Une Vie Entre Deux Océans par

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Univers Parallèle / Romance / Action

7 Assassin's Creed

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ERIK POV


Nous conduisîmes Maria à l'étage et j'expliquais notre histoire à tout le monde :

- Après que je sois arrivé en Amérique, je suis allé en famille d'accueil, enfin, je suis parti vivre avec le lieutenant qui m'a trouvé après Auschwitz, le lieutenant Burton P. Christenson, je voyais aussi le major Richard Winters, c'était le major de la Easy Compagny. Ce sont eux qui m'ont sauvé. C'est là-bas que j'ai rencontré ta mère, Peter. Je... l'ai mise enceinte et quand elle s'est faite attaquée, j'ai préféré la quitter avant qu'elle ne soit tuée. Rikkin, le chef du programme Animus, m'a trouvé et m'a enrôlé dans le programme. J'étais avec Maria, on a suivit le programme, on nous a entraîné, on est devenu des Assassins. Les deux meilleurs Assassins du programme. Après quelques missions, on s'est rendu compte qu'on nous manipulait, ils nous ont embrigadés. On a organisé une sorte de mutinerie et on les a battus. Ils nous ont tout dévoilés, sur les Templiers et les Assassins, ils avaient besoin de nous pour récupérer un artefact, la pomme d’Éden mais elle a été détruite lors de l'attaque. On pensait en avoir fini avec les Templiers alors on est parti, chacun de notre côté. Mais il faut croire qu'ils n'en avaient pas fini avec nous. Ils reviennent sûrement pour se venger : après tout, on a détruit le fruit de plusieurs siècles de travail. C'est peu après cet événement que j'ai retrouvé Schmidt, il venait de tuer Burton et Richard mais on a jamais retrouvé les corps.

- Ils se sont redéveloppés dans l'ombre et ils ont maintenant deux fois plus d'adeptes. Ils m'ont retrouvé il y a quelques semaines, en Espagne. Ils ont tué Sofia et deux apprentis.

- Vous avez des apprentis?! s'exclama Charles. Les Templiers en ont eux aussi, quelle est la différence entre eux et vous.

- On leur donne le choix, ils peuvent partir quand ils veulent et on ne les tue pas, répliqua-t-elle. Rikkin m'a mise en garde, il va nous retrouver et nous tuer. Il... Il m'a dit que tu avais déjà perdu quelque chose de cher. Une partie irremplaçable. Qu'est-ce qu'il voulait dire?

- Je suis aveugle.

Ma phrase laissa planer un silence de mort puis Maria repris la parole :

- Alors tu ne peux pas nous aider. Tu ne peux plus te battre.

Voyant que je ne disais rien, elle continua :

- Ils sont trop nombreux. On aurait pu les combattre si tu pouvais voir Erik, tu étais le meilleur de nous deux.

- On ne pourra pas survivre à une attaque de cette ampleur. S'ils sont deux fois plus nombreux que la dernière fois, on n'a aucune chance de les battre, que je sois aveugle ou non n'y change rien, répliquai-je sèchement.

- On aurait besoin de renfort, j'ai entendu dire que ta femme se débrouillait très bien à distance, dit-elle.

- Euh... On est pas marié, bredouillai-je

- Oh. Désolée, je croyais que vous l'étiez. C'est une école de mutant ici, on peut bien en trouver quelques uns qui accepteront de nous suivre.

- Non Maria. Pas contre les Templiers, ils sont beaucoup trop dangereux.

- Alors que faisons-nous? demanda Alicia. Ils vont se rendre compte que Maria a disparu et ils vont se concentrer sur toi.

- On a besoin d'aide.

Au moment où je disais cette phrase, Peter entra à toute vitesse et alluma la télévision :

- ...dénommé Erik Lehnsherr, fugitif, ennemi public numéro 1 n'a pas été retrouvé dans les débris de la maison mais il semblerait que certains de ses proches y étaient. Nous venons de recevoir les noms, Burton Christenson et Richard Winters.

L'incompréhension s'afficha sur mon visage alors que le présentateur prononçait ces noms :

- Mais... Ils sont morts.

- ...Ces hommes, d'une quarantaine d'année viennent d'être emmenés en détention provisoire au centre pénitentiaire de Christ Road où ils seront interrogés pour connaître leurs liens exacts avec le fugitif.

L'émission prit fin et je sentis tout les regards se braquer sur moi. Malheureusement pour eux, je n'avais aucune explication valable à leur offrir. Raven ouvrit le bal des questions :

- Tu viens de nous dire qu'ils étaient morts depuis plus de trente ans.

- Je ne comprends pas. Je t'assure, je ne sais pas comment c'est possible, et ils avaient déjà une quarantaine d'années chacun lorsque je les ai quitté, ils ne peuvent pas avoir 40 ans aujourd'hui.

- Si Erik : toi aussi tu es plus jeune que tu ne devrais l'être. Tu sembles avoir entre 35 et 40 ans alors que tu en as 56, dit Alicia.

Je hochai la tête, reconnaissant qu'il y avait une part de vérité dans ce qu'elle disait mais je demandai :

- Comment ce fait-il qu'ils soient toujours là? Et je pensais que mon apparence était due à mon pouvoir.

- Peut-être que vous avez été exposés à une substance qui a altéré votre vieillissement, proposa Charles.

Je me levai et dis à Alicia :

- J'aimerai vérifier que ce sont eux.

- Tu ne pourras pas les voir, me dit-elle.

- Charles peut, et il peut aussi les voir dans mon esprit, je vais y aller avec lui et on verra bien, lui expliquai-je.

Je me tournai vers le professeur et nous partîmes ensemble vers le garage.


Nous arrivâmes à Christ Road aux alentours de minuit et nous entrâmes discrètement dans le bâtiment, après avoir traversé des dizaines de couloirs, nous arrivâmes aux cellules et Charles poussa un petit cri de surprise, je compris alors que c'était bien Burton et Richard qui étaient retenus prisonniers. Alors que je m'approchai, j'entendis la voix de Richard :

- Erik?! C'est bien toi?

- Oui, on va vous sortir d'ici.

- Attend Erik! S'ils voient que nous sommes partis, nous serons accusés de complicité et de je ne sais quoi d'autre. S'il-te plaît, réfléchis avant de faire ça, me supplia Burton.

- Si vous restez ce sera pire, croyez-moi, j'en ai déjà fait l'expérience.

- Bon, très bien, soupira Richard.

Il s'écarta de la porte et me laissa la voie libre. Je tordis les barreaux et ils purent sortir. Richard s'arrêta près de moi et dit :

- Tu m'as manqué Erik.

Il m'enlaça rapidement et suivit Charles jusqu'à la sortie. Vint ensuite le tour de Burton, il se planta devant moi et remarqua que je ne le regardais pas dans les yeux :

- Que se passe-t-il Erik? Tu culpabilises?

Voyant que je ne comprenais pas il continua :

- Tu nous as laissé seuls, du jour au lendemain. Est-ce pour cela que tu ne me regardes pas dans les yeux?

- Euh... Non... Je...

- Il est aveugle, intervint Charles, revenu pour nous accompagner.

Burton fut surpris par cette phrase, lâchée comme une bombe. Je lui dis de me suivre et il s'exécuta sans faire d'histoire. Nous montâmes dans la voiture et nous éloignâmes discrètement. Quelques minutes après être parti, Charles prit enfin la parole :

- Comment se fait-il que vous vous ressembliez à ce point Erik et toi?

- On ne sait pas, on nous prenait tout le temps pour des frères jumeaux, même si on n'avait pas le même âge, répondit Burton.

- Erik, appela Richard. Pourquoi ne nous regardes-tu pas?

- Je ne peux pas.

- Comment ça tu ne peux pas? demanda-t-il.

- Il est aveugle, expliqua Burton.

Encore une fois, cette nouvelle fit l'effet d'une bombe et Richard s'écria :

- Aveugle? Depuis quand?

- J'ai reçu une dose de poison, suffisamment grande pour m’assommer et me faire perdre la vue.

- Et pour te faire un mal de chien, finit Charles.

- Aussi.

- Alors c'est quoi le plan? demanda Burton.

- Je ne sais pas, on va vous cacher à l'école, répondis-je.

- Erik, tu ne nous dis pas tout.

Je soupirai et ils me dirent :

- Erik?

- Bon très bien, vous vous rappelez de Maria?

- L'Assassin? Oui. Et alors?

- Elle est poursuivie par les Templiers et elle a demandé mon aide, ils en ont aussi après moi.

- Et que faisons-nous là dedans? Tu ne savais pas que nous étions vivants.

- Ils auraient pu vous utiliser contre moi, vous torturer ou je ne sais quoi.

- Très bien alors nous allons nous cacher en attendant que tout cela se finisse?

- C'est la seule solution.

- Non Erik, on peut t'aider.

- Et comment?

- On te montrera demain.

Nous arrivâmes au même moment à l'école et nous fûmes accueillis par Alicia. Elle m'embrassa et je la présentai à Richard et Burton. Elle fut surprise de voir la ressemblance frappante entre Burt et moi. Nous nous ressemblions comme deux gouttes d'eau. Nous trouvâmes une chambre pour Burt et Richard et je montai me coucher avec Alicia car la nuit était déjà bien avancée. Je m'écroulais dans ses bras et elle caressait mes cheveux en embrassant le haut de ma tête. Elle resta ainsi jusqu'à ce que je m'endorme.


Le lendemain, quelqu'un toqua à la porte, j'étais toujours somnolant et j'entendis à peine Alicia dire à la personne d'entrer. J'entendis la porte s'ouvrir et des pas sur le sol. Alors j'entendis la voix de Burton qui disait :

- Comment va-t-il?

- Il va bien, il est exténué.

- Mon petit frère n'a jamais été arrêté par ça.

Je lui répondis d'une voix très fatiguée :

- Tu crois?

- Oui, je le crois. Parce que tu sera toujours plus fort que nous tous réunis.

- Je suis bien ici.

- Je vois ça.

Je souris doucement.

- Bon je vous laisse les amoureux.

Je me blottis de nouveau contre Alicia et je l'embrassai délicatement. Nous nous levâmes ensuite pour rejoindre les autres en bas et nous rencontrâmes Richard dans le couloir. Il me demande de le laisser avec Alicia, je descend donc seul et je retrouve Charles et Hank. Ils me demandent pourquoi je suis seul et je leur explique qu'Alicia et partie avec Richard. Il m'informèrent que Burt les avait rejoint. Nous partîmes donc à la recherche des trois compagnons. Nous les trouvâmes ensemble dans le parc, ils parlent à voix basse et alors que je m'approche, ils se taisent. Je demande :

- De quoi parlez-vous?

- De rien, répond trop rapidement Burt.

- Tu ne sais pas mentir, tu n'as même pas essayé.

- Bon j'imagine qu'il faut qu'on lui dise, dit Richard.

- Me dire quoi?

- On... On peut te faire voir à nouveau.

Je reste sans voix et il continue :

- Tu te rappelles du bâtiment délabré dans lequel nous t'avons trouvé?

- Évidemment, comment pourrais-je l'oublier?

- Il y avait un virus dans le bâtiment, très contagieux. C'est un virus mutant, comme le gêne X mais il ne se manifeste pas sans aide. Tu dois rencontrer un autre porteur dont le virus a déjà été réveillé.

- Et tu veux dire que nous l'avons tous les trois?

- Oui.

- Et qu'est-ce que c'est? Quels sont les conséquences?

- On se transforme. On guérit de tous mais on se transforme en...

- ...En quoi?

- En loup.

Mon souffle se coupe à ce moment, un loup!

- Un loup? murmurai-je.

- C'est ce que je voulais te montrer, nous sommes tous les deux "activés". Dès que tu nous as revus hier, tu as été activé à ton tour. Ta vue devrait revenir dès que tu te transformeras.

- Est-ce que tu contrôles ta transformation?

- C'est quasiment impossible dès le début. Et si tu as traversé des épreuves importantes dans ta vie, c'est d'autant plus difficile.

- Tu veux dire que se sera presque impossible pour moi.

- ...Oui.

Alicia se rapproche de moi et annonce :

- Ils ne t'ont pas tout dit. Quand tu côtoies une personne ou que tu as des rapports avec, tu l'infectes aussi.

- Tu veux dire que tu es aussi un loup?

- Non car il faut que je sois... "activée", m'expliqua-t-elle.

- Donc si nous... balbutiai-je.

- Oui. Je serais un loup.

- Oh... Et ça ne te dérange pas? Je veux dire, te transformer en loup sous le coup de la colère? lui demandai-je.

- Je ne me mets jamais en colère. Enfin, presque, dit-elle.

- Ce n'est pas faux, répondis-je.

- Nous voudrions que tu te transformes le plus tôt possible pour t'aider à te contrôler, m'expliqua-t-il.

- Et le plus tôt possible, c'est maintenant, devinai-je.

- Oui, répondit Richard.

- Alors il vaudrait mieux s'éloigner de l'école, dis-je.

Nous nous éloignâmes donc et nous nous retrouvâmes dans la forêt. Je demandai à Burt :

- Comment fait-on pour se transformer? Cela m'étonnerait qu'il se manifeste à volonté.

- En vérité si mais pas la première fois, répondit-il.

- Alors comment fait-on? demandai-je.

- Cela dépend de la personne, il faut soit penser à un moment heureux, soit à un moment triste, expliqua-t-il.

- Et j'imagine que pour moi, c'est un moment triste, devinai-je.

- C'est un souvenir précis, le plus triste ou le plus heureux, me dit Richard.

- Heu... Je n'ai que l'embarras du choix. On va tous les faire?

- Non, on va demander de l'aide à Charles, répliqua-t-il.

Richard se tourna vers ce dernier et le télépathe porta la main à sa tempe. Il chercha quelques secondes et il rouvrit les yeux :

- J'en ai deux, je ne sais pas lequel est le bon.

- On doit essayer les deux, dit Richard.

Je regardai de son côté et lâchai :

- Je vais te le faire payer.

- Je sais p'tite terreur.

Je me plaçai devant Charles et dis :

- Dès que c'est fait, écarte-toi.

Il acquiesça et posa ses doigts sur ma tempe. Au même moment, je fus plongé dans mes souvenirs.

Je me retrouvais dans une salle froide et grise, j'étais désorienté mais lorsque je levai la tête, j'eus le souffle coupé. C'était Schmidt, il me regardait d'un air assassin. Je voyais sa bouche bouger mais je ne comprenais pas ses paroles. Je me concentrais et enfin, je discernais ses paroles :

- Eins...

Soudain je comprenais le sens de ces mots. Je me retournais et voyais ma mère, flanquée de deux soldats. Je l’appelai :

- Mama!!

- Zwei...

- Alle ist gut Erik, alle ist gut.

- Drei.

Et le coup partit, ma mère s'écroula devant mes yeux et je me retournais vers mon tortionnaire. Je m'apprêtais à me lâcher mon pouvoir quand Charles arrêta le souvenir.

Je m'écroulais à terre, au pied d'Alicia, j’attendis quelques instants mais rien ne se passa :

- C'était le mauvais, bredouillai-je encore sous le choc.

Alicia s'approcha de moi et dit :

- Je n'avais pas réalisé à quel point cela avait dû être horrible.

Je la regardais sans comprendre et elle m'expliqua :

- Charles n'a pas pu se contrôler, nous avons vu le souvenir. Je suis désolée.

Je secouai la tête et répondis :

- Personne n'avait jamais vu ce souvenir, à part Charles. Je n'avais pas l'intention que ça change, finis-je en lançant un regard noir à Charles.

Il baissa les yeux et Alicia le défendit :

- Ce n'est pas de sa faute chéri.

Je me relevais difficilement et me replaçais devant le télépathe. Il me regarda d'un air désolé et demanda :

- Tu me détesteras si je pers le contrôle une nouvelle fois?

- Au point où on en est, je crois que ça ne changera rien, répondis-je. Si ça t'aide, ce n'est pas grave, tu peux le leur montrer, mais seulement à eux.

- Très bien.

Il posa ses doigts sur ma tempe et je me retrouvais dans une forêt de pin. Je voyais ma fille et ma fe... Non, mon ex-femme en face de moi. Elle tenait Nina dans ses bras et lui disait d'arrêter. Je compris alors que je me trouvais dans la forêt où ma femme et ma fille avaient été tuées. Nina me regard et cria aux gardes de me relâcher. Ces derniers me demandèrent ce qu'il se passait alors que des oiseaux les attaquaient, je leur répondais qu'elle ne contrôlait pas son pouvoir et ils allaient m'emmener quand l'un des hommes lâcha sa flèche. Je m'élançais vers Nina et sa mère quand la flèche les transperça. Je m'agenouillais près d'elles et les prenais dans mes bras :

- Pas mes petites chéries! Pas mes petites chéries!

Je levais la tête vers le ciel et Charles interrompit le souvenir. Je me retrouvais une nouvelle fois à terre et je sentis un frisson parcourir ma colonne vertébrale.


ALICIA POV


Je reculais rapidement en voyant la réaction d'Erik suite au souvenir. Je venais de le vivre avec lui mais cela avait dû être mille fois plus dur pour lui. Je voyais ses yeux qui tournaient comme des fous dans leurs orbites. Il se cambrait par terre, se tenait les tempes et il commençait à se changer. Soudain, il fut prit d'un sursaut et arrêta de bouger, puis il se transforma et je me retrouvais nez-à-nez avec un loup de 1m83 au garrot. Richard me prit par l'épaule et me repoussa en arrière, il se mit face à Erik, ou plutôt face au loup au pelage roux qui avait pris sa place, et il se changea à son tour. Burt fit de même et ils se retrouvèrent face à Erik. Ils essayèrent de l'intimider mais il était bien trop enragé pour se soucier d'eux, ils tentèrent alors de le repousser mais il les attaqua. Erik mordit Richard et Burt lui fonça dedans. Il s'étala de tout son long mais se releva rapidement et il repassa à l'attaque, il mit Burt à terre et poussa Richard contre un arbre. Le dos de ce dernier craqua si fort que j'eus un haut-le-cœur. Alors qu'ils étaient tout les deux au sol, Erik se retourna et s'avança vers moi. Je ne reculais pas au contraire, voyant que je lui tenais tête, il gronda et j'eus un aperçu de ses canines, très aiguisées, et la pensée qu'elles étaient peut-être ma dernière vision me traversa l'esprit mais je continuais. Je lui parlais tout en m'approchant de lui et d'un coup de tête, il me fit tomber au sol. Il se retrouva au-dessus de moi et il se figea. Je le regardais dans les yeux tout en continuant à lui parler. Il s'apaisa et secoua la tête, il était dans un état de confusion mais je voyais qu'il reprenait ses esprits. Il recula et me laissa me relever. Il s'allongea et plongea son museau entre ses pattes. Il me regarda alors que je m'approchais de lui et se laissa faire quand je posai ma main sur son museau. Il remua les oreilles et il commença à se changer. Erik me regarda et dit :

- Je suis vraiment désolé.

- Tu ferais mieux de t'inquiéter pour eux, répondis-je en montrant Richard et Burt qui venaient de se retransformer.

- Désolé, répéta-t-il à leur intention.

Je l'enlaçai et lui dis :

- Pourquoi t'es-tu retransformé?

- Je me suis rendu compte de ce que j'étais en train de faire. Je ne pourrais jamais te blesser.

- Mais ça ne te dérange de nous mordre par contre, s'exclama Richard.

Je souris et demandai à Erik :

- Est-ce que tu me vois?

- Oui, répondit-il en m'embrassant doucement.

- Rentrons, il commence à faire froid, dit Charles.


Erik partit retrouver Maria pour trouver une solution au problème des Templiers et je restais avec Charles dans le salon. Il nous servit un verre et il demanda :

- Comment as-tu fais pour ne pas trembler devant lui.

- J'étais morte de peur, mais je ne l'ai pas montré, je suis sûre qu'il m'aurait attaqué s'il avait compris que je cachais ma peur. Et je n'avais pas vraiment envie de finir entre ses crocs.

- Je te comprends.

Burt entra et s'assit à côté de moi :

- Alors p'tite terreur, t'as du cran tu sais.

- J'étais morte de peur.

- Et bien tu sais le cacher.

- Comment va Richard?

- Oh il va bien, il n'a déjà plus aucune trace de morsure.

- Tant mieux.

Nous parlâmes encore quelques minutes puis nous fûmes rejoint par Erik et Maria :

- Comment vas-tu? demandai-je à Erik.

- Mieux, me répondit-il. On a réfléchi et on pense que la meilleure solution pour combattre les Templiers...

- Non Erik! Pas encore! s'écria Charles.

- Charles écoute-moi! Quand on a combattu Stryker ou Moïra, c'était un jeu d'enfant comparé à ce combat! Ils sont entraînés, comme nous. Tu as déjà essayé de me combattre, Raven aussi et que s'est-il passé?!

- Le combat a duré deux secondes, se résigna Charles.

- Ils sont plus d'une cinquantaine. Maria et moi allons les occuper et les arrêter un à un.

- Erik, dis-je, je viens.

Avant qu'il dise non je renchéris :

- Je sais aussi bien me battre que vous, si c'est le critère de réussite alors je peux venir.

Il se résigna et dit :

- Alors nous serons trois. Pas plus pas moins, rajouta-t-il avant que quelqu'un d'autre ne se propose.

- Très bien, dit Charles. Mais ne pense pas que je te laisserais t'en tirer comme ça.

- On y va tout de suite. Il faut qu'on se depêche, dit Erik. Ils sont à New-York.

- Très bien. Depêchez-vous, répondit Burt. On couvre vos arrières avec Richard.

Il partit chercher Richard et Erik m'emmena en haut et il me tendit une veste à capuche et deux bracelets étranges avec deux poignards incrustés dedans. Je le regardais sans comprendre :

- Ce sont les armes des Assassins. Maria a ramené les miens, ceux de mon ancêtre Aguilar. Elle a les siens et elle en a ramené d'autres paires au cas où.

- A qui sont-ils?

- A une vieille amie. Elle est morte pendant notre mutinerie.

- Comment s'appelait-elle?

- ... Alicia

- Joli nom, dis en souriant.

- Je trouve aussi. Tiens mets-les.

Il pris les siens sur son lit, les enfila et mit sa veste. Je fis de même et nous retrouvâmes Maria. Nous sortîmes et Charles et Peter nous retrouvèrent sur les marches du péron. Peter se jeta dans les bras de son père et Erik l'enlaça :

- Je reviens vite.

- Promis?

- Promis.

Nous dîmes au revoir à Charles, Raven et tout les autres puis Maria rabattit son capuchon. Elle ressemblait vraiment à un Assassin maintenant. Je rabattis moi aussi capuchon et Erik fit de même. Nous partîmes donc à la recherche des Templiers qui avaient causé tant de misère et de problèmes aux Assassins.

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