L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

29 le roi et la reine des elfes de Mirckwood

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C’était enfin le jour, son jour : Cliolyn ne tenait pas en place.

- Arrête un peu de bouger comme cela, je ne pourrais jamais te faire une coiffure impeccable ! s’impatientait Arwen derrière elle, tentant de mettre le diadème offert par Thranduil dans les cheveux de Cliolyn.

- Je saurais m’en rappeler quand je te préparerai pour le tien, marmonna Cliolyn en tentant de rester droite pendant que son amie tressait ses cheveux jusqu’en bas de son dos.

Plus sa grossesse avançait, plus ses cheveux repoussaient.

- N’oublie pas la pince, dit Cliolyn.

- Celle de Galadriel ? demanda Arwen, pourquoi ?

- Parce qu’elle me rappelle tout ce par quoi je suis passée pour en arriver là, et je n’oublierai jamais mon histoire, répondit Cliolyn.

Arwen se leva et demanda à Cliolyn de faire de même. Elles étaient toutes les deux très émues de ce moment et ne purent que se prendre dans les bras, aucun mot n’était nécessaire dans un tel moment.

Quelqu’un frappa, Arwen ouvrit la porte et Cliolyn fut impressionnée de découvrir Hildris et Vinésis dans de magnifiques tenues argentées et bleutées, qui l’attendaient, chacun un bras plié pour la conduire auprès de son amour.

- Tu es prête ? lui demanda son frère ainé en déposant un baiser sur la joue de sa sœur.

- Plus que jamais, répondit Cliolyn en prenant les bras de ses deux frères.

-Allons y, conclua Vinésis, je crois qu’il est en train de mourir de t’attendre, continua t-il dans un sourire.

Arwen se plaça derrière Cliolyn pour tenir la traine de sa robe.


Le cortège se dirigea vers la cour intérieure du palais de Thranduil ; les arches et les couloirs étaient drapés de drapeaux bleu et argent et or et rouge, les couleurs respectives de Lorien et de Mirckwood. Un épais tapis doré guidait les pas de Cliolyn, toujours aux côtés de ses deux frères de cœur, jusqu’à une magnifique arche de roses et de lys sous laquelle se trouvait Legolas, son père, son frère, Elrond et les seigneurs de Lorien.

Hildris et Vinésis déposèrent un baiser sur chaque joue de Cliolyn, en chuchotant en même temps :

- Il serait très fier de toi, car nous le sommes au-delà des mots, il est avec nous d’une certaine façon.

Cliolyn sentit les larmes lui monter et les remercia d’un sourire puis se tourna vers Legolas, qui ne l’avait pas quittée des yeux depuis qu’il avait pu la voir arriver vers lui. Tu es splendide, pensa t-il, je t’aime. Je suis la plus heureuse, lui répondit-elle, toujours en souriant.

Thranduil prit alors la parole et s’adressa à tous :

- Mes amis, mes frères, mes enfants, je suis plus qu’heureux que nous soyons tous réunis pour célébrer aujourd’hui le mariage de mon fils ainé commença t-il. Malgré le fait que nous sommes tous dotés d’une vie éternelle, la vie n’est rien quand l’amour vous a abandonné. Ainsi la princesse Cliolyn m’a comblé de joie en faisant revenir mon fils avec un cœur rempli de bonheur, et je ne l’en remercierai jamais assez pour cela. Je laisse maintenant la parole à mon fils, conclua le roi.

Garadlin glissa quelque chose dans les mains de Legolas, qui prit alors une profonde respiration :

- Le premier regard que j’ai posé sur toi a fait bondir mon cœur dans ma poitrine. J’ai toujours été admiratif de ton courage, de ta force et de l’amour que tu portes à tes proches. Nous avons combattu ensemble et grâce à l’espoir que tu mettais en notre amour, plus j’avançais à tes côtés plus je revivais. Je suis plus qu’heureux de faire de toi ma femme, continua t-il en insérant un anneau d’argent avec des inserts de diamant, d’émeraude, de saphir et de rubis, à la main gauche de Cliolyn, au même doigt où elle portait la bague de son père. Je te promets de te protéger, de t’écouter, de te soutenir dans les situations difficiles, de te rendre heureuse et de t’aimer jusqu’à ce que nos yeux se ferment ensemble, pour toujours et à jamais, Ear neen an-uir nin, tye-melane, conclua Legolas en adressant un sourire à sa femme.

Cliolyn prit tout son courage pour commencer ses vœux. Arwen lui donna l’anneau destiné à Legolas, identique à celui de Cliolyn :

- La première rencontre d’une princesse et de son prince est souvent faite d’amour et de bonheur, la notre s’est déroulée en pleine guerre et avec un avenir incertain, commença Cliolyn. J’ai cependant découvert en mon prince une épaule solide comme un roc, un amour infini et l’espoir de croire en ce bonheur. Tu as toujours su ce dont j’avais besoin, tu as toujours compris mes doutes, tu as toujours répondu à mes attentes sans que je ne te le demande. Ce lien indéfinissable entre nous ne se coupera jamais, c’est pourquoi je te donne cet anneau, Legolas, en promettant de te protéger, de te soutenir dans les situations difficiles, de te rendre heureux et de t’aimer jusqu’à ce que nos yeux se ferment ensemble, pour toujours et à jamais, Ear neen an-uir nin, tye-melane, conclua Cliolyn.

Thranduil était plus que touché par les mots échangés entre les deux jeunes gens et avait du mal à reprendre le cours de ses pensées. La reine des elfes se permit d’intervenir :

- Mes enfants, votre union est plus qu’un espoir pour cette terre, commença Galadriel en prenant les mains gauches de Legolas et de Cliolyn pour les placer l’une sur l’autre. Elle les entoura d’un ruban doré et continua : à vous deux vous portez les emblèmes de vos forces, l’émeraude représentant l’espoir, le diamant l’amour éternel, le rubis le pouvoir et le saphir la pureté. Vous êtes vous deux et vos enfants destinés à faire en sorte que le règne des Hommes se déroule dans les meilleures conditions possibles pour assurer le bonheur et la paix de tous les peuples de la terre du milieu, conclua Galadriel.

Un halot de lumière entourait les mains de Legolas et de Cliolyn, Galadriel plaça ses mains au dessus de cette lumière et donna ses derniers pouvoirs dans cet effort. Il semblait à tous qu’une lumière émanait également de Cliolyn, et de ces pouvoirs combinés s’éleva alors un puissant jet de lumière dans le ciel. Cliolyn leva la tête et contempla les visages de ses parents et celui de Haldir, Legolas pouvait admirer sa mère et des amis perdus dans les anciens combats, qui penchaient tous la tête en signe de respect envers les nouveaux seigneurs des elfes.

- Je suis plus qu’heureux de vous déclarer mari et femme, reprit Thranduil qui avait retrouvé ses esprits. Merci à tous d’applaudir le roi et la reine de Mirckwood. Qu’ils soient heureux, pour toujours et à jamais.

Tous applaudirent et s’agenouillèrent en signe de respect envers leurs nouveaux seigneurs. Cliolyn s’était retournée face à la foule mais n’avait pas lâché la main de Legolas, ne sachant pas comment se comporter à cet instant précis. Legolas, qui pouvait lire dans sa tête, l’approcha près de lui et la regarda intensément, je crois que je suis en droit d’embrasser ma femme maintenant. Il déposa un baiser tendre sur les lèvres de Cliolyn qui ne put que passer ses bras autour du cou de son roi pour lui rendre un baiser plus intense. Legolas la prit par la taille pour la porter et la faire tourner et Cliolyn lâcha sa joie en riant dans les bras de son amour. Tous applaudirent de nouveau en levant la tête car des feux d’artifice venaient d’embellir le ciel. Cliolyn et Legolas adressèrent un dernier regard à ceux qui veilleraient toujours sur eux et ne purent que sourire, leur peine s’était désormais effacée, leur vie était devant eux et la soirée se promettait d’être magnifique.


Après un festin plus que royal et dans la convivialité, Thranduil demanda aux jeunes époux d’ouvrir le bal. Legolas était un peu tendu, mais Cliolyn lui prit la main avec entrain pour l’attirer au milieu de la salle :

- Que vous arrive t-il, cher époux ? le taquina t-elle, êtes-vous effrayé à l’idée de marcher sur ma robe ?

- Oh Clio ne me cherche pas, dit-il en déposant un baiser dans son cou ; sinon je me vengerai, chuchota t-il. Et je n’attends que çà, pensa très fort sa femme.

Mais les deux jeunes gens étaient si à l’aise, à la grande surprise de Legolas, que leur geste fut imité par bien des couples ; Arwen dansa avec son père, Thranduil avec Galadriel, Vinésis et Garadlin avec des jeunes femmes elfes de Mirckwood mais Hildris était absent. Cliolyn l’avait vu partir avant la fin du repas.

Legolas pouvait lire dans sa tête et lui dit alors :

- Ne t’en fais pas, mon amour, je suis sur qu’il profite de cette soirée à sa façon.

- Que veux-tu dire ? l’interrogea Cliolyn.

Ils s’étaient tous deux éloignés de la foule pour avoir un moment d’intimité et marchaient main dans la main vers la fontaine de la cour royale.

Legolas prit alors le visage de Cliolyn entre ses mains pour l’embrasser. Puis il avoua :

- Ton frère est loin d’être aussi sérieux que tu l’imagines, dit Legolas. Il aime s’amuser et dépasser les limites. Mais ne t’en fais pas, je suis sur qu’il est très bien entouré, conclua t-il dans un sourire.

Puis Legolas pencha sa tête sur la gauche, incitant Cliolyn à regarder vers le couloir nord. Elle comprit alors les sous-entendus de Legolas : son frère était appuyé contre un mur, embrassant fougueusement une jeune elfe de Mirckwood, tandis qu’une seconde jeune femme lui caressait les bras et l’embrassa également. Cliolyn détourna la tête, ce qui fit rire Legolas.

- Ne me dis pas que tu es choquée ! Je te rappelle que tu portes notre enfant alors que nous venons juste d’être mariés, poursuivit-il. Ton frère a bien raison d’en profiter, poursuivit-il en embrassant de nouveau sa femme et en posant ses mains sur son ventre.

- A ce sujet, commença Cliolyn, j’ai quelque chose à te dire.

Mais elle ne put continuer car Arwen s’était approchée d’eux, avec Vinésis et Garadlin.

- Vous ne comptiez pas échapper à la fin de la soirée, bien sur ? dit Garadlin avec un immense sourire. La tradition veut que nous accompagnions les jeunes mariés jusqu’à la suite nuptiale, continua t-il.

Cliolyn explosa de rire devant la tête de Legolas ; il avait bien entendu eu le souhait de ne pas passer par cette étape.

- Allez, courage, dit Arwen en le prenant par la main, c’est la dernière étape.

Alors elle l’invita à le suivre, pendant que Vinésis et Garadlin se mirent à soulever Cliolyn pour la placer entre leurs épaules et la tenir par les jambes.

- Et c’est parti pour une nuit de folie entre le roi et la reine !! hurlèrent les jeunes elfes pendant que tous les invités applaudissaient le cortège.


Les deux frères déposèrent Cliolyn dans le lit, et Legolas fut invité par Arwen à la rejoindre. Le regard de Legolas s’attarda sur Vinésis et Garadlin :

- Maintenant sortez, dit-il sur un ton rude que Cliolyn n’avait jamais entendu.

- Mais la tradition veut … commença Garadlin, ne pouvant pas continuer car Legolas était en train de le pousser dehors avec Vinésis. Arwen adressa un dernier sourire à Cliolyn et sortit derrière les deux hommes.

- Mon roi, vous êtes d’une telle force, dit alors Cliolyn qui s’était redressée pour s’approcher de Legolas qui l’interrompit en l’embrassant fougueusement. Elle savait qu’il ne dirait rien, car ils n’avaient besoin d’aucun mot à chacun de ces moments. Il défit sa robe de manière délicate, et prit même le temps de la poser sur une chaise. Cliolyn imita ses gestes et Legolas l’a pris par la taille pour la porter. Ils ne s’arrêtèrent pas de la nuit, jusqu’à ce que Cliolyn tombe de sommeil dans les bras de Legolas, qui ne cessa de caresser ses longs cheveux blonds et ses bras, avant de lui-même s’assoupir, un sourire aux lèvres.


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