Jurassic Park - Excursion Printanière par

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Continuation / Action / Aventure

10 Souper Causerie

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Souper causerie

 

En descendant de l’autobus, les élèves semblaient tous fatigués et las du mauvais temps qu’il y avait depuis leur arrivé dans ce pays. Ils écoutaient moins, la discipline se faisait plus rare et Simon avait un mal fou à se faire entendre. Mireille, comme à son habitude, suivait le groupe en soupirant.

- Attention tout le monde, s’écria Simon. Notre table nous attend. Les groupes sont les mêmes que les autres soirs. Je vous demanderai, encore une fois, d’être civilisé et de ne pas vous énerver. La journée est gâchée, certes mais ne vous inquiétez pas, je vais essayer de vous faire de mon mieux pour que votre soirée se termine bien. Maintenant aller tous vous asseoir, s’il vous plaît. Merci !

Simon alla rejoindre Mireille.

- Ouf, dit-il. Vivement cette nuit !

- Qu’allez-vous faire pour ce soir ?

- J’en ai aucune idée … probablement cinéma, je vais aller parler au directeur.

- Bonne idée. J’ai faim, allons manger.

 

John Litgood déposa son menu et regarda le groupe d’adolescent entrer.

- J’espère qu’ils ne sauront pas bruyant, dit Dubois, d’un air méprisant. J’aime manger dans le calme.

John suivit le groupe du regard jusqu’à leur table.

- Ne vous inquiétez pas, monsieur Dubois. Ils mangent à l’autre bout de la salle.

- Heureusement ! Bon que mangez-vous, monsieur Litgood.

- Mon classique : Un bon gros steak ! Il est bon ici, au moins ?

- Très bon, oui, répliqua Spencer. Je vais prendre la même chose.

- Un filet de veau pour moi, fini Dubois en fermant le menu. Un peu de champagne pour célébrer ?

Litgood et Spencer hochèrent la tête.

-Alors John, commença Hallé après un silence, parlez nous un peu de vous. Depuis quand vous avez cette passion pour la chasse ?

-Ça remonte à fort loin. Je chassais avec mon père et mon frère dès mes 9 ans. Nous partions tous les trois laissant ma mère à la maison pour passer du temps entre homme. Depuis j’ai continué à chasser et je crois avoir, au moins, pris une fois chaque espèce qu’il m’était possible de chasser.

-Pas encore, glissa Éryck avec un petit sourire.

-La chasse m’apporte une sorte de paix intérieure, continua Litgood sans se soucier du commentaire d’Éryck. Je relaxe enfin, ne pensant plus à mon travail qui me donne beaucoup de stress, je dois l’avouer. J’ai même connu ma femme dans un voyage de chasse.

-Où est madame Litgood aujourd’hui ? demanda Spencer.

-Décédé hélas.

-Veuillez me pardonner.

-Aucuns problèmes. Ça fait quatre ans maintenant. Elle était une battante mais le cancer l’a finalement emporté.

-La chasse ne vous fait pas penser à votre femme ?

-Oui, c’est pour ça que j’adore plus en faire. C’est à presque le seul moment que je me sens vraiment avec elle depuis son départ. Mon seul regret c’est qu’elle ne soit pas avec nous aujourd’hui.

Un petit silence gêné flotta dans l’air. Il fut coupé par l’arrivé de la serveuse. Elle ouvrit la bouteille de champagne qu’Eryck avait commandé et versa trois verres.

-Un toast mon cher Litgood ? proposa Dubois.

Tous levèrent leur verre.

- À notre partie de chasse, dit Dubois à voix basse.

- À notre partie de chasse, répéta les deux autres.

 

À l’autre bout de la salle, Jean-Mathieu ne prêta aucune attention au menu. Ils étaient à Puerto Cortés et ils repartiraient le lendemain matin. Il lui resta moins de douze heures dans cette ville. Il s’en découragea. Tant pis, c’était raté.

- Qu’est-ce que tu prends, Jean-Mathieu ? demanda Lucciana.

- Je ne sais pas, toi ?

- Du poulet, probablement.

- Même chose dans ce cas.

Lucci regarda son copain. Il avait l’air de très mauvaise humeur. Elle avait peur de lui quand il était dans cet état. Elle devina que ce fut parce qu’il ne pouvait plus se rendre sur une des îles. Elle n’abordera pas ce sujet. Elle se retourna pour parler avec Dominique.

 

 - Votre compagnie s’occupe de quoi exactement ?

 - Une compagnie d’informatique spécialisée en logiciel bureautique. Des logiciels de calculs, de texte, de correction et de schéma pour différents produits. Nous sommes la deuxième compagnie la plus répandu au monde. Notre succès à surtout commencé au Japon. L’Amérique est encore un jeune marché pour nous. Mais notre popularité ne fait que grandir. Selon des études, nous pourrions également le numéro 1 d’ici cinq à huit ans.

 - Je vous le souhaite, Monsieur Litgood.

- Tu peux m’appeler John et me tutoyer, Spencer.

- Comme vous voudrez, j’veux dire, comme tu veux John.

Ils levèrent leur verres un pour l’autre pour souligner leur amitié.

-J’ai une question à propos de l’expédition, reprit Litgood. Avez-vous déjà fait le trajet en temps de pluie ?

- Bien sûr, répondit Dubois. Nous l’avons fait qu’une seule fois, mais nous l’avons fait.

Spencer regarda son patron avec un peu de malaise.

- Aucuns problèmes avec Isla Guards ?

- Aucuns ! Tout sera comme je vous l’ai dit.

- À propos des territoires des bêtes ? Comment avez-vous su ?

- J’ai entré en contact avec des anciens employés de Guitierrez, ceux qui ont travaillé pour lui, il y a cinq ans.

- Quel a été votre motif ?

- Un article journalistique, et que si mon article était assez complet et intéressant, il sera publié mais sans cité mes sources.

- Assez brillant. Vous m’avez convaincue. Mais avant, je souhaiterai voir nos armes de chasse.

- C’est tout naturel, j’allais vous le proposez de toute façon.

            La serveuse apporta les entrés du petit groupe. Spencer tenta de cacher son malaise face à son patron. Il dut bien le cacher puis-ce que Litgood ne sembla le remarquer. Autrement, il en aurait parlé. Il ne semblait pas fort convaincue à ce voyage jusqu’à tout à l’heure. Ce qui dérangea Hallé c’est les mensonges que Dubois lâcha à John en guise de réponse. Le voyage n’avait jamais été fait. Ce soir aura été le premier voyage jusqu’à Isla Sorna. La carte venait bien d’un ancien employé mais elle n’était pas sûre. Ces petits détails, bien qu’important, semblaient minime pour Éryck Dubois. Il répéta sans cesse que Litgood s’en fouterai bien une fois sur l’île. Spencer n’en était pas sûr. Leur client était beaucoup plus intelligent qu’il pensait. Si quelque chose devait tourner mal, ça sera sans retour. Hallé en était convaincue. Mais que pouvait-il faire ? Les décisions ne lui appartenaient pas. Pour l’instant, il décida de ne rien faire.

 

            Jean-Mathieu bougonna en déposant son aile de poulet dans l’assiette. Il n’avait presque rien mangé. Le repas a été servit il y a déjà 20 minutes. Les autres élèves se demandèrent tous quoi prendre pour dessert. Mireille et Simon se réjouissaient que le repas ce fut dans le calme. Avec la mauvaise semaine qu’ils eurent, les deux adultes craignaient que les élèves dépensent leur énergie durant le souper. Seulement Francis cria deux ou trois mots et Jérémie faisait tout pour attiré l’attention de tout le monde mais rien n’était grave. Elle remarqua que Jean-Mathieu n’était particulièrement pas dans son assiette. Elle en conclut que, comme Jean-Mathieu aimait être actif, être privé de cours extérieur devait le rendre marabout. Elle espérait que ce soit pour cette raison.

 

Lucciana se soulagea du fait que son copain n’est pas trouvé un moyen pour aller sur l’île. Mais Jean-Mathieu était de mauvaise humeur et il pouvait devenir agressif. Elle avait peur de lui. Elle tenta une corde.

-       Je t’aime.

 Il perdit patience et se leva.

-       Je vais à la salle de bain, dit-il à Lucci en s’en allant.

 

John Litgood était entrain de dégusté son steak de surlonge.

- Excellent morceau de viande. Merci pour cette idée.

- Ça me fait plaisir, monsieur Litgood.

Éryck Dubois fini sa salade au poulet qui accompagnait son filet de veau. Il avait son client, il en était fier. Finalement, ce Litgood n’était aussi dur à avoir que ça. Spencer avait exagéré la veille du départ à propos de lui. Dubois montra un sourire en regarda Litgood engloutir son repas. Soudain une envie lui prit.

-Veuillez m’excusez messieurs, je dois aller combler un besoin.

Dubois se leva et se dirigea vers la salle de bain à l’autre bout de la salle à manger. Spencer se décida à lui parler. Il se leva également en s’excusant à son client.

 

Jean-Mathieu croisa un homme qui sortait de la salle de bain. À première vue, il sembla seul. Il se pencha pour vérifier les cabines. Il ne voyait aucune paire de pied, donc personne. Il entra dans la cabine du fond, verrouilla la portière et s’assoit sur le cabinet. Il se pencha et sorti un joint de son bas. Il essaya de lui redonner une forme convenable. Après quelques secondes, il se contenta de ce qu’il avait. Il prit son briquet dans sa poche et l’alluma.

Il soupira de bonheur après deux pouffés de sa substance. Il entendit la porte s’ouvrir. Immédiatement, il jeta le joint dans la toilette et leva ses pieds, par réflexe, ne pas se faire prendre. Il eut peur que ce soit Simon venu vérifié ce qu’il faisait. L’homme ne prononça aucuns mots. Il sembla être à l’urinoir. Il allait se détendre quand un autre homme entra. Il releva les pieds.

 

Spencer se pencha et vérifia les cabines. Tous vides. Il se releva et s’approcha de Dubois.

-Puis-je te parler, Éryck ?

-Je peux finir, si tu permes ?

-Tu peux très bien m’écouté en même temps.

Hallé commença à faire les cents pas. Son ton de voix changea en un ton plus nerveux.

-On devrait revoir notre façon de faire pour ce soir.

-Où est le problème ? Monsieur Litgood accepte nos conditions, il ne reste plus qu’à prendre son enveloppe.

 

Un homme entra dans la salle de toilette. Il vit les deux qui s’arrêtèrent de parler dès qu’il pénétra dans la pièce. Ce dernier invité ne se sentait pas à l’aise du tout. Dubois et Hallé avaient l’air en colère. Il se dépêcha d’uriner et parti sans se laver les mains.

Spencer reprit :

-Les armes !

Dubois remonta sa braguette et se dirigea vers les lavabos.

-Quoi, les armes ?

-Tu le sais très bien. Ils ne sont pas adaptés.

-N’importe quoi. Ce n’est pas la première fois que nous les utilisons.

Éryck referma le robinet et se dirigea vers le sèche-main accroché au mur, Spencer toujours sur ses talons.

-Pour nous, oui. Mais pour John, non. Il pourrait se blessé gravement.

-Depuis quand est-ce que ça t’inquiète ? Monsieur Litgood est fort, ça ne lui fera rien. Au pire, je lui rembourserai une partie du prix, mais avec ce qu’il peut ramener …

-Je doute que ce soit aussi simple.

-Je ne te paie pas pour douter, Spencer mais pour suivre mes indications. Le bateau est prêt, nous partirons ce soir pour l’ile, un point c’est tout.

Hallé regarda son patron pendant quelques secondes. Il avala sa rage et dit :

-Bien monsieur Dubois, nous ferons tel est votre volonté.

Il ouvrit la porte violemment et sortie en vitesse. Dubois resta à réfléchir au comportement de son bras droit. Il se demanda ce qu’il pourrait bien faire de lui.

 

Ile … cette nuit … Bateau …Jean-Mathieu n’en croyais pas ses oreilles. La voila la solution. Si seulement … tant pis, il allait jouer sa dernière carte. Il se mit debout et poussa la porte de la cabine. Éryck s’apprêta à quitter la pièce mais le son de la cabine qui s’ouvrait le paralysa. Il tenta de se rappeler la conversation qu’il avait eue avec Spencer. Les mots dinosaures et  Isla Sorna n’avaient pas été prononcé. Il se retourna très tranquillement. Il fut soulagé de voir qu’un adolescent. Il ne pouvait rien faire de mal. Ce dernier dévisagea Dubois.

-Je peux t’aider, petit ?

-Heu … oui …

Silence. Éryck entendu encore quelques secondes. Il se retourna pour sortir en soupirant.

-Vous partez cette nuit en mer ? demanda finalement Jean-Mathieu dans un souffle.

Dubois s’arrêta. Il se retourna encore une fois.

-Qu’est-ce que ça peut te faire ?

-J’aimerai que vous puissiez m’amener non loin de …

Jean-Mathieu hésita soudain. Il voyait que l’homme devant lui s’apprêta à partir alors il se lâcha en un souffle.

-Non loin d’Isla Nublar.

Dubois s’arrêta net. Il regarda JM dans les yeux.

-Et comment crois-tu que je vais pouvoir faire ça ?

-Bien … vous partez en bateau cette nuit, non ? Vous n’avez qu’a me déposez en chemin.

-C’est illégale d’y aller mon pauvre jeune. Tu ne le sais donc pas ?

Jean-Mathieu resta stoïque.

-Maintenant je vais aller finir mon repas.

-J’ai de quoi payer …

Dubois regarda JM sortir de l’argent de sa poche.

-J’ai 1200 dollars américain.

Éryck se mit à rire d’un rire méprisant. Jean-Mathieu se senti tout de suite mal à l’aise.

-Tu as vite compris comment ça marchait.

Dubois prit son argent.

-Attend moi ce soir à 1h00 du matin devant cet hôtel.

Il sorti aussi vite qu’il est entré. Jean-Mathieu sauta de joie en hurlant.

 

Quand il se rassit à sa place, Lucciana remarqua son air ravit.

-Que se passe-t-il ?

-Je te conterai ça plus tard.

Jean-Mathieu fini son repas en moins de deux et avec appétit.

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