L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

24 une rencontre plus qu'originale

Catégorie: T , 1719 mots
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Cliolyn se préparait dans sa chambre ; retrouver sa tenue de cavalière et de combat lui procurait une sensation étrange. Elle avait passé ces derniers temps en robe de princesse de Gondor, et malgré ce qu’elle aurait imaginé, cela lui avait plu. De plus, placer ses armes et reprendre son arc lui procuraient une certaine peur, qu’elle n’avait jamais ressentie auparavant. Désormais, elle ne pouvait plus penser uniquement à elle en cas d’attaque, elle devait protéger celui qui grandissait en elle. Ses cheveux avaient repoussé, mais elle persistait à les attacher depuis quelques temps en une couette haute sur la tête, cela lui permettait d’être soulagée de leur poids.

- Et cela te met très en valeur, intervint Legolas dans l’entrebâillement de la chambre.

Il était également revêtu de ses habits de voyage et de ses armes. Cliolyn se leva et se plaça dans ses bras. Depuis son combat contre Sauron, Cliolyn n’avait pas réactivé son bouclier avec Legolas, cela leur permettait de lire les pensées l’un de l’autre, ce qui était une ultime preuve d’amour pour Legolas.

- Cela est étrange, dit Cliolyn ; quand je nous vois, j’ai l’impression de revivre notre première rencontre. Et pourtant, ni toi ni moi ne sommes comme à cette époque, continua t-elle, la tête toujours dans le cou de son amour.

Legolas prit le menton de sa femme pour plonger les yeux dans ceux de Cliolyn :

- Nous avons tous les deux fait un long chemin, dit-il. Heureusement pour nous, il a été récompensé par notre bonheur, et notre enfant à venir, poursuivit-il en embrassant sa femme. Quoiqu’il se passe avec mon père, je t’aime, ne l’oublie jamais. Et n’ai pas peur, je serai toujours là pour te protéger, bien que tu n’en ais pas besoin, conclua t-il sur un sourire.

Ils s’embrassèrent longuement, Legolas poussa discrètement Cliolyn pour qu’elle se retrouve allongée sur le lit.

- Hum, Hum, intervint derrière eux Aragorn.

Legolas se leva subitement et donna une main à Cliolyn pour l'aider à se redresser.

- Tout est prêt, dit alors Aragorn comme si rien ne s’était passé. A moins que vous n’ayez besoin de plus de temps pour vous préparer, poursuivit-il avec un grand sourire. Eomer souhaite rapidement débuter le voyage.

- Nous sommes prêts, dit Cliolyn en adressant un sourire à son frère.

Et, regardant Legolas dans les yeux, elle lui dit Nous avons l’éternité pour cela. Puis elle sortit de la chambre pour se diriger vers la cour centrale. Legolas était resté dans la chambre, redoutant ce qui les attendait.

- Que se passe t-il ? demanda enfin Aragorn. Elle respire le bonheur et la joie, et tu ne cesses d’être tourmenté. Je n’ai pas son pouvoir, alors partage avec ton ami tes craintes, l’encouragea Aragorn.

- Jusqu’à l’annonce de notre enfant, je savais que je l’aimais tellement que, même s’il nous arrivait quelque chose, cela n’aurait pas grande importance, car nous serions réunis par ce qui nous relie. Maintenant, il y a une troisième personne à prendre en compte, et vu le père que j’ai eu … je n'ai pas eu le meilleur exemple, je ne sais pas si je serai me comporter de la bonne manière, et je ne veux jamais que mon enfant ressente la crainte que j'éprouve en ce jour, à l’idée de rentrer chez lui, poursuivit Legolas, si malheureux que ses yeux brillaient.

Jamais Aragorn ne l’avait vu comme çà. Legolas avait toujours soutenu son ami, il l’avait encouragé, il avait retrouvé la force de se battre avec l’amour de Cliolyn et avait transmis à Aragorn cette force d’y croire à chaque instant où il avait perdu espoir. C’était maintenant à lui de lui rendre la pareille.

- Mon ami, jamais tu ne seras comme ton père, commença Aragorn. Ton amour a permis à ma sœur de survivre à son destin, et pour cela je t’en serai éternellement reconnaissant. Tu es digne de ce bonheur, alors profite de chaque instant au lieu de t’inquiéter de ce que pensera ton père. Tu seras un très bon roi, un très bon époux et un père dévoué et aimant, conclua Aragorn en serrant son ami dans ses bras. N’en doute jamais, car je n’en attends pas moins de toi, et elle non plus.

Ils descendirent rejoindre leurs compagnons de voyage, pendant que Cliolyn ne cessait de discuter et de rire avec son amie, qui ne lâchait cependant pas son amour de la main.

- Allez les filles, en selle, dit Eomer, impatient de prendre la route. Legolas, je t’en prie, chevauche avec moi. Je n’en peux déjà plus de les entendre depuis tout à l’heure, dit-il en levant les yeux au ciel. Mais comment faites-vous ? poursuivit le roi du Rohan à l’attention de l’elfe et du capitaine du Gondor.

- Je crois que Legolas arrive toujours à trouver un moyen de la rendre silencieuse, sourit Aragorn en donnant un coup de coude à son ami.

Faramir aida Eowyn à monter en selle après l’avoir embrassée tendrement. Il était triste de ne pouvoir l’accompagner mais il devait aider son roi à réunifier les terres du Gondor.

- Allez, faites bonne route, que ma bénédiction et celle des hommes de Minas Tirith vous accompagne, dit Aragorn d’une voix forte pour couvrir les bruits de sabots sur les pavés de Minas Tirith.

Il accorda un dernier regard à sa sœur et pensa si fort, je t’aime, fais attention à toi, pas d’imprudence. Elle lui répondit dans un sourire, comme toujours, tu me connais.

Aragorn s’approcha du mur de l’enceinte et vit sa sœur qui avait déjà lancé sa monture au galop, Eowyn étant en train de la rattraper en guise de défi. Les hommes trottaient tranquillement derrière, souriant de voir les deux jeunes femmes si libres et si insouciantes, après tout ce qu’elles avaient traversé.


Les voyageurs étaient arrivés sans encombre à Edoras ; Eomer avait insisté pour que Legolas et Cliolyn reste au palais quelques jours.

- J’apprécie sincèrement ton invitation, dit Cliolyn. Je te promets que nous viendrons prochainement, mais nous ne resterons pas aujourd’hui, poursuivit-elle. Pour l’instant je vais bien. Mais je suis obligée de prendre le temps qui avance en compte, car arrivera un moment où je serai plus lourde que mon cheval, et je dois avoir tout accompli avant, conclua Cliolyn dans un sourire.

- Quoiqu’il en soit, tu restes la plus belle à mes yeux, dit Legolas en prenant sa femme par la taille et en déposant un baiser dans son cou.

- C’est entendu, répondit simplement Eomer. Grimbold vous accompagnera jusqu’au bout des plaines d’Iris.

- Merci, nous ne sommes plus loin de notre destination, cela devrait aller, dit Cliolyn en souriant à Eomer.

Elle se retourna vers Eowyn pour la prendre dans ses bras.

- Nous nous reverrons là bas, cela ne fait aucun doute, dit Cliolyn à son amie. Je suis tellement heureuse pour toi.

- Moi aussi, et j’espère bien être là pour la naissance ! se réjouit Eowyn en embrassant son amie sur la joue avant son départ.


Legolas et Cliolyn remontèrent sur leurs chevaux, adressèrent un dernier geste à leurs amis et s’élancèrent dans les prairies du Rohan. Ils avaient accéléré le rythme car la nuit tombait, et malgré le climat plus calme qu’avant la fin de la guerre de l’Anneau, ils n’étaient pas en confiance à l’orée de la forêt.

Alors qu’ils s’étaient arrêtés pour s’accorder un moment de repos, Cliolyn observait l’intérieur de la forêt noire. Cela ne lui semblait guère accueillant, tout était sombre et froid. Legolas, sentant son trouble, était venu l’enlacer tendrement en posant sa tête sur son épaule. Je suis si heureux de revenir avec toi dans mes bras, pensait-il. Tu es la force qu’il me fallait pour l’affronter.

Ils se retournèrent subitement car leurs chevaux s’étaient agités et rapprochés d’eux, comme s’ils avaient craint une attaque. Les deux amants avaient déjà apprêtés leurs arcs de flèches et Legolas tira le premier en direction de l’endroit d’où les chevaux s’étaient reculés. Le cri qu’ils entendirent leur confirma leur crainte : une troupe de gobelins les avait encerclés. Ils devaient se défendre seuls. Ils se placèrent alors dos l’un à l’autre, et tournèrent dans une telle harmonie pour décocher leurs flèches que cela semblait naturel. Ils arrivèrent à abattre les gobelins un à un, ils n'étaient pas très nombreux. Legolas toucha le dernier adversaire lorsque Cliolyn s’arrêta soudainement, car elle avait entendu des pas, bien plus lourds que ceux de leurs assaillants, approcher d’eux. Elle demanda alors à Legolas de monter dans l’arbre pour accueillir par le haut leur adversaire tandis que Cliolyn prit un élan et sauta sur une souche imposante, ce qui lui faisait une hauteur supplémentaire pour braquer son arc sur leur ennemi depuis ce poste. Ils avaient tous deux leurs arcs tendus lorsqu’il arriva, levant les mains en signe de paix. Oh, non, c’est pas vrai, pensait Legolas, et Cliolyn avait levé les yeux sur lui alors qu’il descendait de son perchoir. Legolas se rapprocha de Cliolyn et l’invita à baisser son arc. Elle ne comprenait pas pourquoi ; certes la personne qui s’approchait d’eux n’était pas un orque, mais ne le connaissant pas, elle voulait rester sur ses gardes.

- Bonjour à vous, dit alors le roi de la forêt noire. Quel accueil original fais-tu là à ton père, poursuivit-il en regardant Legolas.


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