Jurassic World : Vision Alternative

Chapitre 2 : Le voyage de Zach et Gray

1893 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 11/02/2026 17:53

Alors que le mois de juillet 2015 était bien entamé, l’air chaud et humide du Costa Rica se faisait sentir sur la piste de l’aéroport international Juan Santamaría près de San José. Si l’air était chaud et humide, le climat tropical et le ciel bleu n’indiquaient en rien que c’était la saison humide tant marquée par des moussons répétitives suivies d’éclaircies pendant que le Boeing 737 se posait sur la piste d’atterrissage avant d’entamer son trajet vers le terminal des arrivées pour y décharger les passagers.

Dans le terminal de récupération des bagages, les tapis roulants présentaient des sacs et des valises de toutes sortes et de diverses tailles et couleurs pour que les vacanciers puissent les prendre avec eux.

Soudain, une main juvénile attrapa une valise bleue avant de la poser sur un caddie, révélant nul autre que le jeune Gray Mitchell, un Américain âgé de douze ans venant du Wisconsin pour passer les vacances d’été avec sa tante, qui était elle-même la directrice d’un parc d’attraction situé à 190 kilomètres à l’Est du Costa Rica.

Alors que Gray se positionnait derrière le caddie, son frère de seize ans, Zach Mitchell, s’empara du gros sac noir lui servant de bagage avant de le mettre sur la valise de Gray.

- C’est bon, Gray. On y va, déclara Zach.

- Faut pas rater le bus, lui répondit Gray

- No problemo, Gray. Notre bateau part à vingt-trois heures trente et un bus quitte le terminal toutes les quinze minutes. On a toute la soirée pour y arriver.

Alors que les deux frères marchaient dans le terminal de récupération des bagages, ils passèrent devant une file de vacanciers eux aussi en partance pour la même destination que les deux frères comme le prouvaient les groupes de personnes tenant des pancartes avec des noms dessus pendant que d’autres groupes marchaient vers le hall d’entrée de l’aéroport.

Une fois dans le hall, les Mitchell empruntèrent une passerelle avant d’arriver dans le hall pour les bus, dont les places étaient quasiment toutes remplies eu égard au nombre de personne se dirigeant vers le port de Puntarenas. Les deux frères, ainsi que plusieurs autres touristes, suivirent une pancarte leur indiquant la direction à prendre pour aller à la station de bus de l’aéroport.

Ils franchirent des portes vitrées donnant sur l’extérieur et empruntèrent un passage piéton qui les menait vers une annexe de l’aéroport où se trouvait une salle d’attente dont la quasi-totalité des sièges étaient pris.

Ils y attendirent quelques minutes avant qu’un bus gris n’arrive et ne s’arrête devant la salle. Des employés de l’aéroport, portant un gilet fluo par-dessus leur t-Shirt, ouvrirent la soute et commencèrent à y entasser les valises que leur donnaient les touristes.

Une fois leurs bagages mis en soute, ils se dirigent vers les marches et montèrent dans le véhicule. Zach paya le conducteur et ils s’installèrent côte à côte au milieu du bus, Gray du côté fenêtre et Zach du côté de l’allée.

Le bus démarra peu après seize heures, totalement remplit de passagers alors que les touristes qui continuaient d’affluer n’eurent pas d’autre choix que d’attendre le prochain départ dans la salle d’attente.

Le véhicule sortit de l’aéroport et s’engagea sur une bretelle qui rejoignit une voie rapide qui passait à côté de faubourgs.

À l’est, des volcans dominaient l’immense vallée constituant le cœur du pays et où se trouvait la capitale, San José.

Le bus entra sur l’autoroute vingt minutes après leur départ et prit la direction de l’ouest. Les deux Mitchell, ainsi que beaucoup d’étrangers, pensaient que le Costa-Rica n’étaient que forêts tropicales embrumées et plages paradisiaques mais leur trajet en car changea cette vision.

Des prairies à l’herbe verdoyante s’étendaient de part et d’autre de l’autoroute et des hérons y chassaient, à la recherche de reptiles en train de profiter du soleil pour réchauffer leur organisme. L’autoroute longea, puis passa au-dessus de gorges au fond desquelles coulaient des ruisseaux sous les arbres aux feuillages touffus, saison humide oblige.

Dans le bus, Gray observait le paysage qui défilait devant ses yeux et prenait de temps en temps quelques photos tandis Zach écoutait de la musique sur son smartphone. Au bout d’une cinquantaine de minutes, ils sortirent des gorges et arrivèrent dans la plaine côtière bordant les rivages de l’océan Pacifique et traversèrent une zone rurale, parsemée d’innombrables champs et vergers ainsi que de quelques villages aux maisons multicolores.

Au bout d’un moment, ils franchirent un pont enjambant une rivière où des crocodiles étaient étendus immobiles sur les berges, la gueule ouverte tandis que des chevaux paissaient dans une pâture non loin sous le soleil couchant.

Peu après, les eaux du golfe de Nicoya, baignées par les derniers rayons du soleil, furent en vue et la voie rapide décrivit une courbe longeant la plage de sable noir afin de rejoindre l’autre côté de la baie où avait été établit un complexe constitué de plusieurs quais ainsi que d’un grand bâtiment aux formes épurées, de la taille d’un centre commercial et bâti avec du béton, du verre et de l’acier. La route les fit passer à côté de mangroves bordant une lagune puis ils longèrent des falaises qui surplombaient la route.

Une pancarte située sur le bord de la route indiqua en espagnol et en anglais l’entrée du terminal de ferrys pour Isla Nublar, leur destination. Quand ils empruntèrent cette sortie, la nuit était en train de tomber petit à petit et de l’autre côté de la baie, les lumières d’un port de marchandises s’étaient allumées une à une.

Le bus se gara près de l’entrée du bâtiment et les passagers descendirent sur le trottoir où des hommes en gilets fluo déchargeaient la soute du bus en déposant les bagages sur le trottoir que les passagers s’empressaient de récupérer avant de commencer à se mouvoir vers l’entrée du terminal, passant à côté d’un drapeau arborant le logo d’Ogen Cruise Lines, une filiale de Masrani Global à qui appartenait le complexe.

Le long de la route, des taxis déposaient des passagers qui, après avoir réglé leur course, convergeaient eux aussi vers le bâtiment. Après avoir franchi un sas de doubles-portes vitrées, ils pénètrent dans le hall et firent face à une vingtaine de comptoirs auxquels on accédait via une file d’attente délimitée par des cordons mais il n’y avait encore personne à la fois dans la file et derrière le comptoir. Zach et Gray décidèrent donc d’en profiter pour s’acheter leur repas du soir et de s’asseoir à une des places libres dans le hall.

- Dix-huit heures, constata Zach.

Alors que Zach et Gray regardaient les informations, ils remarquèrent que le guichet pour l’achat des billets d’embarquement commençait à ouvrir alors qu’il était déjà dix-neuf heures. Gray regarda une dernière fois le tableau des horaires de bateaux pour Isla Nublar, la destination où son frère et lui se rendraient.

Ferry : Avalon

Heure de départ : 23h30

Heure d’arrivée : 6h30

Gray et Zach se levèrent aussitôt avant de marcher vers le guichet pour y acheter leur billet d’embarquement, suivis par des dizaines d’autres personnes elles aussi prêtes à prendre le ferry pour Isla Nublar.

Une fois arrivés devant le guichet où une femme latino ronde les accueillit, les deux frères Mitchell montrèrent les réservations faites des mois à l’avance par leurs parents. Une fois les tickets imprimés, la femme du guichet leur donna de précieuses informations pour l’embarquement.

- Vous embarquerez sur l’Avalon, au quai C à la porte ving-trois, leur indiqua-t-elle en montrant le numéro de la porte d’embarquement.

Ils la remercièrent et elle appela les passagers suivants.

Zach et Gray revinrent dans le hall et empruntèrent l’escalator menant à l’étage et suivirent la direction pointée par un écriteau intitulé « Sécurité/Quais d’embarquement ».

Après avoir franchi la sécurité, ils furent en vue des halls d’attente au mobilier à l’image du bâtiment, épuré et parfaitement ordonné.

Quand ils y arrivèrent, ils firent face à une grande baie vitrée s’étirant sur toute la face sud du bâtiment, donnant sur les quais où était arrimé un ferry long de de plus de deux cent trente mètres, le fleuron de la flotte d’Ogen : l’Avalon.

La silhouette massive de l’Avalon rappelait d’ailleurs à Gray le Faucon Millenium de la saga Star Wars, ce qui réjouit par ailleurs le jeune garçon de douze ans malgré la fatigue en raison de l’impression que l’Avalon allait les mener à destination.

Zach et Gray suivirent alors les pancartes indiquant le quai C puis marchèrent vers la porte vingt-trois, où ils sortirent pour monter à bord de l’Avalon. Mais Zach regarda une dernière fois l’écran de télévision pour connaître la météo. Fort heureusement, les cartes montrèrent des éclaircies ou bien un grand soleil sur tout l’Est du Costa Rica pour le lendemain. Il allait faire beau le 23 juillet 2015.

Sur les coups de vingt-trois heures, deux employés se présentèrent au comptoir pour scanner les billets d’embarquement des passagers et ainsi leur permettre d’utiliser la passerelle métallique pour monter à bord du navire.

Dans le hall d’accueil, des grooms leurs donnèrent les clés de leurs cabines respectives en leur indiquant la direction à prendre.

Les Mitchell prirent un ascenseur et longèrent d’interminables couloirs avant d’enfin arriver à la porte de leur cabine que l’aîné ouvrit avec la clé donnée par le groom. Sur leur gauche, une porte donnait sur une petite salle de bain tandis que face à eux se trouvait deux lits simples aux draps bleus, séparés par une allée. Une table de nuit se trouvait entre les deux lits, sous le hublot caché par des rideaux violets. Ils se lavèrent puis allèrent se coucher, exténués à cause du voyage.

Un peu avant minuit, Gray fut réveillé pendant quelques minutes et en regardant à travers le hublot, il se rendit compte que l’Avalon quittait le port et ses nombreuses lumières. Alors que le port ne devenait qu’un point lumineux dans le lointain, Gray se rendormit tandis qu’ils naviguaient sous le ciel étoilé de la nuit de juillet.

Laisser un commentaire ?