
Toute prudence disparut instantanément. Il traversa le hall en courant.
Jolion Joestar : Alphonse !
Il tomba à genoux à côté du vieil homme.
Le majordome respirait encore.
Faiblement.
Très faiblement.
Son visage était pâle.
Son costume taché de sang.
Jolion posa une main derrière sa nuque.
Jolion Joestar : Alphonse ! Vous m’entendez ?
Les paupières du vieil homme frémirent à peine.
Alphonse Reed : M… Monsieur…
Jolion Joestar : Ne bougez pas.
Une rage froide commençait déjà à monter dans sa poitrine.
Puis…
Un bruit.
Clap.
Un applaudissement lent.
Unique.
Provenant du balcon supérieur.
Jolion releva brusquement la tête.
Une silhouette se tenait dans l’obscurité.
Adossée à la rambarde. Comme si elle assistait à une représentation.
??? : Touchant.
Une second applaudissement.
Plus lent encore.
??? : Vraiment touchant.
Jojo se releva aussitôt. Ses yeux brûlaient de colère.
Jolion Joestar : Vous !
La silhouette s’avança légèrement.
La lumière d’un lustre révéla enfin son visage.
Un homme d’une trentaine d’années. Cheveux sombres rejetés en arrière au costume noir impeccable munie d’un sourire calme. Trop calme. Comme quelqu’un certain d’avoir déjà gagné.
??? : Permettez-moi de me présenter. « Il écarta légèrement les bras. »
??? : Deacon Ventura.
Jolion Joestar : C’est vous qui avez fait ça ?
Deacon jeta un regard vers Alphonse.
Deacon Ventura : Oui… avec la dague, mais je vois qu’il est en vie lui aussi. Les Joestar est leurs entourages sont tellement coriace…
Jolion Joestar : Pourquoi ?
Le sourire de l’agresseur s’élargit légèrement.
Deacon Ventura : Voilà une question intéressante.
Il descendit lentement l’escalier. Sans la moindre inquiétude, sans la moindre hésitation.
Deacon Ventura : Votre famille a un défaut chronique, Joestar.
Une marche.
Puis une autre.
Deacon Ventura : Vous avez toujours eu tendance à mettre votre nez là où il ne fallait pas.
Jolion serra les poings.
Deacon Ventura : Depuis des générations. Vous appelez cela de l’héroïsme. « Son sourire disparut. » Nous appelons cela une nuisance. Votre lignée est compromettante pour mon organisation. Et pour celui que nous servons.
Jolion Joestar : « Ses yeux se plissèrent. Celui que vous servez ?
Deacon ignora la question.
Deacon Ventura : Les Joestar ont toujours fini par découvrir des choses qu’ils n’auraient jamais dû voir.
Il s’arrêta au bas de l’escalier. À seulement quelques mètres.
Deacon Ventura : Des artefacts, des secrets, des pouvoirs. « Un sourire arrogant réapparut. » Pourtant… « Il leva un doigt. » L’histoire est de notre côté.
Jolion resta silencieux.
Deacon Ventura : Votre famille se souvient des victoires. Nous nous souvenons des guerres. Et croyez-moi... Nous avons remporté bien plus de batailles que les Joestar ne l’imaginent.
Le nom de la dague traversa immédiatement l’esprit de Jolion.
L’île.
Le temple.
Le journal.
Les Stand.
Tout semblait soudain relié.
Deacon Ventura : J’avais pourtant réglé le problème.
Son regard se posa sur la poitrine de Jolion. Là où la lame l’avait frappé.
Deacon Ventura : La dague aurait dû vous tuer… Définitivement. Pourtant… Vous êtes là. Vivants. Ce qui signifie que vous êtes redevenu un obstacle. Et les obstacles… doivent être éliminés. Définitivement.
Derrière eux, allongé sur le sol, Alphonse tenta faiblement de relever la tête. Comme pour avertir Jolion. Comme pour lui dire de fuir.
Fin du chapitre 3 : Une main qui efface tout.