La nuit s'était abattue sur le Manoir Reardon, lourde, glacée, jusqu'aux âmes fatiguées qui s'y réfugiaient encore. Dans la pénombre, la pluie avait d'abord murmuré, timide, avant de se faire insistante, épaissie en lourdes traînées d'argent sale qui s'écrasaient sur la cour désertée. Chaque goutte, heurtant la pierre, la boue ou les toiles battues par le vent, résonnait comme une lente oraison funèbre, étouffant peu à peu toute velléité de chaleur humaine. Au milieu de cette désolation, la grande tente dressée dans la cour s'arquait et gémissait sous les bourrasques, vieille carcasse de toile trempée dont les attaches tiraient des soupirs rauques à chaque assaut du vent. À l'intérieur, la maigre lumière d'une lanterne à huile découpait des ombres fuyantes sur les visages tendus.
Autour d'une caisse renversée qui leur servait de table, Alric étalait lentement des cartes de Gwynt sous ses doigts gourds, ses gestes raidis par le froid et la nervosité. À ses côtés, Mira, blottie dans une couverture râpée, observait avec attention les illustrations gravées sur les cartes que le jeune homme lui montrait une à une, murmurant à voix basse les noms et les histoires de ces créatures fabuleuses. La fillette, les yeux écarquillés, reconnaissait parfois certains monstres comme un griffon aux ailes déployées, un fiellon rugissant d'une colère sauvage... et à chaque image familière, son visage s'éclairait brièvement avant de s'assombrir sous le poids de l'inquiétude. De temps à autre, Mira triturait nerveusement le bord d'une carte entre ses doigts fins, et ses regards, aussi furtifs qu'inquiets, glissaient vers l'entrée de la tente battue par le vent, comme si elle espérait y voir surgir enfin les silhouettes attendues.
Non loin d'eux, Blaime et Zehlen s'occupaient autrement de leur inquiétude : tous deux, accroupis au bord du foyer, affûtaient leurs lames d'un geste méthodique, presque cérémoniel. Le crissement des pierres à aiguiser, monotone et précis, rythmait l'espace comme un métronome impitoyable, battant la mesure de l'attente.
Plus en retrait, dans une alcôve sommairement aménagée à l'abri d'une toile épaisse, Régis demeurait assis en tailleur devant le miroir de l'âme, les yeux mi-clos, la posture si figée qu'il semblait ne plus respirer. Ses mains jointes reposaient sur ses genoux, et seuls de rares frémissements de paupières laissaient deviner que derrière ce calme trompeur, son esprit était en ébullition.
Contre l'un des montants de la tente, Malwin, d'ordinaire si prompt à plaisanter, demeurait silencieux, les bras croisés sur les genoux, observant la pluie déferler en coulées grises sur la toile déformée. Son regard, vide et lointain, paraissait déjà dériver vers quelque rive inaccessible. Quant à Borne, fidèle à lui-même, il s'était affalé de tout son poids, une chope cabossée à la main, marmonnant à mi-voix des sentences confuses entre deux lampées. Par instants, un hoquet sourd ponctuait ses discours solitaires, échos dérisoires contre la tension sourde qui enlaçait ses compagnons.
Tous, hormis Borne et Régis, portaient dans leurs gestes trop vifs, dans leurs regards furtifs, la même question inavouée : Geralt et Yennefer allaient-ils revenir ? Et si oui... dans quel état ?
Depuis leur disparition, happés par un sortilège que nul n'avait su comprendre, Kavka s'était envolé sans un mot, abandonnant derrière lui seulement la certitude d'une énigme de plus et d'une menace toujours plus palpable.
Dans cet espace saturé d'humidité, de crainte et de silence, Blaime fut le premier à rompre l'immobilité, sa voix rauque s'élevant à peine au-dessus du grondement de la pluie :
- J'espère qu'ils vont bien...
Tout en parlant, il faisait glisser lentement son couteau sur un éclat de bois, taillant dans la chair tendre l'ébauche d'une flèche grossière. Son geste, tout aussi rude que son ton, ne parvenait cependant pas à masquer l'inquiétude sourde qui palpitait sous ses mots, semblable à une plaie mal refermée.
Alric leva les yeux de ses cartes détrempées, éparpillées comme les fragments d'une espérance fragile. Il esquissa un sourire, vite fané sous le poids d'une nervosité mal contenue.
- Je suis sûr qu'ils vont bien, Blaime, lança-t-il d'une voix plus hésitante qu'il ne l'aurait voulu. Kavka n'aurait jamais permis qu'il leur arrive quoi que ce soit.
Mais sa conviction sonnait moins comme une certitude que comme une prière.
Adossé nonchalamment à un pieu de tente, Zehlen poursuivait l'affûtage de son épée avec une obstination froide, sa main guidée par un automatisme presque religieux. Il ne daigna même pas lever les yeux, et son grommellement, étouffé par le crissement de la pierre sur l'acier, fendit l'air comme un reproche :
- Pour la centième fois, Alric... On n'en sait rien.
Il marqua une brève pause, essuyant la lame d'un revers de manche avant d'ajouter d'un ton plus amer :
- J'admire ta foi, vraiment. Mais cet oiseau parle trop... et se tait au moment où il faudrait parler. Tes amies magiciennes semblaient assez certaines qu'il cachait quelque chose de sérieux.
Blaime émit un grondement sourd, jetant un regard sombre vers l'ouverture de la tente, où les rafales s'engouffraient par bouffées glacées.
- Ouais... Et comme par hasard, il a fait disparaître Yennefer juste au moment où elle s'apprêtait à lui poser les bonnes questions.
Ses doigts nerveux retournaient sans relâche son morceau de bois, taillant sans but l'empennage avorté de sa flèche, comme pour canaliser une impatience qui ne cessait de grandir.
Alric haussa les épaules, un mouvement tendu, puis secoua lentement la tête, le regard perdu dans le vide.
- Peut-être... Mais Kavka ne nous a jamais abandonnés. Pas une seule fois.
Sa voix, rauque et lasse, vibrait d'une fatigue ancienne, celle des hommes qui, à force de douter, ne savent plus très bien s'ils défendent la vérité ou leurs propres chimères.
Un peu plus loin, la tension fut brutalement percée par un éclat dissonant. Borne, fidèle à lui-même, brandit son gobelet cabossé avec une solennité grotesque :
- Hé ! brailla-t-il, la voix aussi titubante que son geste. J'ai demandé un verre de votre meilleure gnôle, pas une représentation liquide de votre personnalité.
Le jeune soldat à qui il s'adressait, passant à proximité de la tente, lança à Borne un regard las, indifférent, l'air de n'en avoir strictement rien à foutre. Sans ralentir, il poursuivit son chemin, les épaules basses, comme s'il n'avait rien entendu. Borne, haussant vaguement les épaules, marmonna dans sa barbe broussailleuse, sa voix bourrue se mêlant au martèlement obstiné de la pluie :
- Fade et sans intérêt...
Autour d'eux, la tente vibrait, bercée par les coups obstinés de la pluie, et pour un instant suspendu hors du temps, il sembla que toute l'inquiétude, toute la lassitude du monde s'était cristallisée là, entre un jeu de cartes détrempées, des lames affûtées jusqu'à l'obsession, et des promesses de loyauté chuchotées comme des serments impossibles.
Peu à peu, les paroles s'éteignirent, étouffées sous le poids de l'épuisement. Puis, comme une déchirure discrète dans ce silence chargé, un bruissement se fit entendre à l'entrée de la tente, suivi d'un léger froissement de cuir mouillé. La silhouette voûtée de Lennart Brecht se découpa dans l'encadrement disloqué. Le médecin du camp, homme aux épaules étroites et au visage marqué par de précoces rides, avançait avec précaution, un plateau bancal entre les bras, où fumait une maigre pitance. Sa cape, ruisselante, dégoulinait d'eau sale, et ses bottes lourdes de boue laissaient derrière lui des traînées grises.
Il s'immobilisa un instant, ses yeux bleus fatigués balayant l'assemblée, avant de s'approcher à pas comptés, contournant sacs détrempés et manteaux abandonnés.
- J'ai apporté de quoi vous remplir un peu l'estomac, déclara-t-il d'une voix douce, râpée par les années et les longues veilles passées à arracher les hommes aux griffes de la mort.
Son accent provincial, alourdi de fatigue, résonna dans la tente comme une présence apaisante. Déposant le plateau sur une caisse libre, il tira sur sa couverture trempée, puis frotta vigoureusement ses mains glacées.
- Ce n'est pas grand-chose, poursuivit-il avec un sourire las. De la soupe aux pois, du pain rassis... et un peu de gras de porc. Pas de quoi nourrir un régiment, mais assez pour survivre une nuit de plus.
Blaime détourna les yeux de son ouvrage inachevé et hocha la tête en signe de remerciement. Alric esquissa un sourire fatigué, tandis que Mira, le regard brillant, se rapprochait déjà, attirée par l'odeur réconfortante du bouillon.
S'accroupissant à côté d'elle, Lennart posa une main légère sur son épaule frêle, un geste sans calcul, instinctif, comme on apaise un oisillon effrayé.
- Vas-y, petite, murmura-t-il avec tendresse. Mange tant que c'est encore chaud.
Mira leva vers lui un regard hésitant, embué par la fatigue et la crainte. Elle ouvrit la bouche, hésita, mais aucun mot ne franchit ses lèvres. Finalement, elle se contenta d'acquiescer et saisit un bol entre ses mains tremblantes. Le médecin lui tendit également un morceau de pain qu'elle prit avec une gravité silencieuse, et pour un instant suspendu, elle sembla rassembler autour d'elle toute la fragilité du monde.
Lennart l'observa encore un moment, une ombre de tristesse dans le regard, avant de se redresser dans un soupir discret. Son regard croisa fugitivement celui de Régis, toujours immobile en retrait.
- Prenez des forces, vous tous, ajouta-t-il en ajustant sa cape ruisselante avant de repartir vers son laboratoire.
Borne, quant à lui, avait déjà titubé vers le plateau, lorgnant les bols fumants avec avidité.
- De la soupe ! gronda-t-il, avant de lancer d'un clin d'œil goguenard. Voilà une médecine que je comprends !
Son rire, épais et rauque, résonna dans la tente, seul écho un peu vivant dans cette mer de soupirs, de craquements de toile, et de regards lourds d'angoisse.
Pourtant, sous la toile ruisselante, dans la crispation des épaules, dans la nervosité des doigts tortillant le bois ou la manche humide, suintait une évidence que nul ne disait à haute voix : la maigre nourriture, aussi chaude fût-elle, ne saurait combler cette faim plus profonde, cet appétit brûlant de savoir ce qui les attendait au-delà de la nuit.
Ils mangèrent en silence, absorbant chaque cuillerée de soupe avec la gravité de condamnés s'accrochant à un dernier geste humain. Le bouillon, épais et fade, poissait la langue, mais nul ne s'en plaignit. Les gestes étaient lents, mécaniques, dictés par la nécessité plus que par l'appétit, et, à chaque mouvement, leurs regards se perdaient dans le vide, écoutant le battement obstiné de la pluie, comptant inconsciemment les heurts du vent contre les murs disloqués du manoir.
Même Borne, pour une fois, mâchait sans commentaire, la tête basse, englué dans une humeur morne que la moindre étincelle de boisson ne parvenait à dissiper.
Quand les bols furent raclés jusqu'à la dernière goutte, chacun s'enroula dans son manteau humide ou sa couverture mitée, cherchant à tromper l'insomnie au creux de cette tanière improvisée. La lanterne, titubante sous l'humidité envahissante, s'éteignit peu à peu, et la tente sombra dans une demi-obscurité trouée seulement par les soupirs des dormeurs et les gémissements lointains du vent.
...
L'aube finit par s'étirer, exsangue, sur le manoir Reardon. Dehors, la pluie avait cessé, mais l'air, saturé d'une humidité lourde et âcre, en portait encore l'amer relent.
Quelques soldats épars, hirsutes et hagards, traînaient leurs bottes dans la boue gluante, silhouettes fantomatiques errant dans la cour comme des naufragés d'un navire invisible.
À l'intérieur, ceux qui avaient cédé à un sommeil inquiet s'éveillaient lentement, les corps raidis, les esprits lourds encore embourbés dans les limbes d'une nuit sans rêve.
C'est alors qu'une vibration imperceptible parcourut l'air, une tension presque inaudible, comme si le monde, soudain, retenait son souffle. Sans avertissement, un cercle de lumière irisée jaillit au cœur de la tente, déformant l'espace, projetant sur les toiles ruisselantes la lumière vibrante d'un portail en formation.
Dans un souffle bref, Geralt fut projeté à travers l'ouverture magique, retombant lourdement sur un genou, dégoulinant d'eau, ses mèches blanches plaquées contre son front buriné.
- ...teste les portails, grogna-t-il, la voix étouffée par la fatigue.
Autour de lui, l'instant gela, figé par la stupéfaction. Les regards, incrédules, s'étaient tous tournés vers lui, suspendus entre le soulagement et la sidération.
Un battement plus tard, Yennefer jaillit à son tour, droite, impérieuse malgré la pluie qui ruisselait sur sa robe de voyage noire. D'un geste souple, elle referma le passage magique, le portail se repliant dans un claquement sec, ne laissant dans l'air qu'une odeur âcre d'ozone.
Geralt se redressa lentement, époussetant sa cape détrempée d'un geste las, son visage ombré de cette fausse mauvaise humeur que tous avaient appris à reconnaître.
- Tu aurais préféré rentrer à pied de Skellige ? lança-t-elle, le ton faussement moqueur, tout en lissant distraitement sa manche trempée.
Le sorceleur gronda une réponse indistincte, encore sonné par la traversée.
- Non, c'est juste que...
- Tu détestes les portails, coupa la magicienne avec ironie. Oui, Geralt, nous le savons.
Alric, dressé d'un bond, éclata d'une voix où vibrait une joie sincère :
- Où étiez-vous passés ? On s'est fait un sang d'encre !
- Pas moi ! beugla Borne en recrachant à moitié un filet de soupe froide, éclaboussant au passage Malwin qui pesta.
Yennefer et Geralt échangèrent un bref regard complice, une ombre de sourire flottant sur leurs lèvres fatiguées.
- Disons que nous avons eu... un moment pour nous retrouver, répondit Yennefer d'un ton faussement détaché.
À peine avait-elle achevé sa phrase qu'une voix goguenarde fendit l'air :
- Désolé de pas vous avoir fourni de licorne empaillée...
Tous se retournèrent d'un seul mouvement.
Perché sur une poutre branlante, les ailes repliées et le bec lissé dans une expression de malice froide, Kavka cligna lentement des yeux.
- Kavka... souffla Alric, partagé entre la colère, la surprise et un soulagement trouble.
Le choucas, penché au-dessus d'eux, déclara d'une voix grave :
- Il est l'heure.
Un silence de plomb écrasa la tente. Même le vent, un instant, sembla suspendre son souffle. D'un bond souple, Kavka sauta au sol, ses serres crissant sur la boue durcie.
- Rassemblez vos affaires, ajouta-t-il, il est temps d'y aller.
Geralt, redressé de toute sa hauteur, ses traits fermés comme un portail scellé, croisa les bras.
- Mira ne viendra pas, déclara-t-il d'un ton sans appel. Elle n'a pas sa place sur un champ de bataille. C'est une enfant.
Son regard glissa vers Alric, lourd d'une détermination sans faille.
- Et Alric non plus. Il a été assez exposé. Ce n'est pas un combattant.
Blaime, toujours assis à l'écart mais plus attentif que jamais, hocha lentement la tête.
- Je partage cet avis, murmura-t-il. Mira ne peut rester seule. Il serait plus sage qu'Alric veille sur elle.
Borne, tapotant sa chope contre son ventre rebondi, intervint avec un sourire large :
- Moi aussi j'reste ! déclara-t-il en brandissant son gobelet. Les monstres, j'en ai plein le cul jusqu'aux oreilles !
Geralt n'objecta rien. D'un simple hochement de tête, il accepta leur choix.
- J'irai seul, annonça-t-il.
Mais Kavka, impassible, s'avança d'un pas, coupant net les différentes objections que tous, dans la tente, s'apprêtèrent à adresser au Sorceleur.
- Seul, tu mourras, lâcha-t-il, sa voix lisse comme une lame.
Le sorceleur serra la mâchoire, un éclat d'acier brillant au fond de ses yeux.
- Peut-être, répondit-il, implacable.
Kavka secoua lentement la tête, son regard de braise rivé au sien.
- Non. Tu mourras.
Le silence se referma sur eux comme une chape de plomb. Puis Régis se leva, dans un mouvement d'une lenteur presque cérémonieuse.
- Il est inconcevable que Geralt affronte ce danger seul, dit-il. J'irai avec lui.
Le sorceleur tourna vers lui un regard où se mêlaient lassitude et affection amère.
- Régis...
Le vampire esquissa un sourire pâle.
- Sur ce point, tu n'as pas ton mot à dire, mon ami. Et... de nous deux, tu sais pertinemment que je suis le plus résistant.
Avant que Geralt ne réponde, Malwin se redressa, frappant sa poitrine du poing.
- Je viens aussi !
Geralt secoua la tête, s'il acceptait de baisser les armes devant le vampire, il ne comptait pas mettre qui se soit d'autres en danger.
- Non, Malwin. Reste ici. Tu connais le camp. Tu protégeras Mira et Alric. Ils auront besoin de toi.
Le jeune homme hésita, déchiré entre son envie de combattre et son devoir, puis acquiesça à contrecœur.
Blaime et Zehlen, eux, n'avaient pas bougé. Leurs lames en main, visages graves, ils se tenaient droits comme deux statues de guerre.
- Nous t'accompagneront, déclara sobrement Blaime.
- Avec ou sans ton accord, ajouta Zehlen.
Geralt, comprenant que toute tentative de dissuasion serait vaine, inclina la tête en signe d'acceptation silencieuse.
Yennefer, d'un claquement sec de ses bottes sur la boue, mit fin aux hésitations.
- Il est temps, trancha-t-elle d'une voix coupante.
Kavka hocha la tête, ses prunelles pourpre balayant l'assemblée.
- Tous doivent venir, rappela-t-il, implacable.
Geralt, Yennefer, Blaime et Zehlen se tournèrent vers lui, le regard dur, inébranlable.
- Vous ne pourrez mieux les protéger qu'en les gardant à vos côtés...
- Il est hors de question de jeter Mira, Alric ou d'autres innocents dans la gueule de l'Ombre, rétorqua sèchement Yennefer.
Les autres approuvèrent, d'un même mouvement résolu.
- Ils doivent... siffla-t-il entre les bourrasques.
- Le débat est clos, Kavka, coupa Yennefer.
Kavka les observa longuement, jaugeant leur détermination. Leurs regards, solides comme des pierres, suffirent pour toute réponse. Alors, Kavka ferma brièvement les yeux, un dernier signe d'acceptation muette. Lorsqu'il les rouvrit, son ton était aussi tranchant qu'une sentence.
- Dans ce cas... que l'écho des choix résonne, et que chacun entende sa sentence.