L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

27 un nouveau père

Catégorie: T , 1145 mots
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Il faut le voir pour le croire, pensait Thranduil du haut de son balcon. Il avait tout de suite ressenti l’amour que portait son fils à cette fille. Il voyait désormais comment cela se traduisait : la chambre de son fils ainé était baignée de lumière, un cercle si pur et si éblouissant les entourait et les protégeait du monde extérieur.

- Tu me crois désormais quand je te dis qu’ils sont des âmes sœurs, dit Elrond aux côtés du roi. Nous n’avons rien pu faire au début de leur relation, alors n’espère pas les séparer maintenant, pas après tout ce qu’ils ont vécu, poursuivit-il. Elle mérite tout ce qui lui arrive.

Trandhuil ne répondit pas mais émit un long soupir.

- Il a été d’un soutien sans faille, n’hésitant pas à la laisser prendre son énergie et sa vie pour décupler ses pouvoirs et assurer son dernier combat, et ainsi accomplir la prophétie dans son intégralité, expliqua Elrond. Le destin de la terre du milieu a changé de direction à l’instant où Legolas est tombé amoureux d’elle, ainsi que celui de Cliolyn, et nous devons tous les remercier pour être en vie, conclua t-il.

La discussion entre les deux hommes avait été plus que tendue ; Thranduil refusait d’unir son fils à cette fille, mi humaine mi-elfe, bien qu’elle eut reçu le don de la vie éternelle de son père de cœur, Haldir, le prince de Lorien. L’élue avait peut-être réussi la prophétie, elle avait peut être combattu le seigneur des ténèbres et participé à sa destruction, elle n’en était pas moins indigne de son fils, issu de sang royal et destiné à régner sur la forêt noire.

- Le temps des elfes est révolu, tu le sais, dit Elrond. Legolas a choisi son camp, mais il n’en sera pas moins un prince digne de Mirckwood, il ne fuira pas ses responsabilités. Il a envie d’être apprécié à tes yeux, offre-lui ta bénédiction, accepte leur amour, et tu auras le plus magnifique des cadeaux : la reconnaissance de ton fils, une belle fille plus qu’incroyable, et des petits enfants heureux de sauter au cou de leur grand père. Et ces derniers seront le relais de nos pouvoirs, ils auront besoin que nous gardions un oeil sur eux.

Thranduil ferma les yeux en imaginant ce que son ami lui disait, alors il sut ce qu’il devait faire.


Le lendemain matin, Cliolyn était allongée sur le ventre, Legolas lui caressait le dos et déposait des baisers sur son cou. La nuit avait été agitée, ils avaient été encore plus loin dans leur amour.

- Arrête de te demander si cela lui a fait du mal, dit alors Cliolyn. Il ne risque rien où il est, et j’ai encore besoin que tu me considères comme ta femme avant de ressembler à une jument, continua t-elle avec un sourire.

Elle se retourna et embrassa son amour. Il la prit dans ses bras et continua à caresser son dos.

Elle caressait son visage et aimait la profondeur de ses yeux : depuis toujours, il l’avait regardé ainsi, quelque soit la situation.

Il n’avait jamais eu pitié, il n’avait jamais été déçu, il avait toujours été fier de sa femme, de son courage, de l’amour qu’elle portait à ses proches. Cliolyn aimait plus que tout ce regard.

- Il va bien falloir que vous sortiez de cette chambre à un moment, dit une voix à travers la porte. Legolas se leva, enfila son pantalon et ouvrit la porte à leur amie.

- Bonjour, Arwen, dit-il en lui adressant un sourire. Malheureusement, je crains que tu n’ais raison, continua t-il en regardant Cliolyn.

- il faut donner l’espoir à la nuit, répondit Arwen. Parfois, une prise de conscience peut survenir, même chez le plus obstiné des rois, continua t-elle en souriant à Legolas et en adressant un clin d’œil à son amie.

- Je t’ai apporté un présent, Clio, sur demande de ton père, poursuivit-elle en se retournant de nouveau vers Legolas.

Arwen déposa le paquet sur le lit, se retira et ferma la porte derrière elle.

Cliolyn s’était assise, le drap toujours sur elle, et n’osait toucher au paquet. Legolas était également dubitatif face à ce cadeau. Faisons le ensemble, pensa Cliolyn en le regardant dans les yeux. Chacun une main sur le paquet, ils ouvrirent la boite et ne purent qu’être éblouis par ce qu’elle contenait. Legolas prit dans ses mains une splendide robe blanche, sertie de pierres précieuses sur l’encolure, et le bas des manches et agrémentée dune longue traîne d'une blancheur éclatante. Elle était accompagnée d’une ceinture de couleur verte émeraude, d’un diadème doré orné de rubis rouge feu et d’un bracelet doré, en forme de feuilles, dont les deux extrémités étaient ornées de saphirs.

Une feuille glissa sur le sol lorsque Legolas finit de défaire les présents de son père.

Il lut alors le message à voix haute :

« Ces présents ne reflètent pas la beauté de la femme qui te fait vivre, mon fils, mais ils ne pourront que la rendre encore plus éblouissante. Je souhaite, si tu veux bien me pardonner, être celui qui vous unira, au cœur de ton royaume, et ainsi donner ma bénédiction à la princesse de l’union.

Bienvenue à toi, Cliolyn, princesse du Gondor et de Lorien, et future reine de Mirckwood, merci à toi d’avoir pris soin de mon fils ainé et de l’avoir rendu heureux comme je ne l’ai jamais vu.

J’ai hâte de vous retrouver pour un déjeuner en famille,                                               

Avec tout mon amour,

Thranduil. »

Legolas était bouleversé à cette lecture, il prit soin de remettre les présents dans la boite avant de retourner s’allonger avec Cliolyn. Il posa sa tête dans le cou de sa femme et soupira longuement.

- Je suis réellement le plus heureux de tous, dit-il. Cliolyn déposa un baiser sur les cheveux de son amour, tout en caressant sa joue.

Ils avaient enfin réussi leur dernier combat, et ils savaient désormais qu’un amour immortel les guiderait jusqu’à la fin.


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