Kingdom Hearts : Link By Destiny (PARTIE 1)
Chapitre 28 : Monstro.
- Bon, où ils sont encore passés, ces trois là ? Sora ? Donald ? Dingo !
Je me relève, essorant le bout de mes cheveux plein d'eau et regarde autour de moi. Personne. Où sont-ils donc passés ?
Je me souviens qu'on était dans le vaisseau, et une chose est apparu dans l'espace. Une baleine. Comment c'est possible, ça ?! Une baleine dans l'espace, sérieux !
Je me souviens qu'elle nous a avaler et... attend... on est à l'intérieur d'elle, là ?
En regardant autour de moi, je découvre que je suis debout sur un morceau de bateau. En fait, il y a des épaves partout autour de moi ! Cette baleine est vraiment immense.
- Super... bon, j'ai plus qu'à partir les retrouver, dans ce cas.
Je saute sur un autre débris, puis sur un autre avant de monter sur une grosse partie d'épave. De là, j'ai une bonne vue d'ensemble de la zone. Je pense qu'on est encore dans la bouche de Monstro, ce qui explique l'eau un peu partout. Elle ne nous a pas complétement avaler.
- Il faut qu'on trouve un moyen de sortir. Lucky ne pourra pas attendre éternellement !
Je pose une main sur ma poitrine par réflexe, et c'est comme si je sentais deux cœurs battre à l'unissons. C'est étrange, comme sensation.
Ca me fait bizarre de savoir que Lucky est désormais dans mon cœur. Comment ça se fait que les Sans-cœurs n'aient pas réussi à le prendre ? Non pas que je sois déçu ! Mais cette histoire m'intrigue.
La Keyblade de Sora me sera surement utile pour le libérer. Mais encore faudrait-il que j'arrive à le retrouver.
- Aller, où est-ce que vous êtes ? Sora ! Donald ! Din-
- Lex ! Par ici !
Je baisse aussitot la tète et aperçois trois silhouettes en bas me faire de grands signes. C'est eux ! Ils vont bien, ils sont vivants !
Je souris et descend aussitot, avant de courir à leur rencontre. Je fus moi-même surpris de prendre Sora dans mes bras, mais ce dernier me rendit rapidement mon geste. Si je devais les perdre, je sais que je ne reviendrai jamais chez moi. Je ne veux pas me retrouver seul.
- Vous êtes là ! Je m'écrie, soulagé.
- Tu vas bien ? Me demande Sora. On t’a chercher partout !
- Oui, ça va. Enfin... je crois. Et vous, vous allez bien ?
- Plus de peur que de mal ! Dit Dingo.
- Tant mieux, alors. Parce que je dois absolument vous dire quelque chose !
- Vraiment ? Qu’est-ce que tu- aie ! Commence Sora.
Avant que je n'ai le temps de leur dire pour Lucky, quelque chose tomba soudain du ciel et frappa Sora à la tète. Heureusement pas assez fort pour le blesser, mais Sora fut tout de même sonné quelques secondes.
- Mais d’où est-ce que ça sort, ça ?! S’écria Sora.
- On dirait que ça vient de la haut. Dis-je.
- Hé, qui est là ?! Cria Donald.
On lève la tète vers une épave sur notre gauche, pour voir des objets volés à tout va. Lorsque Donald, cria, une silhouette se releva et se tourna vers nous. C'est... un enfant !
Ou du moins, j'ai cru que c'était un enfant. Parce que je me rend vite compte qu'il s'agit d'un petit garçon fait de bois ! On dirait presque une marionnette grandeur nature, mais vivante et qui agit exactement comme un enfant. Ce monde ne cessera jamais de me surprendre.
- C'est moi ! Dit-il avec le ton le plus innocent du monde.
- Oh, ce n'est que Pinocchio... Pinocchio ?! S’écria de nouveau Donald.
Il semble le connaître. Et Dingo aussi, vu sa tête. Je me tourne vers le petit garçon, avant de voir ce dernier nous tourner le dos et partir dans la direction opposé, emportant une immense boite avec lui.
- Pinocchio, où va tu ? Pinocchio ! S’écria Dingo.
- On ferait mieux de le rejoindre. Dis-je. Il sait peut-être comment sortir d’ici.
- J’espère bien, sinon je lui balance quelque chose en retour ! Dit Sora, se frottant la tète.
- Sora, calme toi, c'est qu'un enfant.
Mais Sora ne m'écoute pas et part en premier à la recherche de Pinocchio. Faudrait quand même pas qu'il commette un meurtre par accident ! D'ailleurs, ça compte comme un meurtre si on parle d'une marionnette ? Mais pourquoi je me pose toutes ces questions ?!
On grimpe de débris en débris, essayant tant bien que mal de nous frayer un passage dans ce labyrinthe d’épaves. Monstro a du en avaler des dizaines ! Et où sont passés les passagers ? J’espère qu’ils ont réussi à sortir d’ici…
- Où est-ce qu’il est passé, celui-là ? Fit Sora avec un regard de tueur.
- Je me demande surtout comment il a pu atterrir ici. Dis-je. On ne serait donc pas les seuls à voyager dans- ah !
- Lex !
J’ai a peine le temps de comprendre ce qui m’arrive que je me retrouve déjà face contre terre, une jambe reposant sur l’objet lourd sur lequel je viens de trébucher.
- Aie…
- Ca va, tu vas bien ? Me demande Sora en m’aidant à me relever.
- Ouais, plus de peur que de mal…
En vérité, je ressens une vive douleur à la tète. Mais je ne saigne pas et je ne pense pas avoir quelque chose de casser. Sérieux, pourquoi ce genre de truc n’arrive qu’à moi ?
Je regarde sur quoi je viens de trébucher, et découvre qu’il s’agit d’un coffre. Un coffre rouge et dorée avec une large serrure. J’ai l’impression d’avoir déjà vu ce coffre quelque part.
- Hé, ce sont nos affaires ! S’écria Dingo en nous rejoignant.
- Attendez, c’était dans le vaisseau ? Je demande, surpris.
- Tu croyais quand même pas qu’on était parti de chez nous les mains vides ? Rétorqua Donald.
Sora s’en approcha et l’ouvrit. A l’intérieur se trouve des potions, surtout pour se soigner, quelques accessoires et bricole en tout genre. Cependant, un objet m’interpelle plus que les autres.
Plus exactement, il s’agit d’un morceau de papier. Une lettre, clairement griffonner à la hâte et plutôt vieille. On dirait un des rapports d’Ansem ! Et pour cause. En bas de la feuille, je découvre son nom écrit à l’encre noir.
- Hé, vous avez trouver un autre rapport et vous ne m’avez rien dit ?!
- Ah oui, hum… Fit Sora en se frottant l’arrière de la nuque, l’air gêné. On l’a trouver dans la ville d’Halloween. Tu sais, le monde qu’on a visiter pendant que t’étais pas là !
- Mais pourquoi vous ne m’avez rien dit ? Qu’est-ce que vous avez découvert, dans ce rapport ?
- Euh… on l’a pas encore lu. On voulait vite te retrouver, et on l’a un peu oublier.
Sora me lança un sourire maladroit, et je lui lance un regard blasé en retour. Déjà qu’on avance pas vite, ils feraient mieux de faire un peu plus attention que ça à l’avenir.
Je soupir, et décide de lire rapidement le rapport. Peut-étre qu’il peut me dire comment sauver Lucky ! Ou au moins nous aider à arrêter l’invasion des Sans-cœurs.
- « Je suis en train d'étudier une matière qui semble provenir des météorites tombés la nuit où j’ai ouvert la porte.
Je n’avais jamais vu une telle matière.
Elle est très élastique et a la particularité de s’assembler aisément lorsqu’on en met deux morceaux en contact.
J’ai cherché dans tous les documents que je possède, mais aucun ne fait mention d’une telle matière. Sa chute serait-elle vraiment liée à l’ouverture de la porte ?
Flotterait-elle en grande quantité dans l’espace infini qui entoure ce monde ? Si je le pouvais j’aimerais m’y rendre pour voir ce qu’il en est réellement.
Y aurait-il d’autres mondes quelque part dans des cieux ? Ce serait magnifique de pouvoir les visiter.
Mais ne rêvons pas…
A ce jour, il n’existe aucun moyen de quitter ce monde minuscule dont nous ne sommes que les prisonniers… »
Ansem semblait étre un grand rêveur. Il voulait découvrir les autres mondes par-dessus tout. Si j’avais su qu’il existait d’autres mondes, j’aurai surement été comme lui !
Cependant, je remarque un chiffre en bas du rapport. 7. Il me semble avoir lu le chiffre 1 sur le rapport que nous avons trouver à Agrabah. Il me faut les autres rapports pour comprendre la psychologie d’Ansem.
- Intéressant… Je marmonne.
- Alors, t’as trouver quoi ? Me demande Sora, debout derrière moi.
- Eh bien, je…
- Hé, lâche ça ! Cria Donald derrière nous.
On se retourne aussitot, pour remarquer qu’il y a du grabuge un peu plus loin. On part rapidement voir ce qui se passe, tandis que je range le rapport d’Ansem dans mon sac.
En arrivant sur place, on découvre Donald en train de se battre avec Pinocchio, Dingo essayant tant bien que mal de calmer le jeu. Je croyais qu’ils se connaissaient ! Pourquoi est-ce qu’ils se battent ?
- C’est à moi, je le cherchais !
- Menteur !
- Je suis pas un menteur !
- Hé, arrêtez de… Je commence.
Mais je m’arrête net lorsque je vois le nez de Pinocchio s’allongé après sa dernière phrase. C’est quoi, ce délire ?! Pourquoi son nez s’allonge comme ça ?!
- Il se passe quoi, ici ? Demanda Sora.
- Pinocchio nous a voler le Gummi qu’on a trouver ! Expliqua Donald.
- Non, c’est pas vrai ! S’écria Pinocchio.
Résultat, son nez s’allongea de nouveau. Est-ce que… son nez s’allonge quand il ment ? C’est un bon moyen de savoir si une personne ment ou non, mais un peu embêtant aussi.
- Attendez, c’est quoi un Gummi ? Je demande. Vous avez trouver quoi pendant mon absence ?
- Un Gummi est un morceau de météorite tombé du ciel ! M’expliqua Dingo. Une fois assembler, ils permettent de fabriquer un vaisseau et visiter les mondes. C’est comme ça qu’on a fabriquer le vaisseau Gummi !
- D’où son nom. Mais le vaisseau est déjà assemblé. A quoi ce bloc nous servirait ?
- Il peut nous permettre d’aller plus vite, de mieux nous défendre ou même d’accéder à des mondes inaccessibles jusqu’à maintenant !
- Je vois. Dis-je, songeur.
Mon regard se pose aussitot sur mon sac, ou plutôt sur le rapport à l’intérieur. Ansem a parler d’une matière similaire dans son rapport. Est-il possible qu’il ai réussi a assembler assez de ces blocs et quitter son monde ?
Donald continu de se disputer avec Pinocchio, et essaye tant bien que mal de récupérer le bloc. Je pousse un soupir, et m’approche d’eux tandis que Pinocchio se tourne vers moi, méfiant.
- Pinocchio, c’est ça ? Tu veux bien nous rendre ce bloc, s’il te plait ? Je demande, tendant la main vers lui.
- Pourquoi ? Moi aussi, j’en ai besoin !
- Tu veux sortir d’ici, je sais bien. Et nous aussi on veut partir. On sait comment fonctionne ce bloc, on pourrait t’aider à fabriquer un vaisseau. Ou alors, tu pourrais monter dans le notre !
- C’est vrai ? Fit Pinocchio avec un grand sourire. - Ah non, pas question ! S’écria Donald derrière moi. Notre vaisseau n’est pas un moulin, je te l’ai déjà dit !
- Ca va, c’est juste pour le déposer à la ville de Traverse. On va pas le laisser ici, quand même !
- Mais… !
- Non, pas de mais ! Il vient avec nous, un point c’est tout. Alors, Pinocchio, ça te tente ?
- Oh oui ! S’écria ce dernier. Désolé d’avoir menti. Promis, je recommencerai pas.
Je souris, avant de voir son nez retrouver une taille normal. Sans doute parce qu’il a dit la vérité. Ce garçon est vraiment très spécial. Je me demande d’où il vient. Il me fait tellement penser à Daisy...
Pinocchio me rendit le bloc Gummi, que je redonne à Donald qui me lance un regard noir. Je sais qu’il est content de retrouver son bloc.
- Venez, suivez pas ! Dit-il en me prenant la main. Mon père se trouve par là !