L'espoir de la prophétie par

0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Deviation / Drame / Romance

8 un dernier moment d'amour

Catégorie: M , 956 mots
0 commentaire(s)

Lorsque Haldir vit le frère et la sœur s’approcher, il était heureux de les voir ensemble. Cela voulait dire qu’elle avait accepté la nouvelle, et que, même si elle en serait affectée, elle comprenait le cours des événements. Il ne savait comment elle allait dire au revoir à l’homme qui l’avait rendue femme cette nuit, et il voulait trouver un moyen pour qu’ils se retrouvent seuls une dernière fois. Aragorn vint saluer Haldir, et lui demanda ce qu’il pouvait faire.

- Tu peux aider Legolas à charger les bateaux, rejoins la pièce de stockage, tu y trouveras les sacs de vivres préparés pour votre voyage, dit Haldir. Cliolyn, veux-tu bien te rendre en bas du pont des trois étoiles, pour récupérer les flèches et les armes que nos artisans sont en train de forger ?

Cliolyn accepta, embrassa son frère sur la joue et se dirigea vers le pont. Elle ne trouva personne, et commença à prendre les deux lots de flèches qui étaient prêts.

- Tiens, tiens, mademoiselle la princesse est seule, dit alors une voix derrière elle. Viaris, évidemment, pensa Cliolyn.

- Que veux-tu, ne peux-tu donc pas te rendre utile pour une fois en me laissant tranquille ? Lui lança-t-elle.

L’affront que venait de faire Cliolyn à l’homme qui ne croyait qu’en la race pure des elfes était ultime. Elle le vit s’approcher d’elle, d’une telle rage qu’elle en fut effrayée. Elle recula jusqu’à ce qu’un arbre l’empêcha d’aller plus loin. Une branche lui lacérait le dos et la bloquait dans sa tentative.

- Tu es peut-être la préférée du prince, dit Viaris, mais il n’empêche que tu n’es rien d'autre qu’une bâtarde. Tu devrais me montrer un peu plus de respect.

-A toi ? Du respect ? répondit Cliolyn sans se démonter. Parce que tu crois que tu le mérites ? poursuivit-elle.Tu te crois supérieur à moi car descendant d’une lignée royale pour laquelle Haldir a un très grand respect, mais tu n’es qu’un lâche et un jaloux, finit-elle par dire.

Il n’en fallu pas moins pour faire perdre à Viaris son contrôle, il leva alors la main sur Cliolyn qui ferma les yeux. Un hurlement lui fit les rouvrir. Une flèche venait de transpercer la main de Viaris qui s’écroula à ses pieds, Cliolyn en profita alors pour s’éloigner et se retourna pour voir son sauveur. Legolas avait déjà rechargé son arc et s’approchait de celui qui avait osé menacer la femme qu’il aimait.

- Je ne dirai rien au prince Haldir si tu retires tes propos et si tu adresses tes excuses à la princesse, ordonna-t-il à Viaris.

- Jamais je ne la reconnaîtrai comme mon égal, elle te conduira à ta perte, tu n’es qu’un idiot, répondit-il en se relevant.

Legolas lâcha alors son arc, saisit Viaris par le cou et le plaqua contre l’arbre contre lequel Cliolyn avait été bloquée par son agresseur quelques instants plus tôt.

- Alors tu devras subir ma colère, celle de ses frères et de son père, répondit Legolas entre ses dents.

- Et cela tout de suite, intervint Hildris, derrière Cliolyn . Ça va ? lui demanda-t-il en prenant les mains de sa soeur dans les siennes, il ne t’a rien fait ?

- Non il n’en a pas eu le temps, grâce à Legolas, souffla Cliolyn.

- Merci, mon ami, dit Hildris en s’approchant de Legolas. Lâche-le, continua t-il, je prends la relève.

Viaris savait au combien il n’aurait jamais dû lever la main sur Cliolyn. Hildris le saisit par le col de sa tunique et lui fit remonter les marches du pont pour une confrontation avec les seigneurs de Lorien.

Legolas souffla de soulagement et se précipita vers Ciolyn, la serrant avec tant d’amour et de douceur que le temps sembla s’arrêter. Je suis heureux que tu ailles bien, pensa t-il tout en lui caressant les cheveux.

- Comment m’as-tu trouvée ? Comment as-tu su que j’étais ici ? lui demanda-t-elle, en restant dans ses bras.

- Je l’ai senti, c’est tout. Tu ne m’as pas appelé mais j’ai ressenti ta peur et j’ai laissé mon cœur me guider, chuchota Legolas.

Alors il lui fit lever le menton pour l’embrasser doucement. 

-On pourrait nous voir, murmura Cliolyn.

Mais d’un sourire, elle lui rendit ce baiser pour le remercier. Elle se poussa un peu plus contre son corps, Legolas recula et se trouva alors contre l’arbre d’où il avait sauvé sa bien-aimée peu de temps avant.

- Ne dis rien à Aragorn, souffla-t-elle en l’embrassant sur l’oreille, sinon tu devras lui expliquer ceci.

Et elle embrassa son cou, descendit avec sa main le long du dos de Legolas, ce qui lui donna des frissons. Il embrassa Cliolyn en imitant ses gestes sur le corps de la jeune femme. Nous ne pouvons pas faire çà ici, pensa-t-il. Cliolyn lui prit la main pour le conduire entre deux immenses frênes, dont les branches et la densité des feuilles les mettraient à l’abri de tout regard. Elle s’allongea dans l’herbe, attira son amant près d’elle et lui souffla, ici, c’est mieux. Ce dernier moment d’amour leur fit oublier la séparation qui allait suivre.


0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?