L'espoir de la prophétie par

0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Deviation / Drame / Romance

23 une nouvelle princesse

Catégorie: T , 1502 mots
0 commentaire(s)

- Tu es sure de toi ? Je ne veux pas que le voyage te fatigue, et mon père est loin d’être … dit Legolas à Cliolyn. Il ne pouvait finir sa phrase, car il savait que, malgré la place de sa femme dans cette guerre et dans son coeur, son père ne verrait pas d’un bon œil cette union et cet enfant.

-Ne t’en fais pas, tout se passera bien, le rassura Cliolyn. Et en tant que princesse du Gondor, je dois aller quérir la reconnaissance de ton père pour le règne de mon frère.

Cliolyn embrassa tendrement son amour.

- Je vais bien, ce n’est que le début, poursuivit-elle. Je peux encore bouger, il te faudra m’attacher si tu veux m’empêcher de faire ce que je veux, conclua t-elle en se levant.

En effet, cela ne faisait que quelques semaines que Cliolyn et Legolas avait appris la nouvelle, ce dernier savait que la discussion était clause. Elle avait toujours tenu tête à tout geste de surprotection, qu’il vienne de sa part ou de celle de son frère.

- Ce que je veux dire, poursuivit Legolas en suivant Cliolyn dans les couloirs du palais, c’est qu’il ne faut pas s’attendre à ce que mon père nous accueille les bras grands ouverts.

Cliolyn s’arrêta et se retourna vers son amour.

- J’ai vaincu le feu et la mort, répondit-elle avec ce sourire qui faisait tant chavirer le cœur de Legolas.

Elle plaça ses mains autour de son cou.

- Je devrais réussir à le convaincre, j’ai réussi à avoir son fils dans mes bras, ajouta t-elle.

Cliolyn embrassa tendrement Legolas, qui lui rendit son baiser avant d’aller trouver Aragorn pour lui annoncer leur décision.


 Cliolyn poursuivit son chemin dans les couloirs du château, si joyeuse et si heureuse. Elle aimait tant parcourir le palais, en montant sur les murets, faisant le tour des arches et profitant des jardins. A l’approche de la fontaine d’argent, elle s’arrêta nette face à la vision qui se portait à elle.

- Tiens, tiens, dit-elle avec le sourire aux lèvres.

Elle venait de surprendre Faramir, jeune capitaine du Gondor, en train d’enlasser Eowyn, princesse de Rohan et amie de Cliolyn. Cliolyn voyait dans les yeux du jeune homme un tel amour pour son amie qu’elle lui adressa un immense sourire.

- Bonjour, Cliolyn, dit Eowyn en s’approchant de son amie.

Les deux jeunes femmes restèrent dans les bras l’une de l’autre un long moment, profitant de cette forte amitié qui les avait unies dès le début.

- Merci, commença Eowyn, si tu n’avais pas envoyé le message à Legolas, je serais restée sur le champ de bataille. Tu m’as sauvée la vie, et mon coeur, tu avais raison, continua t-elle en tournant la tête vers le jeune capitaine du Gondor.

- C’est donc à ma princesse que je dois mon bonheur, intervint Faramir, qui s’était rapproché des deux jeunes femmes et qui adressait une révérence de respect à Cliolyn.

- Je suis ravie pour vous deux, dit alors Cliolyn, qui était restée silencieuse jusqu’alors, profitant de ses pouvoirs pour sonder les esprits des deux jeunes amoureux. Capitaine Faramir, gardez les titres pour mon frère ; pour ma part, c’est Cliolyn, juste Clio.

- Oh, je me ferai un plaisir de lui rappeler la révérence à laquelle tu as le droit, dit Eowyn, en prenant Cliolyn par le cou, le visage rempli de joie et de bonheur d’avoir trouvé ce qu’elle cherchait tant depuis si longtemps.

Eowyn profita de la surprise de Cliolyn pour lui faire des chatouilles et les deux jeunes femmes se lancèrent dans une course poursuite pleine de rires. L’agilité de Cliolyn lui permit de sauter sur le banc à côté de la fontaine, mais elle glissa et tomba dans l’eau. Eowyn lui tendit la main pour l’aider, mais Cliolyn ne trouva rien de plus amusant que d’emporter son amie dans la fontaine avec elle. Faramir ne pouvait que les regarder en riant si fort, il n’osait intervenir et voyait que l’amitié qui les unissait était importante dans le bonheur de la femme qu’il aimait.


Les cris et les rires des deux jeunes femmes avaient attirés Aragorn près de la fenêtre alors qu’il étudiait avec ses capitaines de guerre les dernières régions où le mal existait encore. Les dernières patrouilles rapportaient qu’il restait des colonies d’orques dans les recoins des forêts et des montagnes de la terre du milieu. Cela le tracassait bien entendu, mais il ne put s’empêcher de s’arrêter un moment pour profiter de ce qu’il voyait. Sa sœur était si heureuse, et son amie avait retrouvé son bonheur et sa lumière de vivre. Cliolyn avait fait tant de bien autour d’elle et elle avait eu raison de garder espoir, elle était désormais une femme comblée, libérée de la menace de la prophétie faite à sa naissance, et lui sera couronné roi dans peu de temps. A cette idée, un soupir de tristesse emplit son cœur.

- Tu me sembles bien contrarié, mon ami, intervint Legolas derrière le roi. Il s’approcha d’Aragorn et posa une main sur son épaule. Ce n’est rien par rapport à ce que nous avons pu voir, dit-il. Nous arriverons à les trouver et à les détruire, conclua Legolas en adressant un sourire à son ami.

Un long silence s’installa entre les deux hommes. Ils avaient les yeux rivés sur les deux jeunes femmes qui s’étaient unies pour faire plonger Faramir dans la fontaine, alors qu’il leur avait tendu une main pour les aider à en sortir.

- Il ne va pas falloir qu’elle fasse cela dans les fontaines du palais de ton père, dit enfin Aragorn avec un sourire aux lèvres.

- Elle va être difficile à tenir, elle ne se rend pas compte de quoi il est capable, avoua Legolas dans un soupir.

- En tant que princesse du Gondor et de Lorien, et après le rôle qu’elle a tenu dans cette guerre, elle ne sera pas honteuse de se présenter face au roi de la forêt noire, poursuivit Aragorn sur un ton digne d’un roi.

Je le sais, c’est bien cela qui me fait peur, pensa alors Legolas en gardant son regard fixé sur sa femme, qui riait aux éclats et chuchotait avec son amie.

- Quand souhaitez-vous partir ? Demanda Aragorn, tirant son ami de ses pensées.

- Dans deux jours, répondit Legolas.           

- Je vous préparerai une patrouille pour vous accompagner, en cas d’attaque ; vous ne pouvez y aller seuls, conclua Aragorn.

- Cela ne te dérange pas qu’elle m’accompagne ? Dans son état ? l’interrogea d’un regard soucieux Legolas.

Aragorn décrocha son regard de la fontaine et se tourna vers son ami. Il posa ses deux mains sur les épaules de l’elfe pour le rassurer :

- C’est toi qu’elle a choisi, commença t-il. Avec ton père, avec ton histoire. Elle t’aime autant que tu l’aimes, s’il y a un mot à mettre sur ce qui vous unit. Je ne peux l’empêcher de te suivre, de toute façon tu n’aurais pas supporté de la quitter maintenant que vous êtes enfin sortis vivants de cette histoire tous les deux, conclua Aragorn avec un sourire.

Aragorn se dirigea de nouveau vers la table où étaient disposées les cartes de la terre du milieu, Legolas le suivant.

- je pense qu’il vous faudra passer par le Rohan, cela sera plus rapide pour atteindre la forêt noire après les plaines d’Iris, dit Aragorn. Eomer et sa sœur rentrent à Edoras pour remettre de l’ordre et réorganiser les choses. Ses cavaliers pourront vous accompagner jusqu’aux plaines d’Iris. Je pourrais ainsi garder mes hommes pour poursuivre les patrouilles en Arnor et en Eregion, poursuivit Aragorn. Et un conseil, mon ami, ne dis plus les mots « dans son état », cela ne l’encourage qu’à faire des choses stupides pour te prouver que tu as tort de la surprotéger. Elle a toujours été ainsi, et elle sera ainsi jusqu’à la fin des temps. Et ne dis pas que ce n’est pas ce qui t’a fait l’aimer, conclua Aragorn en regardant son ami que Legolas sourit, car il pensait exactement la même chose. 


0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?