Criminal

Chapitre 10 : Nothing else matters (Wade)

Par bucky1984

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- Dopinder, magne-toi ou sinon Peter va finir enrôlé dans la Team VRP/voiture diplomatique à chier ! Il va détester ça...

- Je me dépêche, monsieur Deadpool, je me dépêche ! Vous préférez que Peter soit enrôlé dans la X-Force, je me trompe ?

- J'aimerais surtout qu'il me choisisse moi...

- Haaa...


Bam bam bam


- Euh... Dopinder, c'est quoi ce bruit dans ton coffre ?

- Ça, c'est mon cousin Bandu ! Quand vous m'avez appelé, monsieur Deadpool, je n'avais pas fini de lui couper la langue, mes clients sont toujours ma priorité, surtout vous, monsieur Deadpool !

- Le goût du travail bien fait, des finitions... Tu as bien écouté mes conseils, Dopinder, tu iras loin ! Gare-toi ici mon ami, je vais terminer par les toits, ce sera plus discret !

- Comme vous voudrez, monsieur Deadpool, mais... La discrétion ce n'est pas votre truc d'habitude...

- Que veux-tu ? Rien n'est trop beau pour lui !

- Vos armes ?

- Pas cette fois, Dopinder ! Je vais y aller au talent... Va t'occuper de ton cousin, j'en ai pour un moment, je te rappellerai !


Je claque la porte du taxi et rentre dans le bâtiment voisin de la résidence Stark. Je grimpe par les toits et je m'infiltre chez le voisin du dessus qui prend son bain ! Une fois sur le balcon, je n'ai plus qu'à me laisser glisser sur celui de Peter, effort maximum !


Toc, toc, toc


Ça fait deux heures que je suis parti de Salem, il est plus de minuit et toutes les lumières sont éteintes chez les Stark... Sauf dans la chambre du Petit Oméga de mon cœur !

Il se rue sur sa fenêtre pour l'ouvrir et pendant ce temps, je vois que ses yeux sont rouges et bouffis, et ça me donne des envies de meurtre...


- Wade ! Pourquoi t'es venu? T'es fou ! me chuchote-t-il, affolé.

- Effort maximum, Petit Oméga ! Tu as de la bombe neutralisante de phéromones ?

- Hein ? Euh, ouais, bien sûr... Attends !


Je ne bouge pas du balcon, pendant qu'il fouille son placard et en sort un spray, qu'il vaporise généreusement sur les contours de sa porte de chambre, avant de me faire signe de rentrer.


- La chambre de mes parents est à l'autre bout de l'appartement ; avec le spray, ils ne te sentiront pas, par contre ils ne sont pas sourds, faut pas faire de bruit ! Comment t'as fais pour atterrir sur mon balcon ? J'ai cherché à m'enfuir tout l'après-midi, mais je voyais pas comment... me dit-il, amer.

- Je suis passé par les toits et par chez ton voisin, pardi ! Infiltration/exfiltration, c'est la base ! Je t'apprendrai...


Il me sourit en secouant la tête, et c'est là que je le vois ! Il porte un magnifique pantalon de pyjama rose Hello Kitty !


- Et moi qui pensai ne pas pouvoir être plus amoureux de toi, Petit Oméga ! dis-je, extasié ! (non c'est vrai, il est trop mignon là-dedans)

- Mais de quoi tu parles, Wade ?

- Ton pyjama, bébé ! Il est magnifique, tu es magnifique, et... Tourne-toi ? Et oui, il te fait un putain de petit cul à bite !

- Cette horreur ? Tu plaisantes ? C'est Yelena qui me l'avait offert, je l'avait laissé ici et oublié ! Je pensais pas avoir à redormir ici un jour... Total, j'ai rien d'autre dans mes placards, que les fringues moches de Yel !

- Cette fille est une sainte ! Faut absolument que je la rencontre !

- Mhmm, elle sera sûrement à mon mariage...

- Le nôtre ? dis-je t'un ton cajoleur, en me rapprochant de lui.


En approchant mon visage du sien, je peux sentir toute sa détresse et malgré tout, il s'électrise au fur et à mesure que je le flaire.


- Wade, qu'est-ce que tu fais ? souffle-t-il, en reculant, mal à l'aise.

- Je voudrais t'embrasser, Petit Oméga !

- Quoi ? Pourquoi ? Je veux dire... C'est pas une bonne idée ! Pas ici ! Pas maintenant...

- De quoi as-tu peur, Petit Oméga ?


Ça y est, ses phéromones sont en feu ! Certainement parce que je ne peux pas m'empêcher moi-même de dégager de puissantes phéromones sexuelles en sa présence, surtout en le voyant dans son pyj' rose bordel !


- C'est pas une bonne idée, Wade ! Je suis déjà assez dans la merde comme ça, et... Et on est chez mes parents ici, merde ! Et... Et...

- Et j'ai très envie de te faire l'amour, Petit Oméga ! Je t'avais fait une promesse, tu te souviens ? Je devais m'occuper de tout ton petit corps...


En parlant, je me suis mis à masser sa glande de marquage tendrement, pendant que je me plonge dans ses yeux en l'inondant de mon odeur.

De quoi ? C'est pas très fair-play ?

Vous voulez pas que je lui lise un poème aussi ?

Laissez faire l'artiste...

Il a les yeux écarquillés et ses pupilles se dilatent à mesure que l'excitation le gagne. Je me penche doucement pour attendre son approbation, et fini par m'emparer de ses lèvres, puis de sa bouche toute entière ! Je la visite en mélangeant ma langue à la sienne dans un tourbillon enivrant qui enflamme mes reins ! Et pas que les miens d'ailleurs...

Pendant que je lui roule un putain de gadin, je sens l'odeur de sa mouille lubrifier son petit trou à plaisir ! En bon Oméga qu'il est, la réponse de son corps est immédiate aux stimulis sexuels Alphas, j'adore la biologie, les gars !

Il se tortille, mal à l'aise, pour ne pas changer... Lorsque je lâche sa bouche pour le laisser respirer, ses joues sont rosies d'excitation et de honte, il baisse les yeux.


- Regarde-moi, Petit Oméga ! dis-je, en redressant doucement son menton.

- Wade, je...

- Je t'ai dit que ce n'était pas grave de ressentir une attirance malsaine envers moi !

- Mais c'est... Pas... Une attirance malsaine Wade ! Je... J'ai... bredouille-t-il, tout son corps tremblant sous l'émotion.

- Oui ? Demandè-je, en me rapprochant de nouveau de sa bouche.

- Wade...

- Bébe ?

- J'ai envie de toi ! finit-il par lâcher dans un souffle, sans me quitter des yeux.


On y est...


- Depuis le temps que je rêvais de l'entendre ! lui réponds-je, en l'attirant dans un nouveau baiser.


Je lui bouffe la langue, je mordille sa lèvre inférieure, presque jusqu'au sang, je ne m'arrête qu'aux prémices du goût métallique dans ma bouche ! Et j'y retourne ! Je plaque une main derrière sa tête et la maintiens fermement, avec l'autre, je masse sa glande de marquage, puis je lâche ses lèvres pour aller la lécher !

Il penche sa tête en gémissant et tandis que je fais tournoyer ma langue sur sa glande, de ma main libre je saisis son poignet pour appuyer mon pouce sur son autre glande et la frotter. Peter gémit de plus en plus, je saisis son autre poignet pour y stimuler son autre glande, avant de venir prendre son visage en coupe dans mes mains :


- C'est vraiment ce que tu veux, Petit Oméga ? Si on s'accouple tous les deux, aucun spray anti-phéromones ne pourra couvrir mon odeur sur toi...

- De toute façon, je suis foutu Wade ! Alors autant faire ce qui me fait envie...

- Bonne réponse ! Et qu'est-ce qui te fait envie, bébé ?

- Toi, Wade !

- Répète-le, Petit Oméga ! lui dis-je, en grognant de plaisir.

- J'ai envie de toi ,Wade ! répond-il, pantelant, appuyé contre le mur.


Je ronronne de plaisir, et en réponse, son corps explose d'excitation, il est détrempé, je le sens !

Je saisis ses poignets et le fait asseoir sur le bord de son lit. Je l'aide à enlever son t-shirt et me régale à la vue de son torse ! Je me penche pour l'embrasser à nouveau, mais ce baiser-là est plus rapide et plus pressé, je lui mords la lèvre inférieure, cette fois-ci il saigne. Je viens lécher son sang et en profite pour lécher encore sa glande de marquage !

Je me redresse, et présente deux doigts devant sa bouche :


- Lèche, Petit Oméga ! ordonnè-je.


Peter regarde mes doigts, interdit. Je saisis alors fermement sa mâchoire inférieure de mon autre main pour lui redresser la tête et l'obliger à me regarder :


- Faut-il que je me répète, Petit Oméga ? demandè-je, dans un grognement sourd.


Dans ses prunelles noisette je vois de la peur, mêlée d'excitation. J'attends de voir de quel côté va pencher la balance et quand je voie ses pupilles se dilater, je comprends qu'il opte pour la confiance.

Il ouvre la bouche pour sucer mes doigts avidement, puis se saisit de mon poignet pour les engloutirent davantage dans sa bouche et les lécher en gémissant, en même temps qu'il masse ma glande de poignet avec son pouce !

Putain, ce que c'est bon ! Mon pantalon commence à être bien trop étroit pour contenir la fabuleuse biroute qu'il me met en me faisant ça ! Je commence donc, d'une main, à déboutonner mon jean pour le laisser glisser sur mes genoux. Attentif, mon Petit Oméga m'aide lui aussi de sa main libre, pour descendre mon slip. Il se stoppe, et relâche mes doigts pour observer ma mentule, maintenant à bout portant de son visage !

Je peux deviner le frisson d'excitation qui le parcourt à cette vue incroyable !


Si, si, je vous assure, c'est incroyable !


Une décharge de phéromones m'envahie les narines, et je sais qu'il est prêt pour la suite. Je capte son regard avide sur mon membre, mais je décide qu'il vaut mieux qu'il ne me prenne pas dans sa délicieuse bouche maintenant ; au risque que je ne puisse pas tenir ma promesse !

Je pose une main à plat sur son torse et le force à s'allonger. Il se tortille pour se reculer un peu dans le lit, et j'en profite pour saisir son pantalon de pyj', que je lui enlève rapidement dans la manœuvre . Je le mets en boule et le frotte sur mon visage en le humant avec avidité. Ça sent sa bite, ça sent son cul, ça sent sa mouille... Je ne veux plus rien sentir d'autre, je pourrais mourir maintenant que je serais comblé ! Enfin presque... Je balance le délicieux bout de tissu pour me concentrer sur la vue imprenable que j'ai sur son corps !

Ses bras sont allongés, et ses mains cramponnent le drap ; son corps tremble comme une feuille pendant que je le détaille. Ses jambes sont légèrement écartées, et son sexe est là, merveilleux, sûrement aussi dur que le mien, bien que beaucoup plus petit. Je m'extasie de la perfection de ses formes, de son absence de poils, de son absence de prépuce aussi... Incapable d'arracher mon regard à cette vue provocante, je m'emploie à finir de me déshabiller maladroitement.

Une fois nu moi aussi, je grimpe sur le lui et viens mettre ma tête au-dessus de la sienne. Mon corps tout entier, porté par mes bras, ne fait qu'effleurer le sien dans une proximité délicieusement étouffante. J'en profite pour le flairer avec précision. Il n'est pas du tout prêt à être en chaleurs !

Ses yeux ne quittent pas les miens, et nous restons ainsi à nous contempler quelques instants, avant qu'il ne brise le silence :


- Ne me fait pas de mal s'il te paît, Wade ! me chuchote Peter, alors qu'une larme coule au coin de ses yeux.


Je fronce légèrement les sourcils à cette supplication et me penche pour lécher ses larmes tendrement :


- Je ne te ferai jamais de mal, Petit Oméga, et d'ailleurs, plus personne ne t'en fera si tu me choisis comme Alpha... Tu es loin de tes prochaines chaleurs, mais veux-tu que je mette quand même un préservatif ? (1)


Il me regarde avec une expression indéchiffrable tandis que je me penche pour l'embrasser furtivement. Pendant que mes lèvres touchent les siennes, désormais enflées par mes morsures ; nos sexes se touchent eux aussi, et ce contact nous électrise tous les deux.

Il me fait un franc "non" de la tête.

Il est temps d'enclencher la seconde...

Je reviens me placer à genoux entre ses cuisses. Il cramponne toujours les draps, et redresse légèrement son buste pour m'observer. Je m'efforce de dégager des phéromones rassurantes, en même temps que je descends mes deux doigts encore humides pour les insérer doucement dans l'intimité de Peter.

Il repose lourdement sa tête en arrière et gémit de plaisir alors que je commence à faire tourner mes doigts en lui pour le préparer. Il redresse une de ses mains pour venir la plaquer sur sa bouche afin d'étouffer l'expression de son plaisir, tandis que son autre main se cramponne furieusement au drap ! Il se tortille et se cambre ; poussant son petit trou à la rencontre de mes doigts experts et moi... Je bande comme jamais j'ai bandé !

Je finis par retirer mes doigts pour lui écarter davantage ses cuisses détrempées.


- Tu mouilles tellement, Petit Oméga ! Ton corps réclame le mien, comme je te l'avais dit, tu te rappelles ?

- Wade ! Tais-toi et fais-moi l'amour ! souffle laborieusement Peter, qui s'est de nouveau redressé sur ses coudes.

- À tes ordres, bébé...


Avant de me présenter, je le chevauche de nouveau pour coller nos sexes l'un à l'autre et d'une main, je les saisis pour les masturber ensemble. Peter se redresse et en profite pour glisser une main sous les jumelles Deadpool, et se met à les malaxer délicieusement.

Bordel que ça m'excite de le sentir jouer avec mes boules !

Bon, ça suffit ! Il est temps de passer à la vitesse supérieure...

Je reviens à ma position initiale, et frotte mon gland sur l'intimité de Peter. Ou, plus exactement, je me branle sur son cul pendant que je malaxe ses fesses musclées !

La respiration de Peter se saccade et il gémit de plus en plus, je suis sûr que je pourrais le faire jouir sans même le pénétrer !


C'est ça que vous voulez ?

Non, bien sûr, bande de petits pervers... Une prochaine fois, OK ?


Je me décide (enfin) à m'introduire tout doucement dans mon petit puits à bonheur... Je n'y rentre que le bout, pour laisser à Peter tout le temps nécessaire pour s'acclimater à ma présence. J'ai pas non plus une bite de compétition m'enfin tout de même, par là ça fait toujours plus d'effet... Au bout d'un petit moment, je m'enfonce davantage.

Mon Petit Oméga a fermé les yeux et il les crispent un peu, merde...


- Je te fais mal, Petit Oméga ? m'inquiétè-je.


Peter rouvre les yeux et regarde le plafond :


- Non ! C'est juste que... Que je sens les cicatrices sur ton sexe !

- Et, euh... C'est embêtant ?


Cette fois-ci, il me regarde droit dans les yeux:


- Ah, pas du tout, au contraire ! Ca, euh... Me donne des sensations, c'est tout !

- Tu aimes ça, Petit Oméga? lui soufflè-je.

- Ou... Oui... chuchote-t-il, difficilement.


Parfait... Je finis de rentrer en entier dans l'intimité de mon partenaire et l'observe se tortiller avec avidité autour de moi. Je reste ainsi enfoncé jusqu'à la garde et en profite pour m'emparer encore de ses lèvres, en même temps que je glisse une main à la rencontre de son membre pour le caresser. Peter dégage sa bouche de la mienne et me susurre à l'oreille :


- Prends moi plus fort, Alpha !


Bon ben là, je peux pas refuser ! J'entame une série de va-et-vient de plus en plus intense et Peter ferme de nouveau ses yeux, en même temps qu'il calque le mouvement de ses hanches, pour venir à la rencontre de chacun de mes coups de reins. C'est tellement délicieux et j'ai tellement envie de lui depuis notre première rencontre, que je sens mon nœud commencer à gonfler.

Peter le sens aussi, ça ne fait aucun doute, il a de plus en plus de mal à étouffer ses gémissements et il ne va pas tarder à déchirer ce pauvre drap à force de s'acharner dessus...


- Wade ! Je... Ton nœud !

- Je sais, bébé... Il se gonfle pour toi !


En effet, mon nœud est bientôt si enflé qu'il limite mes va-et-vient, je sens mon Petit Oméga s'agiter et j'en profite pour le masturber, après avoir mis un peu de salive sur ma main. Juste avant que mon nœud ne nous immobilisent l'un dans l'autre, Peter se cambre et crie silencieusement mon nom en plaquant une main sur sa bouche.

Je sens sa sève remplir ma main et ça m'excite tellement que je viens à mon tour, dans un timing quasi parfait.

Effort maximum !

En même temps que je jouis, je m'écroule sur Peter, qui s'est abandonné à son plaisir, enfoncé dans le lit.

Conscient de mon gabarit, je place mes mains sous ses épaules et ses hanches et le bascule précautionneusement en sens inverse, de sorte à le placer sur moi, tandis que je me retrouve allongé à plat dos sur le lit. Il grimace légèrement car nous sommes toujours accrochés l'un à l'autre, mais ses traits s'apaisent immédiatement, dès lors qu'il s'installe confortablement sur moi. Les jambes écartées, ses mains jointes sur ma poitrine, sur lesquelles repose sa tête, penchée sur le côté. Je le flaire, ses phéromones sexuelles sont en train de se faire doucement moins fortes, alors que les miennes sont au zénith, comme ma queue !

Je caresse les cheveux de Peter d'une main, mon autre main calée sous ma tête pour mieux le voir. Il a les yeux fermés et semble apaisé ; il transpire, il a les cheveux en bataille, et un petit sourire béat post-coïtal... Nous restons de longues minutes comme ça, sans bouger et sans parler. Puis, je remarque qu'à intervalle régulier, en fait à chaque fois que ma bite se contracte pour éjaculer à nouveau, le sourire de Peter s'agrandit et je le sens se tortiller autour de moi.


- Et bien, Petit Oméga ? Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ?


Peter tourne sa tête pour me regarder :


- J'adore te sentir jouir Wade, c'est très agréable ! me répond-il, avec un petit sourire coquin.

- Pas autant que moi ! Mais tant mieux, parce que je vais jouir pendant encore un bon quart d'heure bébé !


J'embrasse son front, il me regarde toujours, son sourire illumine encore son visage parfait.


*~*


Comme prévu, un quart d'heure plus tard et après une ultime éjaculation, mon nœud se dégonfle et libère Peter, qui se laisse glisser à côté de moi. Je me tourne vers lui, et me redresse sur un coude :


- C'était merveilleux, Petit Oméga ! La meilleure putain de baise de ma vie ! J'aurais voulu que ça ne s'arrête jamais.

- Tu sais baiser, Wade Wilson ! Je dirais même plus, tu sais faire l'amour ! Tu es... Doux... Pour un Alpha !

- Mhmmm... Tu reprendras bien un peu de douceur dans ce cas ? Je récupère vite...


Il rigole doucement, mais c'est vrai que je récupère vite ! Captain Deadpool, toujours paré au combat !


- Et si on dormait un peu ? me propose-t-il, en me caressant le torse ; machinalement, il s'attarde sur mes cicatrices et il y en a beaucoup...

- On va faire quoi, Petit Oméga ? Je veux dire... Tu sais ce que je veux dire !


Peter fronce les sourcils :


- Pour l'instant, on va profiter d'être ensemble, je viens de passer la meilleure nuit de ma vie, alors je veux la savourer !


Je l'attire vers moi, et nous finissons par nous endormirent dans le plus génial des câlins post-coïtaux de ma vie.


*~*


Vers sept heures, Peter se réveille en sursaut, ce qui me réveille en sursaut !


- Bébé ?

- Rien, c'est rien... J'ai besoin d'un café ! dit-il en s'asseyant dans le lit.

- D'une bonne douche aussi, Petit Oméga...


Je le regarde coupable, comment vous dire ? Vingt minutes d'orgasme, ça laisse des traces...


- Ouais, ben... D'abord un café ! Tu viens avec moi ? finit-il par rajouter.

- Passé cette porte, le spray ne couvrira pas mon odeur, Petit Oméga...

- Ton odeur, elle est partout sur moi !

- Partout à l'intérieur aussi...

- Wade !

- Je veux m'accoupler avec toi, encore !

- De qu... Wade !

- Ben quoi, j'essaye, on sait jamais... Tes vieux vont me sentir sans tarder si je t'accompagne.

- Au point où on en est... A moins que... Tu avais prévu de repartir en douce peut-être ? me demande-t-il timidement, tandis que je sens une bouffée de stress l'envahir.


Je me redresse à mon tour :


- Non, Petit Oméga ! Je suis venu faire capoter ton mariage, on en est qu'au premier acte pour l'instant...


Il me sourie, se lève et enfile son pyj Hello Kitty. Waow quelle vue ! Quelle beauté ! Quel Oméga...

Pour ma part, je me contente d'enfiler mon slip. Pas de chichi.

Ça ne semble pas l'offusquer outre-mesure puisqu'après avoir tendu l'oreille, il ouvre la porte et me fait signe de le suivre. Je le suis dans la cuisine où il nous enferme, et ouvre la fenêtre; sans doute pour que mon odeur soit moins concentrée.

Je m'assois au bar, pendant qu'il nous fait couler deux cafés sur une machine très élaborée digne d'un cafetier. Je me demande comment il fait pour la faire fonctionner, il y a trente-six-mille boutons, mais pour finir, il en sort deux simples expressos !

Quelle arnaque... Vu l'engin, je m'attendais à en voir sortir un chippendale en or qui pisse du café par la bite et de la crème chantilly par le cul !

Petit Oméga me tend ma tasse, et avant que j'aie eu le temps de la boire, siphonne la sienne, et se refait couler le petit frère ! Il est de plus en plus nerveux, il se passe frénétiquement la main dans les cheveux et me jette des coups d'œil inquiets.


- Respire, Petit Oméga.

- T'es marrant toi, c'est pas toi qu'on cherche à marier de force...

- Je comprends pas, si t'es pas d'accord, t'as qu'à dire non !

- Ça se voit que t'es un Alpha toi... Il faut que je me fasse marquer Wade, Tony l'a dit, à cause des Cops.

- Et ben, fais-toi marquer alors, pas besoin de mariage ! Je croyais qu'il te plaisait l'autre ?

- Il me plaît pas comme ça ! En tout cas, pas comme toi.


Il se redresse d'un coup et se met à rougir, comme s'il avait un truc qui fallait pas. Mais j'ai bien entendu moi...


- Écoute ..


Mais avant que je puisse lui faire part de ma proposition, on entend de l'agitation de l'autre côté de la porte ; je flaire... Papa et maman Stark... Nous y voilà !

La porte s'ouvre brutalement sur les deux Alphas, qui ont le nez en l'air. Tony se stoppe net, si bien que May lui rentre dedans, avant de s'écarter pour me reluquer.

Et ouais, votre mercenaire disert en slip assis au bar, ça fait toujours son petit effet !

Tony me fixe, interdit, avant de reporter son attention sur Peter, qui se liquéfie à vue d'œil. Vue l'aura de domination que dégage Stark et vue celle de soumission dégagée par Peter, je comprends mieux à quel point il doit être difficile pour lui de s'imposer face à son père... Instinctivement, Peter baisse les yeux, avant de se faire violence pour soutenir le regard de son père, tout en cherchant du coin de l'œil un soutien de May. Mais celle-ci a bien du mal à détourner son attention de... Moi. Elle me détaille et grimace à la vue de mon corps très abimé. Je me lève et me dirige vers elle pendant la battle de regard père/fils :


- Tata May, je suppose ? Quel plaisir de faire votre connaissance Milady ! Wade Wilson pour vous servir, lui dis-je, en saisissant sa main pour y faire un baisemain théâtral.

- Je... Mais... Quoi ? bredouille-t-elle.


Tony fait soudain volte face pour attirer son Alpha vers lui, et me fusiller du regard :


- Toi ! J'aurai dû t'engager pour te tuer toi-même... aboie-t-il.

- Je suis meilleur pour tuer les autres, Tony, vieille branche ! Comment vas-tu? lui demandè-je, droit comme un i, les mains sur les hanches.

- J'irais mieux si tu n'avais pas souillé mon fils ! grogne-t-il.

- Tony ! l'invective Peter.

- Quoi ? Tu vas me dire que tu étais consentant peut-être ? On dirait le résultat d'un mariage malheureux entre la syphilis et un chancre mou...

- Vous êtes si poétique, monsieur Stark ! lui dis-je, flagorneur.

- En parlant de mariage... commence May.

- Je refuse de me marier avec T'challa, M'man ! l'interrompt Peter.

- On te demande pas ton avis ! Tu empestes son odeur, ça se trouve il ne voudra même plus de toi maintenant... rétorque Stark.

- Il doit venir pour le déjeuner avec ses pères, rajoute May, affolée.

- Cool, on va se marrer ! ajoutè-je, en sirotant bruyamment mon café.

- Je vais le tuer ! grogne Tony, en poussant May sur le côté.

- Papa, non ! crie Peter, en faisant le tour du bar pour s'approcher de moi.


Stark se tourne vers lui pour le dévisager, pendant que mon Petit Oméga se place juste à côté de moi.


- Pete, écarte-toi de lui ! Je suis ton chef de meute, je dois te protéger, y compris de toi-même ! Manifestement, il t'a embobiné... Qu'est-ce qu'il t'a promis ?

- Mais, j'ai... commencè-je.

- Ta gueule, Wilson ! Je parle à mon fils, me coupe Stark.

- Rien ! Il ne m'a rien promis ! En tout cas, pas une vie toute tracée d'avance...

- Rien ! C'est précisément tout ce qu'il peut t'offrir Peter ! rajoute Stark.

- Hey... J'ai des Croc's ! protestè-je avec véhémence (non, c'est vrai quoi).


Tony me fusille du regard, il a pas l'air d'apprécier les Croc's à leur juste valeur...


- Mais, papa, tout le confort que peut m'offrir T'challa ne m'apportera pas le bonheur !

- C'est un bon Alpha Pete, il fera un bon mari pour toi, un mari aimant... Insiste Stark.

- Heu... Y a que moi qui connait mes classiques ou bien ? Elsa, elle a dit on n'épouse pas un homme qu'on ne connait pas ! Allo ? Personne n'a vu la Reine des neiges ici ? rétorquè-je.


Peter me regarde, ébahi, avant de froncer les sourcils et de me fixer droit dans les yeux :


- Si... Moi je l'ai regardé ce dessin animé, je l'adore !

- Bébé ! dis-je, fou d'amour en l'attrapant par la taille pour le rapprocher de moi.

- Non, non, non ! Bas les pattes, Wilson ! Le mariage est arrangé avec T'challa, Pete ! grogne Stark.

- Je m'enfuirai ! hurle Peter.

- La belle affaire, tu seras marqué de toute façon, tu feras quoi ?

- Tony... tente de s'interposer May.

- Il viendra avec moi, pardi ! réponds-je.


Peter me regarde :


- Mais, si je suis marqué...

- Je pourrais toujours te protéger et on pourra vivre ensemble, même si je ne suis pas ton Alpha... dis-je, en haussant les épaules.

- Les Cop's iront le récupérer pour le ramener à T'challa... intervient May.

- Tu dois être marqué, Pete, les Cop's y veilleront après vos exploits à Flushing Meadows ! aboie Tony.

- Ben sinon, y a une autre solution... ajoutè-je.

- NON ! grogne Tony, en pointant un doigt dans ma direction.


Je me lève, remonte mon slip, et regarde Peter dans les yeux :


- Ani rotseh lèehov otekha im ata béséder ? (2)


Ouf, Erik m'a fait apprendre cette phrase par cœur, j'espère que j'ai pas dit de la merde... Vu le regard que me rend Peter, je pense que j'ai dit ce qu'il fallait !

May s'approche, tout sourire :


- Ahhhh, vous êtes Juif, monsieur Wilson ? me demande-t-elle, d'une voix joyeuse.

- Ça change rien ! grogne Tony, qui semble tout de même surprit.


Peter me prend une main, qu'il serre, en dégageant des phéromones de confort :


- Oui, je suis d'accord, Wade !

- Alors roule-moi la pelle de ma vie, Petit Oméga...


Peter passe ses bras autour de mon cou et m'embrasse fougueusement, malgré les protestations de son père qui s'agite inutilement autour de nous, tandis que je voie du coin de l'œil May le retenir par un bras, avant de fermer mes yeux pour savourer mon Petit Oméga.

Soudain, il lâche mes lèvres :


- Marque-moi, Wade ! Puisque je dois l'être, je veux que ce soit par toi, c'est toi que je choisis !


Je le regarde, surpris ; je ne m'attendais pas à ça ! Il est plein de surprise cet Oméga, décidément...


- Je voulais te proposer de t'enfuir avec moi ! Je t'aurais emmené dans les États du Sud où le Décret est actif, mais je serais ravi de te marquer si c'est ce que tu veux, mon Petit Oméga...

- J'ai du mal à croire ce que je vais dire mais... La première idée de Wilson n'est pas stupide, à la limite, je préfèrerais ça ! déclare Tony, en soupirant.

- Pas moi ! intervient May, je peux sentir ses phéromones de panique envahirent la cuisine.

- Ta fille est ici Wade, ta vie est ici ! Et la mienne aussi d'ailleurs ! Je ne veux pas m'enfuir dans le Sud, il y a tant à faire ici pour faire évoluer les choses... ajoute Peter.

- Ta quoi ? manque de s'étouffer Stark.

- Ohhh, vous avez une fille ? s'emballe May (je l'adore déjà, May !)

- Wade !

- Bébé ?

- Marque-moi !


Dans son pantalon Hello Kitty tout rose qui pue le sperme, je ne peux rien lui refuser !

Il penche sa tête pour me présenter sa glande de marquage, je me rapproche de lui, il serre ma main de plus en plus fort. Je sens sa peur, mais je sens surtout sa détermination et son amour pour moi !

Personne n'a jamais dégagé de phéromones d'amour pour moi, en tout cas pas d'amour romantique ! J'ai l'habitude des phéromones d'amour familial dégagées par Ellie en ma présence, mais c'est de l'amour de meute, c'est tout aussi fort, mais ça n'a pas la même saveur. D'ailleurs, malgré tous les mots échangés depuis tout à l'heure, cette cuisine déborde de phéromones d'amour de meute entre Tony, May et Peter...


- J'AI PAS DIT OUI ! NE M'OBLIGE PAS À UTILISER MA VOIX PETE ! hurle Stark.

- Tony, non ! crie May.

- Tony ? Ddemandè-je.

- QUOI ? aboie-t-il à mon encontre.

- Je t'emmerde !


Je me penche sur le cou de mon Petit Oméga, tout en faisant un doigt d'honneur à Stark. Je lèche tendrement sa glande, et lui murmure à l'oreille :


- Tu es sûr de toi ?


Il ne répond rien, mais serre ma main plus fort. Je passe alors ma main libre derrière sa tête pour la soutenir et mord profondément dans sa glande.

Il glapit, avant de s'évanouir dans mes bras, plongé dans l'O-Zone (3).

Son sang envahit ma bouche pendant que je m'imprègne de son odeur ; je ne sens plus que lui, c'est comme s'il faisait désormais partie de moi. Le lien est immédiat et si puissant que je vacille à mon tour, maintenant adossé au bar, qui m'empêche de tomber au sol, moi et mon précieux fardeau !

Je peux ressentir la douleur de ma morsure, mais aussi tous ses sentiments pour moi !

Un cafouillis émotionnel dans lequel je perçois un amalgame d'affection, de gratitude, d'admiration, d'harmonie, de sécurité, d'exaltation... Et surtout d'amour.

Il est amoureux de moi ! Vraiment ! Pas par dépit, ni même par attirance malsaine !

Il m'aime. C'est tout.

Galvanisé par ses sentiments pour moi, je me ressaisis, me redresse, et l'installe convenablement dans mes bras.

May a les larmes aux yeux, elle se rapproche rapidement pour embrasser les cheveux de Peter, toujours inconscient :


- Mazel Tov ! bredouille-t-elle, gagnée par l'émotion, en me faisant un sourire timide.


Tony s'approche pour la faire reculer, et me fixe avec hargne :


- Je n'approuve pas cette union ! crache-t-il.

- J'avais compris, merci... lui réponds-je, en me dirigeant vers la porte.

- Où vas-tu ?

- Mon taxi m'attend en bas, beau-papa ! On s'appelle, on se fait une bouffe ? Très chère May... Au plaisir !

- JE T'INTERDIS DE M'APPELER COMME CA ! ET PUIS... TU ES EN SLIP BORDEL ! hurle Stark.


Parle à mon dos... Je l'aime, il m'aime, rien d'autre n'a d'importance !





*~*


(1) Dans mon Omégaverse, l'union entre Alphas et Omégas ne présente aucun risque d'infection sexuellement transmissible. L'usage du préservatif a donc uniquement une visée contraceptive. Mais je rappelle que nous ne vivons pas en Omégaverse, pauvres Bêtas, alors protégez-vous !


(2) J'aimerais t'aimer, si tu es d'accord ?


(3) O-Zone : c'est un sentiment de confort et de bien-être absolu pour un Oméga, se traduisant par une perte de connaissance pouvant durer de quelques minutes /heures, à plusieurs jours. Ce qui peut donc devenir dangereux, et nécessite une surveillance constante par les membres de la meute.






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