L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

18 le choix du roi

Catégorie: T , 1039 mots
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Cliolyn alternait ses journées entre chevaucher à cheval, parfaire son habileté au combat avec Legolas ou Eomer, et prendre du temps pour discuter avec son amie Eowyn. Cette dernière se trouvait être très attentive aux récits de Cliolyn et enviait sa chance de pouvoir se battre.

- Ce n’est pas toujours facile, lui disait Cliolyn, lisant dans les pensées de la jeune femme. Je sais que tu sais te battre et que tu ne demandes que çà, mais s’il t’arrive quelque chose, qui veillera sur ton peuple ?

- Je ne crains pas la mort, répondit Eowyn. J’ai appris à me défendre, et je suis prête à quitter ce rôle de princesse de palais qui ne me convient guère.

Cliolyn savait où la discussion allait les conduire, elle ne pouvait qu’admirer le courage de son amie. Elle-même avait toujours tenu tête à son frère et à son père pour faire ce que les hommes faisaient, sans le demander. Cependant, Cliolyn ne répondit rien car elle venait d'avoir la vision de son frère.

- Il a réussi, souffla-t-elle.

- Réussi quoi ? lui demanda Eowyn. 

Mais Cliolyn ne répondit pas et se leva précipitamment, Eowyn la suivant. Elle courut à la salle du trône où Théoden discutait avec Eomer, pendant que Legolas et Gimli échangeaient sur leur dernier combat. Les hommes n’eurent pas le temps de dire quoique ce soit en voyant les deux jeunes femmes accourir, car tous se retournèrent vers la même direction : Aragorn venait d’ouvrir les portes et d’hurler avec le souffle qu’il lui restait, tant il avait couru pour annoncer la nouvelle :

- Les feux d’alarme !! Les feux d’alarme sont allumés ! Le Gondor appelle à l’aide.

Tous retinrent leur souffle, Cliolyn ferma les yeux, ne souhaitant pas lire sa décision dans la tête du roi. Elle entendit enfin Théoden prononcer :

- Et le Rohan répondra. Réunissez les Rohirrim, poursuivit-il en se retournant vers Eomer.

Enfin Cliolyn ouvrit les yeux, adressa un sourire à Eowyn qui était restée à ses côtés le temps de cette annonce puis se dirigea vers son frère. Cliolyn lui transmit, ça y est, on rentre chez nous, par la pensée, et Aragorn acquiesça, lui déposa un baiser sur le front avant de se diriger vers la salle où étaient rangées ses armes. Legolas s’était rapproché de Cliolyn, sachant que ce moment était important tant dans la destinée de son frère que dans la sienne.

- Tu es prête ? lui demanda t-il. Il l’entoura de ses bras protecteurs.

- Oui, allons préparer notre départ, répondit-elle en l’embrassant.


Cliolyn avait récupéré ses dagues, les poignards de Galadriel, son arc et ses flèches. Elle retrouva Eowyn aux écuries qui préparait les chevaux.

- Que fais-tu ? lui demanda Cliolyn d’un ton assez brut.

- Je prépare les chevaux, comme tu peux le voir, Mademoiselle je lis dans les têtes, répondit-elle sur un ton de défi. Tu as un petit coup de fatigue ? continua Eowyn en ne lâchant pas le regard de son amie.

Tu ne sais pas ce qui nous attend là-bas, lui dit Cliolyn par la pensée. Tu vas risquer ta vie pour une histoire perdue d’avance, tu sais que ce ne sera jamais possible. J’ai enfin mon frère à mes côtés, un homme qui m’aime et que j’aime en retour, et une amie qui m’est précieuse. S’il te plaît, ne fais pas de bêtise, je ne peux garantir qu’on en sorte tous vivants.

Alors je mourrai en m’étant battue pour ceux que j’aime, répondit Eowyn, tenant toujours le regard de son amie. Puis elle s’éloigna et s’approcha d’Arod, le cheval d’Aragorn qu’il était en train de préparer. Eowyn savait que Cliolyn entendrait leur conversation et voulait prouver à son amie qu’elle irait au bout de son choix. Cliolyn gardait les yeux rivés sur son amie.

- Chevaucherez-vous avec nous ? lui demanda Aragorn. Son attention était portée sur les paquets d’Eowyn.

- C’est la tradition pour les femmes de la cour de faire leurs adieux aux hommes, répondit Eowyn quand elle vit qu’Aragorn avait soulevé la couverture qui cachait son épée. Elle replia rapidement de ses deux mains cette couverture, Aragorn tentait de regarder ailleurs mais savait ce que cela signifiait.

Cliolyn poussa alors un immense soupir quand Legolas la prit par la taille de derrière.

- Tu ne pourras pas l’empêcher, dit-il en posant sa tête dans son cou. Elle te ressemble sur bien des points, poursuivit-il en souriant.

- Elle s’accroche à quelque chose d’impossible, ce qui n’est pas mon cas, se défendit Cliolyn en se retournant pour l’embrasser.

- Tu dois te consacrer à ta sécurité, car nous allons nous rapprocher de lui, répliqua Legolas en prenant le visage de Cliolyn dans ses mains.

- Tu sais bien que je ne pourrai la laisser si elle décide de nous suivre dans la bataille, répondit Cliolyn avant de l'embrasser.

Legolas la serra dans ses bras, car il savait en effet que sa bien aimée était si sensible à la peine de ses proches qu’elle ferait tout pour dissuader la princesse du Rohan de combattre. Si elle n’y parvenait pas, Legolas savait que Cliolyn ne la laisserait pas faire front seule.

Ainsi Edoras se vida-t-elle de tous ses guerriers, les colonnes se formèrent sous le commandement des capitaines du roi Théoden. Cliolyn avait décidé de chevaucher entourée de son frère et de Legolas, afin de s’imprégner de ces derniers moments de sécurité en leur compagnie avant la bataille finale qui scellerait le destin de tous devant les murs de la cité blanche.


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