L'espoir de la prophétie par

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Deviation / Drame / Romance

33 Les nouveaux élus

Catégorie: T , 3022 mots
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 Dans la grande salle, les deux jeunes femmes virent leurs maris respectifs en train de discuter avec le magicien blanc Gandalf. Les deux hommes se retournèrent car Gandalf s’était arrêté dans ses explications à la vue d’Arwen et de Cliolyn.

Aragorn s’était approché de sa femme et l’enlaçait, pendant que Cliolyn s’était arrêtée, n’osant s’approcher de son mari. Les larmes lui montaient de nouveau, elle était épuisée de pleurer pour rien mais fit l’effort ultime, se concentra et débloqua son bouclier. Alors une lumière blanche se dirigea vers Legolas, mais cela n’était ni douloureux ni agressif, c’est comme si cette lumière les attirait l’un vers l’autre. Gandalf, Aragorn et Arwen ne pouvaient qu’admirer le spectacle. Alors Legolas se précipita vers Cliolyn et la prit dans ses bras, si fort que toutes les craintes de Cliolyn s’évanouirent. Le bouclier de Cliolyn ne cessait de grandir autour d’eux, la lumière les entourait, et des fleurs tombaient au dessus de leurs têtes. Legolas se décida à embrasser sa femme, qui lui rendit son baiser et mit sa tête sur son torse.

- Je pense que vos enfants vous montrent la voie de la raison, intervint alors Gandalf. Il n’est jamais trop tard, dit-il en souriant.

- Je t’aime, je regrette tant toutes ces disputes, chuchota Cliolyn. Je ne voulais pas te montrer que j’étais inquiète, continua t-elle.

- Je n’ai pas su te laisser parler, ni te laisser respirer, avoua Legolas, en prenant la tête de sa femme dans ses mains. Je te promets de t’écouter, de garder confiance en toi, je t’aime en tant que ma femme jusqu’à la fin des temps, continua t-il en l’embrassant.

Soudain, Cliolyn sentit son souffle se couper, elle se mit à genoux et posa ses mains sur son ventre.

- Oh la la, je crois que … commença t-elle pendant que son frère, Arwen et Gandalf s’étaient tous approchés d’elle.

- Aragorn, Legolas, aidez-la à marcher jusqu’à la salle de naissance, les bébés arrivent, dit Gandalf en ouvrant les portes. Arwen, allez chercher les sages femmes, dites leur de préparer des serviettes chaudes et des bassines.

Tout le monde s’exécuta ; Cliolyn arriva à marcher jusqu’au lit où l’allongèrent Aragorn et Legolas. Ce dernier ne lâcha pas la main de sa femme. Tu vas y arriver, mon ange, et je resterai à tes côtés jusqu’au bout, pensait-il. Etant donné que Cliolyn avait désactivé son bouclier, elle pouvait l’entendre et lui répondre. Je t’aime pour toujours et à jamais, en souriant.

Arwen était de retour avec les sages femmes, Eowyn courait derrière elle avec les affaires demandées par Gandalf.

- N’ai pas peur, Clio, commença le magicien, je vais t’aider jusqu’à la fin, continua t-il dans un sourire.


La nuit commençait à tomber, mais Cliolyn n’arrivait plus à poursuivre le travail. Eowyn et Arwen lui tenaient chacune la main, tout en épongeant son front et en la faisant boire. Les sages femmes avaient du en effet la manipuler car un des deux bébés était bloqué et cela compliquait les choses. La douleur commençait à être insupportable, Aragorn fit sortir Legolas de force pour qu’il se détourne un instant de cette vision.

- Je dois y retourner, elle a besoin de moi ! cria Legolas dans le couloir.

- Il y a encore du temps avant qu’ils n’arrivent, elle a besoin de repos, le rassura Aragorn en posant ses mains sur ses épaules. Laisse lui un peu de temps, elle est bien entourée, continua Aragorn. Viens, prenons un peu d’air frais avant d’y retourner.

Legolas ne disait rien, mais ses pensées n’en étaient pas moins troublées, Aragorn l’encouragea à se livrer.

- S’il lui arrive quelque chose, je ne pourrai me le pardonner, je suis responsable de notre éloignement, commença Legolas. Je n’ai pas su agir comme il le fallait, je n’ai pas respecté son besoin d’indépendance, je ne lui ai pas fait confiance, continua t-il dans un sanglot.

Aragorn prit son ami dans les bras.

- Clio est la personne la plus forte que je connaisse, commença t-il. Elle va y arriver, et tout ce qui s’est passé ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Cela arrive dans tous les couples, et il y en aura d’autres, mais vous pourrez avancer au-delà en vous soutenant, en gardant votre confiance, vous êtes des âmes sœurs après tout, conclua Aragorn.

Soudain, un garde accourut.

- Roi Aragorn, Roi Legolas ! La Reine Arwen m’a envoyé vous quérir !

Les deux hommes comprirent tout de suite ce qu'il se passait et coururent à la salle. La vision qu’ils eurent les soulagea de toute crainte. Arwen tenait dans ses bras une magnifique petite fille tandis qu’Eowyn aidait la sage femme à nettoyer le second enfant. Cliolyn était quant à elle endormie. Legolas se précipita à son chevet, lui prit la main et lui caressa la joue. Mon ange, je suis si fier de toi, pensait-il. Mais Cliolyn ne lui répondit pas. Legolas leva la tête vers Arwen qui le rassura.

- Elle se repose, mon ami, le rassura t-elle. Elle le mérite, prends ta fille dans tes bras en attendant qu’elle se réveille, l’encouragea t-elle en lui tendant l’enfant.

Legolas tremblait de tout son corps, elle était si petite, si fragile. Lorsqu’il prit sa fille dans ses bras, Cliolyn rouvrit les yeux et eut la vision qu’elle attendait. Son âme sœur, son amant, son mari avait le regard illuminé et ses yeux rivés sur leur fille. Cliolyn se redressa, Eowyn vint l’aider à se lever pour aller dans la pièce d’à côté pour se laver rapidement et se vêtir d’une robe légère. A son retour, Cliolyn s’assit sur le lit et ne pouvait qu’admirer le spectacle.

Legolas berçait sa fille en marchant délicatement dans la pièce ; Arwen avait pris l’initiative de prendre le second bébé et tentait de convaincre Aragorn de le prendre dans ses bras, mais il se révéla encore plus craintif que Legolas. Ceci fit rire Cliolyn ; en entendant son rire, Legolas se retourna vers elle et déposa un baiser sur son front.

- Comment te sens-tu ? lui demanda t-il en s’asseyant au bord du lit.

- Je vais bien, ils vont bien, nous allons bien, répondit Cliolyn en souriant. Je t’aime pour toujours et à jamais, conclua t-elle en posant sa tête sur son épaule.

Aragorn s’approcha pour lui tendre son fils, et la vision de sa petite sœur avec son mari et ses deux enfants lui fit perdre le contrôle. Il fondit en larmes, Arwen vint le prendre dans ses bras pour le consoler.

- il va falloir garder un peu d’émotion quand notre tour viendra, dit Arwen en caressant la joue d’Aragorn.

Ce dernier releva la tête pour plonger son regard dans celui de sa femme.

- Oui, poursuivit Arwen, c’est bien cela, Tata Clio va apprendre plein de choses à notre enfant, poursuivit Arwen en adressant un clin d'oeil à sa petite soeur de coeur.

Aragorn prit sa femme dans ses bras et l’embrassa en la remerciant de tout ce bonheur qui l’envahissait. Ils se prirent par la taille et se retournèrent vers Legolas et Cliolyn. Ils virent alors que le bouclier de Cliolyn s’était développé tout autour d’eux et de leurs enfants. Il semblait qu’une lumière provenant du ciel s’intégrait au bouclier, et de cette lumière jaillit un homme grand, vêtu d’une cape blanche, portant un sablier d'or autour du cou et une couronne de lumière bleue sur la tête. Gandalf s’agenouilla face au maître, comme il l’appela.

- Qui êtes-vous ? Que nous voulez-vous ? dit Cliolyn d’un mouvement de repli lorsqu’il se retourna vers elle et sa famille.

Legolas positionna sa fille dans son bras droit pour pouvoir passer son bras gauche autour de Cliolyn, pour la protéger, pour les protéger.

- Je suis le gardien du temps et je viens vous féliciter, princesse de l’union, commença t-il. Vous féliciter d’avoir accompli votre destinée et d’assurer le relais du pouvoir dans ce nouveau monde, si vous n’aviez pas trouvé le moyen de survivre à votre destinée, la magie sur cette terre aurait disparue avec vous, pour toujours, poursuivit le gardien.

Cliolyn ne cessa d’observer cet homme et ne comprenait pas grand-chose de ses paroles. Elle regarda Legolas qui avait le même air interrogatif.

- Je ne suis pas un prophète mais je peux vous dire ce qu’il adviendra de vos enfants, continua le gardien. Tandis que l’un sera le premier des sorciers de ce nouveau monde, le second assurera la défense de ce nouvel âge face à toute forme de ténèbres, acheva t-il en dirigeant ses mains autour des deux enfants de Cliolyn et de Legolas.

- A chaque génération, il y aura un élu, plus puissant et plus fort à chaque fois, ajouta Gandalf qui était resté silencieux jusqu’à alors.

Le gardien acquiesça d’un signe de tête.

- Ces enfants sont bénis de nos cieux, nous garderons toujours un œil sur eux afin que leurs routes ne soit déviées vers le mal, et ainsi en sera-t-il jusqu’à la fin des temps, conclua le Gardien en s’approchant de Cliolyn et en désactivant son bouclier d’un geste de la main.

Cliolyn ne pouvait qu’observer l’homme poser chacune de ses mains sur la tête de ses enfants, et une lumière argentée envahit le corps de son fils, tandis que sa fille était entourée d’une aura dorée.

- Ils ont tout ce qu’il faut pour affronter leur destinée, comme tu l’as fait, conclua t-il en s’adressant à Cliolyn. Ceci n’est pas un fardeau, élevez les en conséquence, soyez fiers d’eux. Vous également, Roi Aragorn, avoir les premiers élus comme enfants est un immense honneur, continua le gardien en se retournant vers Aragorn et Arwen. Je vous reverrai tous lorsque vous serez prêts a nous rejoindre pour prendre ce rôle.


Ainsi le gardien repartit d’où il était venu. Cliolyn ne pouvait s’empêcher de pleurer en tenant son fils dans ses bras, connaissant la lourde responsabilité d’être un élu. Legolas était affecté par le chagrin de sa femme, et ses larmes coulaient sur la tête de sa fille, qu’il embrassa sur le front.

- Pourquoi avez-vous dit cela, Gandalf ? dit enfin Cliolyn. Vous le saviez depuis toujours, n’est-ce pas ? C’est pour çà que vous m’avez aidé à survivre à ma prophétie, pour que mes enfants aient le même sort que moi tout au long des générations à venir ? C’est pour cette raison que vous avez attendu leur naissance? s’emporta Cliolyn en se relevant.

- Sache mon enfant que de nombreuses prophéties gouvernent notre monde et ce depuis le début des temps, dit Gandalf calmement en souriant à la jeune fille. Certaines se sont passées, certaines sont en cours, certaines ne se réaliseront jamais, poursuivit le magicien. Je comprends ta peine mais sache que tu as toujours représenté l’espoir, et il en sera ainsi pour tous tes descendants, poursuivit le magicien en s’approchant de Cliolyn pour la prendre dans ses bras.

- Gandalf, vous allez partir pour les Havres Gris, expliquez-nous les choses et arrêtez vos énigmes pour une fois, intervint alors Aragorn qui était resté en retrait avec Arwen jusqu’à alors.

- La prophétie de Cliolyn ne tenait pas tant à la destruction de Sauron, car un jour viendra où le Mal réapparaîtra, et il en sera toujours ainsi, expliqua Gandalf. L’amour de Cliolyn et de Legolas a permis de développer les pouvoirs de l’élue et d’accomplir la prophétie dans son intégralité. Ce que j’ai dit n’a rien à voir avec tes enfants, car cette prophétie a connu le jour à ta naissance, cette phrase a été entendue ce jour précis, elle ne vient pas de moi, continua le magicien toujours en souriant à Cliolyn.

Legolas s’était rapproché d’elle avec leur fille dans les bras. Aragorn et Arwen avaient rejoints leurs amis. Tous faisaient face au magicien, le regard troublé et le cœur rempli de craintes.

- Vous ne saviez pas ce qui vous attendait, et si j’avais parlé du pouvoir de vos enfants respectifs, les choses n’auraient pas été les mêmes, poursuivit Gandalf, en alternant son regard entre Cliolyn et Aragorn.

- Le temps est venu pour nous de partir, mais nous devions nous assurer que le pouvoir de l’espoir serait entre de bonnes mains avant notre départ, intervint alors la dame Galadriel derrière le magicien. Avec elle se tenait le seigneur Elrond.

Tous admiraient la reine des elfes, tant son éclat et sa lumière ne s’étaient jamais éteints. Ils étaient tous persuadés que Galadriel avait quitté la terre du milieu mais pourtant elle se tenait là face à eux.

- La naissance des enfants de Cliolyn et celle de l’enfant à venir d’Aragorn marquent le début d’une nouvelle génération, personne n’a eu le contrôle sur ces événements, poursuivit Galadriel. Vous avez trouvé un moyen de faire face à vos destins en gardant espoir en l'amour qui vous a guidé tout au long de votre route, continua t-elle.

- Vous élèverez vos enfants autour de l’espoir et de l’amour qui vous animent, dit Elrond en s'approchant de sa fille. Le pouvoir de Vilya s'en est allé, mais avec ton enfant la douceur de préserver le bon en cette terre ne se perdra pas, conclua t-il en embrassant Arwen sur le front.

Une lumière bleue entoura alors la jeune femme et se dirige vers son ventre.

- Ainsi les nouveaux gardiens de nos pouvoirs sont nés, transmettez-leur l'amour qui vous guide, ainsi en devait-il être et en ainsi en sera t-il, conclua Galadriel en leur adressant à tous un sourire qui avait en eu le don d’apaiser toutes les peines. 

- Je vous dis adieu, mes enfants, puisse ce nouvel âge vous rendre heureux, ne perdez jamais espoir, conclua Gandalf dans un sourire.

Il se permit de déposer un baiser sur les fronts de chacun d’entre eux ainsi que sur ceux des deux enfants.

Gandalf et Elrond rejoignirent la reine des elfes qui leur tendait à chacun la main.

Les deux couples se protégèrent les yeux de leurs bras car une immense lumière s’empara de la salle lorsque Gandalf et Elrond prirent les mains de Galadriel. Aussitôt, ils avaient tous les trois disparu.


Cliolyn se retourna vers Aragorn et Arwen, qui avait la tête sur l’épaule d’Aragorn tout en tenant ses mains sur son ventre.

 - Je suis désolée que vous soyez mêlés à cela, dit-elle les larmes aux yeux.

Aragorn serra alors sa sœur dans ses bras.

- Nous avons la chance d’avoir la toute première élue de ce monde pour les soutenir, dit-il en l’embrassant sur le front. Tu n’as pas à t’excuser, tu n’es pas responsable de ce qui était prévu avant même ta naissance, continua t-il en souriant à Cliolyn.

-Quoiqu’il arrive, nous nous soutiendrons jusqu’à la fin pour garantir leur bonheur, dit Arwen en enlaçant également son amie.

Cliolyn se retourna vers Legolas qui n’avait pas bougé. Je suis désolée, je n’ai jamais voulu que tu connaisses ce malheur, pensa t-elle les larmes aux yeux. Alors Legolas s’approcha d’elle pour l’embrasser sur le front, je ne m’attendais pas à cela, certes, mais nous resterons soudés, pour toujours et à jamais, pour eux. D’après le gardien, nous pourrons prendre ce rôle pour veiller sur eux, donc c’est plutôt une bonne chose. On leur dit ? conclua t-il dans un sourire.

Aragorn et Arwen savaient qu’ils pouvaient chacun lire dans les pensées de l’autre.

- Nous avons appris beaucoup de choses aujourd’hui, alors je vous en prie, faites nous part de votre idée, les supplia Aragorn.

- En l’hommage de nos mères respectives, j’ai l’honneur de te présenter ta nièce et filleule, Eilina, dit alors Legolas en tendant leur fille à Aragorn.

Comme ils se l’étaient promis à Emyn Mul, ce prénom était en hommage à leurs mères respectives, Eilinel et Armina, toutes deux avaient aimé Legolas et Cliolyn plus que leur propre vie, qu’elles avaient toutes deux perdue au combat.

- J’ai hâte que Haldramuil, ton filleul, apprenne à utiliser ses pouvoirs avec votre fils, enchaîna Cliolyn en tendant leur fils à Arwen.

Le prénom avait été choisi en l’hommage à Haldir, père de cœur de Cliolyn et à Thranduil, roi de la forêt noire.

Tous les quatre se prirent alors dans les bras pour se promettre d’élever leurs enfants dans la joie, le bonheur, l’amour et l’espoir qui les avaient tous les quatre guidés jusqu’à ce jour et qui les unissaient, depuis le début et ce jusqu'à la fin.


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