L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

30 le retour à Minas Tirith

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Le lendemain matin, Cliolyn était heureuse de voir les yeux de son mari posés sur elle.

- Bonjour, mon ange, dit-il en l’embrassant. J’ai tant attendu que tu te réveilles, poursuivit-il en lui caressant les épaules, le dos et en la retournant sur le dos pour se placer sur elle.

- Bonjour, dit-elle pendant qu’il caressait et embrassait son ventre.

Il remonta sa tête et l’embrassa fougueusement pendant qu’il continua ses caresses. Pour la première fois Cliolyn lui demanda d’arrêter.

- Je suis désolé, tu es sans doute trop fatiguée, dit Legolas en s’asseyant dans le lit.

- Je ne t’arrête pas pour cela, le rassura Cliolyn en se levant.

Elle prit une tunique pour se couvrir et s’assit sur le bord du lit, du côté de son mari.

- Je n’ai pas eu le temps de te dire quelque chose hier, avant que nos frères viennent … commença t-elle. Bref, toujours est-il que tu dois savoir quelque chose, car nous nous sommes promis, pour toujours et à jamais, poursuivit-elle en prenant la tête de Legolas entre ses mains pour l’embrasser tendrement. Je suis en effet fatiguée, plus que d’habitude, et plus tôt que prévu, mais tu dois savoir pourquoi, continua Cliolyn.

Legolas la regardait tendrement mais était également très inquiet ; y a-t-il un problème avec le bébé ? pensa t-il.

- il n’y a aucun problème avec le bébé, le rassura Cliolyn, si ce n’est qu’il n’y a pas un bébé …. Mais deux, acheva t-elle en adressant un sourire à son mari.

Legolas était choqué par cette annonce, il avait été si heureux à l’idée d’être père, mais devenir père de deux enfants, cela le troublait fortement.

- Nous devons rentrer en Gondor plus vite que prévu, dit-il enfin après une longue pause.

Il prit Cliolyn dans ses bras et plaça sa tête dans son cou.

- Merci de tout ce bonheur, je ne saurai te remercier, poursuivit Legolas dans une voix cassée.

- Ne me dis pas que tu pleures, le taquina Cliolyn tout en caressant son dos. Tu n’as pas versé une seule larme pendant toute la guerre, même lorsque tu ne savais pas si nous allions survivre, et là …

Mais Cliolyn ne put achever sa phrase car Legolas l’avait déjà poussée sur le lit et s’était placé sur elle pour poursuivre ce qu’il avait commencé un instant auparavant.


Une fois vêtus de leurs tenues de confort, Cliolyn et Legolas se dirigèrent vers la salle de réception où les attendaient les elfes des différents royaumes.

- Mes chers enfants, les accueillit Thranduil les bras ouverts. Venez, nous vous attendions, dit-il en les invitant à s’asseoir autour de la table.

Ainsi débutèrent-ils tous le repas avant le départ.

- J’accorde mon entière bénédiction à ton frère, commença Thraunduil à l’attention de Cliolyn. Cependant, le pouvoir des Elfes diminuant, je ne peux m’absenter de mon royaume le temps que vous reveniez le gouverner. Nous devons poursuivre le nettoyage du mal qui demeure a nos frontières. Ainsi Legolas représentera la forêt noire pour honorer le couronnement d’Aragorn, acheva Thranduil avec un immense sourire à l’attention de son fils.

Cliolyn et Legolas remercièrent le roi avec une main sur le cœur. Cette attention était plus qu’importante pour Cliolyn, non seulement Thranduil donnait sa couronne à son fils ainé, qu’il avait quasiment banni de son royaume des années auparavant, mais en plus il reconnaissait officiellement la légitimité d’Aragorn sur le trône du Gondor.

- En ce qui concerne la Lorien, intervint Galadriel, je souhaite que Vinésis et Hildris vous accompagnent pour nous représenter. Nous partirons pour les Havres Gris prochainement, notre pouvoir nous quittant également, conclua t-elle dans un sourire si apaisant que Cliolyn avait moins de peine qu’elle ne s’attendait à en ressentir à cette annonce.

- Je représenterai Imladris avec Arwen, conclua Elrond. Je me dois d’apporter la main de ma fille à ton frère, il mérite enfin ce bonheur, conclua t-il dans un sourire à Arwen, qui déposa un baiser sur la joue de son père.

- Ainsi nous préparerons les escortes pour que vous puissiez partir cette après-midi, conclua Thranduil.


Après le repas, Cliolyn laissa Legolas en compagnie de son frère et de ses amis pour se promener dans les jardins du palais. Elle savait que Hildris avait hésité avant de se décider à la suivre.

- Tu dois te demander pourquoi je n’étais pas là pour le cortège nuptial, commenca t-il, un peu hésitant à la discussion.

Cliolyn se retourna en lui souriant :

- Il me semble que tu as très bien profité de la soirée, dit-elle.

Le visage surpris de Hildris fit rire sa sœur qui se rapprocha de lui.

- Ne t’en fais pas, il m’en faut plus pour être choquée, lui dit-elle. Mais j’espère que tu auras toujours un peu de temps pour ta petite sœur, poursuivit-elle en déposant sa tête sur son torse. Hildris enlaça sa sœur comme rarement.

- Ada n’étant plus là, il est de mon devoir de prendre sa place, commença t-il. Le poids des responsabilités me pèse, plus que tu ne peux l’imaginer, j’aspire à parcourir le monde et à sortir des terres que nous connaissons depuis toujours, mais mon destin en a décidé autrement, poursuivit-il dans un soupir.

- Il n’empêche que tu seras toujours ici comme chez toi, dit Cliolyn en le regardant dans les yeux.

Elle prit ses mains dans les siennes.

- D’autant que je souhaite que mes enfants soient entourés de leurs oncles le plus souvent possible, bien que si tu pouvais éviter un ménage à trois devant eux, cela me conviendrait, conclua t-elle en souriant.

- Et, qui sait, peut être trouveras-tu l’amour entre les deux jeunes femmes courtisées d’hier soir, intervint derrière eux Legolas. Et nous aurons une union entre nos royaumes à célébrer.

Hildris baissa les yeux, Cliolyn put alors lire dans sa tête.

- Non, ne me dis pas que …

Cliolyn n’acheva pas sa phrase, son frère déposa un baiser sur son front, lui chuchota qu’il lui promettait d’être digne de ses neveux et nièces, et laissa les deux époux ensemble.

- Que lui arrive t-il ? dit Legolas en s’approchant de Cliolyn.

- Je ne te le dirai pas, pour une fois, répondit Cliolyn en souriant et en mettant les bras autour de son cou. Mais ce que je peux te dire, c’est que nous sommes exemplaires à côté de mon grand frère, niveau intimité, poursuivit-elle en embrassant son époux.

- Il se posera quand il trouvera la femme de sa vie, répondit Legolas en rendant son baiser à Cliolyn.

Mais les deux jeunes époux s’arrêtèrent car le roi Thranduil s’était approché.

- Les temps ont bien changé, commença le roi avec un sourire. Mais je n’ai aucun regret de tout ce que vous m’avez apporté depuis votre arrivée ici, dit Thranduil en prenant les mains de Cliolyn dans les siennes. J’espère que tu m’as pardonné de mon accueil, sache que je suis plus qu’honoré que tu ais pu redonner vie et foi en l’amour à mon fils ainé. Son affront le premier soir était ce que j’attendais pour savoir s’il était digne de régner, conclua t-il en adressant un sourire à Legolas.

Thranduil s’approcha de son fils, retira son diadème argenté, dessiné de feuilles et serti de diamants, pour le placer sur la tête de Legolas. Celui-ci était si ému qu’il ne savait que dire.

- Tu es digne de régner, mon fils, et tu seras un père plus qu’aimant et prévenant, dit Thranduil en posant sa main sur l’épaule de son fils. Je suis si fier de toi et de tout ce que tu as accompli.

Il se tourna vers Cliolyn et déposa un baiser sur son front :

- Porte fièrement le diadème de la reine de Mirckwood, mon enfant, dit-il. Qu’il puisse honorer ton courage et ta bravoure, je ne doute pas que tu continueras à te battre pour ceux que tu aimes. Tout comme sa mère l’a fait jusqu'à son dernier souffle. L'un des deux aura sans aucun doute cet héritage, conclua t-il dans un murmure.

Après un dernier sourire à son fils, Thranduil repartit en direction du palais.

Cliolyn s’approcha enfin de Legolas, prit son visage dans ses mains et l’embrassa :

- Elle te va mieux qu’à lui, dit-elle avec un sourire. Je t’aime, pour toujours et à jamais. Allons préparer nos affaires, conclua t-elle en le prenant par la main.


Tous étaient enfin prêts ; Thranduil avait tenu à organiser un cortège avec l’un de ses capitaines de guerre et trois de ses plus fidèles guerriers, pour protéger sa descendance. Legolas était très troublé, car pendant leur préparation, il avait ouvert une partie de son histoire à Cliolyn, en évoquant sa mère et sa disparition.

- Je n’aurai jamais cru le revoir un jour, disait Legolas en déposant le diadème de sa mère sur la tête de sa femme. Il l’aida à réaliser sa couette en rajoutant : Elle s’appelait Eilinel, et elle était aussi courageuse que toi. Mon père n’en parlait jamais, soupira t-il dans une grande tristesse.

- Ma mère s’appelait Armina, elle est également partie pour me permettre de survivre, dit Cliolyn.

Elle se releva pour prendre Legolas dans ses bras, qui se laissa pour la première fois aller.

- S’il y a une fille parmi nos deux enfants, nous leur rendrons hommage à travers elle, chuchota Cliolyn. Merci de me dire cela, pensa t-elle, sachant que les confidences de Legolas étaient rares et témoignaient de son chagrin jamais consolé.

Thranduil fut ainsi très ému quand il vit descendre Cliolyn dans sa tenue de voyage mais avec les présents qu’il lui avait faits avant le mariage : le diadème décoré de rubis du seul amour de sa vie, la ceinture de couleur émeraude et le bracelet orné de saphirs.

Il se permit de la prendre dans ses bras avant son départ et lui ouvrit son esprit.

- Vous êtes plus que pardonné, dit alors Cliolyn. Vous m’avez donné une famille grâce à l’amour de votre fils, son cœur est désormais soulagé d’un énorme poids.

- Fais bon voyage, ma fille, répondit Thranduil en déposant un baiser sur le front de Cliolyn. J’ai hâte de te voir revenir chez nous, chez vous.

Legolas était resté en retrait et était toujours aussi ému des gestes d’attention de son père envers Cliolyn, même dans le plus beau des rêves, il ne s’était permis d’imaginer cela.

Thranduil prit également son fils dans ses bras :

- Je te félicite, mon fils, tu as fait preuve de plus de courage que moi. Tu seras un roi digne de ce nom. Profite de chaque moment et reviens me présenter tes enfants. Elle serait tellement fière de toi, chuchota t-il.

Legolas aida Cliolyn à monter à cheval, Arwen s’était déjà approchée de son amie pour chevaucher à ses côtés.

- Faites bon voyage, mes amis, mes enfants, dit Thranduil la main sur le cœur. Que ma bénédiction vous accompagne et sois transmise au roi du Gondor.


Ainsi la compagnie quitta Felegoth, les hommes chevauchant devant, Cliolyn prenant le temps d’admirer la forêt noire.

- Tu n’aurais pas pensée être triste à l'idée de quitter cet endroit, dit Arwen qui chevauchait à ses côtés.

- Je te l’avoue, commença Cliolyn. Je n’aurai jamais cru dire cela, mais j’ai trouvé ma nouvelle famille, et je n’aurai jamais imaginé tant de gestes d’amour de la part du père de Legolas. Et toi, poursuivit Cliolyn en souriant à Arwen, comment te sens-tu à l’idée de le retrouver ?

- J’ai tant attendu, répondit Arwen. J’espère juste qu’il m’attend toujours.

- Lorsqu’il te verra, mon frère perdra 50 ans d’un coup, dit Cliolyn en rigolant. Tu vas lui rapporter la moitié de son cœur, alors n’ai aucun doute, il ne pourra qu’être le plus heureux des hommes de te retrouver, acheva t-elle en souriant.

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