Gambit Tome 2

Chapitre 17 : Les chiens de guerre

Par LaVerdure

Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.


Cette fois-ci, c’est moi qui suis d’avance. Appuyé contre la mezzanine du bar de mon ancien quartier, Ti-Poe regarde entrer les quelques clients qui s’en prennent aux machines à sous du fond de la salle. Il me lance : 





Il me fait un signe de la tête et me donne raison. En ramenant son regard sur les consommateurs, son visage s’affaisse et il se redresse, comme piqué par un moustique. Son chandail se fait rentrer dans ses jeans, ses cheveux vivement replacés, et il vérifie qu’il n’y a rien entre ses dents dans le miroir du fond de la pièce. Perplexe, je le regarde faire, puis je comprends. 


Sept personnes montent à l’étage, dont Xavier et Omaël… Et une jeune femme aux traits asiatiques. J’ai déjà vu cette personne. Sa beauté et sa grâce avaient, alors, attiré mon regard, sur une piste de danse, lors d’une chasse à la métropole avec Erika. Elle m’avait fixé un peu, puis s’était mise à danser. La voici, devant moi, à me toiser avec un sourire en coin qui ferait rêver la personne la plus chaste de cette planète. 





Le dénommé Jack, un homme qui semble à peine plus vieux que moi, au visage de mannequin, réfléchit un peu. Sa stature est athlétique quoique menue. Aucun souvenir ne me revient de lui, mais lui se souvient :





Ti-Poe et moi nous regardons. L’un des hommes qui les accompagnent, bras croisé et menton bien haut, demande : 





Un gringalet derrière lui rétorque en riant : 





Il faudrait que je m’irrite, selon le ton qu’il prend. Mais je ne comprends qu’une phrase sur trois. Jack et la demoiselle m'observent, sans un mot.


Omaël nous présente : 





Jack pose sa question avec un regard suspicieux à l’endroit du principal intéressé. Mon ami acquiesce sans ajouter quoi que ce soit. 


McKeown se tape dans les mains avec un sourire ravi: 





Le fait d’être en sous-nombre ne me plaît pas. Malgré ce que j’ai dit à Ti-Poe plus tôt, il n’existe absolument aucune garantie que ces personnes ne soient pas en train de prévoir un backstab. Peut-être veulent-ils de l’information avant de passer à l’acte… Ce détail me reste à l’esprit pour le reste de la conversation.


Ils me font penser à une bande de prédateurs qui testent les réactions de leur proie. Des loups, ou des hyènes, plutôt. Les paroles de Gab me reviennent à l’esprit : “(...) je crois qu’on devient un peu comme les gens qui nous entourent. Fais attention à ne pas devenir un monstre.” Ce n’est pas déjà le cas? 


Il faut coller deux tables ensemble pour permettre à tout le monde de s’asseoir. Jazz s’assoit près de moi, donc près de Ti-Poe qui essuie un peu de transpiration sur sa nuque. Une serveuse amène des bières et une bouteille d’eau : 





L’un des grelots remarque ma bouteille d’eau et la désigne d’un coup de menton. 





Encore une fois, Jack et Jazz notent chacun de mes faits et gestes. 


Omaël l’arrête : 





Jazz lance un regard à Jack. Ce dernier déclare : 





Ti-Poe met sur la table les rouleaux des plans du hangar, et je brief selon ce que j’ai vu et les options qui se présentent à nous. La position de mes hommes, les zones difficiles à couvrir, les entrées et sorties, la position des fenêtres…


Ils hochent la tête. 





Nous passons encore au moins une bonne vingtaine de minutes à parler en termes techniques, qui ne me sont pas encore tous familiers. 


Lorsque la stratégie semble être solide, Jack déclare : 





Il change de position sur sa chaise et met ses mains bien en évidence sur la table. 





J’acquiesce.





Ti-Poe et moi sourions à pleines dents : 





Un signe approbateur l’accompagne tandis qu’il se lève. Jazz lui lance un regard d’avertissement, et Ti-Poe en fait de même avec moi. Cela ne nous empêche pas d’aller dans un coin, et j’entends l’un des grelots s’exclamer “Elle est ben trop grosse pour lui…” tandis qu’une autre serveuse vient vers la table pour les refiles. Je commence : 





Le grelot lance un petit cri : la serveuse a renversé malencontreusement l’entièreté de son plateau sur lui avec une attitude un peu vindicative. Même si ce tableau me plaît beaucoup, j’en reviens à Jack, et c’est à mon tour de l’observer : 





Il fige. 





Je lui résume, en de très grandes lignes et sans donner son nom ou son âge, la vie de Lucy. Il hoche la tête de temps à autre et semble accablé. 



  






Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurset producteurs respectifs.
Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement etles auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit.

2026 © Fanfiction.fr - Tous droits réservés