L'Ode à la liberté par

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Deviation / Action / Shipp

1 Un nouveau départ

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Année 842

104ème brigade d’entraînement - Section Nord


Le grand jour était arrivé. Aesma frémit d'excitation à l'idée d'avoir pu intégrer la 104ème brigade d'entraînement, malgré son âge. Effectivement, elle avait quelque peu falsifier ses papiers pour pouvoir y entrer sans problème, sinon elle aurait dû encore attendre trois avant de pouvoir s'inscrire dans le prochain groupe. "Pour une année près, ce n'est pas si grave de mentir sur son âge" pensa-t-elle d'un grand sourire niais. Maintenant, il fallait qu'elle fasse preuve d'une grande patience, avant de pouvoir s'enrôler chez le Bataillon d'Exploration. Ainsi, elle pourra découvrir l'inconnu de ses propres yeux et peut-être avoir la chance d'être un jour au côté de ...

— Hé toi ! Cesses de rêvasser ! Quel est ton nom ?! hurla une voix masculine.

"Merde" murmurat-elle légèrement paniqué. Complètement dans la lune, elle avait carrément oublier la présence de Klaus Gütig, son chef-instructeur. Elle secoua sa tête, pour se redonner un peu de contenance, ce qui fit virevolter sa longue crinière irisé qui se reposèrent en bataille. Puis d'un geste vif et déterminé, elle fit le salut militaire : Le poing fermé sur le coeur et la main gauche dans le dos :

— Aesma Traum, de la capital Mitras !

— Traum...Mitras..., murmura-t-il.

Elle n'arrivait pas à décrypter l'émotion qui émanait de son chef-instructeur qui reprit:

— Traum ! Qu'est ce que t'es venu foutre ici ?

— Je souhaite m'engager dans le Bataillon d'Exploration pour sauver l'humanité !

À peine ces mots prononcés, un silence pesant s'installa dans l'assemblé. Gütig la dévisagea effaré, comme si il avait entendu la plus gros connerie au monde de sa vie, quand à ses camarades certains paraissaient choqué, tandis que d'autres la jugeait du regard avec un sourire moqueur.


*****

104ème brigade d’entraînement - Section Sud


— Hé toi ! 

— Oui ?

— Qui es-tu, toi ?

— Armin Arlert, du District de Shiganshina !

— Ah bon ? Ce sont tes parents qui t'ont donner un surnom aussi débile ?

— C’est mon grand-père !

— Arlelt, qu’es-tu venu faire ici ?

— Je suis venu servir à la victoire de l’humanité !

— C’est formidable ça ! Tu serviras de pâté aux Titans ! 3e rang retourné vous !

L’accueil de Keith Shadis était davantage plus éreintant pour les conscrits de la section Sud que celle du Nord. L’instructeur chef joua de son statut pour intimider les nouvelles recrues et ignora volontairement certains. D’après un des adjoints, ce n’est pas la peine pour ceux qui ont déjà passé le rite de passage, ceux qui ont potentiellement connu l’enfer, ça se lit sur leur visage. Shadis n’hésita pas une seule seconde à mettre des coups de têtes aux plus couards ou arrogants d’entre eux, comme pour ce dernier : Jean Kirschstein.

Jean Kirschstein venait tout droit du district de Trost et souhaitait intégrer la Brigade Spéciale. Ce qui interpella Eren qui pensait « Pff, encore un qui veut se tourner les pouces…», quant à lui, son objectif n’avait pas toujours pas changé. Il allait se démener pour atteindre le top 10 et devenir un membre du Bataillon d’Exploration pour anéantir tout les titans.

Pendant ce temps-là, Keith Shadis continuait son rituel avec Marco Bott, Thomas Wagner, Conny Springer . Conny Springer, un garçon, cheveux rasés de très près, assez petit ,qui se fit sermonner par l’instructeur chef, car il s’était trompé de main pour saluer. Par chance, il fut sauvé par le gond quand Shadis fut attiré par quelque chose d’autre, du moins quelqu’un d’autre.

— Hé toi, qu’est ce que tu fais ?

Il s’approcha de la personne en question :

— Oh, c’est à toi que je parle ! Qui es-tu au juste ?

La personne en question avala tout rond la patate qu’elle venait de croquer.

— Sasha Braus, du village Dauper, district sud du Mur Rose !

— Sacha Braus, qu’est ce que tu as dans la main droite ?

— Une patate douce. Il y en avait une chaude dans la cuisine, j’en ai profité !

— Quoi, tu l’as volé ? Pourquoi … Pourquoi, manger cette patate ?

— Parce qu’une fois refroidie, elle est perdue. J’ai jugé qu’il fallait la manger maintenant.

— Non, je ne comprend pas. Pourquoi manger cette patate ?

— Vous voulez savoir pourquoi les humains mangent des patates ?

La jeune fille à queue-de-cheval ne comprenait pas trop l’intérêt soudain de son chef. Hésitante, elle prit son courage à deux mains pour couper la patate en deux et sacrifier une des deux parties pour la tendre à l’instructeur chef.

— Tenez la moitié. 

— La moitié ? Répondit Shadis troublé.

Sasha lui sourit tendrement.


*****

104ème brigade d’entraînement - Section Nord


Quelques jours s’étaient écoulés et les entraînements n’étaient déjà pas de tout repos. Ce soir, le repas du soir était animé, des amitiés s’étaient créèrent. Beaucoup d’entre eux partagèrent leur envie de rentrer chez les Brigades Spéciales et pour les plus courageux d’entre eux, à la Garnison, mais aucun ne souhaitèrent faire partie du Bataillon. Ce qui frustra Aesma qui mangeait seule dans son coin. À aucun moment, elle avait imaginé que le premier jour d’intégration puisse être aussi éprouvant, mais elle va devoir supporter être au côté de ceux qui lui sert de camarade, pendant trois ans. 

Trois de ses camarades se dirigèrent vers elle le sourire aux lèvres. Elle n’était vraiment pas confiante concernant leur intention surtout qu’il y avait Hitch dans le tas. Hitch était une jeune fille aux cheveux mis-long châtains clair et ses yeux noisette sont légèrement bridés lui conféraient un air malicieux. La première impression d’Aesma fut de constater qu’elle était immature, alors qu’elle était plus âgée. Il y avait aussi Boris Feulner, le pire des vantards qu’elle avait eu à rencontrer à ce jour. Il était déjà grand pour son âge avec les cheveux grisonnant :

— Hé princesse ! Qu’est-ce qu’une fille comme toi vient faire ici ? lança Hitch.

— Qu’est ce que ça peut te foutre ? répondit Aesma, le regard noir.

— Oh, oh ne me regarde pas comme ça, se moqua-t-elle. C’est juste que pas tout les jours qu’on voit les fils à papa et maman intégrer l’armée.

— Arrêtez un peu de l’emmerder, intervenu un autre camarade. 

— Oh c’est toi Marlowe … Excuse-moi, mais je suis tout simplement curieuse de la présence de cette fille. Hitch se retourna vers Aesma et continua, tu t’ennuies dans ta vie ? T’es à la recherche de sensation forte ? Ou peut-être bien que papa et maman ton punie et on décidé de t’apprendre la vraie vie ?

— Mais tu vas te taire ! s’écria Marlowe.

— Oh ça va, c’est bon. Si on ne peut plus se taquiner entre camarades…

— T’es toujours aussi casse-couille Hitch ? rétorqua Aesma. Je ne vois pas en quoi ça changerait quoi que ce soit à ta petite vie inutile et pathétique de savoir ça.

— Bien sûr que si. Savoir qu’une incapable comme toi de la haute bourgeoisie, qui protège nos arrières, ça ne me rassure pas des masses.

— Répète un peu ça ! Estime toi heureuse que des gens comme moi souhaitent protéger vos petites vies misérables. Ce qui est sûr, ce ne sera pas grâce à des gens comme vous que le monde va évoluer.

Tellement irrité par les propos de sa camarade, qu’Aesma perdit patience et l'attrapa par le col de sa veste. Marlowe et Boris voulurent intervenir, mais se rétractèrent quand la petite blonde aux yeux verts les menaça du regard, puis reprit :

— Oui, j’suis née avec une cuillère en or contrairement à d’autre, mais ça m’empêche pas de vouloir de découvrir et faire bouger les choses. Je n’ai jamais vu de titan, outre dans les livres d’histoire, mais au moins, nos années d’entraînement ne me serviront pas à rien, si jamais il devait y avoir un nouvel incident comme il y a eu deux ans auparavant. Tout ce que je sais, c’est que je n’ai pas envie de mourir bête comme vous tous réunis.

— Tss, lâche moi, dit-elle en dégageant d’Aesma. Tu fais ce que tu veux de toute façon, si tu as envie de mourir aussi vite, c’est ton choix.

— Bordel, mais calmez vous les filles, s’interposa à nouveau Marlowe. Nous sommes tous camarades ici, et nous devons apprendre à se tolérer les uns et les autres. Surtout vous deux. Dès demain, on nous met en équipe, et il est important de pouvoir travailler ensemble sans se mettre des bâtons dans les roues. Si l’une d’entre vous vise les Brigades Spéciales, il faut être obligatoirement dans le top dix. Avoir l’esprit d’équipe est compté dans l’examen.

Les deux filles se regardèrent un instant en chiens de faïence, puis Aesma partit, ignorant ce qui l’entourait. Marlowe avait raison, elle devra s’intégrer au reste de ses camarades rapidement, si elle veut réussir. Ce soir, on lui aura bien fait comprendre qu’elle n’était pas à sa place, ce qui au fond, lui faisait de la peine. Malgré tout, elle ne voulait rien lâché, elle s’était promis d’intégrer le Bataillon d’Exploration, peu importe les circonstances.


*****

104ème brigade d’entraînement - Section Sud


Il se passait plus ou moins la même chose du côté Sud. Il y avait une altercation entre Eren Jäger et Jean Kirschtein, concernant leur choix d’intégration.

Le lendemain matin, la brigade d’entraînement débutait l’exercice d’équilibre afin de pouvoir plus tard utiliser l’équipement de manœuvre tridimensionnel. Cet exercice n’était pas forcément le plus difficile, mais primordial pour juger des capacités des futurs soldats et pouvoir rester dans la brigade jusqu’aux examens. Une petite poignée d’entre eux surent utilisé d’une pierre d’un coup l’équipement à disposition. D’après les adjoints « C’est un bon cru cette année ». 

Ce ne fut pas le cas pour Eren, qui se trouva rapidement projeté la tête à l’envers, qui fut pris de cours. « Ça ne devait pas se passer comme ça » se disait-il, sous les yeux inquiets de certains de ses camarades, pendant que d’autres se moquèrent, en soulignant ses propos de la veilles, comme quoi les faibles n’avaient pas leur place.

Le soir, Eren et Armin passèrent voir les deux de leur camarade, Reiner et Bertolt. Reiner avait une carrure assez intimidante. Il faut dire que pour son jeune âge, il en imposait déjà. Il était blond, les cheveux courts, des yeux dorés. Quand à son ami Bertolt, c’était un grand gaillard. Bien plus grand que Reiner, mais aussi du reste de ses camarades. Plutôt mince, tout comme son visage allongé, il avait les cheveux et les yeux de couleurs noirs. Eren et Armin racontèrent leur histoire et pourquoi ils avaient décidé de s’inscrire dans l’armée. Bertolt se confia à eux en retour :

« Reiner et moi, on vient d’un village dans les montagnes au Sud-Est du Mur Maria. Contrairement aux autres, personnes n’a été informé directement et les titans son arrivés avant que nous ayons connaissance de l’incident. À l’aube, le bétail ne tenait plus en place, comme si la porte des enfers venaient de s’ouvrir. Le sol se mit à trembler, et de façon anormal. Le temps que j’aille ouvrir la fenêtre pour voir ce qu’il se passait dehors … Bref, on a pris nos chevaux afin de pouvoir atteindre le mur Sina au plus vite.» 

Son ami l’observait durement. D’après de ce que pouvait constater Eren, il ne devait guère apprécier de ressasser de mauvais souvenir, ce qu’il pouvait comprendre.

Il vrai qu’une bonne partie des conscrits ne connaissaient pas la terreur d’être face à un titan et que la plupart présent dans la 104ème brigade, sont ici pour faire honneur à leur famille et aux attentes de la sociétés depuis la chute du mur. À partir de douze ans, si on veut être bien vu, il est conseillé de s’enrôler dans l’armée et non devenir ouvrier. Malheureusement pour la majorité, ils ne pourront pas choisir le corps armées qu’ils souhaitent intégrer. Le fait que Bertolt souhaitait intégrer la Brigade Spéciale, ne n’étonnait guère Eren, au contraire. Bertolt avait vécu quelque chose d’atroce, donc il comprenait ce choix malgré que lui à toujours en tête de faire partie du Bataillon d’Exploration.

Eren profita d’un moment de silence pour demander ce pourquoi il était venu. Apprendre à se tenir en équilibre, car si il échoue, il se verra renvoyer. Son rêve volerait en éclat et c’était la pire des choses qui puisse lui arriver. Après les conseils un peu abrupt de Reiner, il s’entraina tard le soir avec ses camarades.


Le lendemain matin, c’était le moment ou jamais pour Eren, de prouver qu’il maîtrisait la manœuvre tridimensionnel. Le suspens était à son comble. Tout ses amis et camarades l’observèrent avec intention.

« Super, j’ai réu…» Sauf que l’instant d’après, il se retrouva à nouveau la tête à l’envers. Il cru voir sa vie défiler. Il senti les larmes venir, mais se retenait de pleurer pour ne pas perdre la face. Keith Shadis demande à ce qu’on le face descendre, ce qui stressa davantage Eren et se débattit, puis se retrouva au sol :

— Wagner !

— Oui, chef ?

— Échange ton équipement avec celui de Jäger.

Son jeune camarade Thomas Wagner s’exécuta et Eren réessaya une nouvelle fois. Dernière chance, il n’avait pas intérêt à se louper. Une fois mis en équilibre, Eren réussit enfin à tenir en équilibre :

— Comment cela …

— Matériel défectueux, coupa l’inspecteur-chef.

— Les fixations en métal de ta ceinture étaient abîmées. C’est ce qui permet de maintenir tes hanches afin de ne pas culbuter en arrière. Tu vas devoir changer d’équipement pour un en bon état. Tu peux rester.

Eren pu enfin crier victoire. Il provoqua Mikasa en duel de regard pour lui faire comprendre qu’il n’avait plus besoin d’elle pour le couver. Il s’en sortirait très bien tout seul, ce qui fit de la peine à sa demi-sœur, car cela le rendait heureux.


Le temps commençait à se rafraichir ce soir. Armin remarqua que Mikasa s'emmitouflait un peu plus dans son écharpe, dont laquelle, elle ne se séparait quasiment jamais. Malgré qu'elle ne dise rien, il comprit tout de suite ce que ressentait Mikasa à ce moment, son geste n'étant pas anodin. Le fait qu'Eren avait réussi l'exercice d'équilibre ne la mettait guère en joie. La jeune asiatique s'inquiétait constamment pour son demi-frère qui était une vraie tête brûlée. Ils se connaissaient tout les trois depuis leur tendre enfance, et à force d'observer leurs faits et gestes, il commença à les connaître par cœur. Il posa doucement sa main droite sur l'épaule gauche de Mikasa pour la rassurer. Elle se tourna vers lui pour lui rendre son sourire qui lui semblait à moitié faux. Puis elle déposa sa tête sur l'épaule de son camarade blond. Tout deux contemplèrent les flammes du feu de camp, qui dansèrent dans le silence le plus total, n'éclairant partiellement leur doux visages à peine sortie de l'enfance, pendant que leurs camarades, déjà dans leur dortoir, étaient plongés dans un profond sommeil.

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