L'Ombre de Séoul

Chapitre 28 : Chapitre Bonus : Tirage de masse et recyclage agressif

Par soazig

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Le vent fait voler la poussière et les papiers administratifs abandonnés dans cette avenue déserte de la colonie de Tokyo. Ye-Ji avance d'un pas rapide et régulier sur le bitume, le regard braqué vers l'horizon. Sa seule et unique priorité, c'est de localiser Megumi. Elle n'en a rien à faire du tournoi, des points, ou des fous furieux qui rôdent. Ils étaient censés rester ensemble, lui, elle et Yuji.


Soudain, un bruit de roulettes mécanique, strident et féroce résonne sur le trottoir, détruisant toute la poésie de l'apocalypse. Un homme d'une trentaine d'années, au costume froissé et à la cravate de travers, déboule d'une ruelle adjacente en hurlant des bruits de moteur avec sa propre bouche (« VROUM VROUM ! »). Il pousse à bout de bras une énorme photocopieuse industrielle montée sur roulettes de compétition. Il pile net au milieu de l'avenue, laissant une trace de gomme noire sur le bitume et lui barrant complètement le passage. Il est essoufflé, les yeux cernés par trois décennies d'insomnies bureaucratiques, mais un sourire profondément névrosé étire ses lèvres alors que des dizaines de ramettes de papier A4 grammage 80g de pure terreur, se mettent à flotter en orbite autour de lui, saturées d'énergie maudite.


— Halte-là Mademoiselle ! On ne circule pas sans badge de niveau 3 dans ma zone ! Tu tombes à pic, gamine, j'ai besoin de tes points pour clore mon bilan comptable trimestriel et obtenir ma prime de rendement !


Ye-Ji s'arrête net à quelques mètres de lui. Ses mains glissent lentement dans les larges manches de sa tunique sombre. Elle le dévisage avec son flegme habituel, un calme olympique, avant de pousser un soupir d'une lassitude si monumentale qu'elle pourrait déplacer des montagnes. Encore un excentrique pour lui faire perdre son temps. Le Japon occulte manquait déjà de bras, mais si en plus les nouveaux exorcistes sont des employés de bureau en plein burn-out magique, on n'est pas sortis de l'auberge.


Puis, ses yeux se plantent dans ceux de l'employé. Son attitude bascule d'un coup sec, balayant la lycéenne sérieuse pour laisser place à une froideur tranchante et un sourire provocateur, purement carnassier, digne d'une furie sortie du pire drama coréen.


— Je n'ai pas une seule minute à perdre avec tes conneries de ressources humaines. Pousse-toi de mon chemin, le vieux. Ou je te jure que je te découpe en confettis.


L'homme se renfrogne, mortellement vexé dans son ego de cadre moyen, et claque des doigts avec une théâtralité ridicule. Les ramettes de papier flottantes explosent, se scindant en mille feuilles blanches qui se déploient dans les airs dans un ballet géométrique. Les bords de chaque feuille se mettent à luire d'une lueur violette, devenant instantanément acérés comme des scalpels chirurgicaux.


— Technique innée : Tirage de Masse ! Option Recto-Verso !


Dans un bruissement strident et assourdissant qui échoit entre les gratte-ciels, la tempête de feuilles A4 est propulsée comme une monstrueuse vague blanche et tranchante, filant à Mach 2 droit sur elle en pleine rue.


— HEIN ?! SÉRIEUX ? MAIS C'EST QUOI CE POUVOIR DE NAZ ??? C'EST ÇA LE FLÉAU DE L'ADMINISTRATION ???, hurle Ye-Ji alors que son calme olympien se fissure d'un coup sec.


Ses yeux se grandissent, ses pupilles se dilatant sous le coup d'une fureur survoltée. Un rire un peu trop aigu, parfaitement dément et théâtral, franchit ses lèvres alors qu'elle déploie son Voile Noir sous ses pieds. Elle s'enfonce dans la nappe d'encre liquide au tout dernier moment, disparaissant de la surface de la Terre juste avant que les milliers de rasoirs de papier ne viennent labourer sauvagement le bitume dans un vacarme de déchiqueteuse géante.


Avant que l'homme au costume ne comprenne ce qui lui arrive, la véritable Ye-Ji se faufile comme une ombre de prédateur dans son dos. Pour parfaire sa manœuvre et le rendre complètement dingo, elle fait jaillir du sol deux silhouettes d'encre pure, totalement muettes mais d'une expressivité corporelle outrancière. Ces deux doubles d'ombre se mettent instantanément à courir en criss-cross frénétique tout autour de l'employé. Ils sautillent, gesticulent, font des roues arrière magiques, font des doigts d'honneur en ombres chinoises et simulent des attaques frontales absurdes pour saturer et faire bugger complètement son champ de vision.


— Qu-Quoi ?! Elles sont combien ?! Le syndicat n'avait pas prévu ça ! À l'aide !, hurle l'exorciste éveillé, tournant sur lui-même comme une toupie en détresse, totalement paniqué par ces formes noires qui surgissent de partout et captent toute son attention.


Complètement dépassé par la feinte, il envoie frénétiquement ses ramettes de papier A4 de secours s'écraser dans le vide sur les silhouettes de diversion. Mais le papier ne fait que traverser l'encre, et les doubles se dissolvent pour se reformer aussitôt un metre plus loin, continuant leur danse chaotique et provocatrice.


— Tu t'es cru où, mon pote ?! Au secrétariat du coin ?! À la copie conforme, papi ?!, s'égosille Ye-Ji, qui lâche complètement les rênes de sa santé mentale et de sa dignité maintenant que personne n'est là pour la juger.


Profitant du fait que le mec soit obnubilé à 200% par son écran de fumée de silhouettes gigotantes, elle s'avance à d'un pas saccadé et théâtral derrière lui, les yeux écarquillés par une fureur joyeuse et sadique. D'un coup de pied circulaire magistral, rageur et d'une violence physique disproportionnée, elle shoote dans la photocopieuse industrielle. La machine de trois cents kilos décolle du sol dans un hurlement de ferraille et va s'encastrer dix mètres plus loin dans un poteau électrique, explosant dans une pluie de toner noir et de plastique brisé.


Avant que l'homme ne puisse pivoter, l'esprit embrumé par la perte de son outil de travail, Ye-Ji plonge les mains dans son ombre et en matérialise deux couteaux courbés d'un noir d'encre. Elle les fait tourner autour de ses doigts à une vitesse folle, créant des cercles sombres dans l'air, avant de sauter en avant et de lui attraper sauvagement les cheveux pour lui tirer la tête en arrière avec une poigne de fer. D'un coup sec, ses silhouettes de diversion s'évanouissent en fumée.


Elle lui plaque une lame tranchante directement sous le menton, le visage à deux centimètres du sien. Ses yeux injectés d'une démence théâtrale fixent l'employé terrifié, un sourire immense, carnassier et totalement flippant scotché aux lèvres.


— Alors ?! Elles sont où les petites feuilles ?! On fait moins le malin quand la machine est en panne et que t'es en rupture de stock, hein ?!, siffle-t-elle avec une intonation purement sadique, jubilant devant la lèvre tremblante du trentenaire. Balance tes points immédiatement sur mon application avant que je décide de te relier en spirale et de te classer définitivement aux archives, gros nul !


L’homme au costume ne tremble pas, il vibre carrément. Ses dents s'entrechoquent dans un bruit de castagnettes désespéré tandis que la lame d'encre de Ye-Ji lui effleure la jugulaire. Les larmes aux yeux et les cheveux tirés en arrière par la poigne de Ye-Ji, l'employé de bureau lâche un gémissement de cadre acculé. Mais au lieu de donner ses points, son regard terrifié se transforme soudain en une lueur de désespoir bureaucratique absolu.


— Tu... Tu crois que c'est si facile de briser un contrat à durée indéterminée ?! TECHNIQUE INNÉE : COPIE CONFORME !


Juste derrière Ye-Ji, la photocopieuse encastrée dans le poteau s'allume soudainement d'un flash vert aveuglant. BZZZZZZT.


Dans un clac mécanique lourd, le bac de sortie de la machine recrache une feuille A4 géante. La feuille se froisse, se tord, prend du volume en une fraction de seconde et se solidifie pour devenir... une réplique exacte de Ye-Ji, mais entièrement faite de papier blanc imprimé ! La fausse Ye-Ji arbore une texture de lignes de texte et fonce sur la vraie avec un double de ses couteaux courbés, version origami tranchant.


La vraie Ye-Ji est obligée de lâcher les cheveux du mec et de bondir en arrière dans son Voile Noir pour esquiver son propre clone de papier.


Elle ressort de trois mètres plus loin, les yeux exorbités par un mélange d'indignation suprême et de rage pure en fixant sa réplique. Le clone en origami a les cheveux un peu pixelisés, le teint blanc d'une feuille de ramette classique, et pire encore : le logo de Jujutsu Tech imprimé en plein sur le front avec une police d'écriture ignoble.


— C'EST QUOI CE PLAGIAT DE MERDE ?! C'EST MÊME PAS DU RECTO-VERSO, C'EST IMPRIMÉ EN BASSE QUALITÉ ! 300 DPI MAX, TU TE FOUS DE MOI ??? T'AS ÉCONOMISÉ LE TONER SUR MA TRONCHE, PAPI ?!, hurle-t-elle, complètement hors d'elle, sa santé mentale s'évaporant à vitesse grand V.


L'homme se relève péniblement en frottant son cuir chevelu malmené, un rire nerveux, hystérique et victorieux aux lèvres. Il tape un grand coup sur le capot de sa machine encastrée.


— C'est de la contrefaçon certifiée conforme pour le grand public, gamine ! Et l'administration ne recule jamais ! TECHNIQUE INNÉE : BOURRAGE PAPIER !


BZZZZZZT ! CLAC !


La photocopieuse industrielle se met à convulser. Au lieu de sortir une nouvelle copie, elle recrache une quantité astronomique de feuilles A4 froissées, broyées et compactées, saturées d'énergie maudite. Ce raz-de-marée de déchets de bureau se déverse sur l'avenue à une vitesse folle, agissant comme une colle magique.


Ye-Ji tente de pivoter, mais les débris de papier s'agglutinent instantanément autour de ses bottes, durcissant comme du béton pour entraver ses mouvements.


— Erreur Code 301 ! Trafic saturé ! Tu es coincée par la bureaucratie, morveuse !, jubile l'employé en ajustant sa cravate de travers.


Pendant ce temps, la Ye-Ji de papier mâché fonce en ligne droite, ses couteaux d'origami levés pour lui sauter à la gorge.


La vraie Ye-Ji, les jambes bloquées dans la pile de paperasse, laisse échapper un grognement qui n'a plus rien d'humain. Le switch est total. Elle lâche un rire carnassier, les dents serrées, et plante ses deux couteaux courbés directement dans l'ombre sous ses pieds, prolongeant son énergie à travers le Bourrage Papier.


— Tu veux jouer à l'imprimerie ? On va voir si ta machine gère le grand format ! Mukya ! Fais-lui une mise en page personnalisée si tu veux bien !


D'un coup sec, elle force l'activation de son Voile Noir depuis le sol meuble. L'encre sombre commence à bouillir sous la pile de papier froissé. À trois mètres de là, juste sous les pieds de l’homme au costume, une immense geyser d'ombre jaillit du bitume, matérialisant une dizaine de ses silhouettes de diversion d'un coup. Mukya elle-même étire ses bras d'encre géants depuis le Voile pour encercler la photocopieuse. Les silhouettes noires ne courent pas : elles se jettent toutes en même temps sur la photocopieuse et sur l'exorciste éveillé pour leur plaquer de grands morceaux d'encre opaque directement sur les yeux, imitant le couvercle refermé d'un scanner.


— Le scanner est obstrué ! Je ne vois plus rien ! L'aperçu avant impression est corrompu !, hurle le trentenaire, aveuglé par la marée noire alors que son clone de papier, privé des ordres de son maître, commence à donner des coups de couteau désordonnés dans le vide à quelques centimètres de Ye-Ji.


Libérant ses jambes d'un coup de rein rageur en dissolvant le papier grâce à sa propre énergie maudite qui liquéfie la cellulose, Ye-Ji s'extirpe du piège.


Elle n'utilise même pas ses armes pour le clone. Elle passe derrière sa réplique de papier basse qualité, prend une posture de karatéka complètement exagérée et lui assène un coup de pied magistral en plein d'esthétique, déchirant la feuille en deux dans un bruit de cahier d'école qu'on détruit.


— Et BIM ! Recyclage ! Bac de tri sélectif pour ta gueule !, s'égosille-t-elle.


Dans la foulée, elle glisse dans sa nappe d'encre, traversant la distance qui la sépare de l'employé. Les silhouettes de diversion s'effacent pour lui laisser le champ libre. L'homme, à peine débarrassé de l'encre sur ses yeux, se prend une violente balayette qui l'envoie embrasser le bitume de toute sa hauteur. Avant qu'il ne puisse ramper vers sa machine, Ye-Ji lui retombe dessus, un genou planté fermement entre ses deux omoplates pour lui couper le souffle, et lui rabat les deux bras dans le dos avec une prise de catch improvisée.


— Alors, le vieux ?! On est toujours aux 35 heures ?!, sffle-t-elle à son oreille, le visage déformé par un sourire de pure psychopathe, le coup de folie à son paroxysme. Tu vas me transférer tes points sur-le-champ, ou je te jure que je t'encastre la tête dans le bac de numérisation jusqu'à ce que mort s'ensuive ! Mukya a très envie de voir ce que ça fait un scan cérébral en noir et blanc ! Elle a juste envie qu'on se casse d'ici en vitesse alors bouge toi rapidement !


L'exorciste de bureau, écrasé sous son poids et terrorisé par cette furie coréenne intenable, lâche sa tablette du tournoi en pleurant toutes les larmes de son corps.


— Je… Je solde mes comptes ! Je liquide les actifs ! Prends tout, prend tout ! Par pitié, ne me mets pas au pilon !, bégaye-t-il en sortant son Kogane d’une main tremblante.


Dans un bip mécanique, les points sont transférés sur l’application de la jeune fille. Ye-Ji jette un coup d'œil rapide à l’écran, ses pupilles dilatées par l'adrénaline et la folie pure.


— Douze points ? Tout ça pour douze malheureux points ?! Tu rigoles de ma gueule, le vieux ?! J’ai bousillé mes chaussures et activé un Voile Noir pour le prix d'un ticket de métro ?!, hurle-t-elle en lui secouant la tête d'avant en arrière comme un prunier.


— C’est un marché baissier ! L'inflation occulte !, pleurniche le cadre moyen, les mains levées.


Ye-Ji pousse un feulement de chat enragé, retire son poids d'un coup sec et le repousse d'un coup de pied dédaigneux dans le derrière. L'homme qui essayait de se redresser, s'étale de tout son long sur le bitume, ramasse son Kogane à quatre pattes et détale dans la ruelle adjacente en couinant, abandonnant les restes fumants de sa photocopieuse industrielle.


Seule au milieu de l'avenue déserte, le vent faisant voler les quelques feuilles A4 survivantes, Ye-Ji reste immobile pendant quelques secondes. Ses épaules se baissent lentement. Elle passe une main tremblante sur son visage, s'essuyant une goutte de toner noir sur la joie, tandis que son rire dément s'éteint pour laisser place à un silence de mort.


Elle regarde ses mains. Elle regarde la carcasse de la machine.


— … Qu'est-ce que je fous de ma vie, sérieux ?, marmonne-t-elle d'une voix soudainement plate, monocorde, ayant récupéré 100 % de sa lucidité et de son flegme habituel en une demi-seconde.


La jeune fille se redresse, époussette distraitement sa tunique noire avec un visage redevenu d'une neutralité absolue, le switch inverse de personnalité s'opérant instantanément. Elle reprend sa marche à travers les ruines de l'avenue, enjambant les carcasses de voitures.


Au bout de quelques mètres, elle lève une main et commence à compter sur ses doigts, les yeux fixés vers le ciel gris de la colonie.


— Cinq, lâche-t-elle d'une voix traînante et profondément désespérée. C'est le cinquième taré de suite.


Elle shoote violemment dans une canette rouillée qui part rebondir contre un mur, la fureur remontant doucement.


— J'ai eu le type en slip qui balançait des haïkus explosifs. La folle furieuse avec son extension de territoire "cours de zumba mortel". Le mec de l'era Heian réincarné en livreur Uber Eats qui se battait avec des nouilles bouillantes. Le gars aux pigeons kamikazes... et maintenant le boss final de la photocopie recto-verso.


Ye-Ji s'arrête au milieu du carrefour dévasté, laissant échapper un long soupir à fendre l'âme.


Elle rajuste les pans de sa tunique sombre d’un geste sec et digne, tapote ses vêtements, et replace une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille avec une grâce parfaite. Si Yuji ou Megumi l'avaient vue faire des feintes de catch, déployer des ombres pour mimer un scanner de bureau et insulter un trentenaire en l'appelant « papi », elle se serait jetée d'un pont.


Son Kogane flotte à ses côtés, son petit visage de dindon mécanique la fixant d'un air lubrique.


— Un commentaire sur cette fusion d'entreprise, Nam Ye-Ji ?, demande la créature.


— Tu parles de ce qui vient de se passer à qui que ce soit, le piaf, et je te jure que je te transforme en nuggets, répond-elle avec un calme olympique et un regard si noir que le Kogane se fige instantanément.


Elle accélère sa marche, rapide, le visage de nouveau fermé, le pas régulier, redevenue la lycéenne sérieuse et imperturbable. Objectif : retrouver Megumi. Et oublier définitivement le service comptabilité.


— Fushiguro Megumi, t'as vraiment intérêt à être en un seul morceau et à apprécier l'effort. Si je croise un sixième clown avant de te retrouver, je déclenche une vraie catastrophe nucléaire.


Soudain, le flegme de Ye-Ji vole en éclats. Depuis les tréfonds de son ombre, la silhouette de Mukya se tord dans un sursaut de pure terreur, envoyant une impulsion glaciale et frénétique directement dans les veines de la jeune fille. Ce n'est plus de l'impatience : à travers les vibrations du Voile, l'entité vient de capter l'aura écrasante du Roi des Fléaux. Sukuna est en train de passer à l'action. Il est sur le point de s'en prendre à Megumi. Comprenant instantanément le signal d'alarme, Ye-Ji arrête de compter ses points et s'élance à corps perdu à travers les ruines, poussée par l'urgence absolue de Mukya.





J'espère que le vrai visage de Ye-Ji en situation d'urgence et sans public vous a plus... J'avais envie d'écrire ce petit bonus pour le plaisir...




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