HYDRA'S QUEST

Chapitre 10 : Hells Bells

Par worldbuilder

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Quelques mois plus tard, Ward et Natasha se tenaient côte à côte lors de la cérémonie de funérailles des agents du SHIELD et du FBI tombés lors de la bataille. Natasha fixait d'un air inquiétant la photo de Hill qui était sur un des cerceuils. Ward prit sa main. Elle la serra. Il vit le regard de Rogers se poser sur eux. Il l'évita volontairement.


Plus tard le même jour, Ward était au parloir, en face de Tony.


— Et la capsule ? demanda Ward.


— Je savais que la vraie était au FBI, mais qu'il y en avait aussi une fausse. Il fallait que Fury pense avoir trouvé la vraie pour qu'il ne soupçonne pas sa position.


— Justement, c'est ça. C'est ça que j'essaie de comprendre : comment tu avais autant d'informations ?


— Parce que j'ai créé la capsule.


Ward resta bouche bée. Tony sourit.


— La mission était de la contenir. J'ai créé plusieurs modèles quand on a commencé à soupçonner que le SHIELD était infiltré. Visiblement, un des leurres a fini dans ta poche.


— C'est Sofia qui me l'avait laissé.


— Ça veut sûrement dire qu'elle ne savait pas que c'était une fausse.


— Donc, qu'elle ne travaille pas pour HYDRA ?


— Impossible à dire. Sans sa version à elle, on ne saura pas.


Ward soupira.


— Grant. Je peux pas être condamné.


— Je suis pas sûr de pouvoir faire grand-chose. Tu as provoqué un attentat, bordel.


— Retourne à Madripoor. Demande à voir Pepper Potts. Elle a plusieurs documents. Ils serviront pour toi et pour moi.


— Je ne suis pas sûr d'avoir envie de te faire confiance…


— J'ai aucun intérêt à t'envoyer dans un piège. J'ai besoin de ça.


Plus tard, Ward était à Madripoor, dans un bar avec Pepper.


— Il a toujours su comment s'attirer des ennuis, dit-elle en lui donnant un gros dossier.


Ward l'ouvrit. Il tomba sur une liste de noms.


— Attendez… dit-il en sortant son téléphone.


Il alla sur la liste des noms des gens décédés lors de l'attentat du Capitole. Tous les noms présents dans le dossier figuraient également sur son téléphone.


— Ce sont les agents d'HYDRA que nous savions infiltrés au gouvernement, au FBI, à la CIA. Ils devaient tous être présents à la cérémonie au Capitole, expliqua Pepper.


Certains noms de la liste des victimes ne figuraient pas dans le dossier. Un vide qui obsédait Ward. Il tourna les pages. Il y avait une lettre, écrite par le kamikaze du Capitole. Il avait raté un attentat à New York, commandité par le directeur du FBI lui-même, puis il avait été engagé par Tony Stark pour le Capitole.


— C'est authentique ? demanda Ward.


— Oui, répondit Pepper. Et aussi, Vankakrov nous a confirmé que Fury avait passé un accord avec HYDRA pour vous livrer.


— Moi ?


Pepper hocha la tête.


— Pourquoi Fury aurait accepté ça ? demanda Ward.


— Parce qu'HYDRA lui a promis une Pierre d'Infinité en échange.


— Une… Attendez, ce qu'il y a dans cette capsule, il y en a d'autres ?


— Apparemment.


Ward réalisa doucement qu'en tuant Fury, Tony lui avait sauvé la vie. Il ferma les yeux. Ça lui faisait mal de devoir défendre cet homme. En revenant, Tony avait démêlé la corruption des dirigeants du FBI, empêché le meurtre de plusieurs figures importantes du gouvernement et fait disparaître la menace que représentait Fury. Il ferma les dossiers et se releva.


— Je dois rentrer à Washington. Le procès de Tony va avoir lieu et je dois présenter ça si on veut qu'il s'en sorte.


— Ça ne suffira probablement pas.


— On peut toujours essayer.


Au palais de justice de Washington, la salle d'audience principale était remplie. Tony était assis à côté de son avocat, un homme aveugle particulièrement compétent. En face d'eux, le juge lisait des documents. La salle était bondée et Steve, Coulson et Natasha étaient assis au fond.


— Vous n'allez quand même pas laisser faire ? s'indigna Natasha.


— On ne peut pas nier la gravité des crimes de Stark, Romanoff. C'est la loi, répondit Coulson.


Natasha regarda Steve, qui ne flanchait pas.


— Et concernant le meurtre de Nick Fury ? demanda le juge.


L'avocat de Tony se leva.


— Votre Honneur, il me paraît évident, au vu des déclarations de l'agente spéciale Romanoff, qu'il s'agissait d'un acte de protection : le colonel Fury allait tirer sur elle.


— Objection, Votre Honneur, dit le procureur en se levant. Il s'agit là d'une théorie. Le témoignage de l'agent Romanoff indique que le colonel, je cite, « pointait son arme vers elle ». Monsieur Stark a pris la décision, tout seul, de lui asséner un tir mortel.


L'avocat de Tony rit.


— Je vous en prie, de quoi s'agit-il ? Sommes-nous en train d'essayer de punir quelqu'un pour la mort de l'homme qui a bombardé Washington ?


— Il y a des lois, Maître Murdock. L'héroïsme ne rachète pas le crime.


— Peut-être qu'il le devrait.


— Objection retenue, Maître Murdock, veuillez vous appuyer sur les faits, intervint le juge.


Le procureur se rassit.


— Les faits, commença Murdock. Les faits, c'est qu'un SHIELD clandestin opérait depuis trois ans sous le nez du gouvernement, sans que rien ne soit fait pour l'empêcher d'agir. Que, depuis trois ans également, HYDRA a continué d'infiltrer les hautes sphères de nos organisations de renseignement et de protection. Le directeur adjoint du FBI lui-même a dû mener une enquête pour suspicion de corruption au sein de son organisation, qu'on a découverte être toujours liée à HYDRA. Les faits, Votre Honneur, c'est que, sans Tony Stark, notre président, plusieurs sénateurs, le Captain Rogers et le directeur adjoint Coulson lui-même ne seraient plus des nôtres aujourd'hui, et cette enquête serait morte dans l'œuf.


— Objection ! Théorie à nouveau, sur quoi se base-t-on ?


Murdock sourit.


— Je demande à présenter de nouveaux éléments, Votre Honneur.


Ward fit irruption dans la salle, dossiers à la main. Tony sourit. Ward les donna à Murdock.


— Ces dossiers vous prouveront que monsieur Stark a empêché une attaque de grande envergure contre notre gouvernement.


Ward alla voir Natasha au fond tandis que la séance était suspendue par le juge.


— Agent Romanoff, bonjour. Monsieur le directeur adjoint, Captain. J'aimerais briguer le poste de chef du département des affaires criminelles, à la suite de ce que je viens d'accomplir pour notre organisation.


— Allez au diable, Ward, dit Blake, qui avait entendu depuis sa place.


Steve regarda Blake en souriant.


— Nous en reparlerons, Ward. Merci pour vos services.


— Le chien a bien mordu, pas vrai ? dit Ward avec un sourire avant de se tourner vers Tony.


Tony sourit. Et son sourire s'élargit en voyant un tout petit être avancer sous le siège du juge.


Un peu plus tard, tout le monde sortait du palais. Tony serra la main de Murdock en le remerciant.


— Ce n'est pas fini, monsieur Stark. Le juge examine juste les nouveaux éléments avant la reprise du procès, on va devoir retourner à l'intérieur.


— Non, je ne pense pas qu'il reprendra.


Tony se dirigea vers Coulson.


— De rien, au fait. Pour avoir réglé votre enquête à votre place.


— Vous ne devriez pas trop vous en vanter. Vous faites partie de la conspiration.


Tony se tourna vers Steve.


— La fin justifie les moyens, non ?


— Tony…


— Non, non, j'ai fait le deuil. Pas besoin de revenir là-dessus. Mais tu peux pas dire que je fais rien pour toi.


Tony tapota l'épaule de Steve avant d'aller vers Natasha.


— Ça aurait pu marcher.


— Non.


— Non. Mais vous auriez voulu.


— Non plus.


— Non plus. Bon. Au moins, on a de bons souvenirs.


Elle sourit. Tony regarda Ward.


— Sans rancune ?


— Monsieur Stark. Heureux de vous avoir rencontré.


Il tendit sa main. Tony la serra.


— Agent Ward.


Un bruit sourd se fit entendre. Un bruit que Tony, Ward et surtout Natasha connaissaient désormais par cœur. Mais contrairement aux autres fois, ils sourirent en l'entendant. Blake arriva en courant.


— L'alarme incendie s'est déclenchée ! On doit évacuer le temps que… Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?


— Non, c'est les cloches de l'enfer. Amusez-vous bien !


Une corde apparut devant eux et Tony s'y accrocha, partant dans les airs.


— N'oubliez pas que je suis…


Sa voix se fondit dans le bruit du moteur de l'Héliporteur. Steve le regardait partir en souriant. Blake vint le voir.


— Captain ? On fait quoi ?


Steve sortit son bouclier et regarda Natasha et Ward.


— On doit se battre pour ce symbole. Pas celui du pays. Celui de ce qui est juste. Si vous nous faites l'honneur de rester parmi nous… je vous promets que je ferai honneur à ce symbole. J'espère que vous aussi, au sein de la chaîne de commandement du FBI.


Ward et Natasha lui sourirent. Puis, Steve se tourna vers Blake.


— Laissez monsieur Stark filer. On pourrait avoir besoin de lui bientôt.


Puis, Steve se mit en route. Blake le suivit, incrédule, en balbutiant :


— Mais monsieur, la Loi de Recensement…


Ward et Natasha restèrent à se regarder. Coulson les regarda.


— Ça s'est fait dans mon dos, pas vrai ? Et j'avais rien vu. Je suis un très mauvais espion.


Natasha sourit.


— Pas tant que ça. Vous avez vu juste sur le directeur.


— C'est vrai. Alors, tout était à cause de cette capsule.


— Sacrée capsule, dit Natasha en souriant à Ward.


Ward sourit aussi.


Tony arriva sur l'Héliporteur avec la corde. Tout le monde à bord l'acclama. Rhodes vint l'accueillir.


— Toujours à me protéger, hein ?


— Le monde se trouve toujours un bouclier. On s'est dit : autant que ce soit nous, répondit Rhodes en souriant.


Tony entra à l'intérieur. Tout le monde l'applaudit. Hank revint à taille normale et vint taper sur l'épaule de Tony. Clint applaudissait dans son coin. Il arriva devant May, qui était au poste de commande, là où s'était tenu Fury durant tout ce temps.


— Voilà votre Héliporteur, monsieur Stark, dit May en s'écartant.


Tony prit sa place au poste de commande en prenant une grande inspiration.


— OK, tout le monde. On a quelques gens à aller voir. J'ai de l'argent à récupérer. On va commencer par Madripoor. Vous avez le temps du voyage pour décider si vous allez faire partie du voyage ou non, dit solennellement Tony en s'adressant à tout le monde.


— Le voyage va peut-être être plus court que prévu, dit Hank en souriant, apportant la mallette à Tony.


Tony sourit et regarda le ciel par la fenêtre de l'Héliporteur.


— Ouais. Rassemblement.


F I N


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À ceci près que, dans l'espace, le corps inerte de Vision flottait… jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux, une faible lueur rouge traversant son iris pendant quelques fractions de seconde.




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