Les Altérés par

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Deviation / Action / Romance

2 Détenus malgré eux

Catégorie: T , 2060 mots
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Le réveil était difficile. Edween reprit conscience violemment. Il était prêt à bondir hors de la capsule si Hlodowig n’avait pas été là pour le rassurer. Le jeune homme ne reconnu pas tout de suite sa jumelle. Il l’interrogea du regard pour comprendre la situation mais sa sœur se contenta de sourire tristement et de le prendre dans ses bras. Edween se calma, détendit ses muscles et sa sœur l’aida à sortir de la capsule.

- C’est quoi ce délire ? Souffla Edween.

- On va nous en dire davantage plus tard.

Edween fixait un point. Hlodowig ne pouvait pas faire grand chose pour l’éclairer et pour le consoler. Il était encore plus perdu que sa sœur, surtout lors de la découverte de son changement physique : cheveux blancs, les yeux dorées avec la pupille fendue, la peau aussi blanche que celle de sa jumelle. La vieille infirmière s’occupa de lui faire passer les mêmes examens que sa sœur, et il se changea à son tour.

- Il se passe quoi ? Demanda-t-il encore.

- Je peux seulement te dire que je suis la première à vivre cette expérience. Je me suis réveillée par moi-même. Je n’ai aucuns souvenirs ... j’ai un énorme trou noir. Certaines personnes me reviennent comme ...

- Recovery Girl. On est à l’hôpital ?

- Non, et vos questions auront des réponses incessamment sous peu. Vous êtes attendus.

Ils empruntèrent des couloirs familiers aux deux anciens apprentis. Ils s’arrêtèrent devant une porte qui s’ouvrit sur une salle de réunion aux murs blancs, au sol molletonné pourpre, une table en « u ». Autour siégeait les professeurs et le proviseur qui se servait une tasse de thé. Pour l’accompagner se trouvait Cémentos, Midnight, Ectoplasm et Présent Mic. Deux sièges vides se trouvaient au centre.

- Bienvenu à vous deux.

Edween dévisageait les super-héros avec méfiance.

- L’accueil est plutôt froid.

Un silence pesant s’en suivit. Hlodowig ne savait plus où se mettre suite à l’intervention de son frère.

- C’était un peu imprévu pour être franc avec vous, continua le proviseur.

- Je ne sais pas comment on doit le prendre.

- Edween. Arrête s’il te plait, intervint Hlodowig.

Son frère se rembrunit. Il n’aimait pas du tout ce qui était en train de se passer.

- Si vous n’avez plus besoin de moi, je retourne auprès de Numéro 13 et d’Eraser Head.

- Merci Chiyo. Prends soin d’eux.

Le dernier nom fit réagir Hlodowig. Il lui évoquait quelque chose. Recovery Girl partit par la suite. Le silence revint de nouveau, tout le monde observait tout le monde. Present Mic semblait toujours aussi contrarié, Midnight affichait un air neutre. Ectoplasm était toujours difficile à cerné et Cementos avait l’air endormi. Nezu cachait son inquiétude derrière une lampée de son thé.

- Comment vous sentez vous ? Finit-il par dire.

- On ne sait pas trop à quoi s’en tenir donc la réponse à votre question dépendra de ce que vous avez à nous dire, répondit sèchement Edween.

Ses yeux reptiliens sondait tout ce qui se trouvait autour. Leurs souvenirs, ils en avaient quasiment plus. Ça ne servait à rien de réfléchir indéfiniment, la mémoire ne revenait pas. Il fallait jouer la carte de la prudence à cet instant. C’est comme si les jumeaux ne connaissaient plus personne. Edween se saisit de la main de sa sœur, comme pour se rassurer et se donner de la contenance.

- C’est normal. Ça fait beaucoup à digérer ... rien qu’avec ce changement physique.

- S’il n’y avait que ça. Les capsules et le fait de savoir que l’on était dans une sorte de sommeil profond à la belle aux bois dormant dérangent tout autant.

Hlodowig soupira.

- Je suppose que vous avez des choses à dire, continua Cementos.

- Il y a un certain nombre de choses que l’on voudrait dire. Mais rien qui serait intéressant pour vous.

- Notre mémoire nous fait défaut, dit finalement Hlodowig.

- Vous n’avez aucuns souvenirs ? S’étonna Midnight.

- Si on le savez, on ne serait pas là, cracha Edween.

- Arrête frangin ...

Cementos se tourna vers Nezu.

- Cela va rendre les choses plus délicates.

Hlodowig se contentait de capter une réaction de son frère. Mieux valait ne pas provoquer Edween. Il n’était pas dans son état normal et si elle se référait au comportement de certains professeurs à leur égard, c’était encore plus grave que ce que les deux pouvait croire.

- Vous en savez plus que nous à cet instant. Donc dites-nous. Simplement. S’il vous plait, intervint Hlodowig.

- Eh bien ... il y a maintenant un peu moins de sept ans, des attentats survinrent, commença le proviseur Nezu. Les individus cherchaient quelque chose de bien précis et avait ciblé les lieux de façon stratégique. C’était durant vos apprentissages, en deuxième année. Le premier lieu attaqué était l’agence où tu étais Edween. Ils ont mis la main sur toi et c’était à cet instant précis que Ms.Joke avait compris l’enjeu de ces attaques : mettre la mains sur quelqu’un ... voire plusieurs personnes. Elle a essayé de te récupérer puis toi, Hlodowig, es intervenue. Suivi de près par Caelan et Shota. Mais rien y faisait, ils étaient bien plus organisés et tout avait été prévu pour que tu tombes à ton tour dans leur piège. Ils vous ont tout deux kidnappé et les attaques s’arrêtèrent. Caelan s’en est terriblement voulu. Ensuite, vous n’aviez pas donné signe de vie depuis un mois. Il n’y avait pas de demande de rançon non plus, nous pensions au pire. Puis sans que personne ne le prédise, vous aviez réapparu pendant une autre vague d’attentat. Vous étiez totalement différents d’après les témoignages. Vous n’étiez plus vous même. Sans même parler de votre apparence, c’est comme si on vous avez reformaté. Vous ne faisiez même plus attention à ce que l’on pouvait vous dire, la seule mission que vous vous êtes donné à ce moment là était de nous écraser. Vous raisonner ne servait à rien. On a cherché à vous récupérer coûte que coûte et dès que nous avions compris votre moyen de procéder, nous avons pu vous « neutraliser ». Votre poursuite à durer un peu plus de deux ans.

- « Neutraliser » ...

Edween serra le poing. Il prit mal le terme annoncer.

- Votre détention ici a été régie par le gouvernement. C’était la condition pour que vous soyez toujours sous notre juridiction. De plus, c’était une manière pour nous de comprendre ce qu’il vous était arrivé. Vos alters ... la nature de vos pouvoir a changé. Ils sont beaucoup plus puissant qu’à l’origine. On dirait qu’ils ont été modifié. Ils altèrent votre apparence physique, ils vous possèdent corps et âme. Cette puissance est telle que quand Shota avait enfin réussi à vous coincé et à enlever vos alters grâce à la diversion d’All Might, vous aviez perdu connaissance. Les politiques voulaient vous descendre mais nous avons réussi à les convaincre du contraire. Mon but est de vous protéger, j’en ai fait la promesse à votre arrivée ici et j’ai faibli une fois. Je ne veux plus que cela se reproduise. Nous avons donc proposé que Midnight stocke son parfum et que l’on vous le fasse inhaler.

- Pourquoi aussi longtemps ? Demanda Hlodowig

- Comme dit un peu avant, il fallait comprendre ce qu’il s’est passé en vous pour que vous soyez hors de contrôle. Et puis je préférais vous savoir endormi et vous croire apaiser plutôt que de vous voir tourner comme des lions en cage. Et puis votre cas est très complexe nous n’avons pas encore toutes les réponses à nos interrogations. Et même votre état physique nécessitait un repos considérable. D’où ces années d’inertie.

- Tout ça juste pour votre confort et éviter les regrets ? S’indigna Edween.

- C’est un peu égoïste oui, surtout que vous garder ne faisait pas l’unanimité. Mais je pensais vraiment que cela vous empêchait de souffrir, le proviseur s’arrêta pour boire un peu de son thé. De plus, nous pouvons être sûr des bonnes conditions de votre détention.

- Ça fait deux fois que vous dites « détention ». Je n’aime pas trop ça, remarqua le jeune homme.

Hlodowig rejoignit son frère. Cela ne présageait rien d’heureux pour eux et la jeune femme craignait le pire.

- Je crois que vous ne saisissez pas la gravité de vos actes. Des milliers de victimes, des quartiers entiers détruits, des héros ..., ce fut les premiers mots de Present Mic depuis le début de la réunion.

Il n’en fallait pas plus pour que Hlodowig soit horrifiée par ce qu’elle venait d’entendre. La jeune planchette était dévastée.

- En somme, vous nous accusez de crimes dont nous n’avons pas conscience faute de souvenirs.

- Je suis navré les enfants. Avec les différents éléments vous concernant et les récents évènements qui se sont passés au SCA peu de temps avant votre éveil ...

Au fur et à mesure que les paroles furent prononcées, quatre hommes s’avancèrent et entourèrent les jeunes gens. D’un geste aussi vif comme l’éclair, ils mirent des anneaux d’argent autour du cou et des poignets de Hlodowig et Edween.

- Vous êtes consignés à U.A. jusqu’à nouvel ordre avec l’interdiction de sortir du périmètre définissant la propriété du lycée et bien évidemment l’utilisation de vos alters est proscrit ... sous peine ..., le regard de Nezu se fit triste soudainement.

À ces mots, Edween bondit sur les hommes qui l’entouraient. Hlodowig se bougea pour l’en empêcher mais une violente décharge électrique émana des bracelets et du collier. Les jumeaux subirent le violent électrochoc qui les abattit au sol. Edween fulminait et était près à retenter une offensive. Sa sœur l’implora du regard pour leur éviter une autre décharge. On les souleva pour les remettre sur leurs jambes mais sans les lâcher. On leur précisa qu’ils retrouveraient leurs anciens quartiers à l’internat. Edween implosait. Hlodowig essayait de réfléchir à ce qu’elle venait d’entendre. À leur sortie de la réunion, Caelan les attendait. Mais on ne lui avait pas laisser de temps pour les approcher. Hlodowig jeta un coup d’œil dans sa direction : fallait-il maintenant qu’ils soient isolés ?

Une fois dans leurs quartiers, Edween laissa sa rage éclater en cognant contre un mur.

- C’est quoi ces conneries ?!

Hlodowig prit le problème sous tous les angles. Accusés de crime contre la ville, la population et les héros. Et ce, à leur insu.

- On est cloîtrés ici ! Tu te rends compte Hlodowig ?!

- Je sais. Mais ça ne sert à rien de se révolter maintenant, tu aggraverais notre cas. Tout nous accable. Même si on récupérait tout nos souvenirs, nous sommes coupables aux yeux de tous.

- J’aimerai bien savoir pourquoi c’est tombé sur nous.

- ... Pas de famille je suppose. Personne pour nous réclamer.

- Ce n’est pas logique, ils savaient quand même que nous allions être chercher par les élites ...

Tout deux réfléchissaient à différentes hypothèses. Mais la conclusion qui s’en dégagea était qu’ils n’avaient aucun élément. C’était à eux de mener l’enquête et ce, avec ou sans aide et avec les moyens du bord. 

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