L'espoir de la prophétie par

0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Deviation / Drame / Romance

12 la première bataille

Catégorie: T , 2329 mots
0 commentaire(s)

Legolas se retourna, plutôt abasourdi, et la regarda s’avancer, n’ayant qu’une seule envie, la serrer contre lui. Aragorn regarda également sa sœur s’approcher de lui et ne put que refermer ses bras sur le dos de la jeune femme, il était plus qu’heureux de la revoir. Il sentit alors qu’une force, une grande puissance émanait de sa sœur, cela le rendait extrêmement fier.

- Vous avez fait bon voyage ? demanda Aragorn, en embrassant sa sœur sur le front.

- Nous aurons le temps de discuter lorsque nous serons venus à bout de ce qui approche, intervint Haldir. Pour l’instant, nous devons nous organiser pour les accueillir comme il se doit, poursuivit-il. Legolas, peux-tu montrer à Cliolyn où les archers devraient se positionner pour commencer ? demanda alors Haldir avec un sourire plein de sous-entendus à sa fille.

Tu es incorrigible, pensa Cliolyn.

- Bien sûr, Capitaine, répondit Legolas.

Il proposa à Cliolyn de passer devant lui en lui indiquant de se diriger vers l’escalier nord qui menait aux remparts. Legolas marchait à côté d’elle et lui prit la main, n’ayant osé espérer ces retrouvailles, il était heureux de sentir de nouveau sa chaleur. Tu m’as manqué, pensa-t-il. Il savait qu’elle lisait dans sa tête et qu’ils pouvaient discuter ainsi pour que cet échange reste le leur. Je sais, et je me ferai pardonnée, lui rmurmura Cliolyn en lui adressant un grand sourire, ce qui avait pour effet de creuser encore plus ses pommettes. Legolas ne résista pas, il entraîna Cliolyn dans un recoin et l’embrassa, en remontant sa main vers son visage qu’il caressa, ne lâchant pas des yeux le regard de sa bien-aimée.

- Nous avons autre chose à faire, dit Cliolyn en mettant les bras autour du cou de Legolas. Nous pourrions nous faire surprendre.

- Je suis prêt à affronter cela, répondit Legolas. Plutôt mourir ce soir que de n’avoir pu te tenir dans mes bras une dernière fois, dit-il avant de l’embrasser de nouveau tout en déplaçant ses mains le long du dos de la jeune femme, de bas en haut et de haut en bas.

Lorsque Cliolyn laissa Legolas poser sa tête dans son cou, elle vit une silhouette aux cheveux noirs repartir vers les escaliers. Non, cela ne se peut, se dit-elle.

Les deux jeunes amants retournèrent au centre du fort, où tous étaient installés, elfes et hommes, unis ensemble pour sauver leur terre face au mal qui arrivait.

- Aragorn nous a placés là, l’ami, dit alors le nain Gimli. Je suis ravi de vous revoir, princesse, continua t-il en souriant à Cliolyn, qui lui rendit son sourire. Il aurait pu choisir meilleur endroit, bougeonna Gimli dans sa barbe.

- Quelle place de choix, répondit Legolas d’un sourire, sachant que les creux du mur étaient si étroits que cela empêchait Gimli de voir quoique ce soit à l’horizon. Devrai-je tout vous décrire, où vous trouver un marche-pied ? dit-il dans un sourire.

Cliolyn ne put s’empêcher de rire, ce qui fit rire les deux amis. Haldir intervint derrière sa fille :

- Je te demande d’être prudente, ma fille, lui dit-il en l’embrassant sur la joue. Legolas, je te demande de la protéger, continua-t-il.

- Mais, Ada, je ne suis plus … commença Cliolyn.

- S’il te demande de retourner au bastion, tu y retournes, l’interrompit Haldir. S’il te demande de le rejoindre à l’intérieur de la grande salle, tu le suis. Fais ça pour ton père, je t’en prie, pour une fois, écoute les hommes, mon enfant.

- Tu la connais bien mal, intervint alors Aragorn, en souriant. Elle ne s’abaissera jamais à la demande de l’un d’entre nous, poursuivit-il. Mais je te fais la même requête, petite sœur, chuchota-t-il en prenant sa sœur dans ses bras. Fais-le pour moi.

- Je le ferai, pour vous deux, répondit enfin Cliolyn. Si seulement Legolas acceptait cette difficile mission, continua t-elle en souriant à son amant.

- Je prendrai soin d’elle en gardant toujours un œil sur elle, soyez-en assurés, répondit Legolas à son capitaine et à son ami.

-Bonne chance, mes amis, conclut Aragorn en posant une main sur l’épaule de l’elfe et l'autre sur celle de Gimli. Je compte sur toi, pouvait lire Cliolyn dans les yeux de son frère qui soutenait le regard de Legolas. Elle ressentait également toute l’émotion contre laquelle Aragorn luttait. Cliolyn l’observa rejoindre Haldir vers le troisième poste d’observation, se préparant à donner leurs ordres tels les capitaines des elfes et des hommes qu’ils étaient.

Regardant de nouveau devant elle, Cliolyn pouvait identifier au loin des torches et entendre d’immondes bruits qui devaient être les cris de guerre de leurs adversaires. Legolas, sentant le trouble de sa bien-aimée, lui prit la main. Je ne te lâcherai pas, je te le promets, pensa-t-il. Je t’aime.

- Haldir, tu savais que … qu’elle était … tu savais qu’ils ?? dit Aragorn, ne pouvant trouver la force de prononcer plus de mots.

Cliolyn tourna la tête vers l'endroit où son frère et son père s’étaient postés. Elle ne pouvait les entendre de si loin, et pourtant.

- Aragorn, mon ami, ne sois pas si prude, répondit Haldir en souriant. Oui, je le savais. Je l’ai su avant qu’ils ne le sachent eux-mêmes. Mais ne sois pas si surpris, c’est un homme respectueux et courageux. Il la protégera plus que sa propre vie. Et, au lieu de penser à ta sœur, pense à la tête qu’il fera lorsqu’il te demandera sa main. Pour ma part, cela m’encourage à survivre à cette nuit, conclua Haldir qui partit dans un rire si entraînant qu’Aragorn ne pouvait que le suivre.

Cliolyn émit également un rire, qui lui permit aussi de savoir que son frère n’éprouverait pas de colère ou de rancœurs lorsqu’elle lui dirait qu’elle aimait Legolas. Ce dernier observa la lumière qui émanait du visage de son amour, et fut soulagé de ce sentiment. Il ne lui lâcha pas la main pour autant.


L’armée venait d’arriver au bas du fort ; une pluie battante s’était abbatue, sans doute commandée par Saroumane. La bataille commença lorsqu’une flèche partit du rempart est, touchant un Uruk. Tous se préparèrent au combat, les elfes armèrent leurs arcs, Legolas expliqua à ses frères d’armes où toucher les Uruks pour les abattre. Une pluie de flèches s’échappa des remparts, croisée par une pluie de flèches envoyées par les Uruks. Cliolyn observait l’avancement des troupes en bas du fort.

- Pendraid !! Attention aux échelles ! Dégainez vos épées, préparez-vous, hurla t-elle.

Elle sortit ses dagues avec une telle agilité que Legolas en fut ébloui.

-Fais attention, lui dit-il avant de se poster face à une échelle qui s'était accrochée au mur.

Les premiers Uruks avaient grimpé et Legolas en avait déjà abattu quatre. Cliolyn combattit brillamment ses propres adversaires, quand elle s’arrêta, ressentant une malveillance à l'affût. Elle se pencha pour observer, sur le côté le plus proche de la montagne, les Uruks, qui s’alternaient pour disposer des genres de gros cailloux au pied du rempart. Puis elle vit l’un d’eux, portant une torche qui scintillait et elle entendit son frère, qui venait dans sa direction :

- Togo hon dad! hurla Aragorn. Dago han, Legolas, Cliolyn, dago han ! (abattez-le ! tuez-le !)

Leurs flèches touchèrent l’Uruk au cou et en pleine poitrine, mais cela ne l’empêcha pas de se jeter sur le mur, ce qui provoqua une explosion qui fit sauter la moitié du rempart. La puissance de l’impact fut telle que la partie ouest fut détruite, elle vit alors Aragorn, Haldir, les hommes et les elfes qu’ils commandaient être tous projetés sur le champ de bataille. Cliolyn hurla de toutes ses forces, mais Legolas était déjà sur elle, la retenant pour éviter le pire.

- Reste avec moi, la supplia-t-il. Ils vont s’en sortir, reste avec moi. Nous devons assurer la défense de cette partie.

Cliolyn savait qu’elle devait rester avec lui, et reprit ses dagues avec une telle rage qu’elle tua d’un geste deux Uruks. Un autre était arrivé violemment sur elle, cela l'avait projetée au sol; mais elle put prendre les poignards de Galadriel, dissimulés dans ses jambières, et les planta de chaque côté de son cou. Elle se releva et poursuivit ardemment le combat.

Le combat continuait, mais les Uruks étaient toujours aussi nombreux et féroces. Cliolyn entendit derrière elle le commandant du roi appeler ses hommes à se retirer. Le roi Théoden hurla en direction du champ de bataille :

- Aragorn, sortez vos hommes de là, on se replie !

Aragorn acquiesça, chercha Haldir du regard pour lui donner le même ordre. Haldir acquiesça, donna le même ordre à ses hommes et, dans ce mouvement, il ne sentit pas l’Uruk arriver derrière lui. Cliolyn ne put crier, elle se mit à genou en gardant les yeux rivés sur son père, qui venait de s’effondrer, après que la hache de l’Uruk se soit abattue sur sa tête. Aragorn venait de grimper les escaliers qui le séparaient de son ami deux par deux et tua l’Uruk. Il prit Haldir dans ses bras, mais ne put que voir la vie s’éteindre en lui. Aragorn redressa la tête pour voir où était Cliolyn, mais il ressentait déjà que son cœur avait bondi dans la poitrine de sa sœur. Legolas avait déjà pris Cliolyn dans ses bras, il savait qu’elle voulait le rejoindre mais il devait avant tout assurer leur sécurité. Cliolyn refusait de se relever, effondrée par la perte qu’elle était en train de subir ; elle voulait le rejoindre, il était forcément en vie, cela ne pouvait en être autrement. Vinésis avait ressenti les mêmes sentiments, il avait alors cherché sa sœur. Il s’agenouilla à ses côtés, prit le relais de Legolas et décida de porter Cliolyn pour la conduire à l’intérieur.

Legolas se replongea dans le combat, pendant qu’Aragorn tua les Uruks qui étaient sur son chemin, sauta sur une échelle pour rejoindre le bastion. Il poursuivit le combat du côté de la porte avant de finalement se replier, sur ordre du roi, et de rejoindre la salle, accompagné de Legolas et Gimli. L’elfe se précipita vers Cliolyn qui était assise dans un coin, toujours dans les bras de Vinésis. Legolas prit la relève, demandant à son ami d’aller aider les hommes à bloquer la porte et embrassa Cliolyn sans se soucier de son frère à ses côtés.

- Je ressens ta peine, nous lui ferons des adieux dignes de sa grandeur, commença-t-il en berçant Cliolyn, toujours en larmes. Mais nous devons continuer à nous battre, nous devons survivre, pour lui, il n’aurait pas voulu qu'il en soit autrement, lui dit-il en prenant le visage de Cliolyn dans ses mains.

- Tu as tout notre amour pour survivre à cette épreuve, petite sœur, intervint alors Aragorn. Prends tes armes, montre-moi de quoi tu es capable, dit-il en lui tendant une main qu’elle accepta.

Aragorn se permit de la serrer fort dans ses bras pendant un long moment. Je t'aime de tout mon coeur, pensait-il, je ressens ta peine grandir en moi, nous nous appuierons l'un sur l'autre pour la faire diminuer.

- Pourquoi continuer à se battre ? La forteresse est prise, tout est fini, dit alors le roi dans un soupir.

- Vous avez dit que cette place tiendrait tant qu’il y aurait des hommes pour la défendre, s’emporta Aragorn. Vos hommes la défendent toujours, ils sont morts en la défendant ! hurla-t-il, sans lâcher la main de sa sœur.

Cliolyn ne pouvait que ressentir la peine de son frère à la pensée de son ami et protecteur de sa soeur.

- Allons à leur rencontre, dit alors son frère au roi. Chevauchez avec moi.

- Pour la mort et la gloire, souffla le roi.

- Pour le Rohan, pour votre peuple, poursuivit Aragorn plein de convictions, en se rapprochant du roi, lui faisant face et refusant l’idée de s’avouer vaincu.

Cliolyn fut rejointe par Legolas qui l'enlaça pour qu'elle puisse poser sa tête dans son cou.

- Oui ! hurla alors le roi. Voici venue l'heure de tirer l'épée ensemble !

Tous les chevaliers se préparèrent à monter sur leurs chevaux ; Legolas invita CIiolyn à monter sur Hasufel, Gimli étant parti sonner le cor de Helm qui annonçait la sortie du roi.

Les chevaux s’élancèrent, les Uruks tombèrent sous le poids des sabots, des flèches et des épées. En sortant du fort, tous s’étaient arrêtés : une armée de Rohirrim descendait la pente sud avec en tête un étalon blanc guidé par Gandalf le blanc.

La bataille était terminée, les derniers Uruks avaient rebroussé chemin et s’étaient enfuis dans la forêt. Des cris en sortirent soudainement ; les arbres étaient en train de leur rendre leur dernier supplice.


0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?