L'espoir de la prophétie par

0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Deviation / Drame / Romance

10 un nouveau combat

Catégorie: T , 1362 mots
0 commentaire(s)

Cliolyn était allongée dans son lit, sur le côté, ne pouvant trouver le sommeil. Haldir venait de la quitter après s’être assuré qu’elle n’avait besoin de rien. Car les sentiments de Cliolyn, si forts soient-ils, avaient été une source de faiblesse pour le mal qui l’avait de nouveau envahie.

Elle s’était assoupie après le départ de la communauté et avait été prise de violentes visions. Elle voyait des flammes se propager sur la terre de milieu et réussir à atteindre la Lorien. Elle se débattait, mais ne pouvait le sortir de sa tête. Rejoins-moi, lui dit-il. Tu n’as aucune chance contre moi. Elle savait qu’elle devait lutter mais il était si fort. Tu ne les reverras jamais, je vais tous les tuer. Si tu veux les voir vivants, tu dois accepter de te rallier à moi. Ensemble, nous pourrons gouverner le monde et je te montrerai qu’ils peuvent revenir à tes côtés. Elle avait alors eu une vision d’elle, dans un château, riant autour de son frère, de son père et de sa mère. Mais les environs étaient des terres hostiles, fumantes du feu qui avait tout détruit. Tu mens ! cria-t-elle. Alors tu mourras comme eux, vous êtes tous des faibles, les humains, avec vos sentiments vous conduisant toujours à la mort.

Et le corps de Cliolyn fut pris de violentes convulsions, elle sentait sa force qui la retenait de hurler et de se sortir de ce cauchemar. C’est dans cet état que Haldir l’avait trouvée. Il avait alors pris les mains de sa fille pour l’encourager à lutter et à revenir à elle. Il avait posé une main sur le front de sa fille, qui était perlé de sueur :

- Reviens Clio, reviens à nous, dit Haldir. Tu dois lutter, tu dois trouver la force. Ne le laisses pas aller plus loin, repousses-le, poursuivit-il tout en redressant sa fille pour la prendre dans ses bras.

Cliolyn revint alors à elle dans un cri de douleur, elle ouvrit les yeux et leva la tête vers celle de son père, et se mit à pleurer dans ses bras.

- C’est fini, mon enfant, la rassura Haldir. Tu as réussi, continua t-il en lui caressant les cheveux.

- J’ai tellement mal, dit Cliolyn. J’ai essayé de ne pas le laisser voir mon bonheur, je ne veux pas qu’il lui fasse du mal, sanglota-t-elle.

Elle mit sa main sur son cœur, en dessous de son sein gauche, mais ne put s’y résoudre.

- Regarde, s’il te plait, demanda-t-elle à Haldir.

Il respira profondément, leva la tunique de sa fille et couvrit sa bouche de sa main. C’est impossible, pensa-t-il. La cicatrice de Cliolyn était à vif comme si elle venait juste d’être affligée à la jeune femme.

- Sauron a recouvert toute sa puissance, intervint alors Galadriel.

Elle se rapprocha de Cliolyn et prit les mains de la jeune femme dans les siennes.

- Tu as vraiment affronté le mal, ce soir, dit Galadriel. Tu as vu de quoi il était capable. Il a tenté de jouer avec toi, mais tu lui as fait face, tu as réussi ton épreuve, tu dois te sentir mieux maintenant, conclua-t-elle en posant sa main droite sur la poitrine de la jeune femme.

Cliolyn ressentit alors un souffle intense l’envahir et la soulager de la souffrance qu’elle venait de subir.

- Oui, en effet, merci beaucoup, répondit Cliolyn avec un soupir de soulagement.

- Haldir, viens, nous devons la laisser se reposer, dit Galadriel en se levant. Ne t’en fais pas, il ne reviendra pas cette nuit. Et dès demain, nous débuterons la dernière étape de ton entraînement, dit-elle en embrassant Cliolyn sur le front.

Galadriel ordonna à Haldir de la suivre d’un geste de la main. Ce dernier embrassa sa fille comme jamais, tant il avait eu peur, et lui fit promettre de l’appeler au moindre besoin.


Ainsi commença-t-elle alors à fermer les yeux en entendant une voix l’appeler. Elle se concentra sur cette voix, fit le vide dans sa tête malgré toute la douleur qu’elle avait pu ressentir, c’était son cadeau de le revoir. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle se vit à ses côtés en train de lui caresser le torse par-dessus sa tunique. Il se retourna et ne sut que dire. Ne dis rien, lui dit-elle en l’embrassant. Il sentait qu’elle était fatiguée, encore tremblante de son combat, et il lui demanda ce qui s’était passé, car Legolas, en tant que son âme sœur, avait ressenti la détresse de Cliolyn et sa souffrance. Elle tenta de le rassurer, ne t’en fais pas, souffla t-elle à son oreille. Elle déposa un baiser sur son cou et pensa si fort, c’est terminé, et cela en valait la peine. Son nouveau pouvoir, dont elle n’avait pas connaissance, les protégea alors de tout regard hostile et leur permit de trouver le repos sans crainte, pour une nuit sans rêve qu’ils méritaient tous les deux.


Le lendemain matin, après avoir ajusté sa tenue et ses armes, elle se dirigea vers l’endroit où ses frères et elle avaient l’habitude de s’entraîner au combat. Elle fut arrêtée dans son avancée par la dame Galadriel qui avait, comme à son habitude, surpris la jeune femme en surgissant d’entre les arbres.

- Pas aujourd’hui, Cliolyn, commença t-elle. Nous avons un entraînement à débuter toutes les deux.

Cliolyn savait ce qui l’attendait, elle ne voulait pourtant pas revivre la nuit dernière. Elle savait que la reine des Elfes n’épargnerait pas sa protégée, car le seigneur des ténèbres souhaitait trouver le moindre point de faiblesse pour la mettre à mal. Elle suivit sa reine jusqu’à l’une des clairières de lumière. Elles s’assirent face à face, et sans la prévenir, Galadriel pénétra son esprit. Cliolyn vit les images défiler dans sa tête : la soirée où elle avait retrouvé son frère, la nuit passée avec Legolas, le bonheur qu’elle avait ressenti lorsqu’elle avait pu l’embrasser alors qu’ils étaient à mille lieux l’un de l’autre…

- Concentre-toi, demanda Galadriel. Bloque ton esprit, tout sentiment est source de faiblesse pour lui, tu dois lutter. Tu dois utiliser cet amour comme une force.

Cliolyn se concentra, et serra ses mains pour trouver la force de repousser la reine des elfes. Elle lutta de toutes ses forces, en se répétant qu’elle devait les protéger, il était hors de question qu’il puisse lui infliger des visions de leurs souffrances. Elle devait le faire, pour eux, c’était sa destinée. Elle réussit alors à sortir la reine des Elfes de sa tête en la repoussant d’une telle force que la reine en perdit l’équilibre. Cliolyn rouvrit les yeux et se vit debout, sans souvenir de s’être redressée, les mains ouvertes et dirigées sur Galadriel, desquelles un fluide blanc s’échappait et se dirigeait contre sa reine, comme pour créer une bulle de protection autour de Cliolyn.

- Je suis désolée, dit alors Cliolyn en aidant la reine à se lever.

- C’est parfait, je n’en attendais pas moins de toi, répondit Galadriel d’un sourire. J’ai connu pire, ne t’en fais pas. Tu as développé le charme du bouclier, lui expliqua-t-elle d’un regard toujours plein de tendresse. Il fait partie de tes pouvoirs d’élue, et tu as trouvé la source de ta force.

Cliolyn ne comprenait pas tout mais était heureuse d’avoir réussi son premier test, même si elle savait que les prochaines rencontres seraient difficiles à supporter. Un nouveau combat aurait lieu, mais elle avait trouvé la force d’y faire face.


0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?