L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

15 la soirée de tous les dangers

Catégorie: M , 3405 mots
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Legolas tendit son bras à Cliolyn pour l’aider à descendre les escaliers. En bas, l’attendait son frère d’un regard si tendre et si serein comme elle ne s’en souvenait plus, aussi loin que pouvaient remonter ses souvenirs.

- Tu es splendide, petite sœur, dit Aragorn en prenant la main de sa sœur.

- Comment allez-vous ? demanda derrière lui le roi du Rohan.

- Mieux, mon seigneur, répondit Cliolyn avec la bienséance qu’elle se devait d’adresser au seigneur de ces lieux. Je ne peux que vous remercier sincèrement pour votre hospitalité envers nous et l’attention que j’ai eu toute la journée, roi Théoden, continua t-elle dans un sourire.

- Je suis navré pour votre perte, mon enfant, lui dit le roi en prenant sa main dans les siennes. Profitez de cette soirée comme vous le pouvez. Ma maison vous sera toujours ouverte tant que vous le souhaiterez, cinclua Théoden en souriant à Cliolyn avant de se diriger vers son trône.

- Tu fais décidément de l’effet à beaucoup de monde, chuchota Aragorn en souriant à sa sœur.

Puis il suivit le roi car il savait que le discours se préparait. Legolas avait pris Cliolyn par la taille pour l’encourager dans cette épreuve.


La soirée fut animée, Legolas avait souhaité retrouver son ami Gimli. Cliolyn, quant à elle, observait les deux jeunes Hobbits, Pippin et Merry, qui dansaient sur une table avec un tel entrain qu’elle se surprit à taper dans ses mains au rythme de leur danse. Cela était entraînant et elle arriva finalement à se détendre.

- Tu vas mieux ? demanda alors Gandalf qui s’était approché d’elle et qui l’accompagnait sur le rythme de la chanson des deux Hobbits.

- Oui, merci, répondit Cliolyn sans quitter les deux jeunes gens des yeux.

A cet instant, le jeune Pippin se figea et plongea son regard dans celui de la jeune femme. Cliolyn ressentit toutes ses émotions, et revit l’affront qu’il avait fait au magicien plus tôt dans la journée, son souffle en fut coupé à l'instant où elle avait perçu sa vision, elle sentait le feu autour d'elle et commençait à trembler. Il ne fallait pas que le jeune Hobbit soit de nouveau tenté par la pierre de vision, cela était trop risqué pour eux tous.

- Pippin ! cria Merry pour le ramener à lui.

Les deux jeunes amis poursuivirent alors leur danse.

- Cliolyn, qu’as-tu vu ? demanda Gandalf en saisissant le bras gauche de la jeune femme.

Ce geste provoqua une douleur à Cliolyn qui ne put qu’émettre un cri.

- Que se passe-t-il ? intervint Aragorn derrière sa sœur.

- Rien, répondit Cliolyn, se libérant de l’emprise du magicien. Une égratignure qui me lance un peu, c’est tout, ajouta-t-elle.

Aragorn prit délicatement le bras gauche de sa sœur, remonta la manche de sa robe et découvrit sa blessure.

- C’est étrange, Legolas a une marque identique, au même bras, dit son frère.

Gandalf n’avait rien dit mais ne cessait de soutenir le regard de Cliolyn, un sourcil levé. La jeune femme n’était pas à l’aise, elle savait qu’il avait le pouvoir de lire en elle, de sonder ses moindres pensées. Elle s’excusa alors auprès de son frère et se retira.


Cliolyn avait passé un moment à discuter avec Eowyn, et à rire avec les autres jeunes femmes. La soirée se poursuivait dans la bonne humeur. Elle se décida à retrouver Legolas, qu’elle trouva avec les autres hommes du combat et Gimli.

- Votre compagnon a répondu à l’affront du nain, expliqua Eomer avec un grand sourire, neveu du roi et capitaine des Rohirrim.

- Legolas est en train de jouer à boire ? demanda Cliolyn avec un large sourire. Elle n’aurait jamais imaginé cela.

- Je ressens des picotements dans le bout des doigts, dit alors Legolas. Je crois que cela me fait de l’effet.

Cliolyn fut surprise de voir son amour comme cela, pourtant il ne semblait pas différent de d’habitude.

- Ce sont bien les nains qui tiennent le mieux l’alcool, dit alors Gimli, avant de s’effondrer sur le sol.

- La partie est finie, dit Legolas, se tournant vers Cliolyn pour lui prendre la main. Je vous souhaite une bonne soirée à tous, conclua t-il avant de se diriger vers l’escalier avec la jeune femme.


Ils se rendirent dans la chambre que la jeune femme occupait désormais ; il n’y avait besoin d’aucune parole, ils voulaient profiter de cette nuit. Ils s’étaient retrouvés, ils avaient souffert ensemble de la perte de leurs amis à la bataille, ils voulaient penser à eux, à leur amour. Lorsque Legolas s’allongea de nouveau sur le dos, après avoir donné tout l’amour qu’il éprouvait pour Cliolyn, elle posa sa tête sur son torse et commença à sangloter.

- Je ne devrais pas pleurer après cela, dit Cliolyn.

- Je comprends, ne t’inquiète pas, répondit Legolas doucement, en caressant les cheveux de la jeune femme comme il aimait tant le faire après chacun de leur moment d’amour. Je ne te demande pas de l’oublier, car cela n’est pas possible, poursuivit-il. Mais chaque jour que nous passerons te permettra de moins souffrir, et de plus profiter de ton bonheur sans culpabiliser, conclua t-il en déposant un baiser sur son front.

Legolas savait que cela prendrait du temps pour qu’elle se remette de cela ; il serra Cliolyn dans ses bras pour lui donner tout l’amour qu’il ressentait, ce qui permit à la jeune femme de s’assoupir.


Cliolyn sentait encore la main qui caressait ses cheveux ; elle ne voulait pas se réveiller car son repos lui avait semblé trop court.

- Réveille-toi, mon enfant. Je n’ai pas beaucoup de temps, entendit-elle dans un murmure.

Cliolyn ouvrit les yeux mais n’osa se retourner car ce n’était pas la voix de Legolas qu’elle entendait. Elle pensait tellement que ses pensées lui jouaient des tours qu’elle ne voulait y croire.

- C’est bien moi, les Valars ont accepté ma dernière requête avant de me laisser accéder au palais, dit alors Haldir.

Cliolyn se redressa et s’assit dans le lit. Peut-être que Legolas avait eu son père en songe plus tôt car la jeune femme avait sa tunique sur le dos, sans souvenir de l’avoir enfilée.

- Ada, comment cela se peut-il ? demanda Cliolyn.

Haldir prit tendrement les mains de sa fille dans les siennes et lui répondit.

- Ton amour est si fort pour moi que mon esprit est resté encré ici. Il me permet de t’encourager une dernière fois. Ne désespère pas, continua t-il en embrassant sa fille sur le front, tu as plus de force que tu n’oses le croire pour surmonter cela.

Cliolyn sentit son corps se remplir d’un nouveau souffle, comme si toutes ses blessures, anciennes et nouvelles, se refermaient de l’intérieur.

- Qu’as-tu fait, Ada ? demanda Cliolyn, n’osant imaginer que la réponse de son père confirmerait son ressenti.

- Je te donne mon espoir, je te donne ma vie, je n’en ai plus besoin. Ne passe pas le temps qu’il te reste à me pleurer, continue à accepter son soutien. Ouvre-lui pleinement ton cœur, laisse-le devenir ton encre, il est ta plus grande force.

Cliolyn ne s’attarda pas sur ces paroles car elle savait que ce moment représentait l’ultime adieu à son père ; elle était secouée par les sanglots.

- Je t’aime, Ada, répondit-elle. Tu me manques tant déjà.

- Je ne serai jamais loin de toi, dit alors Haldir en posant sa main sur le cœur de sa protégée. Je serai toujours là dans tes moments de bonheur et de désespoir, ajouta t-il avec un sourire.

Ainsi se finit la vision de Cliolyn. Ne pouvant plus rester dans sa chambre, elle se leva, se vêtit de son pantalon et d’une cape et sortit par le balcon qui lui permettait de rejoindre la cour intérieure. Alors elle le vit. Legolas s’était déjà retourné vers elle et lui ouvrait les bras, dans lesquels Cliolyn se jeta.

- Serres-moi fort, lui demanda-t-elle.

- Çà va aller, tu verras, lui répondit Legolas en déposant un baiser sur ses cheveux.

Ils se retournèrent vers l’endroit qu’observait Legolas ; un fort orage montait à l’Est, le mal n’avait apprécié d’essuyer une défaite au gouffre. Legolas sentait la peur d’un nouveau combat envahir Cliolyn, le vent froid qui se levait avait éteint les chandelles, ce qui la fit frissonner. Il la saisit par la taille pour la rapprocher de lui. Mais ils ne firent rien de plus car leurs pouvoirs respectifs leur avaient permis de sentir le frère de la jeune femme s’approcher.

- Qu’y a-t-il ? Tout va bien ? demanda Aragorn.

- Un mal gronde à l’Est, dit Legolas. Sauron rassemble ses forces, son prochain coup sera plus fort, poursuivit-il.

Tous les trois avaient le regard tourné vers l’orage grandissant, quand Cliolyn sentit des spasmes dans son corps.

- Il est ici ! dit Legolas en tenant la jeune femme qui était à genoux, se tenant la tête entre ses mains.

Vous avez échoué, le monde des hommes va s’effondrer. Tu n’aurais pas dû me tenir tête, pauvre humaine, tu n’en as pas la force. Mais Cliolyn luttait.

- Tu ne les toucheras pas !! hurla-t-elle de toutes ses forces.

Et elle sut comment il était entré. Dans un immense effort, elle se releva et s’adressa à son frère.

- Retourne dans la salle où dorment les autres, vite ! lui dit-elle. Pippin ... souffla-t-elle.

Aragorn comprit, bien qu’il eut du mal à quitter sa sœur, il courut à l’endroit indiqué. Legolas ne lâchait pas Cliolyn.

- Va avec mon frère, dit-elle.

- Non, je ne t’abandonne pas, répondit Legolas.

- Je vais m’en sortir, je te le promets, dit Cliolyn en souriant. Rejoins-le !

Legolas savait que c’était son combat, il ne pouvait pas lutter. Cliolyn put à nouveau se concentrer pour accueillir son adversaire lorsqu’il revint dans sa tête.

Pauvre folle, l’amour tuera les hommes. Jamais ton frère ne sera couronné, et tu tomberas dans le trépas.

- Alors je t’emporterai avec moi !! hurla Cliolyn en déployant son pouvoir de protection, sa barrière de lumière blanche l'entourant.

Elle avait réussi, il était parti. Elle avait réussi. Elle leva les yeux, fière de ce qu’elle était et s’aperçut que les chandelles étaient rallumées. Cela ne se peut, pensa-t-elle. Elle souffla de nouveau pour les éteindre, hésita un long moment, approchant et reculant sa main, puis se décida. Le cercle qu’elle décrivit au dessus des torches permit de les rallumer. Elle ne put s’attarder plus longtemps car elle sentait le jeune Hobbit souffrir de son affront avec le mal.


Arrivant dans la pièce où elle avait demandé à Aragorn et à Legolas de se diriger, Cliolyn se mit à genoux aux côtés de son frère. Il avait dû prendre le Palantir dans ses mains et cela l’avait affaibli, Legolas le soutenait par ses épaules.

- Tout va bien ? demanda Cliolyn en passant une main sur le front de son frère.

- Cliolyn, approche, lui dit alors Gandalf. J’ai besoin de toi ici.

 Legolas lui fit un signe de la tête pour la rassurer sur le sort de son frère. Cliolyn s’approcha alors de Gandalf, qui tenait d’une main celles du jeune Pippin, et de l’autre passait sur son front en prononçant les paroles d’un sort de guérison. Le jeune Hobbit était toujours inconscient.

- Prends ma main dans la tienne, lui demanda Gandalf.

- Mais, Gandalf, je n’ai pas ce pouvoir, soupira Cliolyn.

Gandalf fit comme s’il n’avait rien entendu et prit la main de la jeune femme dans la sienne, posant son autre main sur la joue gauche du Hobbit. Le magicien continua son sort, et le jeune Pippin revint enfin à lui, au grand soulagement de tous. Cliolyn n’en revenait pas, mais elle se dit que sans doute Gandalf avait tout fait dans cette histoire, aucunement son pouvoir à elle ne permettait ceci. Pippin fut troublé et secoué de ce réveil, Cliolyn garda sa main contre sa joue :

- C’est fini, il est parti. Vous avez été très courageux, maître Pippin, le rassura t-elle.

- Dites-nous ce que vous avez vu, demanda Gandalf sur un ton autoritaire. Répondez !

Cliolyn n’en revenait pas, alors qu’elle s’apprêtait à demander au magicien de laisser respirer son jeune ami, elle put alors voir la vision dans laquelle Pippin avait été projeté. Ce dernier avait commencé à parler :

- J’ai vu une grande cour, au milieu il y avait un arbre, un arbre blanc, expliqua Pippin. Tout était en flammes.

Cliolyn se retourna vers son frère, qui s’était redressé et rapproché, et soutint son regard. Ils savaient tous les deux ce que cela représentait. Aragorn ne voulait pas en entendre plus et sortit subitement de la pièce. Cliolyn ne pouvait le suivre, elle reporta alors son attention sur le jeune Hobbit dont elle n’avait pas lâché la main.

- Il m’a brutalisé, il m’a demandé où était l’anneau, poursuivit Pippin. Je n’ai pas répondu, alors il m’a secoué et m’a attiré vers lui, continua t-il dans un sanglot.

- Et vous êtes revenu, dit Cliolyn sur un ton rassurant. Nous avons tous besoin de nous reposer maintenant, poursuivit-elle en regardant Gandalf. Nous pourrons rediscuter de tout çà demain, je ne pense pas qu’il revienne pour le moment, finit-elle par dire.

Le magicien acquiesça, se redressa et demanda à Merry de veiller sur son ami, et de l’alerter si besoin.

- Je dois te parler Cliolyn, annonça Gandalf, alors que Legolas s’était approché de la jeune femme et l’avait prise par la taille.

Cliolyn caressait de sa main gauche celle de l’elfe, et Gandalf se mit à fixer ce mouvement. Cliolyn était très gênée et demanda à Legolas de l’attendre dans sa chambre. Son amant déposa un baiser sur sa joue et remonta.


Cliolyn avait tant de questions à poser au magicien : que voyait-il en elle ? Pourquoi ce regard sur les preuves d’amour que lui adressait Legolas, cela était-il un souci pour le magicien ? Pourquoi ne lui disait-il rien ?

Cliolyn ne pouvait lire dans l’esprit du magicien, qui était bouleversé. C’est donc vrai, son pouvoir est lié à cet amour. C’est bien la force des âmes sœurs qui les unit, pensait-il.

Car le magicien avait attiré son attention sur les deux bras gauches des jeunes gens car il avait la capacité de voir le halo de lumière qui s’échappait de l’un pour aller sur l’autre. Gandalf pensait que Cliolyn avait dû être blessée en premier, et Legolas avait eu la même égratignure, au même endroit. Etant un elfe de sang pur, il n’en avait pas été affecté. Le magicien avait déjà émis cette théorie plus tôt dans la soirée lorsqu’il avait saisi le bras de la jeune femme et suite à sa douleur, il avait gardé en tête la remarque d’Aragorn. Maintenant il en avait la preuve. Mais pourquoi cette poussière de lumière ? Legolas avait-il décidé de transmettre sa vie éternelle à la jeune femme ? Ou Cliolyn avait-elle reçu ce don, comme il le ressentait, mais comment ? Par qui ? Et, si elle avait survécu à cela, alors l’espoir était permis pour ce qui l’attendait.

- Pouvez-vous au moins me faire part d’une petite partie de vos pensées ? dit Cliolyn en sortant Gandalf de ses réflexions.

- Merci de ton aide, Cliolyn, répondit-il. Je ne peux tout te révéler pour le moment, n’ayant moi-même pas toutes les réponses. Cela fait longtemps que nos chemins ne se sont pas croisés, et je suis impressionné de toutes les capacités que tu as pu développer, poursuivit-il en souriant. Tu es plus forte que tu ne le penses et tu mérites tes pouvoirs.

- Gandalf, je me demandais … commença Cliolyn. Mais elle n’eut pas le courage de poursuivre.

- Non, le feu n’est pas forcément synonyme de mal, répondit le magicien, ayant lu le doute auquel était empreinte la jeune femme. Il prit alors les mains de Cliolyn dans les siennes. Sache que souvent, l’espoir s’embrase dans les flammes, poursuivit-il en souriant. Maintenant, va te reposer.


Cliolyn remonta dans sa chambre, se demandant ce à quoi Gandalf faisait allusion dans toutes ces énigmes. Elle ne savait pas en quoi elle l’avait aidé à sauver le jeune Hobbit. Etait-ce son pouvoir du bouclier, qui avait permis de repousser Sauron, ou autre chose ? Avait-elle le don de guérison, ce qui était improbable, n’étant pas une elfe de sang pur? A moins que ce ne soit cela que Haldir lui avait transmis plus tôt dans la soirée ?

- Viens te reposer, l’invita alors Legolas, qui était déjà allongé dans le lit quand Cliolyn franchit le seuil de la chambre. Tu dois être épuisée, après ce soir, poursuivit-il.

Cliolyn le rejoignit et prit sa position favorite : la tête contre l’oreiller, penchée sur le côté, pour lui permettre d’admirer la beauté de l’homme qu’elle aimait, et qui l’aimait tant en retour.

- J’ai l’impression que quelque chose a changé, étrange non? dit-elle dans un sourire.

- Je suis si fier de toi, lui répondit Legolas en l’embrassant. Je ressens effectivement une grande puissance grandir en toi, je ne saurais savoir ce que cela représente, mais ce que je sais c’est que je t’aime, continua t-il en embrassant Cliolyn de nouveau.

Elle posa alors sa tête dans son cou.

- Il est venu me voir, avant de partir pour les Valars, avoua Cliolyn, pour m’accorder un dernier moment avec lui.

Elle voulait lui raconter le reste, mais n’eut pas la force de retenir les larmes qui commençaient à couler le long de ses joues. Legolas ressentait sa peine, il la serra alors contre lui.

- Tu n’es pas obligée de tout me raconter maintenant, dit-il. Ce qui compte, c’est qu’il ait pu apaiser ta peine.

Il déposa un baiser sur le front de la jeune femme et l’incita à s’endormir. Rien ne pourra t’arriver dans mes bras, je te ne te laisserai jamais les quitter, pensa t-il ; cela fit sourire Cliolyn qui se décida alors.

- Je ne crains rien dans tes bras, je ne le crains plus et j’irai jusqu’au bout de ma destinée, je sais que tu seras avec moi jusqu'à la fin, et pour cela tu mérites de tout savoir, commença t-elle.

Et la jeune femme se lança alors dans le récit de sa vie: son agression en Gondor, sa guérison en Lorien, son enfance avec ses frères et Haldir, le développement de ses pouvoirs ... Elle lui devait cela, il ne la quitterait pas, elle lui devait la vérité. Et elle fut si soulagée d'avoir soulevé toutes les barrières entre eux qu'enfin elle s'endormit.


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