L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

9 des adieux difficiles

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Ainsi, ils ont trouvé le moyen de se dire au revoir, pensa Haldir, une fois après avoir entendu le récit de Hildris sur l’attaque de Cliolyn par Viaris. Il avait bien sûr remis sa décision à plus tard, une fois qu’il serait moins en colère contre son soldat. Viaris avait toujours été un fervent défenseur de la race pure des elfes, mais Haldir ne comprenait pas la haine qu’il avait toujours exprimée contre sa fille. Elle avait toujours été douce, tendre et compréhensive et lui était si agressif et si injuste dans ses propos. Son fils, Hildris, avait suggéré l’exil, mais Haldir se refusait à cette idée en ces temps troubles. Car Viaris connaissait les pouvoirs de Cliolyn, enfin une partie, et ces secrets entre les mains de l’ennemi pourraient coûter la vie à la jeune femme.


Haldir et Hildris n’avaient pas de temps supplémentaire à accorder à cette affaire ; le départ de leurs voyageurs s’annonçait. Cliolyn avait rejoint les rivages de l’Anduin, avec le chargement de flèches. Legolas était arrivé peu de temps après, par le chemin de droite.

- Bravo, ma fille, dt-il. J’espère que tu es remise de tes émotions, die toutes tes émotions …. ajouta Haldir avec un sourire.

- Ada, ce n’est vraiment pas le moment de faire de l’humour, répondit Cliolyn une fois à ses côtés. Mais oui, je suis heureuse d’avoir eu ces moments avec eux, je l’accepte mieux, conclua-t-elle.

La communauté était prête pour son départ, les barques étaient chargées. Le seigneur Celeborn et la dame Galadriel s’approchèrent main dans la main pour adresser leurs adieux à la compagnie. Galadriel demanda à ses invités de l’excuser un instant, et appela Cliolyn à la suivre.

- Je sais ce qu’il s’est passé, murmura-t-elle tout en continuant à marcher. Je suis ravie que Legolas soit arrivé à temps. Remercie-le en trouvant un moyen de lui remettre ceci avant son départ, poursuivit la reine.

Galadriel venait de prendre les mains de Cliolyn et d’y déposer un bracelet tressé entouré de trois perles : un saphir, une émeraude et un diamant, comme celles qui ornaient sa pince à cheveux.

- Merci, dame Galadriel, répondit Cliolyn.

Elle ne pouvait rien ajouter car elle savait ce que cela représentait : les trois joyaux avaient pour sens respectif la pureté, l’espoir et l’amour éternel. Ainsi elle savait, pensa Cliolyn. Rien ne m’échappe, entendit-elle dans sa tête, pendant que Galadriel prit le visage de la jeune femme dans ses mains pour l’embrasser sur le front. C’est une très bonne chose, pour nous tous, il est digne de toi. Ouvre-lui ton cœur et fais lui confiance.

Les deux femmes rejoignirent les voyageurs qui les avaient attendues. Chacun reçut un présent des seigneurs de Lorien et tous furent revêtus des habits protecteurs des regards hostiles de ce royaume. Cliolyn demanda la permission à Haldir d’accompagner son frère jusqu’au ponton. Elle ne savait comment lui dire au revoir une nouvelle fois, mais il le fallait.

- Sois prudent, commença-t-elle à l’attention de son frère. Le chemin sera long, et difficile. Je sais que de nombreux dangers t’attendent, mais ne perds jamais espoir, je t’en prie.

- Je rendrai honneur à ton courage, répondit Aragorn. Pour toi, pour elle, continua-t-il en embrassant sa sœur sur le front. Merci de m’avoir fait voir ce que j’avais devant moi.

Il lui adressa un dernier sourire et s’installa dans la barque dans laquelle l’attendaient les deux jeunes Hobbits, Sam et Frodon. Cliolyn se refusa à lire dans leurs têtes, car la souffrance du porteur de l'Anneau était telle qu’elle avait du mal à y faire face, elle ne voulait pas y être confrontée. Dans cet effort, elle n’entendit pas Legolas s’approcher.

- Au revoir, princesse Cliolyn, dit-il d’une révérence. J’ai été ravi de faire votre connaissance, poursuivit-il avec un sourire. Merci pour ces merveilleux moments, je t’en prie, fais attention à toi, ne pars pas là où je ne pourrais jamais te rejoindre, pensa-t-il tout en gardant son regard plongé dans les yeux de la jeune femme.

Cliolyn lui prit alors la main pour accepter un dernier baiser, et y déposa le présent de la reine des elfes. Entrant dans la tête de Legolas, elle lui demanda de le garder en sûreté pour le moment, de ne pas l’exposer. Aragorn connaissait la signification de ce présent et ne pouvait se permettre d’avoir d’autres soucis que ceux auxquels il devait faire face en ce moment. Pense à moi, appelle-moi, alors je serai là, et reste à ses côtés, il a encore besoin de toi, lui dit-elle en lui adressant un sourire avant que Legolas ne prenne place dans la barque où l’attendait le nain.

Haldir s’approcha de sa fille et lui posa une main sur l’épaule.

- Tu as fait ce qu’il fallait, je suis fier de toi, tu as fais preuve d’un grand courage, dit-il.

Cliolyn ne répondit pas et s’échappa de l’étreinte de son père. Elle courut, animée d’une telle force qu’elle avait atteint les limites des frontières de Lorien sans s’en rendre compte. Elle monta au plus haut sommet du dernier arbre protégeant cette terre, et décrivit un cercle au dessus des barques lorsqu'elle les vit s’éloigner. Un bouclier de protection, un nouveau pouvoir, pensa la Dame Galadriel qui l’avait suivie des yeux et qui pouvait la voir grâce à ses innombrables pouvoirs. C’est donc bien cela, le pouvoir des âmes sœurs est en train de l’envahir, poursuivit le seigneur Celeborn en regardant sa reine. En voici une preuve plus que puissante.

Cliolyn ne savait pas ce qu’elle venait de faire ; en redescendant de son observatoire, elle ne put s’empêcher de courir dans les bras de son père qui s’attendait à la consoler pour une grande partie de la journée. Il ne dirait rien, mais ne la laisserait seule que lorsqu’elle le lui demanderait, car ainsi se conduit un père envers ses enfants.



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