L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

19 un autre chemin vers l'espoir

Catégorie: T , 1811 mots
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Arrivés au campement de Dunharrow, tous prirent soin de leurs chevaux et s’assurèrent qu’ils avaient la force de poursuivre leur route vers Minas Tirith, tout en ayant la force d’assurer le combat une fois arrivés sur le champ de bataille.

Une tente fut attribuée à Cliolyn, dans laquelle Legolas la rejoignit pour une dernière nuit avant le combat. Ils profitèrent cependant de ce repos pour discuter, échanger sur leur séjour au Rohan, allant même jusqu’à imaginer leur avenir.

- Ne te fais pas de mal avec de telles pensées, lui dit Cliolyn, ayant deviné la demande que son âme sœur avait tant de mal à formuler.

- Bien au contraire, c’est plutôt un bonheur intense que d’imaginer cette bague à ton doigt, lui répondit Legolas en embrassant tendrement sa princesse. Tu seras la princesse de l’union, poursuivit-il.

- Pourquoi dis-tu cela ? demanda Cliolyn, curieuse que son amour aille plus loin, se redressant sur un coude pour admirer le visage de son âme soeur.

- Tu es la princesse de Gondor, de par ta parenté avec Aragorn, expliqua Legolas, tout en caressant la joue de sa bien-aimée. Tu es également la princesse de Lorien, et tu seras la princesse de Mirckwood une fois unie à moi pour toujours, conclut-il en embrassant tendrement Cliolyn et en l'attirant sur lui.

Cette idée lui apportait tant de bonheur : si Legolas y pensait, cela voulait dire que l’espoir était là, elle avait une chance de survivre. Ils savaient tous les deux que le combat qui les attendait n’était pas le combat final pour Cliolyn, mais pour l’instant ils étaient ensemble et seuls ces moments comptaient.

Soudain, Cliolyn sentit son souffle se couper, elle se redressa et elle fut transportée dans une terrible vision qui n’était pas la sienne. Elle vit son frère dans une grande salle, au sol gris et froid où vint s’écraser le pendentif d’Arwen. Elle reprit sa respiration avec difficulté, Legolas la regardait sans savoir vraiment ce qu’elle avait vu.

- Est-il revenu ? lui demanda-t-il en s'asseyant.

- Non ce n’est pas ma vision, c’est celle d’Aragorn, répondit enfin Cliolyn.

Il faut qu’il sache que je suis en vie, entendit-elle. Il va prendre la route qui lui est destinée, la dernière étape de son voyage, mais il ne peut partir sans espoir. Retrouve-le, il faut qu’il sache.

Cliolyn savait ce que cela signifiait ; au-delà du fait que son frère n’allait pas l’accompagner sur le champ de bataille, Legolas ne serait pas là non plus. Son frère avait besoin de son ami jusqu’à sa dernière étape, jusqu’à ce qu’il soit le roi qu’il doit être.

Cliolyn prit toutes ses forces pour avoir le courage d’affronter cette nouvelle séparation.

Elle se mit face à Legolas et prit son visage dans ses mains :

- Ecoute-moi, je n’ai pas beaucoup de temps, ne m’interromps pas, commença-t-elle. Les larmes lui montaient déjà. Aragorn s’apprête à partir, il se doit de changer de route si on veut avoir un mince espoir de survivre. Et tu vas devoir l’accompagner, conclut Cliolyn.

Mais je ne pourrai vous suivre, pensa t-elle. Les larmes perlaient aux bords de ses yeux, Legolas les essuya tendrement et la prit dans ses bras.

- Ne me demande pas de combattre sans mon cœur, dit-il. Lui aussi était envahi d’une immense tristesse. Il peut y arriver, poursuivit-il.

- Pas sans toi, pas sans vous, répondit Cliolyn avec un sourire. Elle prit dans ses mains celles de son amour et poursuivit :

- Il a besoin de toi, il a besoin de vous, vous devez l’accompagner, il doit en être ainsi. Je ne peux vous suivre dans cet endroit. Mais tu sais que je serai avec toi, et nous nous retrouverons, je te le promets. Afin de témoigner l’amour qu’elle portait à Legolas, elle ferma les yeux et se concentra pour débloquer son pouvoir de protection, assez pour que Legolas parvienne à lire dans sa tête mais pas trop pour qu’elle reste protégée du Mal qui grandissait. Je t’aime de tout mon cœur, pensa-t-elle, sans lâcher du regard Legolas. Ce n’est pas facile pour moi non plus, mais ceci n’est pas la fin, je te le promets. Legolas embrassa alors la jeune femme, ne voulant pas lâcher ses mains. Il était très ému de cette ultime preuve d'amour, connaissant le danger d'ouvrir son esprit si prêt du Mordor. Elle s’habilla de sa cape puis lui demanda d’aller réveiller Gimli. Legolas s'allongea de nouveau sur le lit :

- Plutôt affronter les orcs du Mordor seul, souffla t-il.

Dans un rire, Cliolyn lui demanda pourquoi.

- Gimli sorti de son sommeil de force, il est plus grognon que deux trolls des cavernes affamés depuis des semaines, dit-il.

Cliolyn vint lui déposer un dernier baiser en lui rappelant qu’elle l’aimait.


Elle sortit et se dirigea vers la tente de son frère ; elle resta à l’abri d’un pilier car elle avait entendu de loin la difficile conversation qu’il avait.

- Ce n’est qu’une ombre que vous aimez Eowyn, je ne peux vous offrir ce que vous recherchez, disait Aragorn.

Cliolyn vit s’échapper une silhouette aux cheveux d’or ondulés et sut qu’elle allait devoir retrouver son amie pour apaiser sa peine. Elle s’approcha de son frère :

- Tu sais tellement bien parler aux femmes, mon frère, répondit-elle avec un sourire aux lèvres. Il faudra vraiment que tu m’expliques comment tu as pu la faire tomber dans tes bras, conclut Cliolyn en enlaçant son frère.

Il la garda dans ses bras et pensa, tu ne peux venir.

- Je sais, lui répondit-elle, mais je t’accompagne jusqu’où il m’est permis d’aller. Et sache qu’elle est toujours là, poursuivit Cliolyn. Tu ne peux prendre cette route sans espoir, sinon tu n’en sortiras pas, continua t-elle dans un sourire.

Aragorn regarda intensément sa sœur, ses yeux se remplirent de larmes. Cliolyn offrit l’effort dont elle était capable, car Arwen ne le pouvait plus désormais, pour lui faire partager ce que la femme de sa vie lui avait dit quelques instants plus tôt. Aragorn remercia une nouvelle fois sa sœur, l’embrassa sur le front et ils se dirigèrent main dans la main vers la montagne.

A l’approche des dernières tentes, Gimli les attendait.

- Vous voici, mon ami, dit-il.

- Non, Gimli, vous ne venez pas, répondit Aragorn. Pas cette fois.

- Ignores-tu donc encore tout de l'opiniâtreté des nains ? dit Legolas, venant de dernière la tente et tenant Hasufel par la bride.

Il fit un clin d’œil à Cliolyn.

- Il va falloir l’accepter, nous venons avec vous mon ami, conclut Gimli.

Aragorn ne chercha pas à discuter, il savait que sa sœur avait vu que ses compagnons de route étaient de ceux qui le feraient avancer vers sa destinée, il avait besoin d’eux pour ce dernier voyage.

A l’approche de la montagne, Aragorn enlaça sa sœur :

- Je t’aime, petite sœur, dit-il. Fais attention à toi, que l’on puisse rentrer chez nous ensemble.

Il embrassa une dernière fois sa sœur sur le front et monta sur son cheval, commençant à avancer doucement pour laisser le temps à son ami de dire au revoir à la femme qu’il aimait.

Gimli s’approcha de Cliolyn, qui se pencha pour lui déposer un baiser sur le front et lui chochota :

- Veillez sur eux, maître nain, dit-elle. Ramenez-les moi en vie.

Gimli salua la princesse en lui promettant de répondre à sa demande aussi bien qu’il le pourrait.

Legolas refusait ce moment ; il prit sa bien-aimée par la taille pour la regarder dans les yeux une dernière fois.

- Je t’aime tant, tu sais que tu as mon cœur entre tes mains, alors rends-le moi à notre prochaine rencontre,dit-il.

Il l’embrassa alors tendrement et longuement, avant de la regarder de nouveau dans les yeux. Sinon, emmène-le avec toi dans l’autre monde, je t’y rejoindrai de toute façon si tu n’es plus là. Cliolyn lui rendit son baiser et pensa: reviens-moi, ou je viendrai te tuer moi-même.

Ainsi se quittèrent les deux âmes sœurs, un sourire aux lèvres mais le cœur lourd à l’idée de cette séparation.

Cliolyn ne pouvait que les regarder s’éloigner et disparaître dans la brume de la montagne. Elle ne les apercevait déjà plus quand elle sentit une présence à ses côtés et une main sur son épaule. Le roi Théoden l’avait rejointe, et ressentait la douleur pour cette jeune femme de quitter les deux hommes de son cœur.

- Ça va aller, mon enfant, lui dit-il. Ne restez pas seule ce soir, rejoignez ma nièce, vous pourrez vous soutenir mutuellement, poursuivit Théoden en lui adressant un sourire.

Cliolyn retrouva donc Eowyn dans sa tente qui s’entraînait avec son épée. Elle s’arrêta devant cette arrivée.

- Si tu viens me dissuader, c’est trop tard, dit-elle sur un ton de défi. De toute façon, plus rien ne pourra m’empêcher de me battre demain.

- Je venais plutôt passer une dernière nuit en la présence d’une amie, répondit Cliolyn en essayant de contenir ses larmes. Eowyn lâcha son épée et invita son amie à s’asseoir sur le lit.

- Excuse-moi, j’ai été trop brusque, reprit Eowyn.

- Ne t’inquiète pas, répondit Cliolyn. Je ne te dissuaderai pas, je t’encourage dans ta décision. Mais sache qu’il reste du bon en ce monde, pour chacun d’entre nous. Et ton moment va venir, Eowyn, tu trouveras celui qui fera chavirer ton cœur à chaque regard ; accroche-toi à cet espoir je t’en prie. Ne doute pas que tu seras pleurée s’il t’arrive quelque chose, car j’en serai la première affectée.

Les deux amies s’étendirent l’une à côté de l’autre et passèrent une bonne partie de la nuit à discuter, et parvinrent même à rire, en échangeant des situations peu flatteuses de leurs frères respectifs.


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