L'espoir de la prophétie par

0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Deviation / Drame / Romance

6 les âmes soeurs

Catégorie: M , 1492 mots
0 commentaire(s)

- La nuit est splendide, commença Legolas en s’approchant de Cliolyn.

Il avait tant hésité à entrer. Il avait bien sûr attendu le départ de Haldir, où plutôt surveillé ce départ. Il avait monté et descendu les marches de l’escalier de marbre, il était revenu dans les loges qui leur avaient été préparées, puis en était ressorti, tant agité. Il ne savait ce qu’il éprouvait, pourquoi il avait ressenti un souffle de vie en croisant le regard si perçant de cette magnifique jeune fille. De cette magnifique jeune femme, se reprit-il. Car Cliolyn, même si elle était toujours une petite fille aux yeux de son frère, qui était son ami de toujours, ce qui le tourmentait désormais, était une femme magnifique, aux courbes mises en valeur par cette robe droite émeraude. Ses cheveux, certes courts, tellement rare pour une femme en terre du milieu, reflétaient la lumière de la lune et des étoiles. Il n’avait qu’une envie, mais il ne pouvait s’y résoudre, par respect pour elle, par respect pour son ami. De plus, tout ce qu'il avait entendu le perturbait. Quels étaient ces pouvoirs dont Haldir avait parlé? Pour quelle raison devait-elle rester cachée ici? Et malgré cette destinée, pensait-elle seulement qu’il l’avait vue au-delà de son image de jeune princesse de Lorien ? Pouvait-elle ressentir une infime partie des sentiments qu’il était en train de développer ?

- Cela est tellement reposant, commença Cliolyn, sans décrocher son regard du ciel. Savez-vous pourquoi j’ai choisi cette chambre ? Car, si vous vous approchez, vous verrez que c’est le seul endroit de Caras Galadhon d’où nous pouvons avoir une vue entière du ciel, sans l'ombre d'une feuilles, d'une branche ou d'un d’arbre, poursuivit-elle en lui adressant un magnifique sourire.

Legolas sentit de nouveau ce picotement, mais que représentait-il ? Il n’avait qu’une envie, prendre ce magnifique visage entre ses mains et déposer un baiser sur ses lèvres roses. Cliolyn avait lu dans son esprit, car ce pouvoir lui était permis, et se retourna face à lui. Elle lui imita alors le geste qu’il attendait tant de réaliser, elle prit la main de Legolas dans sa main droite pour la poser sur sa hanche, remonta le long de son bras pour atteindre sa joue et l’embrassa. L’elfe ne pouvait réaliser ce qu’il se passait. Il lui rendit son baiser, d’abord d’une manière très douce, en remontant sa main vers son visage, tout en caressant son bras et son cou. Sa main droite ne lâchait pas le visage de Cliolyn.

- Je n’ai pas l’habitude de me laisser aller dans les bras d’un inconnu, lui dit-elle. Je n’ai jamais connu l’amour mais je sais que quelque chose nous relie, je l’ai su dès notre premier regard, avoua Cliolyn en embrassant la main qui tenait son visage.

- Cliolyn, par respect pour ton frère, je ne peux … commença Legolas, interrompu alors par un baiser si fougueux qu’il avait compris qu’elle ne voulait pas discuter.

- Pas ce soir, lui dit-elle au creux de l’oreille. Elle lui prit la main, l’invita à s’asseoir sur son lit pendant qu’elle fermait sa porte.

- Cette nuit est la nôtre, je te donne mon corps et mon cœur, dit Cliolyn avant de laisser Legolas l’enlacer. Je n’aurai pas ce regret si je dois mourir après, pensait-elle pendant qu’il descendait ses mains vers le bas de son dos.

Il défit le nœud de sa robe pendant qu’elle déboutonnait sa chemise. Leurs vêtements glissant sur le sol, il laissa sa bien-aimée s’installer dans les draps, sachant ce que cela représentait pour elle. Legolas voulait tant lui donner du bonheur, mais avait peur. Cliolyn, ayant deviné ses doutes, le rassura en prenant son visage dans ses mains.

- Jamais je n’aurai peur tant que je serai dans tes bras, le rassura t-elle.

Ils s’embrassèrent alors fougueusement, Legolas déposa des baisers dans son cou, sur sa poitrine, sur son ventre ; il effleura la cicatrice qui lui avait quasiment coûté la vie encore enfant, continua à descendre avec ses mains afin d’imprimer chaque courbe de la femme qu’il aimait dans sa tête. Il se permit de retourner Cliolyn pour qu’elle soit sur lui et qu’elle reproduise ses gestes. Elle découvrit ses muscles, la beauté de son corps, et l’amour que reflétait son regard. Ne doutant plus un instant de ce qu’ils voulaient tous les deux, Legolas l’allongea de nouveau et entreprit de ne faire qu’un avec la femme qui faisait battre son cœur, d’une manière si douce et si délicate que Cliolyn n’eut pas un sursaut. Un immense bonheur la remplit et lui fit oublier toutes ses craintes, tous ses doutes et tout ce qui allait lui arriver. Un halo de lumière emplit la chambre, entourant les deux âmes sœurs comme dans une bulle protectrice, leur permettant de profiter de leur nuit en échangeant leur amour, et leur faisant oublier le monde entier. Car le monde aurait pu s’écrouler cette nuit-là, rien n’aurait pu éloigner ces deux âmes sœurs l’une de l’autre.


Sans les observer depuis la plus haute fenêtre du palais, la Dame Galadriel ressentait ce qui était en train d’arriver. Elle avait lu dans le regard du jeune elfe ce qu’il ressentait pour Cliolyn, pour l’élue, pour le joyau de cette guerre. Avait-il seulement une idée de ce qui l’attendait, de ce qui les attendait tous les deux ? Mais peut-être que cet amour était ce qui pouvait la sauver ? Seulement, saurait-elle utiliser ce pouvoir à temps ? Cela ne risquerait-il pas d’entraîner sa perte par amour pour ceux qu’elle aime ?

- Vous êtes bien troublée, ma chère, l’interrompit le seigneur Celeborn. Laissez-les donc profiter de ce moment, il fallait que cela arrive pour que la prophétie soit complète, nous le savions, poursuivit-il.

- Un si lourd destin l’attend, commença Galadriel, vous savez comme moi que son pouvoir réside dans ses sentiments. Plus elle développera son amour pour lui, plus son pouvoir grandira ; mais elle ne sait pas ce qui fait sa force, continua t-elle dans un murmure.

- Nous avons le temps qu’elle le découvre par elle-même, en aucun cas nous ne devons intervenir, affirma Celeborn. Je crois que Haldir saura la convaincre que son destin n’est pas de suivre son frère, du moins pas encore. Notre temps est révolu, vous le savez comme moi, ma reine. C’est dans les hommes que nous devons placer notre espoir, nous honorerons le souhait de Gandalf comme nous le pourrons. Venez donc vous coucher, ma Dame, acheva le roi.

Galadriel acquiesça, et ne put s’empêcher de lui demander s’il avait ressenti la même chose qu’elle.

- Oui, je vous confirme que ce qui les unit est plus puissant que l’amour, c’est le pouvoir des âmes sœurs, répondit Celeborn. Nous n’en avons pas encore la preuve, nous devons attendre d’identifier le signe traduisant notre pressentiment avant de leur expliquer ce qui résulte de ce pouvoir, le plus grand de tous les temps, conclua t-il.

Ainsi s’endormirent le roi et la reine, tandis que Legolas ne cessait de caresser d’une main la joue de Cliolyn, et de l’autre ses cheveux. Elle s’était assoupie dans ses bras, étant mi-elfe, mi-humaine, la fatigue pouvait donc la rattraper malgré ses pouvoirs, mais il n’y accordait aucune importance. Il savait qu’il allait se heurter à la colère de son frère, et, s’ils sortaient tous vainqueurs et vivants de cette guerre, à celle de son père, le puissant roi de la forêt noire. Mais cela lui importait peu, il avait déjà défié son père dans le passé. Il l’aimait déjà, depuis leur premier regard, il l’aimait plus que sa propre vie, il ne souhaitait que son bonheur et sa sécurité, il souhaitait ne plus jamais la laisser quitter ses bras. Il sourit en la regardant si apaisée, si sereine, respirant si calmement après ce qu’ils avaient fait. Pour la première fois, aussi loin que ses souvenirs remontaient, il ferma les yeux et s’assoupit, le menton appuyé contre le front de la femme qu’il aimerait éternellement.



0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?