HYDRA'S QUEST
Le Bus se posait à l'aéroport de Madripoor. Tony, Ward et Vankakrov en descendirent. Tony sourit en regardant la ville. Il y avait tant vécu. Ce repaire de criminels l'avait beaucoup aidé après la chute du SHIELD et la séparation des Avengers. Il vit au visage de Ward que ce dernier n'était pas aussi heureux d'être là.
— Je suis sûr qu'y a plein de gens comme toi, ici, tenta de le rassurer Tony.
— Justement, marmonna Ward. C'est ce qui m'inquiète.
En réalité, ça inquiétait un peu Tony aussi. Leur discussion à cœur ouvert dans le Bus n'avait pas suffi à le mettre totalement en confiance, et c'est
pour ça qu'il était venu ici, d'ailleurs : pour pouvoir être en surnombre au cas où la nature d'agent double de Ward reprendrait le dessus. Le seul qui avait l'air complètement détendu, c'était Vankakrov. Il était probablement comme un poisson dans l'eau au milieu de tous ces criminels.
— On va aller dans un bar, dit Stark, enjoué.
Le visage de Ward se durcit encore plus.
— Stark.
— C'est pas ce que vous croyez. Il faut qu'on parle au shérif.
— Cet endroit a un shérif ? s'étonna Vankakrov.
— Même les hors-la-loi ont besoin d'ordre. Il dirige pas vraiment la ville, il s'assure juste que l'endroit reste un refuge pour les criminels, pas un endroit où ils s'entretuent, expliqua Tony.
— Et si le FBI débarque ? Il n'a pas l'autorité légale pour les freiner, si ? demanda Ward, toujours stratège.
— Le FBI n'a surtout rien à faire là. On est hors de sa juridiction. En fait, un flou juridique a fait que cette île est en dehors de toute juridiction.
— Raï… souffla Vankakrov.
Le trio avança jusqu'à un bar à l'apparence sinistre, mais que Tony savait convivial. Ils entrèrent. Vankakrov se dirigea immédiatement vers des gens qu'il avait l'air de connaître. Tony et Ward s'assirent au comptoir. Tony vit que Grant était nerveux. Avait-il peur de croiser quelqu'un en particulier ? Le barman s'approcha.
— Monsieur Stark ! Ils disaient qu'on vous reverrait pas de sitôt !
— C'était pas prévu. Le shérif est dans le coin ?
— Non. Il est à l'autre bout de l'île, il gère une histoire un peu étrange, à propos d'une princesse africaine qui demande l'asile.
— Hm. Sers-nous des verres pour la route, alors ! Pour tout le monde, c'est pour moi !
Tout le monde cria de joie dans le bar tandis que le barman se mettait au travail. Tony se pencha vers Ward.
— T'as de l'argent sur toi, pas vrai ?
La colère se lut immédiatement dans les yeux de Ward.
— Le FBI m'a vraiment tout pris, donc… se justifia le milliardaire en essayant d'avoir le regard le plus tendre possible.
Ward sortit une liasse de billets. Une femme vint lentement s'asseoir à côté de Tony. Il la reconnut instantanément, mais fit semblant de ne pas la voir.
— Tony Stark se targuait de partir en mission pour sauver le monde… et le voilà de retour à la maison dix secondes plus tard, dit la femme pendant que le barman servait tout le monde.
— Le voyage a été plus court que prévu. Des complications.
— Oui, j'entends souvent ça venant de toi. La longueur n'a jamais été ton fort.
Ward recracha son verre en entendant ces mots. Il partit s'asseoir avec Vankakrov et ses compagnons. Voilà quelque chose qui ne lui avait pas
manqué. L'humiliation.
— Pepper Potts se targuait de vouloir quitter ce caillou aussi, non ?
— Le shérif avait plus intéressant à proposer.
— Une retraite et une assurance maladie ?
— Un poste. Je suis administratrice, maintenant.
— Il a toujours su déceler le potentiel.
— Je suis censée l'informer de ton arrivée.
— Fais donc ! J'ai besoin de lui parler.
— Je ne le ferai pas tant qu'il sera avec toi, dit-elle en désignant Ward.
— Quel est le problème ? Il m'a aidé à m'évader de Washington.
— Oui, et c'est un agent du FBI. Avant ça, du SHIELD. On ne sait pas pour qui il travaille, et tu compromets toute l'île en l'amenant ici.
— Même s'il travaillait pour une autorité légale, tout le monde sait ce qui se passe ici et il n'aurait aucun moyen d'agir…
— Je ne parle pas de ça. HYDRA.
Tony laissa échapper un souffle.
— Je sais où ils sont, dit-il en buvant son verre.
— Quoi ? Tu comptais en parler quand…
— Ils ne bougeront pas tant qu'ils n'en auront pas besoin.
— Mais l'attaque à Washington…
— C'était pas eux, et c'était pour m'atteindre, moi. Et le conteneur. Rien d'autre.
Pepper semblait enfin comprendre ce que Tony s'efforçait d'expliquer. Ward était un danger, mais certainement pas un agent d'HYDRA, alors il n'était pas différent de l'entièreté de la population de Madripoor. Une fois les verres finis, Pepper emmena Tony et Ward en voiture, laissant Vankakrov avec ses amis. Ils traversèrent la ville, et Tony sentit la décontraction de Ward devant toutes ces rues illuminées, cette bonne humeur ambiante. Il y avait de l'illégalité dans l'air, mais elle semblait paradoxalement contrôlée.
— Ne te ramollis pas, agent. C'est la partie émergée de l'iceberg, littéralement, avertit Tony.
Et cet avertissement se confirma lorsqu'ils arrivèrent dans la ville basse. Là, les rues étaient vides, sombres.
— Dépose-nous au bar, là-bas.
— Stark ! protesta Ward.
— Non, il a raison. Le shérif va bientôt passer par là, je lui dirai que vous êtes à l'intérieur.
Tony sortit de la voiture, le sourire au visage, à l'inverse de Ward. Ils entrèrent dans le bar. L'ambiance était à l'opposé du précédent : tout le monde les regarda comme si une guerre allait commencer.
— La tournée est pour moi ! cria Tony, et l'ambiance se détendit immédiatement.
— Vous vous démerdez pour celle-là, dit Ward à l'oreille de Tony avant d'aller s'asseoir.
Tony resta pantois, debout à l'entrée du bar. Il s'avança lentement vers le comptoir et s'assit à côté d'un homme barbu en chemise de bûcheron.
— Alors ? demanda le barman en tendant la main.
— Euh, vous faites les ardoises ?
L'homme à côté se tourna vers Tony.
— Tu as fait une promesse que tu ne peux pas tenir ?
— Je vais la tenir, je demande juste s'il y a une ardoise.
— Ça fonctionne pas comme ça, mon gars, dit l'homme en faisant sortir des griffes en métal de ses poings. Tu ferais mieux d'aligner le fric, de suite.
— On se calme ! cria une voix depuis l'entrée du bar.
L'homme qui avait crié commença à avancer lentement. Chaque personne présente dans le bar détourna le regard, à part Ward, qui fixait le nouvel arrivant. Ses bottes en cuir marron frappaient le sol du bar. Il portait un bout d'armure Stark, qui partait de sa main droite et s'étendait jusqu'à son épaule, avant de se prolonger en un énorme canon dans son dos, canon qui pointait vers l'homme aux griffes. Ce dernier s'empressa de les rétracter. L'étoile accrochée sur le torse de l'homme confirma à Tony que son vieil ami était toujours shérif. Le shérif posa une liasse de billets sur le bar.
— Sers-les, ordonna-t-il.
— Oui, bonjour, à vos ordres, shérif Rhodes, dit le barman en s'empressant de se mettre au travail.
Tony et son ami, le shérif James Rhodes, se firent une accolade. L'homme aux griffes alla s'asseoir plus loin, une fois son verre en main, pour laisser la place à Rhodes.
— Tony. Quand Pepper m'a dit que tu étais revenu, j'ai cru qu'elle me chariait.
— J'avais pas vraiment d'autre endroit où aller…
— Qu'est-ce que tu foutais à Washington ?
— T'es pas le seul à être nostalgique.
— Nostalgique ? J'en ai l'air, d'après toi ? J'ai plus d'autorité ici que j'en aurais jamais eu à l'armée. En tout cas, tant que cette loi ridicule est active.
— C'est Rogers, le problème.
— Non, c'est un symptôme. Ils le mettent au pouvoir parce qu'ils savent qu'il suivra leurs ordres à eux, contrairement à nous.
— Il était là. Toujours aussi insupportable.
— Sauf que toi, t'y ajoutes du personnel.
— J'ai pas d'armure.
— Ouais, je vois ça. Alors, c'est quoi, le plan ?
— Je dois récupérer l'Héliporteur.
Rhodes faillit s'étouffer avec son verre.
— Le même appareil qui a bombardé Washington, c'est ça que tu veux récupérer ?
— C'est ma seule garantie de gagner contre…
— Non, hé, Tony, faut que tu redescendes sur Terre, là. On n'est plus les Avengers, on a aucun soutien. Y a de grandes chances que tu crèves en essayant de reprendre le Porteur, et même si tu réussis, tu vas avoir tous les gouvernements du monde sur le dos, et tu vas faire quoi ? Les bombarder un par un ? Parce que, vu le bordel que ce truc a foutu, venir à Madripoor avec n'arrêtera personne de te pourchasser, et je laisserai pas une guerre ouverte avoir lieu ici.
— Non, il me le faut pour faire face à HYDRA et prouver à tous les gouvernements que je vaux encore quelque chose, justement.
La tête de Rhodes eut un léger sursaut, en même temps que ses sourcils s'abaissèrent.
— Qui a bombardé Washington ?
— Fury.
Le visage de Rhodes exprima de la stupéfaction.
— Le SHIELD existe encore ?
— À petite échelle. Mais c'est pour ça qu'on aura même pas besoin de se battre pour récupérer le Porteur. Il faut juste qu'on le rattrape.
— Attends, attends. Qu'est-ce qui te fait dire que Fury va t'abandonner le Porteur ?
Tony désigna Ward de la tête.
— Je te présente Grant Douglas Ward.
Les yeux de Rhodes s'ouvrirent en grand.
— C'est le mec qu'on a récupéré à Moscou…
— Et c'est aussi le frère de Christian Ward et de Sofia Ward.
Rhodes commença à sourire.
— Ouais. Je peux te trouver des hommes et des véhicules. Je me joins même au voyage. Pepper saura gérer en mon absence, on garde une armure
au frais pour elle. Mais comment on va retrouver l'Héliporteur ?
— Lorsque j'ai essayé de m'introduire dans le système pour récupérer Vision, j'ai vu que Fury le gardait. Comme il déteste les IA, s'il le garde, c'est pour aller à un seul endroit.
Rhodes leva son verre devant Tony.
— Alors, on est de retour, hein ?
— Rassemblement, bande de fils de putes !
Ils trinquèrent.
***
Natasha était allongée dans le lit, pointant dangereusement le pistolet vers elle. Il n'y avait pas d'issue. Le FBI ne les retrouverait jamais, et même s'il y arrivait, il ne pourrait rien face à Fury et ses agents immortels. Les blessures à répétition l'avaient affaiblie, l'empêchaient de réfléchir. Elle allait probablement mourir ici, alors autant qu'elle en ait le contrôle. Hunter et Bobbi entrèrent soudain. Elle rabaissa le pistolet.
— On arrive. Fury tient à ce que vous voyiez ça, dit Bobbi d'un ton qui se voulait rassurant.
Natasha n'avait plus grand-chose à perdre. Elle se leva et suivit les agents jusque dans la salle principale. Fury se tenait debout sur le poste de commande, donnant ses ordres à chaque agent aux commandes de l'Héliporteur. Natasha alla à côté de lui. En regardant par la vitre, qui avait été bouchée, elle vit que l'Héliporteur était dangereusement haut dans le ciel.
— Donc, c'est l'opération suicide collectif, maintenant ? dit-elle avec plus de sarcasme que jamais.
En réalité, elle n'en avait plus rien à faire de ce qui pourrait arriver.
— Je vous l'ai dit. Ayez la foi, répondit simplement Fury.
L'Héliporteur s'éleva encore, jusqu'à sortir de l'atmosphère et se retrouver dans l'espace. Natasha attendait que les moteurs lâchent, mais il semblait que ça n'arriverait pas. Comme si, finalement, l'Héliporteur pouvait voler dans l'espace.
— Voyez, agents ! C'est le visage d'une nouvelle convertie ! cria Fury en désignant Natasha.
Tout le monde rigola dans la pièce, sauf elle, évidemment. Depuis qu'elle s'était levée de son lit au FBI la veille, sa vie n'avait plus aucun sens. Pendant plusieurs minutes, l'Héliporteur parcourut l'immensité de l'espace comme si tout était normal. Puis ils commencèrent à approcher d'un champ d'astéroïdes. Plusieurs comètes en lévitation, et plus loin, un énorme rocher, qui n'était pas loin de ressembler à une planète.
— On a quitté le système solaire ? demanda Natasha comme une enfant en plein apprentissage.
— Oui.
— Alors, qu'est-ce que c'est ?
— Une preuve.
Natasha se retourna vers Fury, légèrement agacée par son ton cryptique.
— Une preuve de quoi ?
— Que la création du SHIELD était légitime, conclut Fury alors qu'ils entraient dans le champ et que Natasha put découvrir toute une vie
extraterrestre en mouvement sur ces rochers.
Ils construisaient, marchaient, mangeaient… Ils ne ressemblaient pas à des humains, mais n'étaient pas complètement différents. Émerveillée, Natasha lâcha malgré elle un rire. Fury la regarda avec un peu de tendresse. En avançant dans cette société spatiale, elle constata un champ de force quasi imperceptible tout autour de la société de rochers. Elle vit aussi que la même lueur violette qui protégeait les agents entourait tout l'Héliporteur. Les yeux grands ouverts, la bouche en O, elle colla sa main à la vitre comme pour s'adresser à l'un des aliens, qui la regardait.
— On arrive au troisième cadran, signala Hill depuis son poste.
— Enclenchez le vol stationnaire, ordonna Fury.
— Envoi de la commande à Vision, signala Bobbi.
Natasha sentit que l'Héliporteur s'arrêtait. Toujours sous le coup de l'émerveillement, impatiente, elle se tourna vers Fury.
— Et maintenant ?
— Il va arriver.
***
Ward avançait dans les rues sombres de la ville basse de Madripoor. Tony et Rhodes lui avaient donné un bout de papier avec une adresse dessus. Il était censé recruter quelqu'un pour leur nouvelle équipe d'Avengers de fortune, et ils lui avaient dit qu'il saurait reconnaître la recrue. Il n'avait aucune idée de ce que ça voulait dire, mais il avait l'impression qu'ils essayaient de le mettre à l'écart pendant qu'ils préparaient leur plan. Tony avait l'air de savoir où se trouvait l'Héliporteur, par conséquent Natasha, par conséquent la capsule. Ward devait rapidement obtenir l'information pour avoir les moyens d'agir au cas où les choses tourneraient mal.
Il arriva à l'adresse indiquée et, quand il entra, il se retrouva dans une sorte de salon de combat : plusieurs personnes se battaient sur des tapis. Mais pas de manière conventionnelle : un homme anormalement grand donna un coup de boule à un autre, d'une tête renforcée par un gros casque de marbre gris. L'homme en face de lui s'effondra naturellement. Était-ce lui que Ward devait recruter ? Il serait particulièrement utile, quoique difficilement gérable en cas de désaccord. Il remarqua une femme qui portait des dagues d'une forme assez spéciale, toute vêtue de rouge. Elle avait un air particulièrement assassin dans le regard.
Il sentit une présence derrière lui. Il se retourna. Une femme qui venait d'arriver lui envoya un poing dans la figure. Ward eut besoin de temps pour retrouver sa lucidité avant de reconnaître Melinda May, une ancienne collègue du SHIELD… C'était forcément elle qu'il était censé recruter.
— Content de te voir aussi.
— Madripoor n'est pas un endroit pour toi. Tu ferais mieux de partir.
— Crois-moi, rien ne me ferait plus plaisir. Mais c'est le shérif qui m'envoie.
— Si c'était vrai, il serait venu lui-même.
— Non, il est avec Tony Stark.
Le visage de May se déraidit.
— Stark est ici ?
— Oui. On part à la poursuite de l'Héliporteur. Et je crois qu'ils te veulent dans l'équipe. Je suppose que c'est parce que personne ne connaît le Bus autant que toi.
— Dans l'équipe ? Tu y es aussi ?
— Il faut croire.
— Alors, c'est non.
May alla ramasser sa serviette et se dirigea vers les vestiaires.
— May, c'est plus important que tout le reste.
— Pourquoi tu ne rassembles pas ta Ghost Force ?
— Parce que Marcus est mort à Moscou.
May s'arrêta.
— Et Maria ?
— Elle était avec moi au FBI, mais elle a disparu après l'attaque de l'Héliporteur.
— Tu crois qu'elle est à bord ?
— Je parierais pas dessus, mais… je dirais pas non plus que c'est impossible.
— Si je viens, il faudra que je parle à Rhodes de mon paiement.
Ward leva les bras, avec un léger sourire.
— Et je me mettrai pas entre toi et lui.
May hocha la tête et partit se changer dans les vestiaires. Ward souffla. Ça s'était bien passé compte tenu des circonstances. Il avait un passif compliqué avec May. Lorsqu'elle fut prête, ils se remirent en route vers le Bus. Et la route fut très silencieuse. May n'avait jamais été très loquace. Ward se sentait particulièrement mal à l'aise vis-à-vis de la tournure que prenait la mission. En arrivant, ils retrouvèrent Tony et Rhodes, accompagnés de deux autres hommes. Ward reconnut Clint Barton, alias Hawkeye, un autre ancien collègue. Quant à l'autre, il eut l'impression de l'avoir déjà vu à la télé.
— Merci d'avoir accepté, May, dit Rhodes.
— Vous n'avez pas envoyé le meilleur élément pour me convaincre, dit-elle.
— On s'est dit que ce serait plus pratique que tu sois au courant du pire en premier, se justifia le shérif.
— Et qu'est-ce que j'obtiens en échange ? demanda-t-elle.
— En rentrant, on pourra parler de la création de la force armée que tu voulais.
— Il nous faudra une base opérationnelle. Mobile, c'est mieux. Je veux le Bus, déclara-t-elle.
Rhodes se tourna vers Tony.
— Non.
— Mais si tu récupères le Porteur ?
— Et si je le récupère pas ?
— C'est qu'on sera tous morts.
Tony soupira. Il dit finalement :
— Ouais, bon.
— Marché conclu, dit Rhodes à May, qui embarqua dans le Bus.
— Agent Ward, tu connais déjà Clint, et voici…
— Hank Pym, reconnut finalement Ward. Ant-Man, enchanté, monsieur.
Ils se serrèrent la main.
— Janet était contre toute cette petite aventure, mais ça fait du bien de revenir à ce qui a fait sa jeunesse, dit Hank. Et puis, étant le cocréateur de
Vision, vous aurez besoin de moi.
— Eh bien, un Avenger ne sera pas de trop, dit Ward avec le sourire.
Deux des Avengers originaux se trouvaient dans l'équipe. Cette mission ne serait peut-être pas un désastre. Il remarqua l'absence de Vankakrov, alors il interrogea :
— Où est Anton ?
— Resté sur place. Il a dit qu'il avait des affaires à régler, dit Tony.
L'équipe embarqua dans le Bus. May alla aux commandes et ils décollèrent. Ward alla voir Clint.
— Barton. Qu'est-ce qui vous a motivé ?
— Natasha. Je te préviens, si tu tentes quoi que ce soit quand on l'aura retrouvée…
— Non, je… j'ai ma mission. Comment vous la connaissez ?
— Bien. Et ça ne te regarde pas.
Clint alla s'asseoir. Ward n'aimait pas l'hostilité générale à son égard. Tout le monde à bord avait bien plus de raisons de se méfier de Tony que de lui.
— Alors, engagea Rhodes, quelle est notre destination, monsieur Stark ?
— L'espace, répondit Tony. Tous les membres de l'équipe eurent la même réaction en même temps :
— Quoi ?