Gambit Tome 2

Chapitre 16 : Contacts

Par LaVerdure

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Lorsque je prends le chemin du retour, la nuit est tombée depuis quelques heures, déjà, et je dois faire un effort pour rester concentrée sur les routes. Un barrage routier m’indique un accident, provoqué sans doute par la tempête surprise qui se calme graduellement, alors mon itinéraire change et me fait passer tout près de mon ancien quartier. 


À une lumière rouge, les secondes s’égrainent et mon regard est attiré par une main qui s’agite vers ma direction. C’est un jeune homme blond, vêtu d’un manteau d’hiver bordé de fourrure. Mon cerveau prend un certain temps avant de reconnaître l’individu. La voiture derrière moi me tire de ma rêverie en klaxonnant. 


C’est le blond vampire. 


Je lui réponds et stationne mon véhicule, lui donnant le loisir d’y grimper. À l’abri de la tempête mourante, il me salue : 





Un frisson me traverse : mais comment pouvait-il savoir que le blond me trouverait là? Ma surprise est totale, et il continue: 





Mes épaules tombent un peu. 





Il agrandit les yeux et se passe une main dans les cheveux avec un peu d’embarras:





Il me glisse une facture d’un épicier, derrière laquelle un numéro est griffonné. 





Un lent mouvement de tête lui répond en rangeant la facture précieusement dans ma poche.





Dans les ombres d’une ruelle, quelque chose bouge un peu. Un signe de tête à l’endroit du blond vampire, et il se retourne en souriant : 





À voir le regard qu’il porte à l’homme difficilement percevable dans l’ombre, on ne peut que constater que son amoureux n’est pas le seul à aimer avec un grand “A”. Il en revient à moi :


 



Là, il me fait rire. 





Il suspend sa sortie et j’ajoute : 





Il acquiesce et retourne dans la tempête, et l’ombre qui l’attendait met un bras protecteur autour de ses épaules.   


En arrivant au QG, Lucy a encore le nez dans ses feuilles qu’elle traduit passionnément tandis que Lola et Claudine écoutent les nouvelles rapportant un carambolage monstre sur l’autoroute. À ma vue, un soulagement passe sur leurs visages : 





En acquiesçant, je lance à Lucy : 





Quand je disais “curieuse”... Je sors la facture de ma poche et la lui montre. 





L’adolescente fronce le nez : 





Claudine et moi échangeons un sourire complice ; la TS n’a pas son pareil pour harmoniser des relations parent-enfant. Grâce à elle, j’évite certains faux pas avec l’adolescente et je gagne des points sur d’autres aspects. Je ne serai probablement jamais un vrai parent à ses yeux, mais je fais de mon possible pour établir une base “relativement saine vu les circonstances”.


Une fois dans ma chambre, j’effectue la recherche qui me fait tomber sur le site internet d’une psychiatre, spécialisée en troubles alimentaires. Dre Patricia Vulin. Sa photo présente une charmante femme d’une quarantaine d’années, possédant une clinique spécialisée dans la métropole. 


Patricia Vulin… Comme dans Paty Vulin, l’amie du shérif. Celle qui trouve des orphelins et les couve jusqu’à éclosion. 


Le numéro m’amène sur une boîte vocale dont le message d’accueil est terriblement long, avec des horaires de jour et de nuit. Je déteste toutes les boîtes vocales de ce monde… Je laisse donc un message : “Bonjour, excusez-moi du dérangement. Mon nom est Jessie Fiset, vous êtes recommandée par un ami de la ville. Vous pouvez me rejoindre au numéro suivant : …”


J’ai à peine le temps de raccrocher que mon cellulaire sonne de nouveau, d’un numéro inconnu. En répondant, une voix féminine et chaleureuse me répond : 





L'ami commun étant, sans doute, le shérif Dwayne qui m’appelle “Jeje…”





Pendant de longues, très longues minutes, je me retrouve à papoter avec cette inconnue, à propos du cycle de violence et des théories récentes. Souvent, elle précise des études que j’ai pu lire avec des cas qu’elle a vus, donne des exemples de ce qu’elle a constaté, autant chez les patients vivants que chez les personnes surnaturelles. 


Parler avec elle, c’est l’équivalent de parler avec, effectivement, une charmante collègue de travail motivée. C’est quelqu’un qui a un rire facile et une chaleur bienvenue dans la voix. 


À quand remonte une conversation si agréable ? 


Après plus d’une heure à parler ainsi, elle déclare : 





Et nous raccrochons. Dire qu’elle m’inspire confiance serait d’être rapide en besogne. Toutefois, je dois l’admettre, je me sens plus légère en raccrochant.



J’ai reconnecté avec un aspect de ma vie d’antan qui me fait du bien.






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