Kaboum : Le réveil des Karmadors

Chapitre 31 : Épilogue

421 mots, Catégorie: B

Dernière mise à jour 24/03/2026 18:48

(Moment présent)


La clochette de la porte tinta doucement, laissant entrer un souffle léger dans l'Épicerie Bordelau, baignée par une lumière chaude et rassurante.

Esther venait de terminer son récit.

Face à elle, le journaliste.

Silencieux.

Profondément touché.

Ses feuilles reposaient devant lui, oubliées, comme si plus aucune question ne pouvait égaler ce qu'il venait d'entendre.

— ...et voilà, dit doucement Esther.

Sa voix était calme, posée, empreinte d'une sagesse acquise à travers les épreuves.

— Tout ce que nous avons vécu... les combats, les pertes, les réconciliations... tout ça a façonné ce lieu.

Elle jeta un regard autour d'elle.

— L'Épicerie Bordeleau, ce n'est pas seulement un commerce. C'est un refuge. Un endroit où les souvenirs respirent encore... où les gens apprennent à se retrouver, malgré les cicatrices.

Un léger sourire naquit sur ses lèvres.

— Paul... les Rodamraks... les moments de joie comme les pires tempêtes... même cette paix inattendue entre Karmadors et Krashmals... tout fait partie de cette histoire.

Le journaliste déglutit doucement.

Une larme glissa sur sa joue sans qu'il ne cherche à la retenir.

— C'est... bouleversant, murmura-t-il. Un témoignage d'une rare humanité.

Il releva les yeux vers elle.

— Vous avez traversé tant d'épreuves... et pourtant, vous êtes encore là... debout.

Un court silence s'installa, respectueux.

— Et maintenant... qu'est-ce qui vous attend, Esther ?

Esther baissa légèrement le regard.

Ses mains vinrent doucement se poser sur son ventre.

Un geste simple.

Mais chargé de sens.

Son sourire s'adoucit.

Presque lumineux.

— La prochaine étape... dit-elle doucement... c'est de donner la vie.

Le silence qui suivit sembla suspendre le temps lui-même.

Puis...

La porte s'ouvrit.

Un pas.

Calme.

Assuré.

Esther releva lentement les yeux.

Et un éclat différent traversa son regard.

L'ancien Krashmal Suprême s'avança, sans arrogance, sans menace.

Seulement avec une présence paisible.

Transformée.

Il lui tendit la main.

Simplement.

Esther la prit sans hésiter.

Et dans le même mouvement...

Ils s'enlacèrent.

Une étreinte vraie.

Silencieuse.

Chargée de tout ce qu'ils avaient été... et de tout ce qu'ils avaient choisi de devenir.

Le journaliste détourna légèrement le regard, respectant cet instant.

Mais il comprenait.

Que certaines histoires ne s'achèvent pas dans le fracas des batailles...

Mais dans la douceur des secondes qui suivent.

Dehors, la lumière baignait la rue.

Et à l'intérieur...

Entre les murs chargés de mémoire de l'Épicerie Bordeleau...

Une nouvelle vie s'apprêtait à commencer.


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