L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

20 la bataille de tous les temps

Catégorie: T , 1299 mots
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Le lendemain matin, Cliolyn aida son amie à cacher ses longs cheveux sous le casque de guerre qu’elle s’était procuré.

- Je vais me préparer, dit alors Cliolyn. Attends-moi ici, je reviens avec les chevaux. Dans la masse, personne ne te verra.

Cliolyn fut de retour aussi rapidement qu’elle était partie. Les deux amies s’installèrent donc sur leurs chevaux et commencèrent à suivre les foulées des cavaliers. De loin, elles avaient identifié le jeune Hobbit Merry au milieu de tous, semblant désemparé de ne pouvoir les suivre. Sans doute le roi Théoden lui avait-il dit qu’il n’avait rien à faire dans cette guerre. Eowyn prit alors de l’élan pour le saisir par le bras et l’installa devant elle.

Cliolyn la rattrapa et la regarda d’un air interrogateur.

- Ne me dis pas que tu n’aurais pas fait de même, la défia Eowyn.

 Effectivement, Cliolyn ne l’aurait pas laissé. Ainsi se dirigeaient les deux femmes vers leur destin.

Arrivés en haut de la colline Est, tous ne purent que retenir leur souffle en constatant l’étendue des dégâts. Les champs du Pelennor étaient en feu, une odeur infâme se dégageait des cadavres ; des trolls s’acharnaient à l’intérieur de la cité, les Nazguls volaient tels des vautours au-dessus des combattants.

Eowyn rassura Merry, le tenant fort contre elle. Cliolyn développa alors tout son pouvoir de bouclier sur ses amis.

- Tant que l’on chevauchera ensemble, je vous protégerai, dit-elle en souriant à Eowyn.

Le roi Théoden donna les directions à ses capitaines. Eowyn baissa la tête lorsqu’elle le vit se diriger vers sa colonne. Au cri de guerre des Rohirrim, les deux jeunes femmes et le jeune Hobbit furent de la partie, pour leurs amis, pour leurs proches, ils hurlèrent : A mort ! Et ils élancèrent leurs chevaux sur le mur d’orques qui s’étaient formé sur ordre de leur horrible capitaine de guerre.

Ainsi débuta le combat ; Cliolyn entama sa descente en décochant des flèches d’une telle rapidité qu’Eowyn en était impressionnée ; elle avait quant à elle choisi de laisser les rênes à Merry pour disposer de ses deux mains pour combattre à l’épée. Les chevaux couraient avec la même ardeur que celle qui animait leurs maîtres à se lancer dans la bataille, et le mur d’adversaires fut percé en un seul coup. Tous débutèrent leur propre combat pour leur vie. Cliolyn tentait de rester proche d’Eowyn mais elle se devait de faire attention à toutes les attaques. Elle échangea vite son arc contre ses dagues de combat et parvint à mettre à terre les orques un à un. Soudain, elle entendit Eomer :

- Poussez-les vers le fleuve ! hurla t-il.

- Nous devons protéger la cité ! répliqua le roi Théoden à ce moment, et Cliolyn était bien de son avis.

Puis, tous furent stoppés par ce qu’ils venaient d’entendre : les légions d’Haradrim, conduites par les puissants Oliphants, venaient d’entrer en guerre. Eomer revient vers son roi pour reformer ses colonnes et lança l’assaut. Cliolyn et Eowyn étaient parvenues à rester proches durant toute cette première bataille et se lancèrent côte à côte dans l’assaut. Cliolyn entreprit de lâcher les rênes pour utiliser ses deux dagues afin de passer sous un oliphant, d’assainir des coups à chaque patte de l’animal pour le mettre à bas. Eowyn, inspirée de l’élan de son amie, donna les rênes à Merry pour réaliser le même exploit. La puissance dans l’effondrement de l’animal à terre fut telle que cela projeta le cheval d’Eowyn à terre, et la jeune femme fut séparée à la fois du Hobbit et de son amie qui avait poursuivi sa route. La protection de Cliolyn n’était plus et Eowyn devait faire face, seule, à ses adversaires sur le champ de bataille.


Cliolyn poursuivit sa route et continua le combat ; elle tenait parfaitement bien à cheval et, dans un élan de confiance, elle ne vit pas l’homme qui s’était jeté sur elle, en échappant à la chute de son oliphant qu’Eomer et ses hommes venaient d’abattre. Elle fut projetée à terre sous l'effet de son poids, et sentit la lame qu’il tenait dans sa hanche gauche. Mais elle se redressa rapidement pour assurer le combat pour sa vie. En effet, il n’était pas seul : les hommes qui montaient avec lui l’oliphant encerclaient Cliolyn. Ils étaient tous armés d’un immense sabre incurvé, et, Cliolyn se devait de l’avouer, ils évitaient tous ses coups d’une manière très agile. Alors la jeune femme tenta le tout pour le tout : elle lâcha ses armes, fit de nouveau le vide dans sa tête, sentit son pouvoir monter en elle, fit lever les armes qui étaient autour d’elle au-dessus de sa tête et les lança dans une telle rage sur ses adversaires qu’ils tombèrent tous, morts sur le coup.


 Elle s’agenouilla, tant cela lui avait demandé d’effort, et ne se leva pas immédiatement car sa hanche la lançait ; un autre orque l’ayant vu bouger était en train de courir pour l’achever, lorsqu’il fut tué dans son élan par un spectre. C’était bien ce que Cliolyn avait vu ; cela voulait dire que son frère avait réussi sa mission. Elle se remit debout et regarda dans la direction d’où était venu le guerrier qui lui avait sauvé la vie : la vision qui se portait à elle lui coupa le souffle. Une marée de spectres se déversa sur le champ du Pelennor et pénétra dans la cité afin de réduire à néant tous les serviteurs du mal. Cliolyn rassembla ses forces et s’élança vers le port pour trouver les deux hommes qu’elle avait laissés la veille aux portes de la montagne. Elle s’arrêta un instant en voyant son frère avec le roi de l’armée des morts :

- Je considère votre serment comme accompli, soyez en paix, dit Aragorn.

Une brise envahit la plaine et disparut en emportant les morts guerriers qui avaient sauvé le monde des Hommes. Aragorn n’avait pas aperçu sa sœur, mais Legolas s’était déjà retourné dans sa direction et les deux amants couraient l’un vers l’autre. Cliolyn sauta dans les bras de Legolas, qui la portait en tournant en même temps. Ils ne cessèrent de s’embrasser durant cette étreinte. Legolas reposa son amour à terre, garda ses mains sur sa taille en l’embrassant à nouveau.

- Je t’aime, je revis de te revoir, chuchota t-il dans son cou.

Cliolyn sourit lorsqu’elle vit le visage de Legolas qui semblait d’un coup troublé. Le jeune elfe avait retiré sa main droite de la hanche gauche de Cliolyn et vit avec effroi ce qu’il avait bien pressenti : elle était pleine de sang. En même temps, Cliolyn posa sa main sur la hanche de Legolas et s’aperçut qu’il saignait également, du même côté qu’elle. Gandalf et Aragorn s’étaient approchés d’eux et Aragorn eut le temps de retenir sa sœur avant qu’elle ne s’effondre. Elle avait eu le temps d’envoyer sa pensée à Legolas : Eowyn a combattu à mes côtés, il faut la retrouver.


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