L'amour n'est pas un long fleuve tranquille par

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Univers Parallèle / Aventure / Shipp

6 Un séjour mouvementé à la Magic City

Catégorie: M , 7971 mots
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Avengers : L'amour n'est pas un long fleuve tranquille.


Chapitre VI : Un séjour mouvementé à la Magic City.


           Nous sommes donc partit de Stark Industries, et nous avons pris la route pour un petit restaurant en bord de mer. Nous nous installions en terrasse, et nous déjeunions en tête à tête. Le repas était plus qu'agréable, et Tony semblait d'excellente humeur. Après le repas, mon amant me proposa d'aller faire les boutiques ensemble, ce que j'acceptais avec plaisir. Tony fidèle à sa réputation de play-boy, se montra charmeur, et minauda toute la journée avec moi. Il se baladait bras dessus, bras dessous avec moi, sans la moindre gêne, tandis que moi, j'étais un peu mal à l'aise. Surtout lorsqu'on nous prenait en photo sans même nous demander notre avis. Lorsque j'en fis part à mon amant, il me dit que de toute façon, maintenant, cela avait déjà fait le tour des réseaux sociaux, et qu'il fallait que je me prépare à faire la Une des journaux demain. Malgré cela, l'après-midi fut plutôt bonne, et le seul problème qui se posa à nous, ce fut de savoir comment on allait ramener toutes les choses que Tony avait acheté dans la journée. Le milliardaire ne s'était en effet pas privé pour m'acheter des cadeaux hors de prix. Même si, je lui avais dit que j'en n'avais pas forcément besoin, mes plaintes étaient tombées dans l'oreille d'un sourd. Si cela lui plaisait, il le prenait. Une fois le problème des cadeaux résolues, Tony me proposa de rentrer à sa villa plutôt que d'aller jusqu'au Manoir des vengeurs. Ainsi, nous serions plus tranquilles, et en toute intimité. Nous prenions donc la route de la villa de l'ingénieur qui se situait dans les beaux quartiers de Miami.


           Quand nous arrivions, la villa de Tony était à couper le souffle. Très moderne, celle-ci était perchée sur une falaise, et avait directement vue sur la mer. Je me garais dans la cour toujours impressionné par le cadre de vie de mon amant.

–     Alors que penses-tu de ma maison ?

–     Dire que je ne peux même pas me payer un deux pièces à Brooklyn, dis-je soufflé.

–     Si tu veux un petit deux pièces où dormir, je peux te proposer mon dressing, dit-il en rigolant.

           Je l’attrapais par la taille, et je le collais à moi. Je lui mordillais l'oreille pour le punir, ce qui fit rire mon amant qui tenta de se dégager de mon étreinte. Je lui déclarais alors :

–     Tu es méchant quand tu t'y met Stark, tu ne vas quand même pas me laisser dormir dans ton dressing, si ?

–     Je préférerais t'avoir dans mon lit, avoua-t-il en passant ses bras autours de mon cou.

–     Oh, et si tu me faisais visiter pour commencer ?

–     D'accord, me dit-il tout sourire.

           Je le suivis alors dans la grande villa. L'intérieur de sa maison était tout aussi impressionnant que l'extérieur. Tout était moderne, et démesuré, toutefois, Tony ne pris pas la peine de me montrer vraiment la maison. Il me conduit directement à sa chambre. Lorsque je passais le bas de la porte, le brun passa ses bras autours de mon cou et m'obligea à me pencher afin de m'embrasser tendrement. Il me dit alors en me désignant la chambre d'un geste :

–     Voici la chambre, je te propose maintenant de visiter le lit. Dit-il sensuellement.

–     Hum...avec plaisir.

           J’attrapais Stark par la taille, et je l'embrassais passionnément. Je le soulevais, sans le moindre problème, pour le porter jusqu'au lit. Il noua ses jambes autours de ma taille afin de ne pas glisser, et nous poursuivions notre baiser jusqu'à ce que j'arrive aux pieds du lit. Une fois le baiser rompu, je jetais mon amant sur le matelas avant de ramper au-dessus de lui. J’attrapais sa taille pour le soulever jusqu'à moi, et je l'embrassais à nouveau avec passion. Il glissa ses bras autours de moi avant d’agripper mon t-shirt pour l'enlever. Une fois mon haut enlevé, je surpris à nouveau ce regard d'envie qui se dessina sur le visage de l'ingénieur. Une fois encore, il se mordit la lèvre inférieure alors qu'il me détaillait du regard, ce qui décupla mon envie de lui. Je ne saurais dire pourquoi, mais chaque fois que je le voyais ainsi, cela me rendait fou de désir. Je le reposais alors sur le lit, et tout en l'embrassant avec passion. Je commençais à le déshabiller et mon amant en fit de même avec moi. Lorsque nous fîmes nus, je glissai mes doigts dans son intimité ce qui lui arracha un soupire de plaisir. Quant à lui, il attrapa de ses mains agiles mon intimité pour commencer à jouer avec. Nos préliminaires s’enchaînaient, et j'aspirais de plus en plus à m'unir à lui. Je fini par retirer mes doigts de mon amant puis je l'embrassais avec passion. Le mécanicien me rendit mon baiser, et lâcha à son tour mon intimité. Je descendis le long de son cou, avant d'aller jusqu'à son torse pour y déposer des petites marques. Le milliardaire sourit avant d'ajouter :

–     Ce n'est pas juste…je ne peux même pas en faire de même....

–     Dommage pour toi, dis-je en l'embrassant. Tu sais, rien ne t'empêche de tenter de m'apposer des marques.

–     Hum, laisse-moi essayer alors.

           Il vient alors me déposer une marque dans mon cou, et m'en laissa plusieurs sur le torse. Quant à moi, je commençais à mon tour à masturber mon partenaire, qui avait de plus en plus de mal à garder son sérieux. Il finit par arrêter ce qu'il faisait avant de me dire, entre deux souffles :

–     Je te trouve très beau comme ça...

           J'embrassais passionnément mon ingénieur avant de me redresser, et de l'installer au-dessus du moi. Il s'installa donc à califourchon sur moi, puis après quelques baisers, il s'empala sur moi. Il commença des mouvements de bassin tout en venant m'embrasser de temps à autres. J'imitais alors mon partenaire en retenant difficilement mes soupires de plaisir. J'agrippais les parties intimes de mon amant afin de lui procurer un maximum de plaisir. Les vas-et-viens se faisaient de plus en plus rapides, nos souffles de plus en plus saccadés, et le plaisir ne faisait que de monter. Plus le temps passait, et plus notre plaisir était décuplé, jusqu'à atteindre son paroxysme. Je viens alors en lui dans un ultime râle de plaisir tandis que lui ne tarda pas à venir non plus, relâchant sa semence sur nous. Il se défit de mon emprise et me déposa un tendre baiser sur les lèvres. Je lui murmurais alors :

–     Je t'aime.

           Il se contenta de m'embrasser en guise de réponse avant de se laisser retomber sur le lit, l'air épuisé. Je m'installais à ses côtés, et je me contentais de le fixer. J'adorais le visage de Tony, mais j'aimais aussi son corps, le son de sa voix, son humour et même ses sautes d'humeurs. En fait, c'est tout simple, je l'aimais tout court, et je ne pouvais plus me passer de lui. Même si nos journées sont rythmées par des disputes, je l'aimerais toujours de la même façon. Ça c’est une certitude. Mon amant se redressa un peu, et caressa doucement mon torse en faisant la moue :

–     Hum, les marques sont déjà en train de disparaître....

–     Désolé, dis-je l'air faussement embêté.

–     Et, comment tu comptes te faire pardonner ? Me demanda-t-il le plus sérieusement du monde.

–     En t'embrassant avec passion.

–     J'aime la passion, alors j'attends mon baiser.

           Je m'approchais le plus doucement possible de Stark, et j'apposais mes lèvres sur les siennes. C'est le plus doucement possible que j'entamais le baiser, et ma langue se glissa dans la bouche de mon partenaire. Nos langues dansaient sensuellement, et notre baiser dura aussi longtemps que possible. Lorsque je le rompis, mon ingénieur me regardait avec un air très doux. J'avais réellement l'impression qu'il était heureux quand je le voyais ainsi. Je le serrais dans mes bras, et posa mon front contre le sien.

–     Il est fatigué mon petit papy ?

–     Oh tu sais, moi je pourrais remettre le couvert avec toi maintenant, si tu veux. Après tout, mon sérum de super soldat me permet de récupérer très très vite, dis-je en lui caressant le torse.

–     Déjà ? Me dit-il visiblement surpris par ce retournement de situation.

–     Oh que oui, surtout quand je te vois coucher comme ça, avec ton petit regard de romantique.

–     De romantique ? Me demanda-t-il avec un petit sourire charmeur.

–     Oui, ce petit regard que tu me lance depuis toute à l'heure, il me fait fondre.

–     Oh, c'est toi le romantique ce soir.

–     Oui, ça c'est uniquement parce que je sais ravaler mon ego, dis-je en lui déposant un petit baiser.

–     Oh je peux être romantique quand je veux ! Dit-il faussement vexé.

–     J'attends de voir ça.

–     Déjà je peux te lancer des regards romantiques qui te font fondre, me dit-il avec un brin d'amusement dans la voix.

–     Et c'est super efficace !

–     Et je peux faire un truc encore plus efficace que ça, me confia-t-il dans un murmure.

–     Ah oui ? Quoi donc ?

–     Suis-moi.

           Il se redressa, et m’attrapa par la main pour me forcer à le suivre. Il m’emmena dans la salle de bain, et me plaqua contre la paroi de la douche à l'italienne. Stark alluma l'eau qui commença à couler sur nous. En quelques secondes, nos corps ruisselaient d'eau, tandis que, Tony s'était hissé sur la pointe des pieds pour venir m'embrasser avec passion. Il glissa sa main le long de mon torse, avant de s'attarder sur mon membre qui était déjà au garde à vous. Il délaissa ma bouche pour continuer ses baisers dans mon cou, puis sur mon torse. Il s'attarda un peu sur mes tétons avec lesquels ils jouaient avec sa langue m'arrachant déjà quelques soupires de plaisir. Finalement, il descendit encore plus bas, et me dit avec amusement :

–     Cette fois, tu me préviens, sinon je mords.

           Et avant que j’aie eu le temps de répondre quoi que ce soit, il avait déjà commencé. Il jouait avec moi ce qui m'arrachait des soupirs de plaisir. J'agrippais ses cheveux, et je sentais déjà mon corps brûler de désir. Je sentais de plus en plus le contraste entre mon corps bouillant, et l'eau, qui me semblait, à présent glacée qui ruisselait sur moi. Tony continuait de jouer avec moi, et mon souffle se faisait de plus en plus saccadé. Le brun se stoppa d'un coup, et se redressa jusqu'à mon visage avec un petit sourire rempli de malice.

–     Et, c'est l'heure de la punition, me dit-il en passant ses bras autours de moi.

–     Quoi ? Dis-je entre deux soupires, des soupirs de frustration, cette fois.

–     Oui, pour la dernière fois, où vous n'aviez pas été un gentil garçon.

–     Non...Tony....Sérieux...suppliais-je.

           Tony se rapprocha de moi, et m'embrassa doucement. Je lui répondis avec un baiser torride avant de le plaquer contre le mur de la douche. Je glissais mes mains le long de son bassin, et je lui demandais avec un air de chien battu.

–     Tony....tu ne peux pas…me laisser....

–     Oh si je peux, me dit-il avec un large sourire.

–     Non...c'est cruel.

           Il glissa sa main le long de mon torse avant de descendre jusqu'à mon intimité, qui était toujours aussi tendue. Je poussais un soupire de frustration quand il se contenta de l'effleurer avec sa main. Je saisis alors sa main et je la plaquais contre la paroi de la douche. Je scellais mes lèvres contre les siennes et je l'embrassais avec ferveur. Lorsque notre baiser fut rompu, Tony laissa s'échapper un petit rire narquois avant de me dire :

–     Captain America, vous avez l'air tendu

           Je me contentais de lui lancer un regard mauvais, car tout ceci était uniquement sa faute. Il s'amusait avec mes envies, et je n'aimais pas ça. Cependant, lui, il avait l'air d'y prendre du plaisir. Il glissa sa deuxième main libre sur mes parties intimes avant de la caresser avec douceur. Je soupirais d'envie quand enfin, le brun se décida à se pencher à nouveau pour reprendre là où il s'était arrêté. Il approcha alors sa bouche, mais se contenta de lécher mon sexe, sans pour autant le prendre dans son entier.

–     Tony, je te promets de te prévenir, je t'en prie...

–     Oh, est-ce que vous me suppliez Captain ?

–     Oui, oui, je t'en supplie, dis-je désespéré.

           Toutefois, malgré mes supplications, il se redressa et passa ses bras autours de mon cou. Après ce petit baiser, il détailla mon corps avec ce même petit regard lubrique qu'il avait l'habitude de me lancer. Il se mordit la lèvre inférieure, et c'est à ce moment-là que je décidais, puisqu'il se contentait de jouer avec moi, de reprendre les choses en main. Je le plaquais contre le mur, et je l'embrassais passionnément. Je l’attrapais par la taille, et sans la moindre difficulté, je le soulevais afin de le mettre à ma hauteur. Tony enserra ses jambes autours de moi, et s’agrippa à mes épaules pour éviter de glisser. Alors que l'eau, qui me semblait toujours aussi froide, coulait sur nous, je pénétrais l'ingénieur qui poussa un long soupire de plaisir. Cette fois-ci, et contrairement à tout à l'heure, nos ébats étaient plus bestiaux. Les vas-et-viens étaient plus sauvages, et les soupires de Stark étaient déjà plus erratiques. Son étreinte se resserrait avec force autour de moi, et je sentais tout son corps se crisper à mesure que mes assauts se répétaient.

–     Steve....

–     Oui ? Demandais-je entre deux souffles.

–     C'est trop…bon...

           Je l'embrassais avec passion, et je lui murmurais encore une fois un « je t'aime ». Le temps semblait s'étirer mais j'aurais aimé que cela ne s'arrête jamais. Cependant, le plaisir ne faisait que de grimper, et il allait bientôt atteindre son paroxysme. Je fini par jouir en lui, tandis que dans le même temps, mon partenaire est lui aussi venu. Je restai quelques secondes en lui, savourant autant que possible cet instant, que j'avais trouvé trop éphémère. Tony était essoufflé, et se contentait de me regarder avec un petit sourire satisfait. Je fini par me retirer de mon amant avant de le reposer au sol. Il passa ses bras autours de ma taille et posa sa tête sur mon torse. Il demanda à J.A.R.V.I.S de couper l'eau et l'IA s'exécuta sur le champ.

–     J.A.R.V.I.S est dans la salle de bain aussi ? Demandais-je étonné.

–     Bien entendu, dit l'ingénieur toujours essoufflé.

–     Mais il voit tout ? C'est filmé d'ailleurs ?

–     Oui, mais t'en fais, ça va sur les serveurs de la maison, ça ne risque rien. Dit-il l'air sûr de lui.

–     Oui, enfin si quelqu'un arrive à le craquer…et puis je n’aime pas l'idée d'être filmé, dis-je.

–     Tu sais, c'est pareil au Manoir, J.A.R.V.I.S est partout, tu sais.

–     Oui, je m'en doute mais bon, je n'aime pas trop. Dis-je en réalisant que je n'y avait jamais vraiment songé. Tu pourrais les effacer ? Parce que je me dis que si quelqu'un tombe dessus, il serait ravi de voir une vidéo porno de nous deux.

–     On appelle ça une Sex Tap maintenant, et cette fameuse personne aurait intérêt d'être vraiment très doué en informatique si elle veut pouvoir craquer MON J.A.R.V.I.S. Dit-il avec une pointe de fierté.

–     Mais, tu peux quand même les effacer, non ?

–     Roh, t'est pas drôle, et si j'ai envie de revoir mon Captain se transformer en une bête sauvage, je fais comment moi ?

–     Il te suffira de me le demander, et je te ferais un plaisir de te rafraîchir la mémoire.

–     Bien, bien je supprimerais tout ce qui est trop compromettant pour l'honneur de mon Captain America.

           Après cela, nous nous sommes douchés rapidement avant de retourner jusqu'au lit du milliardaire. Celui-ci semblait épuisé après tous ces ébats, il se laissa tomber lourdement sur son lit moelleux. Quant à moi, je me glissais dans la couverture, et je m'étirais, moi aussi fatigué après notre longue journée. Tony rampa jusqu'à moi, et entra difficilement dans la couverture avec moi. Alors qu'il venait juste de se poser sur l'oreiller, je pouvais voir que le sommeil rattrapait déjà le milliardaire. Il clignait des yeux doucement, et semblait avoir de plus en plus de mal à les rouvrir. Je lui déposais un baiser dans les cheveux en lui murmurant un « bonne nuit ». Je passais mes bras autours de lui, et je le rapprochais de moi. Tony se laissa faire, et n'eut même pas la force de réagir. Il soupira, et sombra dans le sommeil. Je ne tardais pas à l'imiter mais encore une fois, mon sommeil sera de courte durée. Environ deux heures après m'être endormi, Tony me réveilla, car il n'arrêtait pas de se mouvoir. Il marmonnait des choses inintelligibles, et visiblement, il était encore en train de cauchemarder. Son souffle était de nouveau irrégulier, et il était tout transpirant. Je ne savais pas trop comment je devais faire pour le réveiller, car la dernière fois, je n'avais fait que le paniquer. Je resserrai mon étreinte autours de lui et je déposai un baiser dans ses cheveux, en l'appelant le plus doucement possible. Toutefois, cela ne calma pas mon amant qui bougeait de plus en plus. On aurait dit qu'il était en train de reculer, comme s'il essayait de fuir quelque chose. J'essayais d'écouter ce qu'il disait, mais les murmures étaient trop bas, et trop bredouillés pour être réellement intelligibles. Toutefois, je compris quelques brides tels que « non », « pitié », ou « pas ça ». Mais il me manquait encore de nombreux éléments pour comprendre réellement ce qui travaillait mon partenaire. Je tentais toujours de le calmer, quand d'un coup, mon partenaire se réveilla en sursaut me donnant au passage un violent coup de coude dans le nez. Je grimaçais de douleur, tandis que Tony, s'était assis dans son lit, et tentait de reprendre son souffle. Je me redressais avec le nez toujours endolori, lorsque j'arrivais à la hauteur de mon amant, celui-ci me jeta un coup d’œil inquiet.

–     Je t'ai fait mal ? Me demanda-t-il essoufflé.

–     Sincèrement, je m'inquiète plus pour toi que pour moi. Tu cauchemardes souvent comme ça ?

–     Je...je suis désolé, je ne voulais pas te réveiller. Me dit-il visiblement secoué.

–     Tony, écoute ça fais deux soirs de suite que tu te réveil brutalement comme ça.

–     Je pensais que tu avais le sommeil plus lourd que ça, dit-il l'air pensif. Je vais prendre un café, tu devrais te rendormir.

–     Un café ? Ça va t'empêcher de dormir.

–     Je compte pas me rendormir

–     Tony, il est trois heures du matin, tu ne vas quand même pas te lever maintenant ?

–     Si, mais rendors toi. Tu as besoin de sommeil.

           L'ingénieur se leva me laissant seul dans sa chambre. Je ne savais pas quoi faire, mais je ne me sentais pas d'aller me coucher, en le laissant ainsi. J'avais envie de savoir ce qui l'empêchais de dormir à ce point-là. Je finis donc par me lever pour retrouver Stark dans son immense cuisine. Mais contrairement à ce qu'il m'avait dit, ce n'était pas un café qu'il prenait, mais un verre de Whisky. Sous le choc, je m'avançais d'un pas décidé vers le mécanicien, et je lui confisquais son verre que je jetais dans l'évier. Tony me lança un regard médusé :

–     Hey, tu es chez moi ici, je ne te permets pas de jeter un si bon whisky. Tu te rends compte du prix de la bouteille ? Me demanda-t-il comme si de rien n'était.

–     Tony, il est trois heures du matin ! C'est tout ce que tu trouves à me dire ? T’as perdu la tête ou quoi ?

–     Quoi ? J'ai pas le droit de boire ?

–     Pas à cette heure-là !

–     Mais avec toi, c'est jamais l'heure de boire.

–     Mais trois heures du matin, ce n'est pas une heure pour boire ! Pour personne !

–     Bien sûr que si, avant je buvais jusqu'à pas d'heure !

–     Oui et bien maintenant, les choses ont changé. Interdiction de boire à cette heure-là ! Tony, tu as un sérieux problème d'alcool.

–      Je n'ai aucun problème, me répondit-il sur un ton extrêmement agressif.

–     Tony, il est trois heures du matin, et tu t'enferme dans la cuisine pour boire un verre.

–     Je ne me suis pas enfermé, souligna-t-il.

–     Tony, tu joues sur les mots ! Tu es un alcoolique, tous les jours tu sens l'alcool, et c'est tellement grave que tu deviens ivre au point de mettre ta vie en danger !

–     J'ai juste foiré la mise en place d'une nouvelle arme sur mon armure. Cela a provoqué un court-circuit, c'est tout ! Ça n'a rien à voir avec l'alcool !

–     Tu te fous de moi ou quoi ! Tu étais tellement ivre à cette époque que tu avais du mal à articuler quand tu nous parlais ! J'ai grandi avec un père alcoolique, tu crois que je ne sais pas remarquer quand quelqu'un est ivre ?

–     Sauf que je ne suis pas un alcoolique ! Dit-il toujours aussi agressif.

–     Bien sûr que si Stark, et plus vite tu le reconnaîtra, et plus rapidement nous pourront soigner ton addiction.

–     Mais je ne suis pas un alcoolique ! Répéta-t-il en tapant du poing sur la table.

–     Tony, il est trop heures du matin, et tu vas boire ! C'est pas un comportement d'alcoolique ça ?

–     Non ! Je suis juste épuisé et je n’arrive pas à dormir. Si boire un verre m'aide à dormir, je ne vois pas où est le problème.

–     Tony, tu n'es pas censé boire pour pouvoir dormir. Et puis, si ce n'était qu'un verre encore, sauf que je te connais, tu ne vas pas t'arrêter à un verre.

–     Qu'est-ce que tu en sais ?!

–     Je le vois ! Arrête de me prendre pour un idiot, je sais pertinemment que tu bois beaucoup, mais je ne te laisserais pas sombrer ! Alors tu remontes avec moi, et sans boire quoique ce soit.

–     Tu me fatigue Steve, je suis chez moi et je fais encore ce que je veux. Si tu n'es pas content, tu n'as qu'à partir d'ici.

–     Hors de question Tony. Tu peux me menacer ou m'insulter si cela te chante, mais tu ne me feras pas partir. Alors, soit tu montes te coucher avec moi, soit je vide toutes les bouteilles de la maison dans l'évier, compris ?

–     Ça te prendrait du temps, j'ai une cave entière remplie de bouteille de vin.

–     Et combien de fois par mois tu dois remplir cette fameuse cave ?

–     Très drôle Steve. Je ne bois pas autant que ça, arrête de dire que je suis un alcoolique, c'est totalement faux !

–     Alors suis moi, je te préviens, si pour que tu arrêtes de boire je dois toujours être sur ton dos, je le serais. Et tu sais très bien que je suis du genre persévérant.

–     Oui, tu es juste trop stupide pour savoir quand t'arrêter surtout.

–     Jusqu'ici, cela m'a toujours réussi.

–     Ça réussira seulement à te rendre célibataire, me provoqua-t-il.

–     Tu serais prêt à me quitter, car tu ne peux pas boire un verre ? N'est-ce pas un comportement d'alcoolique ça ?

–     C'est pas ça ! Répondit-il avec agressivité. Je n'aime juste pas qu'on me dise ce que j'ai le droit de faire, ou pas.

–     Oh mais tu peux faire ce que tu veux, excepté te saouler au point de ne même pas réussir à parler correctement.

–     Bien, dans ce cas, je peux boire un verre ça ne te dérangera pas, il m'en faut plus que ça pour ne plus pouvoir articuler correctement.

–     Non, alors maintenant tu te lèves, et tu vas te coucher.

–     Sérieusement Cap', tu me fatigue.

–     Peu importe, que je te fatigue ou pas, le résultat sera le même. Tu remontes dans la chambre et tu ne toucheras pas à un verre d'alcool, c'est compris ?

           Tony tapa encore une fois du poing sur la table, et fini par se redresser. Il me cracha un « tu me saoul » auquel je ne répondis pas. Je sais que les alcooliques peuvent être agressifs et violents quand on les empêche de boire, et c'est visiblement le cas de Stark. Je dois avouer que jamais de ma vie je n'aurais voulu me mettre avec un alcoolique. Ayant grandi avec un père alcoolique et une mère qui n'osait rien lui dire, je m'étais promis de ne jamais reproduire ce même schéma. C'est ailleurs aussi pour cela que je ne pouvais pas laisser Tony sombrer dans l'alcoolisme, car je l'avais promis à ma mère. En effet, alors que ma mère état mourante, elle me fit promettre de ne jamais devenir un alcoolique comme mon père, et que je ne laisserais pas l'alcool détruire ma vie. Et c'est bien ce que je compte faire, car si l'alcool est nocif pour les personnes qui le consomme, ce n'est pas mieux pour leurs entourages qui doivent supporter la déchéance de l'alcoolique. C'est pourquoi même si Stark m'insulte, me frappe ou même me quitte, je n'abandonnerais jamais. Même si cela signifie la fin de notre relation.


           Je rejoignis l'ingénieur qui s'était couché, visiblement contrarié, dans sa chambre. Je m'installais à ses côtés sans rien lui dire, et sans le toucher. Je savais que là, il n'avait aucune envie de me parler, et si je le poussais dans ses retranchements, il se braquerait définitivement. Les heures s'écoulaient, et ce n'est que sur le petit matin que je finis par m'endormir. Je me réveillai difficilement sans trop savoir quelle heure il pouvait être, ni combien de temps je m'étais assoupi. Lorsque j'ouvris les yeux, les fenêtres qui était teintées en noir foncées s’éclaircirent pour laisser passer la lumière du soleil. Découvrant par la même occasion la vue sur l'océan qu'offrait la chambre de Stark. En parlant du loup, celui-ci avait dû se lever avant moi, puisque le lit était désert, et que la place qu'occupait mon amant était déjà froide. Je me levais alors plutôt rapidement, ayant peur que le play-boy soit parti descendre une bouteille de whisky, alors que j'étais encore plongé dans un sommeil profond.

           Je descendis dans la cuisine qui avait l'air encore plus spacieuse lorsqu'il faisait jour. Elle donnait, en effet, sur l'immense salon du milliardaire qui était sobrement décoré. Il est vrai que sa maison est magnifique, toutefois, je trouve qu'elle manque un peu de vie, et on voit clairement que Stark ne passe pas le plus clair de son temps dans le salon. Ne trouvant aucune trace de l'ingénieur, je demandais alors à J.A.R.V.I.S où se trouvait Stark. L'IA me répondit qu'il travaillait en bas dans son laboratoire privé. Je descendis les marches qui menaient jusqu'au garage qui faisait office de laboratoire pour Stark. Ses voitures de luxes étant entreposées au milieu des diverses ateliers qui jonchaient la pièce. J’aperçus un pan de mur sur lequel on pouvait voir différentes armures d'Iron Man, exposées comme des œuvres d'art. Je toquais contre la paroi en verre, car je n'avais pas le mot de passe, afin de la déverrouiller. La porte s'ouvrit, me laissant accéder à mon ingénieur, qui était penché sur un tas de ferraille. Je m'approchais de lui, et je déposai un baiser dans son cou. J'en profitais pour essayer de savoir si le mécanicien avait bu, mais il n'émanait pas d'effluve d'alcool de lui. Ce qu'il me confirma par ailleurs :

–     Je n'ai pas bu si c'est ce qui te tracasse, me dit-il froidement.

–     Tant mieux, Tony. Mais, tu as conscience que ce genre de comportement ne plus durer, n'est-ce pas ?

–     Je vois pas le problème. Dit-il sur un ton glacial.

–     Tony, écoute-moi, je ne fais pas ça pour te contrarier, et pour tes cauchemars, on trouvera une solution qui ne nécessite pas de te tuer la santé. Tu sais, mon père est mort à cause d'une cirrhose, et je ferais tout pour qu'une telle chose ne t'arrive pas.

–     Je ne bois pas au point d'avoir une cirrhose quand même.

–     Tu bois bien trop Tony, ce n'est pas raisonnable.

–     Je ne bois pas tant que ça, me dit-il le plus sérieusement du monde. Je bois beaucoup moins que ce que faisait mon père. Et personne ne l'a jamais considéré comme un alcoolique.

–     Tony, j'ai connu ton père jeune, et je ne l'ai jamais vraiment connu dans son intimité...

–     J'espère bien, me coupa-t-il avec un léger sourire.

–     Sérieusement, et je pense que même si ton père avait été alcoolique, je ne suis pas sûr que quelqu'un aurait eu le courage de le lui dire. Et je ne pense pas qu'il se considérait lui-même en tant qu'alcoolique. Pourtant s'en était un, n'est-ce pas ? C'est ce que tu m'avais dit, et c'est comme ça que tu le considérais.

–     Je vois où tu veux en venir, mais je ne suis pas un alcoolique parce que mon père en était un, me fit-il remarquer.

–     Tu n'es pas alcoolique parce que ton père l'était, tu l'es parce que tu bois beaucoup Tony. Tu as le droit de boire un verre de temps en temps, sauf que, c'est tous les jours, et en plus ou moins grande quantité. Mais de toute façon, même si ce n'est qu'un verre, boire tous les jours c'est déjà une forme d'alcoolisme.

–     Oui, oui, me dit-il l'air contrarié. Tu as fini ton serment ? Si tu as faim tu peux aller manger, J.A.R.V.I.S a envoyé quelqu'un acheter ce que tu aimes ce matin.

–     Tu as mangé toi ?

–     Non, pas faim, me dit-il tout en continuant de travailler.

           Je remontais à l'étage, et je préparais un plateau pour nous deux. Tony avait fait l'effort de ne pas boire ce matin, alors je comptais le récompenser avec des petits gestes d'affections. Après tout, il boit visiblement pour oublier ce qui le fait cauchemarder. Et s'il n'a rien à quoi se raccrocher, il n'aura aucune raison de décrocher. C'est pourquoi, je ferais tout pour lui donner une raison de se battre. Avec l'aide de J.A.R.V.I.S, je préparais des crêpes pour Tony, car je savais que si je me contentais de lui ramener des céréales et des fruits, cela ne lui plairait pas. Or, le but est de lui faire plaisir, et non de le vexer.

Sur le plateau, je plaçais donc deux tasses à cafés bien chaudes, deux verres de jus d'orange et de lait, des crêpes avec du sirop d'érable, des céréales et des fruits. Je descendis jusqu’au cave aussi concentré que possible pour tenir tout cela en équilibre. J.A.R.V.I.S m'ouvrit la porte du laboratoire, sans que mon amant ne me prête la moindre attention. Il était penché sur son travail, et n'avait même pas relevé la tête en m'entendant arriver. Je posais le plateau sur une table juste à côté de lui, et je l'interpella :

–     Tony, j'ai ramené de quoi déjeuner.

–     Je t'ai dit...dit-il en forçant pour fixer quelque chose...que je n'avais pas faim.

–     Je t'ai préparé des crêpes et une bonne tasse de café bien chaude.

–     Bien pose ça là, je finis ce que je fais et je mangerais après.

–     Je l'ai déjà posé, lui fis-je remarquer.

–     Ah, bah merci.

           J’attrapais donc ma tasse à café, et je commençai à déjeuner tout en fixant mon ingénieur qui était toujours occupé à travailler. C'est tout en continuant à travailler qu'il me demanda :

–     Tu comptes déjeuner ici ? Tu serais mieux dans la cuisine ou sur la terrasse.

–     Je suis mieux en ta compagnie, et si tu préfères vivre terré dans ton garage, je peux au moins venir ici pour partager un petit déjeuner en compagnie de mon chéri, non ?

–     Comme tu veux, se contenta-t-il de me dire froidement.

           Je soupirais à ces mots. Tony pouvait être chaleureux, charmeur et joueur mais il pouvait, la minute d'après, se montrer froid, manipulateur et arrogant. Il n'est pas toujours facile de savoir sur quel pied danser avec lui, car il se vexe de façon aléatoire. Parfois ce qu'on lui dit lui passe au-dessus de la tête, et parfois, une chose moins grave va prendre des proportions gigantesques. Si ce matin sa mauvaise humeur s'explique par les disputes successives que nous avions à propos de l'alcool, j'ai bien peur qu'il reste vexé durant quelques jours encore.


           Et cette impression que j'avais se confirma. En effet, Tony et moi avions décidés de rester à sa villa durant quelques semaines, car il avait du travail à faire pour mettre en place la fondation Septembre avec Pepper. Cette fondation avait pour but d'aider les étudiants, mais, même ce but charitable, n'arrivait pas à le mettre de bonne humeur. Tony avait toujours le sommeil aussi agité, et ses nuits étaient extrêmement courtes. Toutefois, il refusait de m'expliquer ce qui le tracassait réellement, ni l'origine de ses cauchemars. Encore une fois, c'est en raison de ces cauchemars que l'ingénieur voulait se remettre à boire, pour trouver le sommeil comme il me le disait. Cependant, j'étais là pour veiller au grain, et je ne le laissais pas toucher à une goutte d'alcool. J'avais, par ailleurs, jeté toute la liqueur disponible dans la maison de mon partenaire, même les bouteilles les plus coûteuses, ce qui m'avait valu une engueulade digne de ce nom. Malheureusement, je ne pouvais pas le surveiller lorsqu'il était en dehors de la villa notamment quand il partait en réunion à Stark Industries. Et je ne compte plus les fois où il est rentré totalement ivre de son entreprise, ce qui provoqua de violentes disputes. C'est pourquoi, j'ai fini par l'accompagner partout. Je le laissais seul uniquement durant les réunions, mais dès qu'il sortait, il me trouvait là. Je commençai à le surveiller où qu'il aille, et quoiqu'il fasse. Ce qui tapa rapidement sur le système de mon partenaire et qui provoqua des disputes encore plus violentes. Mais je ne lâchai pas, y compris quand des symptômes du manque d'alcool se faisait sentir. Ses mains tremblaient, il vomissait, ne dormait plus de la nuit. De plus, par moment, il était en sueur et semblait fiévreux. Mais le pire, c'était son anxiété qui le rendait agressif pour un rien. Parfois, le simple fait de m'entendre respirer lui était tout bonnement insupportable. Mais, tout cela ne m'effrayait pas, car mon père avait fait plusieurs cures de désintoxication, et il était déjà passé par tous ces symptômes. Et même s'il avait toujours fini par replonger, je ne lâcherais pas mon amant jusqu'à ce qu'il aille réellement mieux.


           Mais alors que Stark semblait aller de plus en plus mal, Natasha vient me trouver à sa villa. J'avais laissé mon amant se reposer dans sa chambre le temps que Natasha m'explique la raison de sa venue.

–     Salut Steve, comment va Stark ?

–     Mal, répondis-je honnêtement. Mais, je veille sur lui alors ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne guérisse de son addiction.

–     Je n'aurais jamais pensé qu'il était accro à ce point, me dit-elle calmement.

–     Je m'en doute, mais tu n'es pas venue ici pour me parler de Tony, lui fis-je remarquer. Un soucis Nat' ?

–     Oui, je crois bien que oui. Me dit-elle pensive. Tu sais que l'interrogatoire du Fixer n'a rien donné ?

–     Oui, Sharon m'a prévenue qu'il refusait toujours de parler.

–     Mais je crois savoir ce qu'il préparait à Singapour, la mission que m'avait donné Fury le mois dernier, m'a mise sur la piste. Et je crois bien qu'il pourrait s'agir d'un travail pour les Avengers.

–     Ah oui ? Explique-toi.

           Elle m'expliqua alors que les derniers membres d'Hydra avait reformés leur organisation. Ils ont l'intention de réveiller une immense créature endormie sous la ville de Singapour. L'arrestation du Fixer avait ralenti leur plan, mais elle avait de forte raison de penser, que celui-ci n'était pas totalement stoppé. Après avoir écouté attentivement les explications de mon amie, je constatais qu'il nous manquait de nombreuses informations qui nous permettrait de passer à l'action. Car nous ne savions rien de qui allait agir, ni où exactement, et encore moins comment ils comptaient s'y prendre pour réveiller et contrôler ce fameux monstre. De même, nous n'avions aucune information réelle sur cette créature, si ce n'est quelques mythes ou folklores locaux. Or, si Hydra s'y intéressait, cela ne pouvait pas n'être basé que sur des mythes. Je chargeais donc Natasha et Clint, nos deux meilleurs espions, de trouver où, et quand, ils comptaient agir. Et ce qu'ils comptaient réellement réveiller. Une fois qu'elle aurait de plus amples informations, elle devait revenir me voir. Toutefois, elle souligna que l'aide de Stark pour craquer certains fichiers du SHIELD serait fortement apprécié. Or, vue l'état actuel de mon compagnon, je n'étais pas sûr qu'il puisse faire quoique ce soit. Je lui fis comprendre alors qu'il ne fallait pas trop compter sur Stark dans les jours à venir ce que la jeune femme compris sans difficultés.

           Alors qu'elle venait de repartir, Stark vient à moi avec une tasse à café dans les mains. Il semblait contrarié mais ça c’était un peu comme tous les jours ces derniers temps. Il me déclara alors d'une voix quelque peu éteinte :

–     Tu penses que je ne suis plus capable de craquer des fichiers du SHIELD ? Et pourquoi je n'en serais pas capable ?

–     Parce que tu es fatigué ces derniers temps.

–     Tu es pire qu'une mère poule, tu sais. Si je suis capable de craquer les fichiers en étant totalement ivre, je devrais pouvoir le faire en étant sobre depuis des semaines, non ?

–     Sûrement, dis-je ravi de voir qu'il semblait avoir toujours confiance en ses capacités.

–     Évidemment, tu diras à Natasha de m'envoyer ce qu'elle veut que je craque, et je me ferais un plaisir d'aider notre espionne en herbe.

–     On ne peut pas vraiment dire que ce soit une espionne en herbe, fis-je remarquer en souriant. Elle sait tout sur tout cette femme.

–     Pas totalement faux. Aller, tu ne veux pas sortir un peu ? J'en ai assez de rester enfermés dans cette maison.

           Et c'est sur la proposition de mon ami que nous sommes sorti ce jour-là. Et depuis, il semblait aller de mieux en mieux. Il se reprenait en main, non seulement il ne touchait plus à l'alcool, mais son régime de vie était bien meilleur. Il prenait soin de lui, se douchait quasiment tous les jours, exceptés ceux qu'il passait entièrement dans son laboratoire sans en sortir. Il avait repris la fabrication d'une nouvelle armure (la marque LII[1] je crois), il mangeait convenablement et prenait soin de lui. La seule ombre au tableau était qu'il faisait toujours des cauchemars. S'ils étaient moins fréquents, ils étaient toujours aussi violents. Il avait toujours aussi quelques crises de manque, et son humeur était toujours aussi fluctuante. Mais quand Natasha lui avait fait parvenir les dossiers cryptés, il n'avait pas fallu plus d'une heure à Tony pour réussir là où les informaticiens du SHIELD échouaient depuis des jours. Et ce qu'on découvrit à l'intérieur, n'était pas de bon augure.


A Suivre

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Bonjour !


J’espère que ce chapitre vous aura plu ! Stark n’épargne décidemment pas Captain America !


N’hésitez pas à me laisser des commentaires que l’on puisse échanger sur ce que vous avez aimé ou non !


Sur ce, bonne soirée et bonne lecture !

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[1]LII signifie 52 en chiffre romain.

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