Criminal

Chapitre 8 : Dangerous (Peter)

Par bucky1984

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*~* Partie 1 : la mission *~*


Mais quelle journée !

J'arrive pas à savoir si je suis soulagé d'être rentré chez moi, ou si j'aurais préféré ne pas quitter Wade et sa team insolite... Je me ferme à double tour dans mon garage, en jetant un œil au passage à ma Buick, que je n'avais pas prévu de faire rouler ce WE. Je me dirige vers mon petit appartement, attenant au garage et file sous la douche. Je n'y reste pas longtemps, juste assez pour me réchauffer parce que je tremble comme une feuille, bien que je ne sache pas trop si c'est dû à notre baignade dans la fontaine, ou à tout ce qui s'est passé après...

Pendant que je me sèche et me change, je repense à notre ballade à Flushing Meadow, si je fais abstraction des Cops, j'ai passé un super après-midi! Il y a longtemps que je n'ai pas autant rigolé et la compagnie de Wade est grisante, je dois bien l'admettre ! Et quand je m'attarde mentalement sur les dix merveilleuses minutes que j'ai passé sur son dos, à le flairer (tellement discrètement que je suis sûr qu'il ne l'a pas remarqué), j'ai l'entre-jambe qui me chatouille dangereusement et délicieusement...

Quand j'entends mon téléphone sonner, je me précipite, pensant que c'est lui et ma bite n'en devient que plus dure... Jusqu'à ce que je voie "Tony" s'afficher, ce qui me fait débander encore plus vite qu'un porno hétéro ! J'hésite à répondre l'espace d'un instant, mais je sais que je ne pourrais pas retarder l'inéluctable encore longtemps, alors je me décide à décrocher :


- Salut Tony, avant que tu commences...

- La ferme ! Qu'est-ce que t'as foutu encore ? Je pensais que tu commençais enfin à devenir raisonnable, mais apparemment, je me suis bien planté ! Tu ne changeras jamais !

- Mais, Tony...

- Il y a des milliers d'Alphas à New York, mais il a fallu que tu ailles traîner avec lequel ? Le plus dégénéré de tous ! Et comment diable vous êtes vous rencontrés ?

- Le soir où il a... Rendu visite à Quentin, il est venu me montrer les photos au garage figure-toi !

- Mais quel sale cabot ! Et toi, tu vois un taré d'Alpha péter la gueule de ton taré d'ex et tu te dis "ah bé tiens, je vais sortir avec", c'est quoi au juste, un challenge ? T'es suicidaire, c'est ça ? Tu cherches à te faire tuer, c'est ça ?

- Qu'est-ce que tu racontes ? Wade ne cherche pas à me faire de mal !

- Ben non tiens ! Un mec qui est mercenaire de son état, avec une trogne à faire peur et qui passe ses journées à casser des membres, à aucun moment tu te dis que dès que tu seras en chaleur, il va te démolir ?

- Quoi ? Mais enfin, Tony, on sort même pas ensemble, on a juste été faire un footing ! D'ailleurs, t'aurais jamais dû le savoir, sans ces satanés Cops !

- Oui, parlons-en d'ailleurs !

- J'aimerais autant pas !

- Sauf que c'est pas toi qui commandes, Peter Parker Stark ! Viens à la maison, qu'on en parle entre quatre yeux !

- Non !

- Comme tu préfères ! J'arrive !


Et là-dessus, il raccroche direct ! Merde, il va rappliquer ! Et moi, j'ai aucune envie de l'affronter ! Quoi que je puisse dire, j'aurais tort. Il va dénigrer Wade jusqu'à plus soif et je n'ai aucune envie d'entendre son argumentaire sur "comment Wade va te déglinguer pendant tes chaleurs".

Je n'ai pas envie de l'entendre critiquer Wade, déjà quand il a dit qu'il avait une tête à faire peur, ça m'a fait mal pour lui...

Du coup, j'opte pour la fuite en avant ! Je saute dans mes baskets, ouvre le garage, sors la Buick et referme le garage.

Je ne sais pas où aller, alors je vais faire le plein en attendant d'avoir des nouvelles de Wade, puis je me gare un peu plus loin. Heureusement, je n'ai pas à attendre longtemps avant de recevoir un texto :


Wade: Rejoins-moi au 480 Park Avenue, Petit Oméga ! Gare-toi et tu verras l'homme de ta vie arriver 😉

Moi: OK 😂


Il me faut cinquante minutes pour y aller, alors je me mets en route en souriant comme une ado de quinze ans en repensant à son message... L'homme de ma vie... Je devrais faire suivre le message à Tony, histoire qu'il fasse un AVC !


*~*


Quand j'arrive en bas de l'imposant immeuble du 480 Park Ave, je me gare et envoie un message à Wade :


Moi: Garé en bas, je t'attends !


Pas de réponse. Au bout d'un bon quart d'heure, je n'ai toujours pas de nouvelles, je commence à m'inquiéter légèrement, j'espère qu'il ne m'a pas posé un lapin...


Moi: J'ai beau regarder, je ne vois toujours pas l'homme de ma vie 😉


Toujours pas de réponse. Normalement, il aurait dû sauter sur l'occasion pour me faire une réponse Deadpool Style ! Or, de nouveau, il ne répond rien... Dix minutes de plus et toujours aucune nouvelle, je commence à m'inquiéter pour lui maintenant...

Et tout à coup, comme pour répondre à mes craintes, je le vois surgir du hall en titubant : il porte ce qui doit être son costume de scène, rouge et noir, mais je le reconnais sans peine car il ne porte pas de masque. Il a l'air blessé, il se tient le flanc d'une main, l'autre tenant une arme le long de sa jambe opposée à la blessure.

Je sors de la Buick et me précipite vers lui sans réfléchir !

C'est alors que je vois qu'il est poursuivit ! Un homme le met en joue et là, moi je me mets à hurler :


- Nooooon !


L'homme armé détourne alors son flingue dans ma direction, mon cerveau est paralysé par la peur et tout mon corps est tétanisé, incapable de bouger ! Heureusement, Wade est plus réactif que moi : il relève son arme et tire sur l'homme, l'abattant sur l'instant, puis il s'avachit au sol ! Le temps que je me souvienne que j'ai des jambes, je cours vers lui et m'accroupi à ses côtés.


- Wade ! Wade !


Je le secoue, mais il n'est pas inconscient, il a juste les yeux fermés et crispés !


- Peter ! Peter ! Arrête de me secouer bordel, ou alors secoue-moi la nouille !


Je soupire de soulagement...


- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Il s'est passé que j'ai pris un coup d'épée !

- Un... Quoi ?

- Un coup d'épée par ce connard de Jacques Duquesne... Le beau-père de ma cliente, Kate Bishop !

- C'est quoi sa tare à celui-là ? demandè-je, en soupirant et en tentant d'évaluer les dégâts.

- Il veut marier de force sa belle-fille, une Oméga, à un gros con d'Alpha qui se trouve être un baron du crime local, Wilson Fisk... Je travaille gratis sur ce coup, mais j'ai pas pu m'empêcher de me servir dans le coffre-fort de Jacques avant de partir... C'était une erreur ! Il va rappliquer et je viens d'utiliser la dernière balle de mon chargeur ! Mon Desert Eagle a les couilles vides, contrairement à moi ! Alors pars, Petit Oméga, je ne suis pas en état de te protéger !

- Que je parte ? Nan, mais j'hallucine des oreilles là... Tu peux te lever ? Je suis pas garé loin !

- Il a touché aucun organe je crois, le fleuret n'a pas pénétré, mais il a entaillé profondément... Je pisse le sang !


Et tandis que j'aide Wade à se relever pendant qu'il tente de maintenir une compression sur la large blessure, un homme fait irruption du hall, brandissant une sorte d'épée d'escrime... Ça pourrait être comique, mais ça l'est pas ! Wade s'appuie contre le mur et me pousse brutalement :


- Dégage, Peter ! Cours !


Nan, mais il rêve lui, y a que devant Tony que je fuis... Le mousquetaire vénère s'approche :


- Je n'ignore pas qui tu es, Deadpool, mais tu as raté une occasion de te mêler de tes affaires !

- Kate est loin pendant que tu fais le beau avec ton pic à brochette, Ducon Duquesne !

- Je la retrouverai...

- Laissez-la faire ses propres choix, elle ne vous appartient pas !


C'est moi qu'a dit ça ? Ah bah oui...


L'homme se tourne vers moi et rigole :


- Eh bien, eh bien, l'Oméga... N'intervient pas dans la conversation de tes supérieurs, veux-tu ?

- Peter, casse-toi, maintenant ! me hurle Wade, en grimaçant.

- Non ! Il se figure qu'il peut me tenir tête à moi, Jacques Duquesne, grand épéïste et mâle Alpha, de surcroît... Je vais rire...


C'est alors que Wade s'évanouit... Duquesne s'avance vers nous, impitoyable ; je me tourne vers Wade, qui ne reprend pas connaissance. Son arme est inutilisable (et de toute façon je ne sais pas me servir d'une arme à feu), je saisis alors, dans un réflexe de survie, un des sabres que Wade a dans son dos, me retourne et plante la lame au pif !

Duquesne ne m'a pas vu venir, il n'esquive même pas et reçoit la lame dans sa jambe ! Je ramène ensuite le sabre vers moi, Duquesne hurle et se met à pisser le sang lui-aussi ! Je cherche pas à épiloguer, je secoue Wade, qui a le bon sens de reprendre connaissance, l'aide à se relever (ce qu'il est lourd) et on file bon gré mal gré vers la Buick.

Le mousquetaire fou ne nous poursuit pas, je crois que j'y suis pas allé de main morte, il s'est écroulé au sol et tient sa jambe en gueulant comme un veau !

J'ouvre la portière passager et dépose (jette) Wade sur le magnifique siège en cuir, je ne sais pas à ce moment-là qui, de lui ou de moi, grimace le plus dans d'atroces souffrances...

Je démarre à fond et drifte au premier virage (la vache, c'est la première fois que j'y arrive aussi bien), Wade marmonne quelques bénédictions à mon égard avant de poursuivre :


- Emmène-moi à Salem, au 1407 Graymalkin Lane !

- Hein ? Mais c'est à plus de deux heures de route d'ici, tu tiendras jamais ! Je te ramène chez moi, c'est pas la porte à côté mais c'est toujours mieux... Wade ? Wade ?


Il est reparti dans les vapes... J'appelle Harry en Bluetooth :


- Putain, Pete, qu'est-ce que tu branles ? Tony m'a appelé, il...

- Chut, chut, chut ! Rejoins-moi chez moi, discrètement et emmène ta trousse de médecine, y a un code marron !

- C'est quoi un code marron ?

- Chui dans la merde ! Magne-toi et pose pas de question !

- Bon...OK !


Cinquante minutes réduites à trente-cinq, si on met le code de la route aux chiottes, c'est jouable en fait ! Harry est déjà là et a eu la bonne idée d'ouvrir les portes du garage, je m'y gare donc et il vient m'aider à sortir Wade de la Buick :


- Mais bordel, c'est quoi ce cirque ? Et c'est qui ce mec ? Putain, il t'a ruiné la bagnole, mec...

- Aide-moi à le mettre sur mon canapé !

- Ton quoi ? Tes palettes avec des coussins dessus, t'appelles ça un canapé, toi ?


Mon ami rit mais c'est un rire nerveux... Pendant qu'il saisit Wade d'un côté et moi de l'autre, l'Alpha commence à se réveiller et quand on le pose (jette) sur mon canapé, il nous regarde d'un œil vitreux :


- J'me sens pas très bien... C'est qui lui ?

- Mon ami, Harry Osborne ! Harry, sors ta trousse de médecine ! dis-je à l'intéressé.

- Petit Oméga, j'adore cette prise d'initiative, mais je me sens pas de jouer au docteur dans cet état... On remettra le plan à trois quand ça ira mieux !

- Wade... Tais-toi ! Harry est en deuxième année de médecine, c'est lui qui me soigne quand... Quand j'en ai besoin, t'inquiète pas, il va t'arranger !


J'entreprends de déshabiller Wade pour qu'Harry puisse correctement l'examiner et il se laisse faire avec un faible sourire aux lèvres.


- Laisse tomber, découpe, Pete ! me conseille Harry.

- Hey, mais il croit que ça pousse dans les arbres le pognon celui-là ! Continue de me déshabiller, Petit Oméga, ça me fait grimper le poireau...

- T'as plus assez de sang pour irriguer ta queue si tu veux mon avis ! lui répond Harry, en s'approchant avec son nécessaire.


J'arrive avec peine à enlever le haut de son costume à Wade sans le découper (il me fait un cœur avec ses mains) et Harry peut enfin inspecter sa blessure :


- Bon... Ce n'est pas une blessure perforante, juste une lacération en taille a priori et donc étendue, mais superficielle... Ca explique le saignement abondant, ta tension est basse, mec, va falloir te reposer ! Je vais nettoyer, recoudre, et panser, t'as de la chance d'être Alpha, tu seras vite sur pieds. Il faudrait quand même passer un scanner histoire d'être sûr !


Et pendant que je regarde le sang de Wade inonder mes coussins, j'entends mon portable, j'ai reçu un texto :


T'challa: Comment tu vas Pete ? J'ai pas de nouvelles, j'espère que tu prends le temps de réfléchir à ma proposition... Je voulais t'inviter à un vernissage mercredi soir si ça t'intéresse ? Je pense à toi !


Un vernissage ? J'en ai un devant les yeux bordel ! Il tombe à pic celui-là... Je lui répondrai plus tard !


- Tu vas rester ici cette nuit, Wade ! je lui dit, en regardant Harry pour avoir son avis.

- Clairement oui ! Il faut qu'il mange, qu'il s'hydrate et qu'il dorme ! D'ailleurs, je vais lui poser une perfusion pour la nuit, ça va le remplir un peu, à défaut de le transfuser... Il sera transportable demain !

- Si c'est un ordre du bébé docteur... charrie Wade, qui paraît tout de même heureux de la sentence.


Une fois qu'Harry a terminé de recoudre, de panser et de perfuser Wade, je le suis au lavabo pour discuter pendant qu'il se lave les mains :


- Tu vas me raconter un peu ? me demande-t-il.


Je soupire :


- Écoute, on a été faire un footing ensemble et on s'est fait contrôler par les Cops (Harry grimaçe). Donc Tony a été au courant alors qu'il aurait jamais dû l'être et ce soir j'ai accompagné Wade sur une de ses, euh...Missions et il a été blessé, voilà, fin de l'histoire !

- Et vous n'êtes pas allés à l'hôpital parce que...

- Parce que, euh... Le boulot de Wade n'est pas forcément, euh... Légal, tu vois ?

- Donc, ton père a raison de s'inquiéter pour toi... Encore ! Il a appelé mon père tout à l'heure pour savoir si tu étais à la maison ! T'as de la chance que mon père t'aime bien, il a dit oui direct pour te couvrir !

- Toda Keli...

- Baruch Hachem tu n'es pas blessé... Les bobards de mon père ne tiendront pas Tony éloigné cent quinze ans ! Qu'est-ce que tu vas faire ?

- Demain, je l'emmènerai chez des amis à lui à Salem... Après... Je sais pas ! Tony va me tuer !


Harry me pose une main sur l'épaule :


- Oui ! Je sais pas trop ce que je peux faire pour toi mais... Si t'as besoin...

- T'as déjà fait beaucoup ! Merci pour lui...

- Si ton père rappelle, je lui dirai que tu vas rester un moment à Oscorp au calme pour réfléchir, ok ?


J'acquiesce en saluant mon ami, qui se retourne avant de sortir :


- Ravi de t'avoir rencontré ! dit-il à Wade.

- Merci, bébé docteur, répond celui-ci.

- Bon, quand cette poche est finie, tu enclenches l'autre et demain matin, tu enlèves le tout, pigé ? m'explique Harry.

- Ça marche ! Merci encore Harry, et... Pas un mot de tout ça aux autres s'il te plaît !


Harry me fait le signe de verrouiller sa bouche et de jeter la clé, puis s'en va, me laissant seul avec Wade.


- J'ai pas de chimichangas à te proposer Wade, mais je peux te faire ma spécialité si tu veux ?

- Si c'est une pipe à la bière, je t'en serai éternellement reconnaissant !

- Pâtes au beurre et si t'es gentil, je peux rajouter un bagel à la dinde.

- T'emmerde pas avec les pâtes, un bagel ça suffira, Petit Oméga !


*~*


Nous mangeons devant mon petit écran de télévision, je vois bien que Wade dérouille; sans lui demander son avis, j'attrape dans le sac qu' Harry m'a laissé un antalgique que je branche en dérivation de la perfusion.


- Tu me drogues Pete ? Coquin...


Je rigole :


- C'est juste un anti-douleur, Wade !

- C'est pas grave si tu cherches à abuser de moi !

- T'as entendu ce qu'a dit Harry, t'es pas en état et il n'a pas laissé de pilules bleues...

- Ça, c'est pour les Bêtas ! Ton ami n'a jamais couché avec un Alpha ?

- Ah ben je pense bien, il est hétéro !

- Personne n'est parfait ! Il est mignon, mais le plan à trois je le sentais moyen, je ne veux te partager avec personne !


Je ne réponds rien, mais je sens bien que je rougis et ça m'énerve tellement...

Putain de biologie !

Je débarrasse la table basse et lave le peu de vaisselle que nous avons utilisé, quand j'entends Wade me parler, ce qui me sort de mes pensées :



- Peteeeeer ? C'est normal que mon sang reparte dans l'autre sens ?


Pensant que son pansement n'a pas tenu, je me précipite, mais heureusement il n'en est rien ! Il a juste du sang qui remonte le long de sa tubulure.


- Merde... La perf n'est pas assez haute, c'est pour ça ! Posée sur le meuble, je m'en doutais un peu... Faut la suspendre plus haut.


Sauf que mon "canapé" est au milieu de la pièce microscopique qui me sert de living-room, j'ai beau regarder, je vois pas où je peux accrocher cette saloperie !

Wade me regarde avec un mélange d'étonnement et d'admiration :


- T'y connais vachement, Petit Oméga, comment ça se fait ?

- Harry m'apprend... Et puis malheureusement, j'en ai eu mon lot de soins en tous genres moi aussi ! Tu vas dormir dans mon lit, je pourrai suspendre la perf au crochet du cadre sur mon mur !


Bizarrement, Wade s'agite et paraît mécontent, il est sérieux pour une fois :


- Dormir dans ton nid ? Ca va pas ! Mon odeur va y rester pendant des semaines !


C'est vrai que pour un Oméga, laisser un Alpha dormir dans son nid, c'est un degré d'intimité comparable à deux Bêtas qui passent le cap de faire caca en la présence de l'autre... Jamais j'ai laissé un Alpha passer une nuit dans mon nid, ça devrait m'effrayer et pourtant là, ça me paraît normal, si ce n'est évident !


- Wade, tu peux pas dormir là ! De toute façon t'es trop grand pour mon canapé, tu dépasses de partout et c'est impossible de laisser ta perf comme ça, donc y a pas le choix !

- Si tu cherches un prétexte pour me tripoter, on peut faire ça ici ! Je peux même m'allonger par terre tu sais ?

- Wade ?

- Oui ?

- La ferme !


J'attrape la perfusion et tend mon autre main au mercenaire qui s'en saisi pour se relever en laissant échapper un petit gémissement de douleur. Au moment où j'ouvre la porte de ma chambre, Wade se stoppe en flairant mon odeur, concentrée, qui émane de la pièce.


- T'es sûr de toi, Petit Oméga ? Tu laisses un vampire entrer, il te suce le sang, tu laisses Deadpool entrer, il te suce la...

- Avance ! le coupè-je, en le poussant vers le lit.


Je l'accompagne jusqu'à mon nid et déblaye un peu les diverses couches de couvertures et de coussins qui le composent.


- Ne chamboule pas tout, Pete, ton nid est parfait pour moi ! m'interrompt-il en posant une main sur mon bras.


Il paraît tout timide et gêné de cette situation, cette fois-ci, c'est lui qui rougit ! Pourquoi ça me fait autant d'effet d'un coup ? Il s'assit prudemment sur le bord du lit et m'observe en tenant sa perf, tandis que je décroche mon cadre vintage General Motors Buick. Je le pose au sol et j'accroche à sa place la perfusion de Wade au petit crochet au-dessus du lit.


- Comme ça c'est nickel ! Tu peux dormir, je vais surveiller ! Quand la poche sera terminée, j'enclencherai l'autre !

- Mais... Il faut que tu dormes toi aussi !

- T'inquiète pas, je vais dormir ! J'ai l'habitude, couche-toi, il faut que tu te reposes ! Ordre du bébé docteur, n'oublie pas...

- OK, si jamais tu veux tâter les jumelles Deadpool pendant que je dors, te prive pas ! Tu connais le chemin de la fabrique à bébés, c'est juste là ! me dit-il, en écartant les jambes et en me souriant.


Je lève les yeux au ciel et soupire (mais honnêtement, mon esprit vagabonde sur cette possibilité quelques secondes):


- Dors, Wade !

- Bonne nuit, Petit Oméga, me répond-il, en baillant aux corneilles.


Je sors sur le petit balcon de ma chambre pour fumer une cigarette, décidé à m'occuper en attendant que la première perf de Wade se termine. Je l'observe tenter de trouver une position confortable, il finit par prendre mon oreiller pour y poser sa tête, qu'il enfouit dedans ; puis l'instant que je termine ma deuxième cigarette, il ne bouge plus, endormi.

Je rentre sur la pointe des pieds et me dirige dans ma salle de bains pour y reprendre une douche et me laver les dents. Quand je reviens dans ma chambre, la perf est presque terminée, je l'accélère pour qu'elle se vide pendant que je prépare la seconde poche. Je la branche, et fini par me coucher moi aussi, en posant ma tête sur un des coussins que Wade a bien voulu me laisser... Il dort profondément, du moins c'est qui me semble, il tremble légèrement, le choc sûrement; ça et la perte de sang. Je saisis une des couvertures de mon nid (ma préférée) et couvre Wade avec. Je m'allonge sur le dos en surveillant machinalement le goutte à goutte, puis m'aperçoit que l'Alpha a ouvert ses yeux rougis de fatigue et m'observe.


- Ça va pas, Wade ?

- Au contraire... Je peux te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi, Peter ?


Mes instincts s'inquiètent en première intention, puis la logique reprend le dessus sur cette putain de biologie et je me rappelle qu'il n'est, de toute façon pas en état de me faire le moindre mal... J'acquiesce donc d'un discret signe de tête. Il se tortille vers moi en grimaçant, puis met son visage à hauteur du mien ; là, je comprends qu'il va m'embrasser et je me rends compte que j'en crève d'envie en fait...

Je me laisse donc faire quand il pose doucement ses lèvres sur les miennes ; leur contact est étonnant car ses muqueuses n'ont pas été épargnées par son traitement, elles sont donc couvertes de cicatrices elles aussi ! C'est étonnant, mais pas désagréable, ni écœurant. Du bout de sa langue, il caresse la commissure de mes lèvres, cherchant mon consentement pour approfondir le baiser. J'ouvre alors ma bouche et laisse ma langue aller à la rencontre de la sienne. Il semble étonné, mais se ressaisit vite et s'abandonne dans ce baiser où nos bouches s'explorent pendant que je prends son visage en coupe dans mes mains. Il a un mouvement de recul, sans doute parce qu'il n'a pas l'habitude qu'on caresse son visage, mais je raffermis ma prise pour le rassurer. Lorsque nous nous laissons enfin reprendre notre souffle, nous nous sourions mutuellement.


- Une dernière chose ?

- Oui ? réponds-je, méfiant.


Wade s'approche tout doucement de mon cou et là c'est panique à bord.


- Wade, non !

- Chut, Petit Oméga, Deadpool gère...


Je suis tendu comme pas possible quand il penche sa tête pour venir lécher ma glande de marquage.

Bordel de merde.

Il fait minutieusement tournoyer sa langue autour et sur ma glande pendant d'intenses minutes... Lorsqu'il enlève sa langue, il prend le relais avec ses doigts et masse tendrement ma glande avec son pouce; avant de revenir me lécher !

Bordel de merde bis.

D'ordinaire, je porte toujours un collier quand je fais l'amour avec un Alpha ; du coup, j'ignorais que cet endroit pouvait être aussi érogène. C'est une zone que nous, les Omégas, protégeons farouchement de tout marquage non consentit, elle est donc sagement cachée avec les Alphas ! Quant aux Bêtas, ils ne sentent rien et seraient ainsi incapables de la trouver, les Omégas, eux, ne ressentent aucune attirance vers les glandes d'autres Omégas donc... J'en viens à me demander si un orgasme n'est pas possible uniquement par stimulation de cette zone tellement c'est bon !

Bordel de merde ter.

Putain de bio... En fait non, là tout de suite, je l'aime bien la biologie !

Avant que je puisse vérifier ma théorie, Wade s'arrête pour me regarder de nouveau.


- Merci, Petit Oméga !

- Pas de quoi ! m'empressè-je de répondre, les hormones en feu...


Wade a un regard amusé et descend une main sur mon entre-jambe, qu'il tâte en rigolant.


- On dirait que mon Petit Oméga aime ça !

- Wade ! m'étranglè-je à moitié.

- Je ne suis pas en état ce soir, bébé, mais... Deadpool s'occupera de tout ton petit corps prochainement !


Putain, s'il s'occupe du reste comme il s'occupe de ma glande, je vais devoir revoir toutes mes connaissances sur le plaisir...


- Wade, je... tentè-je de protester pour la forme.

- Chut, Petit Oméga ! Ton corps me réclame, je lui donnerai ce qu'il mérite ! Bonne nuit, bébé !


Élohim, selakh li ! Je suis perdu...


Wade s'endort quasiment immédiatement, collé à moi. Je regarde ses traits s'apaiser dans son sommeil ; il est toujours tourné vers moi, et moi je me suis remis sur le dos, demi-assis pour pouvoir veiller sur la perfusion qui s'écoule paisiblement. Je me laisse bercer par le goutte à goutte, perdu dans mes pensées, quand Wade vient poser un bras sur ma taille dans son sommeil. Je fronce légèrement les sourcils, par réflexe. C'est terriblement possessif et c'est le genre de position que je ne supporte pas d'habitude.

Wade dort et n'est pas conscient de s'être positionné de cette façon ; même dans son sommeil, il est guidé par ses instincts Alphas... Je ne peux donc pas lui en vouloir, encore moins lorsqu'il se met à ronronner ! Un Alpha qui ronronne, c'est un peu l'équivalent d'un Oméga qui bascule dans l'O-Zone, j'en déduis donc que ce bras posé sur moi n'est pas possessif, mais affectueux et protecteur.

Je suis tout chose... L'entendre ronronner comme ça, c'est terriblement flatteur et excitant ! Ça caresse tous mes instincts Omégas et je ne peux pas m'empêcher de me tortiller de plaisir comme un con !

Putain de... De... Non, rien en fait !

Après nous avoir machinalement couverts, Wade et moi, sous ma couverture préférée, je finis par m'endormir à mon tour.


Pendant qu'on dort, vous devriez prendre une petite pause vous aussi, on est déjà à plus de 4000 mots, faudrait pas vous épuiser !


*~* Partie 2 : 1407 Graymalkin Lane, Salem- Xavier's School for gifted children *~*


Sur le trajet vers Salem, Wade s'est rendormi. Il a vachement meilleure mine qu'hier, mais il a encore besoin de récupérer !

Je me suis levé tôt ce matin, il dormait encore ; j'en ai profité pour faire couler un café pendant que je fumais en vérifiant mon portable et la petite dizaine de textos de Tony et de May. Histoire d'apaiser l'ambiance, je leur ai répondu que je restais à Oscorp quelques jours pour réfléchir, et que je les rappellerai prochainement.

À T'challa je n'ai rien répondu, tout simplement parce que je ne sais quoi lui écrire !

J'ai fini par réveiller Wade à contre cœur pour lui enlever son cathéter. Nous avons ensuite déjeuné dans un relatif silence, preuve que le mercenaire n'était toujours pas au mieux de sa forme... Au bout de deux petites heures, nous arrivons devant l'immense portail, derrière lequel se trouve un imposant château en pierres ! Je secoue doucement le bras de Wade :


- Hey, Wade ! On est arrivés !


L'intéressé ouvre péniblement un œil en grognant :


- Mhmmm... Déjà ? Avance la Buick devant le portail, il va s'ouvrir !


Effectivement, le grand portail s'écarte devant nous et Wade m'indique la direction du garage, lorsque je stationne ma voiture, ma mâchoire manque de se décrocher !

La Buick a de magnifiques voisines : des Porsche (911 et 718), des Subaru (BRZ et WRX), une BMW i8, une M6, une Mercedes AMG 63... Il y a aussi plusieurs motos, dont une Harley Dyna Glide et une Harley V-Rod ! On doit être morts, et ici c'est le Édenn !


- Ça te plaît, Petit Oméga ? me demande Wade, en souriant.

- Je pourrais vivre dans cette pièce ! je réponds, plus qu'enthousiaste.

- Ouais, c'est pas mal, j'avoue que les Lensherr ont du goût pour les voitures, Erik surtout ! Les motos sont à Scott en revanche !

- C'est qui Scott ?

- Un connard ! Il tourne autour de la nana de Logan si j'ai bien compris... J'le connais pas, mais les ennemis de mes amis sont mes victimes !

- Genre t'es obligé de le détester ?

- Ben ouais, c'est le minimum ! me répond-il, sur le ton de l'évidence.


Je m'apprête à répondre quelque chose quand je sens approcher Logan :


- Salut Peteeeer ! Wade, t'as pas pû t'empêcher de faire de la merde ? Charles m'envoie te dire que Jean t'attend à l'infirmerie, je vais t'accompagner !

- J'ai pas besoin d'une baby-sitter !

- C'est pas pour toi connard, y a Scott qui se balade par là-bas...

- Plus pour longtemps !

- Exact ! Peter, tu suis ! Charles voudrait te rencontrer...

- Euh... C'est qui Charles ? demandè-je, inquiet.

- C'est le boss ici ! Charles Xavier-Lansherr, il t'attend dans son bureau, on va t'y larguer au passage !


À l'intérieur du manoir, nous croisons un grand nombre d'enfants, d'adolescents, mais aussi d'adultes de toutes les Désignations. Les plus jeunes enfants sont toutefois majoritairement des Omégas. Tous s'affairent et se côtoient dans la bonne humeur en traversant les couloirs chaleureux du château. Nous ralentissons devant une porte à demi ouverte, Logan se tourne vers moi :


- Son cours est bientôt finit, attends là ! On te retrouvera après.

- Euh, ok... Euh, Wade...

- Ton Deadpool sera bientôt de retour, Petit Oméga, tu vas me manquer toi aussi, bébé !

- Mais, c'est pas ce que...

- Chut, chut, Petit Oméga, laisse-moi partir ! me répond Wade d'une manière théâtrale qui exaspère Logan, qui le pousse en avant !


Les deux Alphas s'éloignent sous les protestations du mercenaire qui se retourne pour me faire un cœur avec ses mains. J'adore quand il fait ça !

Hein ? Je disais quoi déjà ? Ah oui, la salle de classe !

Je m'approche discrètement pour tenter d'apercevoir ce fameux "Charles", qui souhaite me rencontrer... Je me demande bien pourquoi d'ailleurs !

La salle de classe est relativement grande et lumineuse : il y a plusieurs enfants à l'intérieur, je dirais qu'ils ont entre neuf et douze ans. J'en compte dix, je flaire six Omégas, un Alpha et trois Bêtas. Ils ont tous une odeur atténuée et sucrée, propre aux jeunes avant leur puberté ! La onzième odeur est celle d'un Oméga adulte, or ça ne peut être que le professeur, puisque je ne flaire aucun autre adulte dans la pièce... J'observe donc, plus intrigué que jamais, ce professeur... Il a une quarantaine d'années je dirais, les cheveux longs, une courte barbe ; il raconte ce qui semble être une histoire de super héros dans laquelle les protagonistes sont de toutes les Désignations.

C'est donc un Livre Interdit ; les livres homologués par le Ministère de l'Éducation des gouvernements du Nord ne comptent aucun Oméga parmi leurs héros, où même simplement personnage principal... Attentif à l'histoire comptée d'une voix douce par le professeur, je suis rapidement aussi captivé que les jeunes qui l'entourent ! C'est donc au bout d'une dizaine de minutes, lorsque l'histoire prend fin et que l'audience du professeur s'agite à rassembler ses affaires que je me rends enfin compte que ce Charles est assis dans un fauteuil roulant ! Sous le choc de ne pas m'en être aperçu plus tôt, je manque de me prendre la porte dans la figure quand les enfants sortent de la salle de cours en discutant entre eux des super héros qu'ils ont préférés.


Le professeur replace son livre sur son bureau et je l'entends dire, sans se retourner :


- Bonjour, monsieur Parker-Stark, l'histoire t'a plu ?

- Je, euh... Bonjour Monsieur, je ne voulais pas écouter aux portes, c'est juste que, euh...

- La curiosité est une bénédiction dans ce château, Peter ! Je peux t'appeler Peter ?

- Bien sûr, Professeur !

- Tu peux m'appeler Charles !

- Oui, Professeur Charles !


L'Oméga a un sourire en coin lorsqu'il s'installe devant une petite table sur laquelle est posé un échiquier.


- Tu joues, Peter ? me demande-t-il en m'indiquant la chaise en face, sur laquelle je m'assois timidement.

- Sûrement pas aussi bien que vous...

- Il est malheureusement rare que je croise un Oméga adulte qui ait pu apprendre à jouer alors peu importe ton niveau, je suis ravi ! me répond-il, avec un large sourire.

- Ma tante, mère... May je veux dire, m'a appris à jouer ! J'ai voulu m'inscrire au club d'échec au lycée, mais...


Le professeur ne répond rien, son sourire se crispe, il englobe la pièce de son regard :


- C'est pour corriger ce genre d'injustice que j'ai créé cette école, internat... Peu importe ce que c'est !

- Vous avez... Je veux dire... C'est vous qui avez ouvert cette école?


Je me rends compte trop tard que l'étonnement dans ma voix est horriblement impoli. Néanmoins, cela fait rire le professeur... Au même instant, la porte s'ouvre doucement sur un Alpha grand, élégant, à la prestance quasi aristocratique ! Il dégage une aura de puissance qui m'impressionne et terrifie mes instincts Omégas. Immédiatement, je me tasse dans ma chaise tandis qu'il s'approche et se penche sur le professeur pour poser un chaste baiser sur ses lèvres. Je regarde la scène, abasourdi ! Il a un regard passionné pour l'homme dans le fauteuil roulant et ce n'est que lorsqu'il se redresse qu'il s'adresse à moi.


- Oh, pardon ! Erik Lansherr, vous devez être Peter Parker-Stark...


L'Alpha a un sourire amical lorsqu'il me tend une main. Je fais les gros yeux en observant sa grosse paluche d'Alpha s'approcher de moi, mais je la serre poliment, sans toutefois oser le regarder dans les yeux. Cette intrusion inattendue dans mon espace personnel me stresse ! L'Alpha doit le sentir à mon odeur, car il relâche ma main et s'éloigne immédiatement pour aller s'appuyer contre le mur un peu plus loin. Cependant, il a suffisamment d'élégance et d'éducation pour ne pas faire de commentaire ; ce que j'apprécie parce que je me sens terriblement faible quand je réagis de la sorte.

Putain de biologie !


- Je, euh... Enchanté, monsieur Lansherr !

- Peter s'étonnait que j'aie pu créer cet établissement, Erik...


L'Alpha a un sourire triste mais bienveillant à cette remarque.


- Oui, enfin, c'est-à-dire que je pensais que, euh...


En vrai j'allais dire, je ne pensais pas qu'un Oméga soit à l'origine d'un tel établissement.

Moi. J'allais dire ça !

Le professeur semble lire dans mon esprit, il me regarde à son tour avec bienveillance :


- Tu pensais que j'étais Alpha, n'est-ce pas ?

- Et bien... A vrai dire je pensais que vous étiez tous les deux des Alphas, en effet, réponds-je avec honte.

- Pourquoi ? me demande le professeur, avec intérêt.

- Et bien tout simplement parce que Logan m'a dit que c'était vous le boss ici !

- Donc tu en as déduit tout naturellement que j'étais forcément un Alpha !

- Et ben... Ouais !

- Tu es pourtant un boss toi aussi, à ce que Logan m'a dit ! Tu ne devrais pas être étonné alors...


Mais carrément que je devrais pas être étonné! Alors pourquoi je le suis ?


- C'est juste que... Monsieur Lansherr étant...Ce qu'il est, je m'étonne qu'il vous autorise à... A...


Je me noie, au secours !


- Sachez que je ne commande absolument rien ici ! Ni personne d'ailleurs et encore moins Charles... répond l'Alpha, en rigolant.

- Je n'ai pas toujours tenu cette école, autrefois j'étais un activiste de l'Égalité des Désignations ! Connais-tu ce mouvement, Peter ?

- Il a été interdit il y a une dizaine d'années il me semble, suite à l'arrestation de certains manifestants, réponds-je, hésitant.

- Exact ! Je faisais partie des manifestants interpellés ! Mes camarades et moi avons été "intérrogés" de façon assez sportive, j'ai perdu l'usage de mes jambes suite à ça...


C'est un héros ce type ! Doublé d'un martyr... Mon respect pour lui s'accroît de minute en minute !

Il échange un regard triste avec Erik, puis poursuit :


- J'ai dû me retirer de l'activisme pour ma propre sécurité suite à cet... Incident. Nous sommes revenus vivre ici, dans mon manoir familial et nous avons donné vie à cette école ! Officiellement c'est un pensionnat pour enfants surdoués.

- Et... Officieusement ? demandè-je, intrigué.

- En réalité nous recueillons ici de nombreux enfants Omégas pour leur éviter le Foyer, nous proposons également une éducation progressiste à tous les enfants dont les parents n'approuvent pas les diktats imposés par le gouvernement et nous menons également quelques... Missions tout à fait clandestines.

- De quelle nature ?


Le professeur échange un regard satisfait avec son Alpha et me sourit avant de poursuivre :


- De l'espionnage, de l'infiltration... Nous avons créé la X-Force pour lutter contre les exactions et la répression envers tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le pouvoir en place ! Nous sommes à l'origine du Décret sur l'égalité des Désignations, lequel est déjà actif dans les Etats Sudistes ! me répond-il fièrement.

- Les Etats Nordistes, beaucoup plus conservateurs ont reconnu le Décret mais n'ont toujours pas voté son application... C'est pourquoi nous continuons la lutte ! poursuit Erik, en me regardant.

- Nous recrutons, pour cela, toutes les bonnes volontés ! D'après ce que nous ont dit Logan et Wade, tu sembles défendre la même cause que nous !

- Wade, euh... Travaille pour vous ? m'étonnè-je.


L'Alpha et l'Oméga se regardent et sourient.


- Ça, c'est ce que nous aimerions bien... Mais Wade est un solitaire et il use de méthodes... Peu discrètes, qu'il ne souhaite pas modifier. Ce pourquoi il n'a pas encore rallié la X-Force, mais nous ne perdons pas espoir. Logan a fini par nous rejoindre alors que la première fois que nous l'avons rencontré, il nous a dit... Des choses assez grossières ! rigole le professeur, en regardant son mari.

- Ça ne m'étonne pas ! dis-je, en riant à mon tour.


La porte s'ouvre brutalement et bruyamment sur deux enfants qui entrent en se chamaillant. Le plus grand doit avoir quinze ou seize ans ; il est accompagné d'une fillette de cinq ou six ans je dirais. Le garçon est Bêta, la petite fille est Alpha, elle écrase le pied de son aîné et se précipite vers le professeur.


- Papa, j'peux aller jouer avec Ellie ? Peter il dit que j'peux pas pasqui faut la laisser avec son père mais moi j'veux jouer avec elleeeeeee ! tempête la fillette, les bras croisés sur la poitrine.


Le jeune garçon se tourne vers Erik, l'air désolé et fatigué en même temps :


- Désolé p'pa, j'ai pas pu la retenir, tu sais comme elle est... Elle a vu Logan la ramener à Wade quand il est sorti de l'infirmerie !

- Wanda, je t'ai déjà expliqué qu'Ellie ne voit pas son papa souvent, il faut leur laisser un peu d'intimité et écoutes ton frère, ça aussi on en a déjà parlé... répond le professeur, en faisant grimper la petite Alpha sur ses genoux.

- De toute façon il est l'heure de manger, jeune fille ! Peter, tu nous rejoins ? tranche Erik, d'une voix sans appel.


Peter Lansherr se tourne vers moi :


- Wade m'a dit de vous accompagner dans le parc !

- Euh...OK ! je me tourne vers le professeur qui me fait un grand sourire.

- Nous aurons l'occasion de nous revoir j'espère, Peter ! Tu es le bienvenu à Graymalkin et merci d'avoir pris soin de notre Deadpool au fait !

- Euh, je n'ai pas fait grand-chose à vrai dire...

- Au contraire, Peter... Au contraire, me répond-il avec un air énigmatique avant de rejoindre Erik qui est déjà à la porte.

- Au revoir, monsieur Parker-Stark ! me salue poliment l'Alpha, en laissant passer son mari et sa fille devant lui.

- Au revoir !

- Alors ? On y va ? J'ai faim moi aussi, me presse le jeune Peter.


*~*


Derrière le château, je découvre un immense parc dans lequel de nombreux enfants jouent. Mon guide nous emmène plus loin, dans un endroit qui semble privé, une roseraie. Je flaire Wade, ainsi que l'odeur d'un enfant Oméga avant de les voir. Wade est assis sous une rotonde en pierre au milieu de la roseraie. L'enfant est une fillette de l'âge de la petite Wanda, en effet. Elle ramasse paisiblement les pétales de roses tombés au sol. Elle me flaire elle aussi et redresse sa petite tête pour me regarder et me sourire à mon passage, avant de s'en retourner à sa tâche !

Peter s'arrête là :


- Je vous laisse, je vais rejoindre mes pères ! A plus !

- Euh, ok, merci, Peter !


Le Bêta fait un signe de main à Wade avant de faire demi-tour. Je m'avance vers l'Alpha, qui se lève quand j'arrive sous la rotonde :


- Tu as faim, Petit Oméga ? me demande mon ami, en désignant un panier posé sur la table.

- Euh, ouais ça commence ! Comment tu vas, toi ?

- Bébé docteur a fait du bon boulot ! Il a parfaitement recousu d'après Jean ! Elle m'a fait passer un scanner, tout va bien là-dedans, pas besoin d'ouvrir le buffet !

- Cool, mais, euh... Y a un scanner ici ? m'étonnè-je.

- Entre autre, ouais... Tu serais surpris de voir tout ce qui est caché ici, Petit Oméga ! Pic-nique ?

- Volontiers !

- Assieds-toi, ton Deadpool s'occupe de tout !


Je souris (bêtement) en prenant place autour de la petite table circulaire sous la rotonde. Wade fait quelque pas, je remarque qu'il porte une main à sa blessure en grimaçant.


- Ellie ! Viens manger, ma puce ! appelle-t-il d'une voix douce.


La fillette pose son tas de pétales au sol et s'approche immédiatement avec le sourire :


- J'meurs de faim, papa !

- Petite ogresse va ! lui répond son père, en la laissant passer.


La fillette vient spontanément devant moi :


- Comment tu t'appelles ? J'tai jamais vu ici !

- Je m'appelle Peter !

- T'es comme moi !

- Comment ça, comme moi ?

- Tu sens pareil ! J'aime bien !


Ça me ramène des années en arrière tout-à-coup ! Je me souviens que moi aussi lorsque j'étais petit, l'odeur des autres Omégas me rassurait ! Naturellement, tous les enfants sont attirés par les Omégas parce qu'au sein d'une meute, lorsqu'il y a un ou plusieurs Omégas (selon la taille du groupe), c'est nous qui nous occupons des plus jeunes.

Les enfants Omégas sont d'autant plus attirés par les adultes du même D-sig, qu'ils savent qu'ils ne seront pas brutalisés par eux !

Putain de biologie !

Ellie s'installe sur mes genoux le plus naturellement du monde et me flaire, comme pour s'imprégner de mon odeur et la mémoriser. Instinctivement, je fais de même, sous le regard amusé de Wade :


- C'est bon, vous avez fini de vous renifler le derrière, on peut manger ?

- Wade ! criè-je, choqué de ce langage devant la fillette, mais celle-ci éclate de rire et descend de mes genoux pour s'asseoir entre son père et moi.


L'Alpha me lance un regard désolé avant de regarder sa fille.


- Tu veux pas t'asseoir ailleurs ?

- Non ! se contente de lui répondre Ellie, avant d'ouvrir le panier de victuailles.

- Alors là pas de doute, c'est bien ta fille !


Nous mangeons tous les trois de bon cœur les sandwichs, chips, petites tomates et les sodas du panier. Je suis affamé (comme d'habitude) et comme à Corona Park, Wade se délecte de me voir manger à ma faim...


- Si tu en veux d'autres, je peux aller aux cuisines, Petit Oméga ! me propose-t-il, lorsque nous avons fini de dégommer le pic-nique.

- Ça ira, j'ai assez mangé, merci !

- T'en est sûr ? Toi aussi, Ellie ? se préoccupe Wade, en mode full Alpha.


Apparemment, la petite est habituée elle aussi à cette insistance de la part de son père car elle me regarde, blasée, et lève les yeux au ciel.


- Mais oui euuuuh ! J'peux retourner jouer ? demande-t-elle.

- T'es aussi insolente que Logan, jeune fille ! Tu sais ça ?

- Ouais, ouais ! répond-elle, en passant en courant devant son père pour retourner à ses pétales.


Je rigole en sortant mon paquet de Lucky, je me lève et m'allume une cigarette en observant la magnifique roseraie :


- C'est vachement beau ici !

- Ouais ! C'est la roseraie que Charles a fait planter pour sa sœur, Raven !

- Il est... Etonnant ce Charles, réponds-je, en le regardant.

- Il en a dans le slip cet Oméga ! Tu me fais penser à lui...


Je ne sais pas trop comment réagir à cette affirmation très flatteuse donc je biaise :


- Il m'a dit que tu ne voulais pas travailler pour lui ?


Il ne répond pas, mais s'approche du bord de la rotonde pour observer Ellie. Je suis son regard et poursuis :


- De ce que j'ai vu, tu as tout du bon père de famille !


Un prêté pour un rendu... Il biaise lui aussi :


- Je vais rester ici quelques jours ! Jean veut surveiller ma blessure avant de me laisser repartir, quelle mégère celle-là ! Une hystérique castratrice... Je suis sûr qu'elle broie les burnes de Logan quand ils baisent !

- Wade ! Et si Ellie t'entends ?

- C'est encore mieux, elle lui répètera ! se réjouit-il.


Je soupire :


- Je vais devoir repartir moi ! J'ai du travail au garage... dis-je, à contre cœur.


Wade enchaîne :


- Je comprends, Petit Oméga... Mais tu vas pas repartir tout de suite ! Je vais te faire visiter le château quand même, me propose-t-il joyeusement.


Je ne peux pas refuser devant son enthousiasme et de toute façon je n'ai aucune envie de repartir affronter mes clients, affronter Tony, affronter... Ma vie quoi !


- Ellie, il faut y aller, ma douce, tu as ton cours de dessin avec Wanda !



La fillette se redresse tout sourire, et nous rejoint sous la rotonde, elle vient vers moi et me tend un paquet de pétales de roses colorés et parfumés ; puis elle tend le même paquet à Wade :


- Vous deux vous gardez mes trésors, ok ? nous demande-t-elle.


Wade me regarde de nouveau d'un air désolé, mais je rie de bon cœur aux directives de la petite Ellie et lorsqu'il m'observe, il a un regard admiratif et reconnaissant.


*~*


Nous avons déposé Ellie devant une grande salle de classe qui sert manifestement à l'art plastique ; Wanda a sauté au cou de la petite Oméga dès qu'elle l'a flairée ! Avant d'aller s'installer, Ellie fait un bisou à son père, qui me jette un pan d'œil gêné (voir affolé), mais de nouveau je sourie et il s'apaise en faisant une grimace ! La petite vient ensuite vers moi et me fait signe de me pencher ; je m'exécute et à ma grande surprise, elle m'étreint également et me pose un bisou baveux sur la joue avant de me chuchoter, d'un air conspirateur :


- J'taime bien, Peter ! Et papa il t'aime bien aussi ! Il sent pas pareil quand t'es à côté de lui, il sent comme Monsieur Erik quand il est avec Monsieur Charles ! me dit-elle en gloussant, avant de filer vers sa place.


Nul doute qu'avec son ouïe d'Alpha, Wade a tout entendu et si moi je suis rouge comme une des roses Peter Beales que nous avons croisés dans la roseraie, l'Alpha sourit fièrement jusqu'aux oreilles ! Wade me fait ensuite, comme prévu, une petite visite guidée du château ; du moins, des endroits qui servent aux activités officielles ! Au bout d'une bonne heure à crapahuter dans le manoir, il montre des signes de fatigue et de douleurs, je ralentis alors le pas :


- Tu veux t'asseoir un peu, Wade ? On peut faire une pause !

- Ma chambre est juste au-dessus ! Ca t'embête pas si je m'allonge un peu ?

- Non bien sûr !


Nous nous nous rendons à l'étage supérieur, qui est visiblement la partie chambres/dortoirs ; il n'y a personne à ce niveau à cette heure-ci. Nous traversons tout un couloir et Wade s'arrête devant la dernière porte :


- Nous les guests, on a les chambres du fond ! m'explique-t-il, en me faisant un clin d'œil .


La porte s'ouvre sur une chambre relativement spacieuse et lumineuse, mais le mobilier est réduit au minimum : la tanière de l'Alpha est un grand lit ancien en bois, encadré par deux petites tables de chevet et il y a un bureau devant la fenêtre. L'odeur de Wade est très forte, mêlée à une odeur de chimichangas et une odeur, plus atténuée, de sueur et de sang. J'en déduis que le mercenaire a souvent dû séjourner ici en étant blessé...


- Je te fais visiter ? Ferme les yeux ! me demande Wade.

- Ouais... réponds-je, circonspect (après tout, il y a peut-être un passage secret).

- Vas-y, ouvre les yeux ! C'est fait ! Bienvenu dans ma garçonnière !


Je rigole tandis qu'il pose ses baskets et enlève son t-shirt. Il me tourne le dos, et je ne peux pas m'empêcher de l'observer ! Sa peau est toute aussi abîmée que son visage et ses bras naturellement, mais il est vachement musclé ! Il se retourne et capte mon regard :


- Si t'as finis de mater, ça t'embête pas que je fasse une petite sieste ?

- Mais, pas du tout... Je... Je...

- Tu devrais te reposer avant de partir toi aussi, t'as pas beaucoup dormi la nuit dernière ! me propose Wade, en tapotant le matelas de sa tanière.

- Euh... Je devrais plutôt...


Bug de cerveau.


- Allez viens ! Il t'arrivera rien de pire qu'hier soir, Petit Oméga...


Après une (très) courte hésitation, je m'allonge à côté de Wade et lui souris timidement. Je constate qu'il porte ses bandes de poignets et me demande, confus, à quel moment il a bien pu les mettre...


- C'est cool ici ! finis-je par articuler.

- La piaule ? Ouais pas mal, mais avec toi dans ma tanière c'est tellement mieux !


Comme hier, il se tortille vers moi :


- On peut s'embrasser ?


D'un coup, je sens une terrible montée de phéromones sexuelles m'embraser à cette question ! C'est terriblement gênant parce que du coup, impossible de dire non maintenant, ce serait pas crédible ! Avec un sourire appréciateur, Wade me flaire en fermant ses yeux, comme pour savourer l'odeur palpable de mon désir pour lui. Quand il les rouvre, il vient doucement poser ses lèvres sur les miennes et comme hier, nos bouches s'explorent jusqu'au manque d'oxygène.


- Wade !

- Chut, Petit Oméga ! Laisse-moi faire...


Ah bah, demandé comme ça...

J'observe Wade descendre sous mon oreille poser un chaste baiser sur ma glande et c'est presqu'à contre cœur que je le vois descendre plus bas. Du regard, il cherche mon consentement pour m'ôter mon t-shirt. Mon corps répond en se tortillant pour l'aider à me mettre torse-nu. Je me sens un peu vulnérable comme ça ; je suis musclé, mais pas autant que lui ! Bien moins que lui, même... Il pose de doux baisers un peu partout jusqu'à mon nombril, je frissonne de plaisir !

Soudain, je le sens agripper mon jean pour le déboutonner et le peu de neurones qui fonctionne encore dans ma tête se réveille :


- Wade, non ! Tu es blessé ! Et... et...


Et quoi ? J'me rappelle plus...

L'Alpha descend lentement mon pantalon à mi-cuisses, puis pose quelques baisers par-dessus mon boxer :


- Petit Oméga est devenu grand ! me charrie Wade, en baissant doucement le sous-vêtement.


Mes parties intimes ainsi dévoilées, mes neurones reconnectent, et j'ai peur ! Je me redresse sur mes coudes et regarde Wade, inquiet :


- Wade !

- Putain ! Il manque un bout ! crie soudainement l'Alpha, les yeux écarquillés sur mon entre-jambe.

- P... Pardon ? Un bout de quoi ? balbutiè-je.

- De bite ! Il te manque un bout de bite, Peter !


Là, j'explose de rire, ce qui me fait perdre le fil et débander direct !


- Attends, t'as jamais vu de circoncis ? demandè-je, étonné.

- Ben non figure-toi !


Il ne bouge pas et continu de fixer mon sexe, du coup, je ne sais pas si ça le bloque, le dégoûte ou autre... Je m'agite, son silence réveille mes instincts Omégas ; il semble sentir le malaise, car soudain, il redresse son visage pour me fixer dans les yeux :


- Chut, Petit Oméga, Deadpool gère...


Pourquoi et comment ses paroles suffisent à me rassurer ? J'en sais rien, mais ça marche ! Ça, et les phéromones de confort qu'il s'efforce de dégager ! Il semble s'extasier sur mon corps, qu'il caresse tendrement, tandis qu'il se met dans une curieuse position qui, je pense, vise à ne pas appuyer sur sa blessure. Sous ses caresses, mon plaisir s'accroît dangereusement ; surtout lorsqu'il passe sa langue au niveau de mes glandes, aux plis d'aine !


- Wade ! tentè-je de protester.

- Tu es magnifique, Petit Oméga !


L'Alpha fait descendre sa bouche autour de mon sexe avec une lenteur exaspérante ! Au zénith, mon pénis reste un pénis d'Oméga ; c'est-à-dire relativement petit ! Wade le prend en entier sans mal. C'est la première fois qu'un Alpha me fait une fellation ! Je n'en ai pas reçu beaucoup et à chaque fois, c'était de la part d'un autre Oméga !

Je me rends compte que j'adore ça ! C'est tellement intime...

Wade a accéléré la cadence, il me masturbe désormais, en même temps qu'il me suce et moi, j'ai du mal à me rappeler comment je m'appelle. Lorsqu'il se met à me caresser les boules en même temps, c'en est trop pour moi, je tente de le prévenir avant qu'il ne soit trop tard :


- Wade, je vais venir !


Mais l'Alpha continu comme si de rien n'était et bientôt je me cambre et joui en criant son nom...

Merde alors.

C'est donc agréable comme ça une fellation complète... Woaw !

Wade remonte en se tortillant et vient s'affaler à côté de moi :


- Tu as bon goût, Petit Oméga !


Qu'est-ce que je suis censé répondre là ?


- Euh, je, euh... Merci, Wade !

- Effort maximum pour toi, bébé !

- Et... Et toi ? demandè-je, avec appréhension.

- Moi je t'ai entendu crier mon nom, ça me suffit ! Mais je me toucherai ce soir si ça peut te rassurer ; maintenant dors, Petit Oméga ! me répond-il, en mettant sa main devant ma bouche.


*~*


Nous nous sommes endormis en même pas cinq minutes suite à ça ! Vers dix-huit heures, je me réveille en sursaut et me redresse dans le lit. Wade dort toujours ; je décide de me lever sans le réveiller, après l'orgasme qu'il m'a donné, c'est la moindre des choses ! Lorsque je descends du lit néanmoins, je me prends les pieds dans une paire de Crocs et me casse la gueule sur le tapis. Pour la discrétion, on repassera. Fatalement, j'entends l'Alpha rigoler.


- C'est pas drôle, Wade !

- Ah, mais si ! Tu t'en vas, c'est déjà l'heure ? Je n'ai pas réussi à te convaincre de rester ? Si tu dors avec moi ce soir, je te ferai encore mieux...


De... Quoi ? Non, non, non, je dois rentrer !


- Il faut que je rentre, Wade ! Le garage...

- Tu reviendras me voir ? me demande-t-il, en faisant la moue.

- Si tu es sage !

- Attends, je te raccompagne ! propose-t-il en grimaçant (de douleur cette fois).

- Non, repose-toi, je vais retrouver mon chemin, t'inquiète pas !

- Tu es sûr ?


Je fais demi-tour et grimpe sur le lit pour l'embrasser. Il semble surprit, mais lorsque le baiser se termine, il me murmure :


- À bientôt, Petit Oméga !


Ça ressemble plus à une promesse qu'à une formule de politesse ! Je lui sourie et me rhabille avant de sortir de sa chambre ; sur le pas de la porte, je le regarde me faire un cœur avec ses mains. Lorsque je referme sa porte, je marche en souriant aux anges, en passant devant un miroir, je m'arrête pour regarder mon reflet. Je prends le temps de passer une main dans mes cheveux parce que j'ai clairement une tête de retour de baise ! Et pas que la tête d'ailleurs ! J'ai l'odeur de Wade sur moi et pas qu'un peu... J'ai l'odeur de Wade qui a été sur moi, nuance... Je poursuis mon chemin, en priant pour ne croiser personne. Logan notamment... Au bout du couloir, je me retrouve nez-à-nez avec Erik Lansherr qui sort d'une pièce.

Raté!

Nous nous stoppons net et Erik s'écarte poliment pour me laisser de la place, non sans me flairer au passage, il sourit subitement et me lance un joyeux :


- Mazel Tov !


Je murmure un :


- Toda... Gêné comme jamais, mais je ne sais pas s'il entend, car il descend déjà quatre à quatre le grand escalier.


Putain de biologie !



**** C'est un long chapitre, mais je souhaitais conserver le POV de Peter, normalement les prochains chapitres ne seront plus si longs 😉.

Le titre du chapitre est inspiré de la chanson Dangerous de David Guetta (je vous recommande au passage la version acoustique piano de Sam Martin) ❤️.


Toda Beila 😚 Yevarékhe otekha haél ! ****




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